Auteur : Drag
Disclamer : Tout est à Tite Kubo, pas à moi (et c'est dommage !)
Warning : Relations homosexuelles explicites, très explicites, ainsi qu'au moins une relation hétéro, ma première. Langage assez cru et vulgaire par moment, léger viol, même si ça n'a pas l'air de déplaire au concerné. Prudes, mineurs et homophobes quitter cette page s'il vous plaît.
Résumé : UA mais fantastique. Alors qu'Ichigo se promène en forêt, il rencontre un immense loup gris. Il ne se doute pas qu'il vient de faire une rencontre extraordinaire, ni que cela va complètement changer sa vie. Couples yaoi multiples, un ou deux couples hétéros. Je laisse la surprise des couples, il faut lire.
Remerciements: à Takaba Akihito, Xiara et à Bad08yume spécialement, comme tu vois, j'ai raccourci mon chapitre ^^
« Paroles »
'Pensées'
Chapitre 3
Le lendemain, au matin. La maison Kurosaki se réveillait de bonne humeur somme toute. Enfin presque tout le monde. Ichigo pestait aujourd'hui, il n'avait aucunement envie de retourner au lycée, pour avoir des pervers sur le dos en permanence non merci. Mais bon, c'était son travail et il devait y aller. Il exécrait cependant sa troisième heure de surveillance, les Terminales allaient encore le faire suer !
Le garçon sortit de chez lui pour se rendre au métro quand sa petite sœur cuisinière l'arrêta. « Ichi-nii, attends. Je t'ai préparé ton déjeuner. Je préfère savoir ce que tu manges, ça me rassurera. Comme ça, tu éviteras de gaspiller ton argent pour un horrible sandwich. » Ah ! Cette chère Yuzu, une vraie mère poule, si gentille qui prenait leur santé tellement à cœur que parfois, ça les exaspéraient.
« Merci, Yu-chan. Bon, faut que j'y aille sinon je vais rater mon train. »
« Pas la peine Ichi ! Je suis là pour ça. » Une voiture d'un bleu électrique déboula devant les deux jeunes.
« Grimmjow ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas encore au boulot ? » s'écria le rouquin.
« Tu vois bien que non ! Allez monte, je te conduits. »
« Euh, Ichi-nii, c'est qui ? Et puis d'où tu connais un policier ? » interrogea la petite brune en regardant l'homme en uniforme.
« Heu, ben… en fait, j'ai eu quelques mots avec quelques voyous il y a quelque temps et il m'a aidé. Bon, j'y vais, à ce soir sœurette. » Le garçon entra en trombe dans la voiture et hurla au bleuté de démarrer.
« Dommage, il avait l'air cool ce monsieur. » murmura la fille avant de rentrer s'occuper de son ménage. « Non mais pourquoi faut-il que tu débarques comme ça, Grimm ! Je vais finir par crever d'une crise cardiaque et ma famille va croire que je deviens maboul ! Ne recommence plus, je t'en prie. » supplia Kurosaki dans la voiture de son petit-ami.
« Oh la ! C'est bon ! Du calme, j'ai quand même bien le droit de venir chercher mon petit-ami pour l'amener à son travail, non ? »
« Mais plus discrètement, enfin ! La prochaine fois téléphone-moi avant ! Et pitié, ne dis encore rien à ma famille. Avec le boulot que j'ai et le temps que tu mets à venir me voir, je n'ai pas encore trouvé le bon moment pour leur annoncer qu'un homme-loup me faisait la cour et qu'il deviendrait sous peu membre de la famille. »
Le calme revint pour un temps, juste ce qu'il fallait pour que le roux indique la direction à son petit copain. Il le fit d'ailleurs arrêté à quelques rues de l'établissement. « Merci Grimm, et peut-être à plus tard. » lui souffla Ichi en appuyant sur le loquet de la portière. Cependant, Grimmjow étant Grimmjow, il ne laissa pas son homme filé sans son voluptueux baiser.
Ichigo se vit donc alpaguer contre sa portière, refermée sec, par un bleu au sourire carnassier. « Ouais à plus, chéri. » Et bien sûr, il lui roula le patin du siècle, sauvage et torride, avant de le laisser sur le bord de la route.
« M'énerve, il ne sait vraiment pas faire comme tout le monde. Et éviter de me faire tourner en bourrique dès le matin. » Là-dessus, notre Kurosaki national combla les derniers mètres qui le séparaient de son enfer quotidien. Comble de la malchance, cette fois, quelques garçons s'étaient postés devant les grilles pour fumer une clope, et discuter également.
