Bonjour à tous ! Voici le troisième chapitre de Résistance, peu de temps après le deuxième (je fais des efforts pour essayer de publier dans des délais raisonnables xD).
Il est un peu plus long que les deux précédents, et j'ai eu du mal à m'arrêter. Ce chapitre est un tournant dans l'histoire, vous apprendrez ainsi beaucoup de choses, mais vous verrez (je l'espère, sinon je suis nulle xD) a voir les lignes principales de l'histoire commencer à apparaitre.
Voilà donc pour cette micro-introduction, je vous laisse le lire, en espérant qu'il vous plaise ! Merci à tous pour vos reviews, et à Daidaiiro30 à qui je ne peux pas répondre, qui a vite compris dans quel sens allait tourner la fanfic... ^^
Bien sûr, si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir... Sh'il vous plait :3
Encore une fois, Harry Potter ne m'appartient pas, tout est à J.K Rowling qui ne veut toujours pas me passer un ou deux de ses personnages...
Enjoy !
Résistance
Chapitre 3 : De retour à Poudlard
Il pleuvait sur Londres en ce premier Septembre. Et Ron ne cessait de s'en plaindre alors qu'ils se rendait à pied à la gare de King's Cross en compagnie du Survivant et d'Hermione. Ils étaient bien entendu escortés par trois aurors de l'Ordre.
Le petit groupe se déplaçait vite, non seulement à cause de la pluie qui tambourinait frénétiquement sur leurs parapluies, mais parce qu'ils n'étaient pas en sécurité dans les rues de Londres, même en étant très fréquentées par des moldus. Personne n'allait reparler de l'incident du 31 Juillet, mais s'en était l'exemple parfait. Ne jamais baisser sa garde.
Harry traversa le mur de la voie 9 3/4 après qu'un premier auror ait fait signe de le suivre, ce qui indiquait que tout danger était écarté.
Le Survivant s'avança vers la locomotive rouge qui se trouvait devant lui. La première fois qu'il l'avait vue, il avait sentit l'excitation monter en lui. Les trois années suivantes c'était de l'impatience. Mais du haut de ses 15 ans, Harry ne sentit qu'une chose devant ce wagon éclatant : de la peur, de l'appréhension. Que serait Poudlard cette année ? Allait-il devoir encore faire face à des dragons, des sirènes et autres créatures plus dangereuses les unes que les autres ?
Il fût tiré de sa rêverie par un Draco Malfoy en forme olympique :
-Alors le balafré ? On bave devant un train ?
Harry se tourna vers le blond, énervé de ses remarques acerbes dès le premier jour d'école -qui n'était pas officiellement encore commencé.
Il fit cependant face à Malfoy Junior ainsi que son père. Ce dernier se tenait juste derrière lui, s'appuyant de manière la plus noble possible sur sa canne ornée d'un tête de serpent en argent.
Le sang d'Harry ne fit qu'un tour. Il se jeta sur Lucius en poussant un cri de rage. Ils tombèrent tous deux à terre. Harry se mit en tête de frapper cette pourriture jusqu'a ce qu'il meure de la suite de ses blessures -un sort de mort serait trop simple.
-JE VAIS VOUS TUER !
C'était sans compter sur Drago ainsi que ses deux amis, toujours escortés par les aurors, qui l'éloignèrent du père Malfoy sans qu'Harry ait pu lui mettre un seul coup.
-Harry ! Cria Ron qui avait ceinturé son ami, Harry, lâche le !
Mais Harry n'entendait rien. Il voulait juste se ruer sur le blond et lui faire payer la mort du dernier membre de sa famille.
Un Stupéfix fût lancé sur le Survivant par Kingsley, un auror qui l'escortait. Ce dernier permit ainsi au blond de se relever avec toute la grâce dont il était capable. Il adressa un sourire mauvais à Harry et disparut dans la foule de parents qui accompagnaient leurs enfants à la gare, comme chaque année.
Et comme chaque année, Harry était seul.
Le voyage en train était silencieux. Harry ne détachait pas son regard du paysage qui défilait dehors. Ron et Hermione avaient tout tenté pour le faire réagir ou parler, ne serait ce qu'un petit peu, mais toutes leurs tentatives avaient été soldés par un échec.
Alors, pour détendre l'atmosphère qui régnait dans le compartiment, Hermione se mit en tête d'essayer d'imaginer, avec son ami rouquin, quelle pourrait être l'apparence du nouveau professeur contre les forces du mal.
Alors que Ron s'étouffait avec un bonbon au citron, Hermione fut prise d'un violent fou rire en le voyant devenir rouge comme une tomate.
Harry se tourna alors vers eux, et un sourire passa sur ses lèvres. Cela ressemblait à tous les autres voyages en train qu'ils avaient fait tous les trois. Ils riaient toujours.
Harry se décala un peu plus vers Ron et lui tapa dans le dos, même si ça ne servait pas à grand chose.
-Allez Ron, respire ! Dit en riant Harry.
Une fois que le rouquin ait repris ses esprits ainsi que son souffle, il se tourna vers Harry qui était toujours en train de sourire bêtement.
-Arrête de te foutre de moi !
