Défi de Psykedelikworld avec son accord pour poster celle-ci
Genre : Romance/Humour
Rating : M
Pairing : Lucius/Severus ou Sirius/Severus (ou les trois ensemble si vous voulez-après tout il faut innover et ce trio est plutôt rare si ce n'est inexistant-d'ailleurs si quelqu'un le choisissais ce serait génial)
Développement : 5 chapitres minimum
Happy end
Temps des maraudeurs (fin de 5ème année/6ème année)
Severus vient de se faire humilier et en ras-le-bol. C'est décidé cet été tout va changer. Avec l'aide de Lucius, il se relooke totalement pendant l'été. A la rentrée, c'est le choc. Tous les mecs sont à ses pieds pour son plus grand plaisir. Il est l'objet de toutes les convoitises (celle des maraudeurs aussi) et de toutes les jalousies. Bien sur, il ne s'était pas douter que tout partirait en sucette.
Pour les deux défis, Lucius devra être quelqu'un de gentil (avec tout le monde ou avec seulement Severus), vous pouvez ne pas faire mention de Voldemort (ou en faire quelqu'un d'autre sauf si vous voulez le garder). Enfin, Severus devra être le uke (dominé-argh ! Je n'aime pas ce mot) dans le(s) lemon(s), j'y tiens vraiment.
Note de l'auteur : Merci à ma bêta Rezo pour le courage de me corriger (et je suis sure qu'il lui en faut)
Pour zarakinel merci cela me fait extrêmement plaisir.
J'aimerai faire une mention spéciale, j'ai eue mon moment de fierté au cours de l'édition du second chapitre. En effet j'ai eue plusieurs Author Alert et j'en ai été flattée mais aussi Story Alert, là aussi mon égo à été gonflé. Mais là ou j'ai failli tomber de ma chaise (et croyez moi je me suis difficilement retenue à mon bureau) c'est quand j'ai reçu un mail me disant que kelokelo m'avait mise en Story Alert. Je dis ça parce que sa fic Veela d'abord est devenu mon livre de chevet si je puis dire et je me sens plus que flattée qu'elle est retenue mon histoire.
Bien que je comprenne que cela ne concerne que moi, j'ai tenu à vous le faire partager ;) - En tout cas MERCI à tous et à toutes.
« 'Amour' »
J'ai une idée, sois prêt pour 14h, on passe te chercher.
LAM »
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« P**** Lucius,
Il est 5 heures du matin ! Je sais que je suis un lève tôt mais enfin il ne faut pas pousser BORDEL !
Ça t'arrive de dormir ? Arrête le café mon vieux, ça ne te réussit pas !
STS
PS : euh… qu'entends-tu par «sois prêt ? »
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« Severus,
Ne te plains pas, moi ça fait une heure qu'il m'écrit, il est excité comme une puce ! Si ma mère ne pousse pas une beuglante parce que la chouette de Monsieur Malefoy fait un raffut de tous les diables, j'ai de la chance !
Amicalement,
RAB »
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« 'Amour'
Cesse de geindre, ça ne te va pas du tout, je me démène pour toi et comment tu me remercies, en me hurlant dessus au réveil ?
J'attends au moins une compensation en nature de ta part…
Par sois prêt, j'entends, levé, douché, habillé…
Tendrement,
LAM »
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« Lulu,
Je ne pourrai rien compenser du tout si ton pigeon voyageur continue à faire autant de boucan ! Et puis tu auras tellement de mal à me reconnaître si mon géniteur se met en colère !
Bordel Lucius, c'est si difficile à comprendre que j'ai des problèmes et que là tu ne m'aides pas, mais alors pas du tout !
Et comment suis-je censé savoir comment me comporter alors que je ne sais même pas ce qu'il m'arrive ! Tu te serais défoulé sur moi, là oui j'aurais su comment réagir, c'est mon quotidien !
Pour le reste…
STS »
Ce fut le dernier message délivré par la chouette, non le hibou grand duc, et le silence revint sur la maison… pour une courte durée…
****************
A 14h, deux jeunes hommes attendaient devant l'entrée de Spinner's End. L'un fusillant la porte d'entrée du regard, l'autre détaillant la rue avec curiosité. Décidément les inventions moldues n'étaient pas du tout compréhensibles …
La porte s'ouvrit enfin sur un garçon brun, le visage pâle, le regard dur et la mâchoire serrée. Il avait une démarche raide et saccadé.