« Eh, les gars regarder la petite biche est arrivée. » lança l'un d'eux.
« Ouais, j'espère qu'elle ne va pas s'évanouir cette fois, la princesse. Ce serait dommage de jamais pouvoir mater un sexe en vrai. » renchérit un autre. Avec toute sa volonté, Ichigo s'empêcha de leur donner une bonne leçon et passa rapidement près d'eux.
Malgré cela, comme la cloche n'avait pas encore sonné, tous les élèves du rattrapage étaient agglutinés dans la cour et le matèrent effrontément. Evidemment, le prof fut très mal à l'aise de cette maudite attention. Il savait qu'il n'était pas trop moche, mais à ce point, ça virait au culte. Bientôt, une petite foule se regroupa à ses côtés, s'amusant à le caresser, à le frôler et à lui demander s'il avait eu une chouette nuit.
« Bon, ça suffit, là ! Je suis votre prof, vous me devez le respect et le prochain qui me touche, passera sa semaine à l'hôpital ! » cria-t-il. Ouf sauvé ! Ulquiorra, fidèle à son poste comme toujours, surveillait près des portes principales.
« Bonjour, Schiffer-san. » lança le nouvel enseignant.
« Bonjour. Toujours le même succès à ce que je vois. »
« Argh ! M'en parlez pas, c'est à croire qu'ils sont constamment en chaleur. » Un discret sourire s'esquissa sur le visage pâle du pion.
« C'est à peu près ça. Surtout qu'ils adorent les nouvelles têtes, plus particulièrement quand elles sont aguichantes. »
« Heu… C'est de moi que vous parlez là ? »
« Bien sûr de qui d'autre ? Vous voyez quelqu'un d'autre se faire harceler ? » rétorqua rapidement le brun, en le regardant avidement lui aussi, ce que ne vit pas le jeune homme évidemment. Comme de juste, le rouquin rougit et baissa les yeux de gêne. 'Adorable' on ne pouvait penser que ça de la petite merveille rougissante.
« Heu, bon. Je crois que je vais aller apprêter la salle. »
« Très bien et cette fois, faites attention à vous. Ne leur tourner pas le dos. » recommanda le surveillant.
« Facile à dire. » répliqua l'autre. Ichigo se rendit alors à sa salle et fit un tas des copies nécessaires pour sa première heure. Avec les quatrièmes, ça allait normalement bien se passer, il avait dompté presque toutes ses classes sauf les premières et les Terminales. Et ces derniers s'amusaient à ses dépends à l'asticoter sans cesse.
Comme prévu, ses deux heures avec les gosses de 13 ans et ceux de 15 ans se passa sans mal. Comme quoi, les menaces avaient du bon parfois. Enfin, l'heure critique : les Terminales. Cette fois, il n'eut qu'une vingtaine d'élèves, les cinq restants séchant constamment le rattrapage. Il remarqua cependant une nouvelle tête parmi les étudiants.
Son cours de mathématiques se révéla un nouvel enfer. Et s'il se faisait porter malade, ne serait-ce pas une bonne idée ? Non, finalement non ! Ca se résumerait à abandonner et il n'avait pas l'habitude de faire ça, jamais !
« Alors, petite fraise, dans la lune ? » le tira une voix sensuelle.
Le nouveau, enfin celui qu'il n'avait jamais vu, lui adressait la parole. « Ca ne vous regarde pas. Reprenez vos exercices. » cingla le rouquin.
« Mais volontiers, ma petite fraise. » Là-dessus, le garçon aux longs cheveux noirs, coiffés en tresse, se leva et s'approcha de lui.
« Qu'est-ce que tu fous ? Je t'ai dit de continuer tes maths. » lança froidement Ichi. « Ah non, mon grand, tu m'as dit de « reprendre mes exercices ». Et pour moi, il y a exercices et exercices. En l'occurrence, la chasse aux jolis petits puceaux qui se pointent devant moi. »
Sans tarder, le garçon attrapa son professeur par la chemise et lui colla le dos à son bureau. Malheureusement pour lui, là il en avait plus que marre ! Ichigo, sans hésiter, balança son pied dans le tibia du gamin. Celui en fut surpris mais ne sembla rien sentir, étrange. « Pas mal, dommage que je sois plus résistant que tu ne semblais le penser, beauté. »
L'ado se pencha comme s'il allait l'embrasser, alors là, merde et crotte, il ne se laisserait pas faire, dû-t-il le frapper aux couilles ! La tâche lui fut facile puisque l'idiot de Terminal avait passé une jambe entre les siennes. Kurosaki leva alors brusquement son genou, qui rencontra durement l'entrejambe du garçon.