Et alors commença une partie d'éclats de rire dans le wagon.
Arrivés sur le quai de Poudlard, les trois compères allèrent vers les diligences, afin de se rendre au château. Harry se stoppa net quand il vit une créature étrange tirer la calèche. Il n'en avait jamais vu de telle auparavant.
-Hermione, tu sais ce qui tire la diligence ? Demanda à son amie qui avait des connaissances égalant largement celles d'un grimoire.
Hermione perdit son sourire.
-Rien ne tire la calèche Harry. Elle avance toute seule, comme d'habitude…
Harry n'en croyait pas ses oreilles. Hermione lui faisait une farce. Il se tourna vers Ron mais le sourire de son ami s'était aussi fané et avait un air interrogateur.
-Vous ne voyez pas ? Demanda le brun.
Ses deux amis lui firent « non » de la tête. Harry baissa les yeux. Maintenant il devenait fou. Il ne dit plus rien d'autre et monta dans la diligence, l'air penaud.
-Tu ne deviens pas fou, fit une petite voix à côté du Survivant. Moi aussi je les vois.
Il était assis à côté d'une petite blonde mince et à l'air rêveur. Ron et Hermione, qui avaient eux aussi pris place dans la calèche, ne dirent rien, même pas un bonjour à la fille qu'ils avaient en face d'eux.
Cette dernière fixait Harry de ses grands yeux bleus. Elle continua.
-Je m'appelle Luna Lovegood, lui dit-elle tout simplement.
Elle ne regardait pas la cicatrice d'Harry mais ses prunelles vertes émeraudes. Elle semblait juste vouloir faire connaissance, pas lui parler de ses « exploits ». Harry sentit une bouffée de chaleur envahir son coeur. Luna semblait être quelqu'un d'assez spécial. Assez loufoque pour se fiche totalement de son identité à lui. Elle était juste heureuse de se présenter à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas encore.
-Et moi Harry Potter, risqua tout de même le Survivant.
Elle garda le même sourire et ses traits ne changèrent même pas.
-Enchantée Harry Potter.
Juste après avoir dit cela, elle le regarda encore quelques instants et voyant qu'il n'aimait pas ça, elle retourna à sa lecture.
La calèche se mit à avancer à ce moment précis.
Harry laissa sa tête se poser contre la paroi en bois du compartiment. Il vit de cette manière l'article que Luna était en train de lire dans son journal, le Chicaneur.
« Mais que fait le ministère ?
Harry Potter, aussi connu sous le nom du Garçon-Qui-A-Survécu, a annoncé au début de l'été dernier le retour du plus grand mage noir de tous les temps au terme du Tournoi Des Trois Sorciers. Le Seigneur des Ténèbres serait revenu dans le cimetière des Jedusor et un de ses fidèles serviteurs, que l'on pensait mort depuis 14 ans, Peter Pettigrow, aurait tué le jeune Cédric Diggory, alors âgé de 17 ans au moment des faits.
Le ministère ne semble pas prendre au sérieux ce retour des forces du mal et va même jusqu'a dénigrer le jeune Potter et le directeur de Poudlard, Albus Dumbeldore. Ce dernier aurait profité des « délires d'un jeune garçon souhaitant attirer l'attention » pour tenter de prendre le pouvoir et devenir ministre de la magie.
Cela ne semble-t-il pas un peu compliqué à croire ? Tout d'abord, pourquoi Harry Potter aurait besoin d'encore plus d'attention qu'il n'en a déjà ? Pour information, depuis que le jeune garçon a refait surface dans le monde des sorciers à ses 11 ans, il a été plus que brillant et nous a sauvés, nous, monde sorcier et moldu, plus d'une fois de situations fâcheuses.
De plus, le directeur de Poudlard, Albus Dumbeldore, a confié peu de temps avant la troisième tâche du tournoi des trois sorciers, au printemps dernier, qu'il était « heureux d'être toujours dans cette école où chaque année est forte en rebondissements ».
Alors pourquoi le ministère nie-t-il tout retour du Seigneur des Ténèbres ?
La question que je me permets de vous poser, chers lecteurs et lectrices, est la suivante : Si le mage Noir n'est pas de retour, qui a donc bien pu tuer Cédric Diggory ? »
Harry fût extrêmement surpris de cet article. Le ministère de la magie ne croyait pas au retour de Voldemort ?
Puisque Harry n'avait pas pu lire la Gazette du Sorcier de tout l'été, il n'était au courant en rien des évolutions du monde magique.
Ce fût une angoisse de plus pour lui, et il sentit son estomac se nouer au fur et à mesure qu'ils avançaient vers le château.
Severus Snape était de retour dans ses appartements depuis le matin même. Il n'y avait pas mis les pieds depuis des jours en raison de sa surveillance sur le jeune Potter.
Il s'essaya sur son canapé noir et moelleux devant la cheminée allumée plus tôt par un elfe de l'école.
Cependant Snape ne réussit pas à se concentrer sur la nouvelle année qui allait débuter -avec son lot de cornichons de première année incapables d'allumer un feu sous un chaudron.
Non, le sombre professeur avait d'autres inquiétudes en tête.
Surtout une à vrai dire.
Dolores Ombrage.