- Bonjour 'amour'
Le dit 'amour' le fusilla du regard sans dire un mot. L'autre tout sourire à côté cru bon de lui rappeler
- C'est à ce moment là que tu es censé répondre à cette personne « Bonjour, mon chéri, mon canard en sucre » ou tout ce que tu veux… bref, et l'embrasser.
Le même regard fut adressé au second brun qui alla courageusement se planquer derrière l'aristocrate blond.
- Amour ?
- Cesse d'employer ce surnom ridicule Lucius, si tu n'a rien d'autre à me dire, j'ai des devoirs qui m'attendent…
- Attend, enfin on peut savoir ce qui se passe tout à coup ?
- Rien.
- Severus …
Avec un soupir à fendre l'âme, le brun déposa un chaste baiser sur les lèvres du blond, sans dire un mot.
- Venez on y va.
A l'abri des regards, attrapant les bras de ses compatriotes, le blond transplana au chemin de traverse.
Bien, pour faire simple Sev', aujourd'hui c'est relookage complet, non tu te tais, j'ai dis que j'allai mettre le monde à tes pieds, je vais le faire, toi tu te tais, tu fais la belle plante et tu suis sans rien dire.
- Je n'ai pas d'argent.
- T'en ais-je demandé ?
- Non …
- Bien, sois beau et tais toi 'amour'.
- Rég' dis quelque chose ou je l'étrangle !
- Lucius, tu mets les hipogriffes avant les calèches là, si tu lui expliquais en quoi consiste ton idée plutôt que lui asséner des « sois beau et tais toi » ?
- C'est simple, au lieu de te craindre, les gens vont t'admirer, pour cela on va te créer une image visuelle parfaite, coiffeur, soins, habillage, cours de nonchalance, je vais m'en occuper moi-même, d'ailleurs mère est en train de demander à la tienne si tu peux venir passer la fin des vacances au manoir.
Le brun lui adressa un regard septique d'où perçait une lueur d'espoir. Le blond lui sourit, déposant un baiser à la commissure de ces lèvres.
- Allez viens s'il te plait, laisse moi m'occuper de toi !
L'autre étudiant acquiesça d'un hochement de tête, se laissant traîner par les deux autres qui se chamaillaient pour savoir par quoi commencer.
La première épreuve fut celle du coiffeur, il encaissa les remarques sans rien dire, oui il avait les cheveux gras, oui il ne les entretenait pas, oui il avait les pointes fourchues… oui…
- ASSEZ !
- Severus !
- D'accord … - se résigna se dernier
Soupirant une énième fois depuis qu'il été entré dans ce maudit salon de coiffure, il se laissa laver, sécher, re-laver, re-sécher, brusher les cheveux. Une fois satisfait du résultat, Lucius mis la note sur son compte et entraina ses compères.
Le visage de Severus était déjà différent, ses cheveux voletaient autour de sa tête sous la brise, il paraissait moins sévère.
S'en suivit ensuite une longue, très longue série de magasins de chaussures, pantalons, robes, manteaux, gants et écharpes.
- Lucius, tu viens de dépenser plus de trois fois mon argent de poche du mois, tu crois que ça va aller ?
- Mon cher Rég', rien n'est trop beau pour 'Amour' et mère m'a donné carte blanche.
Severus qui s'était muré dans un silence boudeur se demandait bien ce que Lucius avait pu dire à sa mère pour qu'elle lui laisse « carte blanche » pour s'occuper de lui. Se doutait-elle réellement de ce qu'était en train de faire son fils ? Croyait-elle qu'il était une fille… et par tous les enchanteurs de la terre, comment allait-il expliquer ça à ses parents ?
- Ah nous y voilà !
- Allons bon, c'est vrai qu'il ne manquait plus que les chemises pour le sieur Snape !
- Je t'en achèterai une à toi aussi !
- Monsieur Malefoy est trop généreux !
- Mais non, mais non.
Entrant dans la boutique les deux compères discutant joyeusement, ne s'étaient pas aperçus que le troisième était resté dehors plongé dans ses pensées. Une voix douce l'en sortit :
- Monsieur Snape vous devriez entrer mon fils va s'inquiéter de ne pas vous voir.
Le garçon hocha la tête sans mot dire, de toute façon c'était clair, aujourd'hui c'était « sois beau et tais toi » alors c'est ce qu'il faisait.