« Ouch ! Petit merdeux. » Efficace, le roux s'était extirpé de l'étreinte étouffante. La cloche résonna alors sauvant autant le brun que calmant notre héros. « Fais gaffe, Ichi, je t'aurais au tournant. » murmura le brun.
Curieux, Ichigo s'assit à son bureau et feuilleta son carnet de présence. « Ggio Vega, c'est lui. Je sens qu'on ne va pas s'entendre du tout ! »
« Vous dites ? » Une voix féminine retentit dans le couloir.
« Oh, excusez-moi, je pensais tout haut, mademoiselle. »
« Ce n'est rien. Vous êtes Ichigo Kurosaki, je présume. Je me présente Tia Hallibel, vous ne me connaissez pas mais je vous déjà vu à votre premier jour. Quand Schiffer-kun vous emmenait à l'infirmerie. »
Le garçon rougit à cet épisode, ainsi presque tout le monde l'avait vu dans cet état, quel honte !
« Ne rougissez pas, c'est arrivé à presque tout le monde. » déclara la blonde.
« Je sais, parfois j'aimerais avoir le truc du prof de chimie pour les effrayer. » plaisanta le roux.
« Oui, ça pourrait aider en effet. Mais Kurotsuchi est spécial en soi. C'est dans ces moments-là que je plains les élèves. Uniquement à ce moment-là bien sûr, ce scientifique fou donnerait la pétoche à un ours avec son look de maboul. »
A cette image, les deux professeurs pouffèrent, ils imaginaient parfaitement la scène, un ours énorme statufié devant un mec d'1 m 80 à la coiffure bleu hérissée et maquillé outrageusement de couleurs criardes.
« Et puis, je dois dire que vous n'avez pas besoin de faire de changement, vous vous en sortez très bien comme ça. »
« Merci, Mademoiselle Hallibel. N'empêche, vous n'auriez pas un conseil pour m'aider à gérer ces dépravés, surtout Vega. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'il est dangereux. »
« Ca c'est sûr, c'est le pire, il est capable d'harceler les profs qu'ils ne supportent pas jusque chez eux. Un seul mot mon grand, menace, c'est à peu près la seule chose qui marche avec eux. » commenta Tia. « A part ça, si on arrêtait de parler de ces gamins et qu'on allait déjeuner, j'ai un petit creux. »
« Volontiers, je vous suis. » acquiesça le jeune homme. La jeune femme le guida jusque sur le toit. Ils s'adossèrent au grillage entourant la petite terrasse et mangèrent leur bentô. « Oh, vous avez du poulpe dans votre déjeuner ? Je peux goûter ? » demanda Ichigo, curieux de nouvelles saveurs culinaires. La blonde hocha la tête et piqua l'aliment sur ses baguettes. Kurosaki enfourna très vite la bouchée.
« Mmm. C'est délicieux, vous l'avez cuisiné vous-même ? »
« Eh bien, oui. Même si je ne suis pas une pro, je crois que je ne m'en sors pas trop mal. » lui répondit la prof. « Et vous ? » relança-t-elle.
« Non, je vis toujours chez mon père, et comme ma petite sœur est une maîtresse dans l'art de la cuisine, je profite un peu. Mais bon, je l'aide souvent à préparer le souper quand même. » répliqua le garçon.
« Je vois. Vous avez plus de courage en début de soirée pour la cuisine que pour un autre moment de la journée hein ? »
« Oui, c'est ça. » sourit Ichi. La jeune femme le lui rendit et le déjeuner continua calmement. Les deux jeunes gens apprirent à se connaître et sympathisèrent.
« Oh, avant de vous remettre aux griffes des gamins, j'ai un petit truc qui pourrait vous aider à les mater. »
« Ah oui ? Ca m'aiderait bien ! C'est gentil. » L'enseignante attrapa le sac, qu'elle portait en bandoulière, et en extirpa un petit flacon.
« Du parfum ? »
« Non, raté ! De l'eau tout bêtement. Faites leur croire que vous ne buvez que ça, et ils vous apprécieront moins. »
« Pourquoi leur faire croire ? J'ai un peu de mal à comprendre, je dois l'avouer. » s'excusa le roux.
« Si vous buvez tout ça, vous ne terminerez pas la journée. Ou alors, juste une petite gorgée, ça ne peut pas vous faire de mal. Mais les jeunes ne supportent pas cette odeur. Une goulée par jour et ils vous éviteront pour la journée. » expliqua-t-elle. Lui faisant confiance, le jeune homme s'empara de la bouteille et en but une gorgée, comme elle lui avait conseillé.