Cette femme était la sous secrétaire d'état auprès du ministre de la magie, et seul un attardé ne savait pas que le ministère avait actuellement de gros doutes au niveau de Dumbeldore.
Si Ombrage était à Poudlard, c'était forcément pour espionner et transmettre chaque faits et gestes du directeur à Fudge.
Une autre inquiétude pour Snape était la nature même de cette femme. Elle n'était pas spécialement réputée pour être quelqu'un de tolérant, c'était tout le contraire même.
Une de ses dernières activités avait été d'essayer de faire passer une loi sur la non-reconnaissance et la mise en examen de certains hybrides -loups garous, veelas, vampires…
Sa collègue allait être imbuvable, il le voyait gros comme une maison. L'année n'allait pas être simple…
Comme tous les ans à l'école de sorcellerie de Poudlard, l'année débutait par la cérémonie de répartition. Les premières années allaient être répartis dans une des quatre maisons de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard.
De sa table des rouges et or, Harry regardait les nouveaux venus. Il applaudit comme les autres membres de sa maison les nouveaux Gryffondor de première année. Pourtant le coeur n'y était pas.
Il laissa son regard se perdre au niveau de la table des professeurs. Snape y était assis, et ses yeux à lui étaient tournés vers la femme tout de rose vêtue. A un moment, il détourna son attention d'elle et il tomba sur Harry.
Les deux se regardèrent quelques secondes avant que le plus jeune ne se rende compte de ce qui était en train de se passer. Il fixait Snape. Pire encore, il se noyait dans ses yeux d'obsidienne.
Le jeune homme tourna vigoureusement la tête pour regarder ses mains posées de part et d'autre de son assiette encore vide.
Pourquoi réagissait-il comme ça ?
Il vit ses mains. Il remarqua qu'elles étaient quasiment guéries, alors qu'elles étaient en sang hier soir.
Son esprit s'ouvrit alors sur une sensation de chaleur ressentie dans son sommeil la veille. Quelqu'un massait ses mains avec une extrême délicatesse. Quelqu'un prenait soin de ses plaies.
Était-ce Snape qui avait fait ça ?
Les pensées d'Harry furent interrompues par le professeur Dumbeldore qui commença son traditionnel discours de rentrée.
Il présenta, comme tous les ans, le personnel de l'équipe pédagogique. Encore une fois, Snape était au poste de professeur des potions, ce qui fit ricaner pas mal de lions qui savaient que l'homme convoitait depuis des années le poste de professeur de défense contre les forces du mal.
L'enseignant qui en avait eu la charge fut présenté par Dumbeldore comme Dolores Ombrage. Une femme tout de rose vêtue.
Lorsque ce nom fut prononcé , Hermione bougea de manière nerveuse sur le banc.
-Qu'est ce qu'il y a ? Lui demanda Ron
-Elle travaille au ministère de la magie, pour Fudge, répondit Hermione qui ne parvint pas à cacher l'angoisse dans sa voix.
Harry et Ron se regardèrent, et le brun se souvint de l'article du Chicaneur. Le ministère était clairement contre lui et le directeur de l'école. Si Ombrage était là, c'était clairement signe de mauvaise augure.
Cette dernière se leva et interrompit dans un raclement peu discret de gorge le discours du directeur.
-Merci à vous, cher directeur, pour ces paroles de bienvenue. Il me semble, cependant, que je me dois de vous faire un petit discours à mon tour. Si je suis ici cette année, c'est pour apporter de grands changements à l'éducation des jeunes sorciers et sorcières que vous êtes. Je ne suis pas votre ennemie mais votre alliée, fit-elle en esquissant sur son visage de crapaud un sourire qui aurait même fait trembler Snape.
La sous-secrétaire continua son discours en donnant l'accent sur sa manière d'enseigner. Elle lui donnait même l'attribut d'être « révolutionnaire ».
Ses propos inquiétaient fortement Harry. Tout d'abord parce qu'elle avait été capable d'interrompre Dumbeldore. Personne n'en aurait eu le courage ou le culot de le faire, même pas Snape.
Pourquoi pensait-il encore à Snape ? Le regard du brun ne quittait pas ses mains presque dépourvues de cicatrices et il se remit à se poser des questions.
Le dortoir des garçons de Gryffondor était toujours le même, et à peine furent-ils dedans que les conversations concernant les vacances d'été commencèrent. Ron prenait part à la discussion pour éviter à Harry de le faire. Il savait que son ami ne voulait pas parler et ne voulait surtout pas repenser à la période ou Sirius était mort.
Alors le brun prit son pyjama et ses affaires de toilette dans le dortoir et alla en direction de la salle de bain. Il n'y avait personne, et il en fut bien content. Il détestait se changer devant ses compagnons de chambre. Ce qui pouvait paraitre étrange puisqu'il le faisait après les matchs de Quidditch -a croire que ce n'était pas pareil dans sa tête.
Harry ôta sa chemise et s'opposa au miroir. Il tourna sa tête afin de voir son dos dans la glace et soupira en voyant ce qu'il y avait là.
Les marques étaient toujours là. Elles allaient mettre longtemps à disparaitre si elles en étaient toujours à ce stade après plus d'un mois.