Entrant suivi par Galadrix Malefoy, il observa la scène restant près de la porte, se disant qu'ainsi il aurait plus de chance de fuir si par chance on venait à l'oublier, mais comme de toute façon la chance n'était jamais de son côté…
- Mère, c'est un plaisir de vous voir !
- Ma tante.
- Fils, je suis venue m'assurer de ton bon goût pour ton ami.
- J'en suis enchanté mère.
En fait il ne l'était pas, mais alors pas du tout, enfin comment allait il pouvoir lui choisir des vêtements moulant à souhait si sa mère était derrière eux ! Non d'un troll des cavernes ! Fichtre voilà qu'il devenait grossier en pensée maintenant.
- Bien dans ce cas, allons choisir quelques chemises
- Severus mon ami tu as du souci à te faire, déjà un Malefoy dans un magasin c'est l'enfer alors deux…
- Et que veux tu que j'y fasse ? Froisser la fierté légendaire de la famille et recevoir les foudres de celle-ci ? Crois tu que j'aime ce qu'il m'arrive ? J'ai l'impression d'être un jouet entre les mains de Lucius et bientôt je serai un trophée exposé à la vue de tous…
- Il essaie de t'aider Sev' essaies d'être reconnaissant veux-tu ?
- Regarde la vérité en face ! Crois-tu une minute que sa mère sait que son fils à des préférences masculines ? Se doute-t-elle une seule minute que sa « carte blanche » est pour la nouvelle lubie de son fils ?
- Tu n'es pas une lubie Sev', crois moi, même si Lu' c'est être un con prétentieux, il tient à toi beaucoup plus que tu ne le penses.
Un reniflement sarcastique de la part du plus vieux mit fin à la conversation.
- Sev' viens essayer les affaires que l'on t'a trouvé !
- Lucius ! Un peu de tenue jeune homme !
- Oui mère.
- Que le spectacle commence … – murmura le plus grand brun.
- Enlève ta chemise et enfile moi ça !
- Non.
- Severus ?
- Non.
- Allons jeune homme, je vis avec deux hommes vous n'avez pas à être intimidé par moi, enlevez donc votre chemise.
- Non, Madame.
- Votre refus est inutile, Lucius fait donc quelque chose !
- Severus …
Le ton était doucereux, l'aristocrate entreprit de défaire lui-même les boutons de la chemise du brun, au troisième bouton celui-ci attrapa ses poignets et les écarta.
- Lucius s'il te plaît non !
Au fond de l'obsidienne la peur pouvait se lire, mal interprétée par le mercure en fusion, le second déposa un chaste baiser sur les lèvres du premier.
Ses bras retombèrent le long de son corps, interdit par cette attention, son cerveau bouillonnait, que venait de faire Lucius ? Et devant sa mère en plus, ce qui voulait dire qu'elle était au courant et qu'elle approuvait … Il ne comprenait plus rien.
Pendant ce moment de flottement, le blond en profita pour finir de déboutonner cette maudite chemise et la faire glisser le long de épaules de son amour jusqu'à ce qu'elle tombe par terre.
Le cri indigné de Lady Malefoy sortit le jeune Snape de ses pensées « ça y est ils sont au courant … » baissant les yeux, la tête et voutant les épaules de honte, il tentait de contenir les larmes qui lui montaient aux yeux. Lui qui ne pleurait jamais devant son père sentait les digues de sa raison s'effondrer. De toutes les personnes de la terre celles qui ne devaient pas prendre connaissance de cela étaient bien les Malefoy. Voilà maintenant que la plus riche des familles sorcières de Grande Bretagne leregarderait avec pitié. Non vraiment, il n'avait pas besoin de ça dans sa vie pathétique.
- Par Merlin ! Mon garçon mais qui diable à pu vous faire ça ?!
Le ton de la Dame Malefoy faisait clairement entendre son désarroi. Son fils prit place aux côtés de sa mère et observa horrifié le dos de son ami. En effet celui-ci était sanguinolent, les traces de coups encore à fleur de peau, les coupures non refermées et les bleus s'étalaient du bas de la nuque jusqu'au creux des reins.
- Mais Sev' que, enfin, oh par Merlin tout est de ma faute ! Pardon Sev' !
Clairement l'héritier de la famille était perturbé, il prit même son ami dans ses bras pour le consoler. Celui-ci arbora un sourire moqueur.
- Si on m'avait dit un jour que j'en ferai perdre son latin à Monsieur Malefoy…
- Cesse de dire ces bêtises, ce n'est pas drôle Severus !