Le goût et l'apparence avaient tout de l'eau, l'odeur ne trahissait rien. Personne, du moins qualifié de normal, n'aurait pu détecter quoi que ce soit. Kurosaki lampa une légère goulée et l'avala. Le liquide coula dans sa gorge, et il ne lui arriva rien de notable.
« Alors ? Comment vous trouver ? » demanda son amie.
« Ben, rien de particulier, c'est de l'eau. » répondit-il. La cloche sonna les tirants d'un silence apaisant. « Bon, ben il faut y aller. Merci pour la bouteille, bien que je ne comprenne pas vraiment comment ça va m'aider avec les jeunes. »
Tia lui fit un clin d'œil : « Vous comprendrez dans quelques minutes. » dit-elle mystérieusement.
Ils se séparèrent devant la classe de la prof de mathématiques, avec un petit signe d'encouragement. Hallibel devrait supporter les secondes et Ichi-chan, baptisé ainsi par la fille parce qu'il était plus petit qu'elle, avait cours de sport avec les Terminales. Pour son cours perso, enfin, notre rouquin se changea dans son vestiaire, enfilant un jogging et un maillot assez moulant. Pas la peine donc de penser échapper aux remarques grivoises des gamins, tant ses habits lui seyaient parfaitement.
Et les jeunes ne s'en privèrent pas. « Ouah, c'est qu'il est vachement bien roulé en plus. » ou encore : « Mater son cul les mecs, je me le ferais bien comme désert à la cantine. » Passant outre ses attentions peu gracieuses, Ichigo héla tous les gosses à se mettre devant lui. « Ouh, tu veux qu'on te passe tous dessus, avoue. » lança une armoire à glace.
« Ca suffit, faites deux équipes, presto. Foot pour tout le monde. »
« Ouais, le pied, ça te connaît petite fraise. » Notre pauvre roux allait finir par se taper une crise de nerfs monumentale, s'ils continuaient comme ça.
Mais à la surprise de l'enseignant, une fois dans le match, ils firent une excellente partie, très serrée au niveau du score. A la fin du cours, il les envoya à la douche. Il fut étonné de n'essuyer que quelques remarques encore déplacées et aucune attaque directe. Peut-être finalement que l'eau que Tia lui avait donnée avait un effet finalement.
Le lendemain, la journée fut la même, juste des propos grivois, et parfois carrément crus mais rien de notable sinon. A midi, il retrouva son amie blonde. « Hallibel-san. Votre boisson est fantastique. Merci, je n'ai plus de problèmes avec aucun de mes élèves. Comment vous remerciez ? »
« Oh, ce n'est rien, mais il y a bien une petite chose que vous pourriez faire pour moi. » répondit-elle.
« Dites-moi, je ferais de mon mieux. » La jeune femme lui sourit gentiment.
« Eh bien, ce soir il y a une super soirée. Malheureusement, j'ai largué mon petit ami il y a deux semaines. Et j'avais oublié qu'on ne peut se rendre à cette fête qu'en couple. »
« Bien, où habitez-vous, que je puisse venir vous chercher. Disons à vingt heures. »
« Ce sera parfait, oh et n'oubliez pas que c'est une soirée avec costume exigé. Voici mon adresse. Vous voyez où c'est ? »
Le jeune homme lut les trois lignes qu'elle venait de noter et hocha la tête. « Sans problème. » Ils terminèrent leur bentô, et la journée se poursuivit sans mal.
A la fin des cours, le rouquin croisa de nouveau Ulquiorra, toujours fidèle au poste. Il devait s'ennuyer le pauvre !
« Schiffer-san ? Heu… je ne veux pas vous ennuyez… mais, je me demandais si ca vous intéresserait de venir en ville avec moi, pour vous détendre. »
« Pourquoi ? » demanda simplement le brun.
« Eh bien, parce que vous êtes mon ami et que j'ai l'impression que vous vous ennuyez. Vous êtes d'accord ? Je pense que ça peut vous faire du bien, mais je ne veux pas vous forcer. »
Ulquiorra hocha la tête, enjoignant son ami à le suivre jusqu'à sa voiture. Ils passèrent l'après-midi à discuter en regardant les vitrines. Ichigo faisait presque la conversation à lui tout seul, son collègue ne lui répondant généralement qu'en une syllabe. Personne n'aurait pu deviner, en le voyant, qu'en fait il exultait d'avoir enfin quelqu'un qui ne le prenne pas pour un glaçon. Il s'ouvrait avec Kurosaki plus que jamais il ne l'aurait imaginé, se demandant s'il aurait droit au bonheur avec ce magnifique garçon.