Cela faisait des années qu'il recevait ce traitement quand son oncle était vraiment en colère contre lui. Et cet été, il n'avait pas pu supporter les cris lors des cauchemars de son neveu. Il avait voulu le faire taire pour qu'il comprenne qu'il n'avait pas à le perturber en pleine nuit.
Et il y avait eu Dudley. Ce dernier aimait bien « taquiner » son cousin avec ses amis. Mais eux visaient plutôt le ventre. Et quand Harry se retourna pour le regarder, il était encore parsemé de bleus.
Harry avait appris à gérer la douleur. Ce n'était que des coups après tout. Mais à cause de ces derniers, son corps ne lui paraissait pas du tout enviable. Il se trouvait laid et repoussant. Comment Cédric aurait réagi en le voyant ainsi.
Le brun secoua vigoureusement la tête. Pourquoi Cédric l'aurait vu ainsi, sans sa chemise ? Harry rougit violemment et se retint avec ses mains au lavabo.
Il fallait qu'il se calme. Mais il était trop tard, les images commençaient déjà à danser devant ses yeux.
Il se revoyait avec Cédric avant la troisième tâche. Il s'enlaçaient comme ils l'avaient fait. Ils s'embrassèrent ensuite doucement, un baiser tendre et doux.
Harry ouvrit l'eau et se passa la tête dessous, fermant les yeux.
Cédric passait délicatement sa main dans la chevelure en bataille d'Harry pour approfondir le baiser.
Les larmes du Survivant commencèrent à brouiller sa vue.
Harry savourait le baiser, mais toute son attention était porté sur la douceur de cette main dans ses cheveux. Il aimait le toucher qu'elle lui procurait. Il aimait la chaleur qui s'en émanait. Il ouvrit lentement les yeux.
Il avait en face de lui un regard d'obsidienne. L'homme devant lui n'était plus Cédric Diggory. Le Poufsouffle n'avait pas les yeux noirs et les cheveux gras.
Snape.
Harry releva sa tête, sous le choc de la dernière image qui s'était imposée à son esprit. Un peu trop vite, car son crâne percuta le robinet et le brun poussa un petit cri de douleur.
Il se massa l'arrière de la tête en pestant contre le mobilier de l'école.
Il en avait déjà oublié Snape.
La nuit ne fût pas reposante pour le Survivant. Il ne cessait de voir Cédric se faire tuer dans le cimetière. Puis, le décor changeait et il se retrouvait dans une ruelle de Londres, le corps de Sirius reposant dans ses bras.
Harry se réveilla une fois, en sueur et tremblant.
Il tenta de se rendormir en se concentrant sur un souvenir joyeux.
Pourtant, ce qu'il vit ne fut pas beau a voir.
Il faisait face à un groupe de personnes enchaînées et en haillons. Ils étaient à genoux face à lui et baissaient respectueusement la tête.
Harry les regardait de haut et prit dans ses doigts fins une baguette aussi blanche que sa peau. Il tourna ensuite la tête à sa gauche, où se tenait Lucius Malfoy.
-Lucius, commença Harry d'une voix aiguë, approche.
L'aristocrate s'agenouilla et baissa la tête.
-Je suis fier de toi Lucius. Lève moi, continua Harry en donnant sa main à l'aristocrate.
Ce dernier la prit comme s'il s'agissait d'un objet fragile et de grande valeur. Il aida son maître à se lever et à dominer encore plus la foule qu'il avait en face de lui.
Harry leva sa baguette vers une femme qui se trouvait au premier rang et lui jeta un sort qui fit des étincelles rouges à l'extrémité de sa baguette. Le Doloris.
Harry hurlait comme un dément dans son lit et ne cessait de se tortiller sous la douleur du sort qui semblait l'affecter également.
Mais personne ne l'entendait. Il avait jeté un sort de silence sur sa couche.
Le lendemain matin, Ron ouvrit les rideaux qui bordaient le lit d'Harry et se mit en tête de secouer son ami pour le faire sortir de son sommeil profond. Pendant les vacances, il n'avait cessé de faire des cauchemars et de réveiller toute la maison, mais il ne l'avait pas entendu cette nuit.
Quelle ne fut pas sa surprise au moment où il écarta les rideaux. Le cri presque inhumain d'Harry se fit entendre à travers tout le dortoir et le rouquin fit plusieurs bonds en arrière. Tous les garçons de la pièce se dirigèrent vers le Survivant, choqués par son hurlement.
Ron secoua son ami en le tenant fermement par les épaules. Harry ouvrit les yeux et se redressa dans son lit en repoussant le rouquin.
Il s'était redressé trop vite. Il sentit un violent haut-de coeur le prendre et il cracha de la bile sur son drap, entrainant un mouvement de recul chez ses camarades rouges et or.
Une fois qu'il eut repris ses esprits, il se rendit compte qu'il allait devoir expliquer à ses compagnons de dortoir pourquoi il hurlait comme un dément dès le matin. Et il allait lui falloir une histoire crédible.
-Harry, tu aurais du prévenir Dumbeldore ! S'énerva Hermione alors qu'ils étaient sur le chemin de la grande salle pour prendre le petit déjeuner.