- Non ça n'est pas drôle… mais j'ai vu pire, dit –il en haussant les épaules.
- Mesdames, Nous prenons tous ces tas ici, ici, et là, apportez la note à mon mari. Vous jeune homme, allez voir votre mère et dites-lui que Galatrix Malefoy requiert votre présence au manoir pour tout l'été et que toute la famille Black, j'ai bien dit TOUTE la famille Black est attendue dimanche quinze pour prendre le thé. Vous, vous rentrez au manoir avec nous !
- Je vous remercie Madame, mais ce n'est pas nécessaire, ce n'est rien j'ai l'habitude.
Severus essayait tant bien que mal de s'extirper des bras d'un Lucius repentant parce que là ça devenait gênant, déjà d'être à moitié nu, exposé à la vue de tous, et en plus dans les bras de son … quoi déjà « petit ami ou pas en fait », et puis zut, les marques d'affection ça n'était pas son truc, voilà !
- Si jeune homme, c'est nécessaire, oseriez vous m'offenser en refusant une invitation ?
- Non madame.
- Bien le sujet est clos. Lucius cesse de faire le pitiponk accroché à son algue ! Remet sa chemise à ton ami, nous rentrons !
- Oui mère.
- Mesdames, s'il n'y a ne serait-ce qu'une allusion dans les journaux à ce qu'il vient de se passer ici aujourd'hui, vous pouvez dire adieu à votre magasin et vos réputations. Suis-je claire ?
- Bien entendu Lady Malefoy.
- Bien.
Dans un tourbillon de cape, de ding ding de sonnette de porte d'entrée, et de « pop » sonore, tout le monde se retrouva devant les grilles du manoir.
Remontant l'allée, passant devant les paons albinos, montant les marches du perron, Lady Malefoy ruminait ces pensées. Ca n'était pas possible, on ne pouvait décemment pas faire ça à un jeune homme. Il existe beaucoup de formes de punitions mais battre son enfant n'était pas envisageable. Pour elle, battre un enfant revenait à se battre soit même. Hors d'elle, elle était hors d'elle. Mais pour qui ils se prenaient ces Snape pour battre ainsi l'élu du cœur de son petit Lu (pas les gâteaux, Lucius *Note de la bêta : MDR*).
S'arrêtant brusquement, faisant vole face, elle planta ces yeux glace dans la noirceur de son vis-à-vis.
- Écoutez-moi bien jeune homme, …
- Mère, je vous en prie … !
- Il suffit Lucius, dans ta chambre ! Maintenant !
- Oui mère. – fit ce dernier en déglutissant difficilement. S'il était une chose que Sieur Malefoy junior détestait par-dessus tout c'était bien les colères de sa mère. Il monta donc les marches de l'escalier central la tête baissée non sans un dernier regard vers Severus.
- Je disais donc, ne vous avisez plus jamais de me contrarier en public ! Il y a des choses qu'on ne fait pas ! Ensuite, ce qui vous arrive n'est pas normal ! Même si vous dites avoir vu pire, ça n'est pas normal ! Aucun enfant, (elle passa outre le reniflement caractéristique de son vis-à-vis ) – ou adolescent, ne mérite ce genre de traitement quelle qu'en soit la raison ! Cessez de me regarder ainsi, non je ne vous prends pas en pitié, j'estime qu'au vu de l'amour que vous porte mon fils vous méritez mieux qu'une famille qui vous néglige et vous torture ! Maintenant allez méditer sur ces paroles dans la chambre de mon fils. Le médicomage ne devrait plus tarder, il vous soignera là bas.
Appelant un elfe de maison, Galadrix envoya l'adolescent dans la chambre de son fils.
A travers ces paroles Severus comprit qu'on lui donnait enfin une chance d'exister, d'être aimé et apprécié par une famille, et il se dit qu'il n'allait pas la rater. Ce serait certainement la seule fois qu'il l'aurait et il ne la gâcherait pas. Pareille chance était un miracle et ce miracle aujourd'hui avait eu lieu pour lui et uniquement lui. Alors si on voulait le soigner, il se laisserait faire, si Lucius voulait de lui, il se donnerait volontiers. Oh oui, cette famille disait vouloir de lui, alors il ne les décevrait pas et répondrait à toute leurs attentes et même plus encore. C'était une promesse et il comptait bien la tenir.
Bonne lecture…