Au terme de leur sortie, ils avaient chacun un cadeau de l'autre. Le roux avait trouvé une boucle d'oreille simple où pendait une légère bille émeraude, l'accrochant lui-même à l'oreille percée de son ami. Ce n'était que de la cacaille mais un sourire sincère, quoique petit, lui confirma qu'il avait fait un bon choix. Lui-même reçut, du même magasin, une bague finement travaillée, une topaze encerclée de striures, parcourant l'anneau. Il ne trouva guère bizarre que Schiffer lui passe directement à l'annulaire droit, ne se doutant aucunement de la symbolique volontaire que l'autre voulait y donner. Alors que le soleil commençait à descendre à l'horizon, notre rouquin rentra chez lui comme à l'accoutumée.
Pendant ce temps, derrière l'établissement, deux personnes avaient une discussion pour le moins étrange.
« Eh bien ma grande, tu devrais avoir honte. Tu fais du charme à mon client comme ça. Il ne sera pas content, tu sais, et tu risques d'en pâtir. »
« Arrêtes tes bêtises, il m'a contactée exprès pour jouer un peu avec lui. Et ça fait trop longtemps que je n'ai pas goûté à la peau d'un si beau jeune homme. Si tu tiens tant que ça à le récupérer viens le chercher. »
Là-dessus, la femme lui tourna le dos et partit fièrement. « Oh, oh. Intéressant, mais à ce petit jeu, je suis le meilleur ma belle. » susurra avec un sourire psychotique l'homme. Ichigo, de retour chez lui, se précipita dans son armoire et en extirpa son plus beau costume. Un pantalon en cuir et une chemise blanche, sa longue veste en cuir par-dessus, et il ferait honneur à sa partenaire de ce soir.
Son père rentra juste à temps, à sept heures et quart, il se jeta sur lui.
« Papa, je sors ce soir avec une de mes collègues. Elle m'a demandé de l'accompagner à une soirée. Tu veux bien me prêter la voiture pour ce soir, hein ? »
« Mais évidemment fils ! Je suis si content que tu aies enfin sympathisé avec quelqu'un d'autre que Schiffer-kun. Mais avant dis-moi comment elle est. »
Son fiston lui décrivit la jeune blonde, ravissant son père. Son petit garçon devenait enfin un homme, une femme intelligente et intéressante à quelques points de vue, la cuisine et le physique étant très importants pour Isshin. « Fonce fiston ! Tu as ma bénédiction ! » « T'exagère. Alors, tu me donnes les clés ? Je vais être en retard. »
« Bien sûr, les voilà. Bonne soirée.» lui cria son père.
Sans plus attendre, et parce qu'il est un gentleman, Ichigo se dépêcha de foncer à la voiture. Il la démarra en trombe, et partit sans perdre de temps jusqu'à la maison de son amie. Il arriva en quelques minutes. Calmement, il s'avança jusqu'au numéro 3 et sonna. La jeune femme lui ouvrit presque aussitôt. « Eh bien, enfin un garçon qui arrive à l'heure, ça se fait rare de nos jours. » commenta-t-elle. Tia était sublime, elle avait une très belle robe longue noire, avec un décolleté plongeant. Elle avait laissé ses cheveux lâches et n'avait mis qu'un léger trait de crayon pour souligner ses jolis yeux bleus.
« Vous êtes magnifique, Hallibel-san. Je suis honoré de vous accompagner ce soir. »
« Oh, ne faites pas tant de manières. Quoique j'adore les compliments. Allons-y. » lui répondit la blonde en lui tendant son bras.
Le jeune roux la conduisit à la voiture, elle fut heureuse de voir que son compagnon du soir avait une superbe berline. Il avait vraiment tout pour lui plaire, surtout avec le sourire qu'il affichait.
« Alors, où est la fête ? Vous ne me l'avez pas dit tout à l'heure. »
L'enseignante lui sourit. « Eh bien, c'est un petit club privé. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pourrais conduire. »
« Très bien. » répondit simplement Kurosaki. Il lui ouvrit galamment la porte du côté conducteur, et pris place à ses côtés.
« Oh, un petit détail. Comme c'est assez privé comme festivité, j'ai pensé que je pourrais vous bander les yeux pour que vous ne divulguiez pas l'endroit sans le vouloir. » proposa-t-elle innocemment.