-Je n'allais pas le prévenir pour ça Hermione, ce n'était que des cauchemars… Et puis je vais bien, lui lança le brun, agacé.
Le jeune femme continua de pester contre son ami qui ne voulait pas aller voir le directeur pour lui confier ses problèmes, mais Harry ne l'écoutait déjà plus.
Devant eux, à l'entrée de la Grande Salle, Rusard, le concierge, distribuait des parchemins à tous les élèves.
Harry eut un mauvais pressentiment quand le cracmol lui en tendit un.
Le brun se mit à lire les inscriptions qu'il y avait dessus sans regarder où il mettait les pieds. Il percuta le dos de Ron de plein fouet et leva enfin les yeux du papier.
La Grande Salle avait été réorganisée et cette nouvelle disposition ne put empêcher Harry de faire le lien avec celle du mois de Juin dernier, quand Dumbeldore avait annoncé la mort de Cédric aux élèves.
-Ron ? Demanda le Survivant. Pourquoi la Grande Salle… ?
Mais le rouquin ne répondit pas. A la place il se retourna vers son ami en lui montrant son parchemin du doigt, un air terrorisé sur le visage.
Harry se replongea alors dans la lecture du bout de papier.
« A partir de ce jour, les élèves auront tous les matins, dans la Grande Salle, une séance obligatoire en présence d'un membre du ministère de la magie.
Toute absence est interdite.
En cas de non respect de cette règle, l'étudiant devra faire face à de sévères sanctions. »
-Harry, Ron, ce n'est pas bon signe du tout, souffla Hermione alors qu'un professeur avançait vers le trio.
-Il est temps de rejoindre vos places, dit une voix derrière eux.
Harry se retourna sur ce son familier. Dolorès Ombrage se tenait fièrement, un carnet entre ses mains dodues.
Les Gryffondor ne dirent rien et obéirent instantanément, se dirigeant vers trois places de libre. A côté des Serpentard.
Et comme si ce n'était pas assez dur comme ça pour Harry, il se retrouva à côté de Malfoy, qui se décala le plus possible de lui, le traitant ainsi comme un pestiféré.
Le crapaud rose monta sur l'estrade professorale et se racla la gorge. Les élèves ne devinrent silencieux que lorsque les portes de la salle se refermèrent dans un grondement inquiétant.
Harry avait tourné la tête et pouvait voir que tous les professeurs étaient également présents, assis dans le fond, sauf Snape et Mc Gonagall qui se tenaient debout devant la porte, empêchant quiconque de fuir si l'envie l'en prenait.
-Bonjour à tous, dit une voix de petite fille amplifiée par un sort.
Personne ne répondit. Les étudiants avaient clairement l'air de s'ennuyer. Personne ne voulait être là et ça se sentait dans l'atmosphère qui régnait dans la Grande Salle.
-Allons, allons, continua la sous-secrétaire du ministre, vous devez vous montrer courtois envers votre interlocuteur. J'attends de vous, lorsque je vous parle, que vous me répondiez avec la politesse qui s'impose à mon rang.
Après un court instant où les élèves semblèrent déconcertés par cette annonce, Ombrage continua son monologue.
-Je vais vous expliquer clairement en quoi cela consiste, mes chers élèves.
« Tout d'abord, inutile de vous faire remarquer que je suis plus âgée que vous. De plus, je suis une employée, et pas n'importe laquelle, pas besoin de vous le rappeler, du gouvernement magique. Vous ne pouvez donc pas vous adresser à moi comme n'importe quelle personne trainant dans un bar de l'allée des Embrumes.
Ombrage bomba le torse et continua fièrement :
« Je suis, comme peut-être certains d'entre vous le savent, une Sang-Pur. On ne peut donc pas me considérer comme une moldue insignifiante.
Les titres pour les Sang-Purs sont pour la plupart du temps « Lady », comme moi.
Cependant, nous sommes à Poudlard et je suis votre professeur, vous pouvez donc m'appeler comme tous vos autres enseignants, c'est-à-dire « Madame » ou « Professeur ». »
Harry ressemblait à un poisson hors de l'eau. Il avait la bouche à moitié ouverte et avait le regard perdu au loin.
Ce n'était qu'une façade, car au fond de lui, Harry bouillonnait de rage. Ombrage ne parlait pas des Sang-Pur par hasard.
Hagrid avait expliqué au trio, en deuxième année, que certaines familles comme les Malfoy pensaient être au dessus de certains sorciers, comme les nés-moldus, car ils avaient un Sang-Pur ; c'est-à-dire qu'ils étaient issus de parents sorciers, qui eux-mêmes venaient d'une famille de sorciers, dans laquelle aucun moldu n'était référencé.
Harry prit note du discours d'Ombrage et décida qu'il irait se renseigner sur cet engouement pour les Sangs-Purs à la bibliothèque. Hermione, au fond d'elle, serait fière de lui.
Ombrage ne parla pas pendant longtemps ce matin-là. Elle avait juste fait un long monologue sur le respect des représentants du Gouvernement magique et avait vanté les accomplissements de ce dernier sur les années passées.
Harry sentit la colère monter quand Ombrage essaya de leur faire croire que le système de Fudge était sans faille.
Le souvenir de la mort de Cédric lui revint en mémoire. Non, le ministère avait forcément une brèche dans son organisation. Harry ne pouvait pas laisser passer ça. Il ne pouvait pas laisser la mort de Cédric se faire salir de la sorte. Il ne pouvait pas laisser le Ministère faire croire aux gens que Cédric était mort accidentellement alors qu'il avait en quelque sorte donné sa vie pour Harry. Il était prêt à se battre quand il avait vu que Queudver approchait dangereusement et était menaçant. Non, ce n'était pas un accident mais un meurtre.
Un meurtre perpétré par Voldemort. Et si le Ministère continuait d'affirmer au public que le Lord noir n'était pas revenu, alors ce ne serait sûrement pas le dernier assassinat qu'il allait engendrer.
« Vous comprenez donc l'importance de notre système actuel. Fudge veille à l'épanouissement personnel de chaque sorcier et sorcière de cette école, mais certaines choses, comme les conditions que vous aviez avant pour étudier, ne vous permettent pas d'accomplir les grandes choses dont vous êtes capables.
Et Ombrage continuait de leur bourrer le crâne. Et celui d'Harry menaçait d'exploser si elle ne se taisait pas maintenant.
« Je finirais cette première séance par d'éventuelles questions de votre part, continua le crapaud rose. Je vous prie de lever la main et d'attendre que je vous donne la parole pour parler.
Quelques mains timides se levèrent, tandis que celle d'Hermione, comme toujours, avait fendu l'air pour se dresser, le bras tendu au possible.
Ombrage lui donna la parole ne premier, souriant devant tant d'impatience sur le visage de la jeune fille qui lui faisait face, quelques rangs plus loin.
-Je vous en prie, mademoiselle… ? Demanda Ombrage.
-Granger, professeur.
-Miss Granger, avant que vous ne posiez votre question, quel est votre rang de sang ?
Le visage de la brunette devint livide. Des chuchotements commencèrent à se faire entendre sans les rangs. Harry regarda la salle et vit que Dumbeldore s'était levé, et que Mc Gonagall et Snape étaient tendus, eux aussi. Cette question ne semblait pas prévue dans la séance du matin.
-J'ai des parents moldus madame, dit Hermione d'une voix plus basse qu'a l'ordinaire.
Ombrage eut un sourire mauvais.
-Je comprends que vous ayez une question très chère. Vous ne semblez pas, de votre rang, comprendre la complexité du monde sorcier. Je vous demanderais d'être brève dans ce cas, je ne voudrais pas gâcher le peu de temps qu'il nous reste pour des questions qui auraient déjà trouvé une réponse dans les mots que je vous ait dit plus tôt.
Hermione devint encore plus pâle. Ombrage la prenait pour une idiote uniquement parce que ses parents étaient des moldus.
Cela n'annonçait rien de bon pour la suite.
-Vous parliez du ministère comme une organisation sans faille madame, dit Hermione d'un ton plus ou moins assuré. Puis-je vous demander pourquoi alors, une personne est morte pendant le Tournoi des Trois Sorciers ? Pourquoi n'en parlez vous pas de ça ?
Harry se retourna encore plus vivement que les autres vers Hermione. Pourquoi parlait-elle de cela ? Elle savait pourtant qu'Harry avait encore du mal avec la mort de Cédric.
Ah non, il ne lui en avait pas parlé. Il n'avait rien dit à ses amis sur ses tourments.
Il détourna son regard de la brunette pour dévisager Ombrage. Elle était à son tour devenue pâle. Pourtant, elle sembla se ressaisir et releva la tête fièrement.
-Insinuez vous que le Ministère cache des informations Miss Granger ? Pensez vous vraiment que nous allons parler de cet incident tragique pendant des mois ? C'était un regrettable accident, Miss Granger. Point final. Et le Ministère n'a rien a voir dans cet incident. Nous ne couvrons en rien la mort de Cédric, très chère. En effet ce jeune homme est mort, mais il ne relève en rien la responsabilité du Ministère.
Harry sentit son sang pulser dans ses veines. Une vague de rage l'envahit et il ne put se retenir. Il se leva du siège, brusquement puisque même Malfoy sursauta.
-CÉDRIC A ÉTÉ ASSASSINÉ ET VOUS LE SAVEZ TRÈS BIEN !
Tout le monde se retourna vers Harry, qui, pris par un élan de colère, sortit du rang et se plaça dans le passage, face à Ombrage, les poings serrés.
-Je retire 20 points à Gryffondor monsieur Potter. Retournez à votre place maintenant.
-Vous croyez vraiment que je vais écouter vos mensonges sur la mort de Cédric une seconde de plus ? Vous savez que Voldemort l'a tué et pourtant vous ne dites rien à ce sujet !
Hermione fit signe à Harry de revenir dans le rang, mais ce dernier voulait dévoiler la vérité à toute l'école. Il en avait marre des mensonges.
-Monsieur Potter, j'enlève de nouveau 20 points à Gryffondor. Retournez vous assoir ou la sanction sera beaucoup plus grande.
-Alors répondez à ma question : Comment Cédric est mort ? Quel était cet accident dont vous parlez ?