« Heu… si vous croyez que c'est nécessaire, d'accord. »
Ce qui fut fait, la jeune femme profita du moment où elle attachait le bandeau pour subrepticement caresser le cou de son ami. Geste que ne remarqua pas vraiment Ichigo, ou peut-être n'y voyait-il qu'une caresse affectueuse. Enfin, elle démarra, il ne se passa rien d'extraordinaire dans la voiture. Au bout d'une vingtaine de minutes, la voiture s'arrêta doucement.
« Voilà, nous y sommes. Non, n'enlevez pas le bandeau. Je vais vous guider et je vous l'enlèverai à l'intérieur. »
Sur ce, les deux amis se dirigèrent vers une maison magnifique, d'où s'échappait des bribes de musiques. Devant un homme à l'aspect sérieux, la jeune femme lui tendit un petit pli. L'homme lut le mot rapidement et s'effaça pour les laisser entrer.
Une fois à l'intérieur de la maison, Tia remarqua la présence de quelques amies, et amis. Elle leur fit un petit signe, avant de détacher le tissu qui couvrait les yeux de son partenaire. « Merci. Wouah, cette maison est somptueuse. »
« C'est gentil, elle appartient à un de mes amis, je vous le présenterai. Mais d'abord, venez, je veux que vous rencontriez mes amies. »
Le couloir était superbe, mais encombré. En fait, toute la maison était envahie. L'endroit était grand, blanc d'extérieur et décoré avec goût à l'intérieur. De nombreux fauteuils et divans jonchaient le grand salon, et les discussions allaient bon train. Trois jeunes femmes faisaient à elles seules beaucoup de bruit, et c'était vers elles qu'ils se dirigeaient.
« Bonsoir, les filles. » salua Tia.
« Ah! Hallibel-san. Vous voilà. Oh! Et qui est ce charmant jeune homme qui vous accompagne ? »
« Mila-Rose, Sun-Sun, Apache, je vous présente Ichigo Kurosaki, il enseigne dans la même école que moi. » Les trois jeunes femmes hochèrent la tête, curieuses de voir ce qu'allait faire le garçon.
Dépassant leurs espérances, notre roux leur sourit chaleureusement.
« Mesdames, je suis ravi de vous rencontrer. Vous êtes toutes d'une beauté époustouflante. »
Il avait dit ça, en leur attrapant doucement la main pour leur faire un baise main.
« Oh ! Qui eut crû qu'un jeune homme aussi bien élevé pouvait exister. Kurosaki-kun, vous êtes une perle parmi des rustres et les machos. » gloussa joyeusement la brune aux cheveux très longs.
« Vous avez une bien piètre opinion des hommes. J'espère que je ne dérange pas sinon, je peux tout à fait vous laisser entre filles. »
« Eh bien, ça c'est une première ! Jamais un homme ne m'avait paru si exceptionnel. Hallibel-san, vous êtes tombée sur un garçon parfait si je puis dire. » clama la jeune femme à la peau chocolat.
« Je suis d'accord. Comparé aux autres, il est ce qu'on rêve toutes d'avoir, les filles. »
« Vous ne pensez pas que vous exagérer un peu ? J'ai beaucoup de défauts vous savez ? »
« Eh bien, ils ne sautent pas aux yeux mon grand. » déclara la seule qui n'avait pas encore parlé.
« Bon, Kuro-chan, vous seriez un ange, si vous alliez nous chercher des boissons. » lui dit sa copine blonde.
« Oh, pardon. J'aurais du vous le proposez bien avant que vous ne me rappeliez à l'ordre. » Là-dessus, le garçon s'éloigna et se mit en quête du buffet. Et pendant ce temps-là, les quatre amies commentèrent ce garçon si charmant, et différent des autres.
Ichi trouva vite le buffet, et servit quatre coupes de champagnes. Il se servit également un verre, trouvant une bouteille de la fameuse eau que son amie lui avait procurée. Heureusement pour lui, il y avait des plateaux pour faciliter la tâche à ceux qui devaient, comme lui, faire le service de plusieurs personnes. Il plaça donc les cinq verres dessus, et retourna auprès de sa partenaire et ses amies.
« Merci bien. » dirent-elles en même temps. Les cinq jeunes gens firent la conversation une bonne partie de la soirée. Et au cours de cette discussion, Ichigo dut aller faire le plein de boissons quelques fois. C'est alors qu'il faisait pour la quatrième fois le chemin qu'il trébucha un tantinet sur une chaussure.
« Oh là ! Je n'imaginais pas que quelqu'un me tombe dans les bras ainsi. » L'homme sur lequel il fut réceptionné avait dit ça gentiment, et assez amusé. C'était un grand brun aux yeux chocolat, et aux cheveux mi-longs, avec une légère et petite barbe.