Ombrage ouvrit la bouche et la referma. Elle ne savait quoi répondre et préféra clôturer la séance avant que les choses ne dégénèrent.
Harry n'était pas de cet avis et voulut parler à Ombrage, mais Ron et Hermione le saisirent par le bras et le forcèrent à sortir de la Grande Salle, en même temps que le flot d'élèves. Mais alors qu'il quittait la Salle les yeux embués par des larmes de rage, il ne vit pas le regard de Dumbeldore et de Snape. Le directeur semblait éprouver de la compassion, tandis que le maître des potions lui lançait des regards noirs.
Harry était si incontrôlable.
La première matinée était insupportable pour Harry. Il n'avait pas pris de petit-déjeuner, le discours qu'Ombrage avait tenu lui avait donné la nausée. Il était resté à table avec ses deux meilleurs amis, a les écouter parler de choses et d'autres, pendant que Ron s'empiffrait bruyamment, comme toujours. Harry eut un petit sourire à ce moment. Tout semblait être si normal. Pourtant, tout avait changé et était sur le point d'exploser.
Quand Harry vit les cours du matin, il décida de ne pas y aller. Les cours avec Binns étaient toujours aussi ennuyeux depuis quatre ans, ce n'était pas cette année que la situation allait changer.
Le brun se rendit à la bibliothèque dès qu'il eut semé ses amis au détour d'un couloir vers la classe du fantôme.
Arrivé à sa destination, il sortit les journaux qui remontaient à quatorze ans. Il savait parfaitement ce qu'il cherchait. Il cherchait des informations sur Voldemort et sur ses intentions. Le lien avec Ombrage ? Elle parlait des Sang-Purs comme Lucius Malfoy l'avait fait. Ce dernier était un mangemort. Alors peut-être qu'Harry se trompait totalement, mais il devait en avoir le coeur net.
Il trouva une partie intéressante dans La Gazette du Sorcier du mois qui précédait la chute de Voldemort.
« Vous-Savez-Qui frappe Londres
De récentes informations ont permis de déterminer que l'accident dans le Londres Moldu de ce mardi était bel et bien une attaque de Vous-Savez-Qui et de ses partisans.
Pour vous rappeler l'incident, il y a quelques jours, à la tombée de la nuit, une explosion, d'une ampleur rarement constatée a ce jour, a tué une centaine de moldus et a fait de nombreux blessés.
Nous avons des raisons de croire que Vous-Savez-Qui a commandité cet attentat, pour tuer le plus possible de moldus, faisant croire à ces derniers que ce n'était qu'un banal accident.
Le Seigneur des Ténèbres a récemment fait passer un message comme quoi il voulait rétablir la justice pour le monde Sorcier. Ses intentions sont simples : Que les moldus et les sorciers vivent dans le même monde. Cependant, Vous-Savez-Qui veut utiliser les moldus comme de simples esclaves, car pour lui, les moldus ne sont que des sous-races. Ils sont moins forts que les sorciers et doivent par conséquent leur obéir.
Nous devons protéger le monde tel qu'il est, pour que les moldus et nous-mêmes vivons en paix. Il est inutile de vous reparler de l'épisode des Sorcières de Salem. Nous ne pouvons pas nous exposer au monde moldu ainsi. Nous ne savons pas quelles seront les retombées. »
Et dans un autre journal, Harry put lire le discours officiel qu'avait fait Voldemort au monde sorcier :
« Le Seigneur des Ténèbres fait passer un message à la population sorcière
Mes très chers amis sorciers,
Je vous parle aujourd'hui dans le but de vous faire connaitre mes nobles intentions envers notre monde. Depuis des milliers d'années, nous vivons dans la crainte des moldus et de leur esprit plus que fermé à notre égard. Ils nous traitent en effet comme des nuisibles alors que ce sont finalement eux qui nous nuisent. Ils nous déciment, ils créent des sorciers qui perdent de leur pouvoir. En se liant à eux, nous avons fait l'erreur de croire que nos enfants seront aussi puissants que les autres sorciers. Les moldus nous affaiblissent. En continuant sur cette voie, il n'y aura bientôt plus de sorcier Sang-Pur dans notre monde.
Je vous alerte aujourd'hui. Rejoignez moi dans cette noble cause. Continuons de préserver le Sang Pur de nos puissantes familles. Pour ceux qui ne me joignent pas, sachez que vous n'aurez rien à craindre de moi, si vous n'avez rien à cacher. »
Harry sortit de sa lecture avec des frissons. Non seulement Voldemort tentait d'exterminer les moldus, mais Ombrage suivait sa voie en plein milieu d'une école. Elle faisait comprendre aux étudiants que le Sang-Pur était plus fort que le reste de la population sorcière.
Le Survivant était prêt à parier qu'elle allait bientôt menacer les nés-moldus d'affaiblir le pouvoir sorcier.
Quand Harry sortit de la bibliothèque, il était presque midi et les salles de classes commençaient à se vider. Un flot d'élèves avait envahi les couloirs et se dirigeaient vers la Grande Salle pour prendre leur repas.