« Puis-je savoir qui je viens de sauver de mon plancher ? » demanda-t-il.
« Oh ! Pardonnez-moi, j'ai trébuché. Je m'appelle Ichigo. Ichigo Kurosaki. J'accompagne mademoiselle Hallibel. »
« Ah, oui. Elle m'a parlé de vous. Je suis l'organisateur de la soirée, et le propriétaire de cette maison, Zangetsu Tensa. »
« Enchanté. » salua le rouquin. « Oh, j'avais presque oublié. J'allais chercher des boissons pour elle et ses amies. » L'homme le laissa partir, tout en le regardant avec insistance.
En peu de temps, le garçon repassa près de lui, il lui offrit un petit sourire et une coupe de champagne avant de retrouver son groupe. Dès qu'elle vit du coin de l'œil son copain revenir, Tia eut un échange de regards avec ses camarades. Elle vacilla quand il ne fut plus qu'à quelques centimètres d'elle. « Oh. Attention, vous allez bien ? Voulez-vous que je vous reconduise ? »
« Non, ça ira… je vais bien, juste le champagne qui me monte un peu à la tête. »
« Ne forcez pas. Je suis sûr que vos amies comprendront. Il vaudrait mieux vous allonger. »
« Il a raison, Hallibel-san. Kurosaki-kun, faites la monter dans une chambre. Zangetsu-san nous a dit que nous pouvions y aller au besoin. »
« Très bien je vous remercie. Voici, vos verres. Excusez-nous. » Le garçon laissa le plateau sur une table, avec leurs deux verres, et grimpa les escaliers, portant son amie en princesse à l'étage.
« Deuxième porte à gauche, c'est la chambre que j'occupe en général. Désolée de vous ennuyer autant. » s'excusa la belle blonde.
« Ne dites pas n'importe quoi. Je vous apprécie beaucoup, et j'aime bien cette petite soirée. Sinon, vous pouvez me croire, je serais parti depuis longtemps. »
« Vous auriez eu le culot de me faire ça ? » s'étonna la fille.
« Avec tact, mais oui. Je me serais arrangé pour que quelqu'un d'autre vous reconduise. Je vous ai dit que j'avais des défauts, je ne suis pas souvent patient. Cela dit, je n'ai pas menti, j'aime beaucoup cette fête. Zangetsu-san à l'air sympathique, et vos amies le sont également. Vous pouvez vous accrocher à mon cou, pour que j'ouvre la porte, s'il vous plait ? »
Elle s'exécuta docilement, et le couple entra dans la chambre. Kurosaki déposa sa charge délicatement sur le lit. « Je vais chercher un linge humide, je reviens. »
« Oui. » se contenta-t-elle de murmurer.
En peu de temps, le rouquin revint dans la chambre, et passa directement le gant sur le front un peu chaud de son amie.
« Vous n'auriez pas du boire autant. Je suis désolé, je n'osais pas vous dire d'arrêter, c'est ma faute. »
« Ne dites pas n'importe quoi idiot. Je connais mes limites, vous n'avez rien à voir avec ça. »
Un léger silence s'installa pendant quelques minutes. Il fut rompu par une question un peu indiscrète.
« Serait-ce parce que vous vous sentez seule en ce moment, que vous avez bu à ce point ? » questionna un Ichigo gêné.
« Sans doute, en général, je bois deux verres sans plus. Mais ça fait un moment qu'aucun homme ne m'a vraiment fait d'effet. Enfin, presque. »
« Mm ? Que voulez-vous dire ? Vous avez rencontré quelqu'un ? Si c'est le cas, jetez-vous à l'eau, il faudrait être fou pour refuser des avances d'une aussi jolie femme. Ou alors, être irrémédiablement gay. » lui répondit le garçon.
« Très bien. Alors, approche Ichi-chan, parce que c'est toi qui me rends dingue. »
« Hein ? Mais… » Il n'eut aucunement le temps de protester que la jeune femme se releva et l'agrippa par la cravate.
« Chut ! Tu vas juste m'embrasser, ou tu as déjà quelqu'un que tu ne veux pas trahir ? » Kurosaki songea directement à Grimmjow, mais il ne venait que rarement cela comptait-il ? Tout à sa réflexion, Hallibel en profita pour combler l'écart et l'embrasser sauvagement.
Ichigo se sentit mal vis-à-vis de Grimmjow et lutta pour arrêter le baiser. Mais Tia n'était pas prête de le lâcher. S'il parvint à extraire sa bouche, ce fut dès lors son cou qui fut attaqué. « Eh bien, voyez-vous ça. Je venais juste voir qui faisait un bruit pareil et je tombe sur deux de mes collègues. » ricana une voix sarcastique au possible.
« Ichimaru, qu'est-ce que tu fais là ? » grogna Hallibel dans le cou de son ami.
« Mais rien, j'étais gêné par le boucan que tu fais en essayant de charmer notre pauvre recrue. Tu vas le faire fuir à agir ainsi. »
« Hallibel-san, j'étouffe ! » Dans un réflexe pour garder le jeune homme hors de portée de l'homme, elle avait calé la tête du roux entre ses seins volumineux.
« Ne bouge pas Ichi-chan. » lui murmura la fille
« Le pauvre, laisse le donc respirer. »
« Quel besoin ? Dans quelques minutes, il n'aura plus à se soucier de cela. » déclara-t-elle en défiant l'argenté du regard.
Les yeux du prof de biologie se plissèrent davantage, curieux de savoir ce qu'elle avait fait. Le gamin n'avait aucune marque, cependant, il sentait quelque chose de différent en lui. Réfléchissant à toute vitesse, il comprit ce qu'il en retournait vraiment. Et son hypothèse se vérifia quand ils constatèrent tous deux que le rouquin s'était assoupi sur le lit moelleux que formait la poitrine opulente de la jeune femme.
« Très efficace n'est-ce pas ? Cela fait des merveilles sur les humains cette petite chose, même s'il ne se doute pas que cette boisson le transforme petit à petit. Il ne prend aucun risque, il sera très docile grâce à ça dans peu de temps. C'est lui qui te l'as demandé n'est-ce pas ? » susurra Gin.
« En effet, il ne voulait pas que je le touche autrement. Et si tu n'étais pas arrivé comme on l'avait prévu, je ne suis pas sûre que j'aurais résisté à l'envie. »
« Peu importe ! Mon délai va bientôt s'écouler. Autant le lui apporter maintenant, surtout que ça ne paraitra pas louche. Quoique notre idée aurait pu lui coûter quelques morsures, à part Zangetsu, les autres avaient l'air prêt à le dévorer. Et particulièrement tes amies, de ce que j'en ai vu. »
« Ca ne m'étonnerait pas d'elles. Soit, emmène-le. Je m'en vais moi. » Là-dessus, elle s'en alla, laissant les deux hommes seuls dans la chambre et rentrant avec la berline des Kurosaki chez elle. Ichimaru, une fois seul, fouilla les poches du garçon et en extirpa son portable. Il composa rapidement un message au père Kurosaki, le prévenant que son cher fils ne rentrerait pas, et se rendrait directement à l'école demain de chez son amie. De cette façon, il tromperait au moins les humains assez longtemps pour qu'il puisse apporter le garçon chez Lui.
Puis, avisant le téléphone et le joli petit mec, il eut une idée fabuleuse. Il composa un numéro qu'il connaissait maintenant par cœur. Après deux sonneries, il entendit la voix de sa victime. « Ah, mon petit Hyô. Je suis un peu en retard, mais j'avais quelque chose de prévu. » « Fichez-moi la paix ! J'attends mon petit copain, arrêtez de m'appeler, vous m'agacez là. »
« Aucune originalité. Tu me dis ça depuis le début. Enfin, bref, j'ai une folle envie de te mordre… partout. Je commencerais par ta délicieuse petite oreille. Ton torse, et tes tétons, jusqu'à descendre à tes jolies petites fesses. Mmm ! Je t'entends gémir petit cochon. Ca t'excite à ce point ? Soit, je m'occuperais bien aussi de ton gros sexe. Si je le léchais, je me demande quelle tête tu ferais ? Et pour finir, alors que je te pénétrerais d'un coup sec, je planterai mes canines dans ta jolie gorge. Le goût de ton sang coulerai délicieusement dans mes veines et m'exciterais encore plus à te vider de tout ton sang et de répandre ton sperme. Hé, hé, tu as jouis ? Vilain garçon, je dirais tout à Hitsu-chan. »
Il raccrocha aussi sec, et nettoya son petit travail. Parce qu'en même temps que de dire toutes ces choses à Rinmaru, il avait reproduit presque tous ces gestes sur son joli pantin endormi. Il avait mordu partout où c'était possible, mais de façon humaine, même dans le cou. Une fois que tout fut propre, et correctement arrangé, il attrapa sa proie dans ses bras et s'empressa de l'installer sur la banquette arrière de sa voiture. Il s'assit au volant et démarra sans perdre de temps, direction le destin du garçon.
Reviews ? (Yeux de chat botté tout mimis et larmoyants) Je veux plein de reviews ! Pitié !