Il se mêla aux reste des étudiants et repensa à Sirius. S'il était encore là, il aurait pu l'aider à comprendre les intentions d'Ombrage. Son parrain aurait sûrement compris les intentions du crapaud rose.
Mais Sirius n'était plus là.
Sirius Black ne serait plus jamais là.
Sur le chemin de la Grande Salle, Harry entendit des murmures autour de lui. Il n'entendait que ça. Il entendait le nom de Cédric revenir comme un refrain entre les murs de pierre de Poudlard.
Et son coeur se serra.
Snape annonça la fin de son cours aux premières années qu'il avait en face de lui. Ces cornichons promettaient d'être de vrais dangers publics dans les prochaines semaines à venir.
Snape détestait les premières années pour cette raison. Il détestait leur stupidité, leur manque d'intelligence évident quand on leur parlait de potions.
Quand le dernier cancre de Gryffondor eut quitté la salle, la terreur des cachots s'enfonça dans sa chaise en soupirant.
L'année allait être longue.
Mais Snape ne réfléchit pas plus longtemps à ça. Il se releva avec grâce, en faisant voler ses robes noires. Il se dirigea vers la Grande Salle pour prendre son déjeuner, dans le bruit, comme toujours.
Une fois dans la pièce, l'ambiance semblait tendue. Pas de rires ni de cris dans tous les sens. Les élèves étaient tous plus ou moins silencieux et parlaient à voix basse à leurs voisins de table. Snape passa près de la table des Serdaigle et entendit des murmures qui captèrent son attention.
« C'est ce que j'ai entendu dans les toilettes des filles tout à l'heure, ce serait lui qui aurait tué Cédric… »
« Il l'aurait tué par jalousie »
Snape ne comprenait pas vraiment les propos des élèves. Pourtant, quelque chose lui indiquait que ce qu'ils étaient en train de dire était très important, et les rumeurs qui circulaient expliquaient la tension qui régnait dans la Grande Salle.
Un hurlement puissant se fit entendre à la table des Gryffondor et Snape fit volte-face.
Potter.
-JE N'AI PAS TUÉ CÉDRIC ! ET ARRÊTEZ DE ME DÉVISAGER COMME ÇA ! ET FERMEZ LA ! TOUS !
Le Survivant était rouge de colère et ses yeux verts semblaient consumés par une rage d'une rare force.
-Hey Potter, l'appela un blond à l'autre bout de la Grande Salle.
Harry se retourna sur Malfoy, qui riait déjà fortement.
-Alors comme ça tu as tué le Poufsouffle pour te taper sa copine ?
Les murmures disparurent. Tout le monde était concentré sur la discussion entre Draco et Harry. Même les professeurs avaient cessé de discuter pour écouter la conversation.
Harry avança vers le Serpentard d'un pas vif, les poings serrés. Une veine pulsait frénétiquement sur son front.
Les pas du Survivant s'accélérèrent. Il se mit à courir vers Malfoy. Il ne ralentit pas quand il arriva sur lui et le plaqua violemment au sol, frappant son visage de ses poings. Il entendait la mâchoire du blond craquer mais il n'en fit rien. Il continuait de taper contre cette tête si fragile qui se couvrait peu à peu de sang frais.
-JE N'AI PAS TUÉ CÉDRIC ESPÈE DE CONNARD ! JE NE LUI AURAIS…
Il frappa l'arcade sourcilière de Draco.
-… JAMAIS…
Puis il empoigna la tête du blond de ses deux mains. Il l'approcha de son visage.
-… FAIT DE MAL !
Et il cogna le crâne du Serpentard contre le sol dur.
Du sang émana de la tête du blond qui avait perdu connaissance. Harry pleurait à chaudes larmes, et il avait envie de faire du mal. Punir tous ceux qui osaient l'insulter. Leur faire fermer leurs bouches qui crachaient du venin à tout va.
Il voulait tous les tuer.
Snape avait assisté avec effroi à toute la scène et était, comme tous les autres professeurs, resté figé devant tant de violence de la part du Survivant. Même s'il s'agissait de Draco Malfoy.
Mais un nouveau cri déchira le silence qui était tombé depuis que le Survivant avait fini de cogner sur le blond.
Il s'agissait du hurlement de Potter.
Il se tordait de douleur sur le sol. Cette posture, Snape la connaissait. Il savait très bien ce qu'elle signifiait.
Mais personne dans la salle n'utilisait sa baguette.
Doloris.
Voilà donc pour ce chapitre 3, laissez moi donc une petite review pour me donner votre avis :3
Le chapitre 4 est déjà en route, et il est déjà bien parti...
Juliet Drake.
(Ps : J'ai écrit ce chapitre sur des chansons du groupe "LITTLE BIG", que j'ai eu la chance de voir au Motocultor (festival de métal à St Nolff, près de Vannes), ce n'est pas un groupe de métal, mais un groupe dit "d'électro crash russe". Franchement, pour certains passages assez violents de ce chapitre, j'ai écouté en boucle "Life in Da Trash" et "Russians Hooligans". Bref, je fais de la pub, mais j'aime bien ce groupe.
Sinon le reste de la fanfic a été en partie écrite sur du Two Steps From Hell. Ben vi, Harry Potter c'est épique.)
