Heeeeeeeeeeey !
De retour pour ce second chapitre!
Merci beaucoup pour vos rewiews, ça me fait très plaisir ! :)
Donc voilà, je n'ai pas grand chose à dire, je pense que ce chapitre devrait vous plaire (moi je l'aime bien en tout cas ;D)
Alors à...la fin du chapitre et je vous souhaite une bonne lectuuuuure!
Chapitre 2 : choisir son camp
Deux nuits sont passées, froides et angoissantes pour les habitants de Beurk. Le soleil se lève sur le village, sur les immenses bâtisses devenues impossibles d'accès pour des vikings ne mesurant pas plus que douze centimètres, et encore, pour les plus grands.
Tout le village s'est réuni dans la forge de Gueulfor, et toutes les étagères sont remplies de petits êtres terrorisés.
Dans le cadre de la grande porte, deux hommes discutent.
L'un est vêtu d'une tunique en peau de poisson, il porte une grande barbe rousse et des yeux verts qui brillent d'une lueur inquiète.
L'autre porte de longues feuilles vertes accrochées autour de son corps par des brins de pailles noués entre eux. Ses longues moustaches blondes pendent faiblement et d'immenses cernes s'étendent sous ses yeux.
- Enfin Stoik, on parle d'Harold, il sait se débrouiller seul ce gamin, dit Gueulfor avec un faible sourire.
- Je sais je sais mais comment veux tu que je ne m'inquiète pas ? commença Stoik. Tout le monde est ici, dans la forge, sauf lui ! Ca fait deux jours qu'il n'es pas rentré!
- Calme toi, mon bon chef, il va revenir, ce n'est pas parce qu'il est minuscule qu'il ne s'en tira pas…
- Si justement ! Enfin Gueulfor, réfléchis, reprit il en voyant l'air blasé du forgeron. Harold, sa vie, c'est les dragons, et sans eux il est, il est…il est rien Gueulfor !
- Stoik…interrompit le blond. D'accord, il est un peu empoté sans Krokmou, mais n'éxagère pas, c'est ton fils, et tu ne pourrai pas être plus fier de lui ! Il est incroyable ce gamin, il s'en sortira !
- Sans doute, tu as raison, mais j'ai aperçu Krokmou tout à l'heure…il est monstrueux, encore plus grand que la mort rouge que nous avons combattu il y a quelques années ! Rends toi compte Gueulfor, on va devoir vivre comme avant, chasser, pêcher, et tout sans les dragons, s'écria Sroik.
- On s'y habituera, réconforta Gueulfor.
- Mais Harold n'est pas prêt pour ça, reprit le chef en soupirant.
- Reprends toi Stoik, dit enfin le forgeron. Et je crois que ton devoir de chef t'appelle au secours, tu as un peuple à rassurer !
- Oui, tu n'as pas tort, grommela Stoik.
Gueulfor le regarda rentrer dans la forge d'un œil fatigué. Ces deux journées avaient été épuisantes pour le viking. Il les avait passées à accueillir des villageois paniqués dans la forge, les étagères s'étaient transformées en hôtels pour vikings.
Il se souvenait avoir passé une demi-heure à calmer la mère Larson en pleine crise de panique. Cette famille avait décidemment de la bouse de yack dans les veines ! Seul Gustave rehaussait le niveau des Larson.
D'ailleurs, il s'était drôlement endurci ces derniers temps, le petit Gustave. Quelque chose avait changé en lui. Il était silencieux, voir même ténébreux, inquiétant. Il paraissait aussi plus fort et plus musclé.
Mais là n'est pas la question. Cette nuit, il avait dû confectionner de nouveaux vêtements pour tout le village, ainsi que des armes, des outils…Ce n'est pas pour rien qu'il est l'homme à tout faire du village.
Et c'est ainsi que ce matin là, il était dans un état second, n'ayan pas dormi depuis deux jours. De plus, il avait beaucoup de mal à marcher, il avait remplacé rapidement sa jambe par un vulgaire bâtonnet, et n'avait même pas eu le temps de trouver quelque chose pour remplacer sa main.
- Gueulfor !
Le blond se retourna aussitôt.
- Harold ? Ah on te cherchait justement. Pourquoi tu es rentré aussi tard ?
Le jeune homme le regarda d'un air exaspéré, assis sur le sol.
- Je ne sais pas peut-être qu'avancer à cette taille sur le sol avec une jambe en moins, c'est un peu long ? Ca fait deux jours que je rampe sur l'herbe, que je dors dans l'herbe et que je mange de l'herbe !
- Tu n'avait qu'a sauter à cloche-pied ! dit Gueulfor d'un air réjoui.
- J'ai essayé, répondit Harold qui avait l'air d'une humeur détestable. Mais j'ai abandonné après m'être vautré une bonne dizaine de fois.
- Ah, je vois, marmonna Gueulfor devant l'air lamentable du jeune viking.
- Ils restèrent ainsi sans bouger pendant un certain temps, Harold géné d'être ainsi assis devant Gueulfor dans cette tenue peu appropriée.
Il se mordit les lèvres et soudain, n'y tenant plus :
- Gueulfor…Mais qu'est ce qui s'est passé ? hurla t-il, donnant mal à la tête d'un Gueulfor déjà exténué. Pou…pourquoi on est comme ça ?
- Je ne sais pas, personne ne le sait, répondit le blond d'un regard désolé. Mais ne crie pas comme ça, s'il te plait…
- Pas même Gothi ? demanda t-il.
- Oh, elle le sait surement, commença le viking en pointant la hutte qui se trouvait à ce qui semblait être des kilomètres au-dessus d'eux. Tu lui demanderas quand tu auras trouvé le moyen de monter…
- Tu veux dire que Gothi est coincée dans sa hutte avec aucun moyen d'en sortir ? s'écria Harold, choqué.
- Dans l'immédiat, oui, dit-il en étouffant un bâillement.
- Oh Thor, mais Qu'est ce qu'il s'est passé, marmonna le jeune homme. Et Krokmou, il est où ?
Il remarqua que le blond évitait son regard.
- Gueulfor, où est Krokmou ? répétât t'il d'un ton cassant.
- Euh…disons que tu n'es peut-être pas de taille à aller le voir, si tu vois ce que je veux dire…
- Mais…
- Harold, coupa Gueulfor. Calme toi. Je vais te chercher une nouvelle jambe, je me doutais que tu en aurai besoin.
- Merci Gueulfor, bredouilla le dragonnier.
Il le regarda rapidement s'éloigner puis se releva en s'appuyant sur un caillou. Tenant difficilement debout, il soupira. Jamais il n'avait eu l'occasion d'affronter de pareilles situations. Le simple de fait de penser qu'il est minuscule lui donne le vertige.
Soudain, il vit quelqu'un foncer sur lui. Un rayon de soleil éclaira le visage d'Astrid, un immense sourire aux lèvres.
La jeune fille se précipita sur lui et l'entoura de ses bras, mais sous le choc, Harold perdit l'équilibre sur son unique jambe.
- Astrid, je vais tombééééé…
Ils tombèrent tous les deux sur le sol, Astrid surplombant Harold. Elle eu un petit sourire d'excuse et se releva aussi vite qu'elle était tombée en entendant la voix de Kranedur derrière son dos.
- Vous faisiez quoi là ? demanda t-il avec un sourire narquois.
- Kranedur…menaça Harold.
- Non mais en plus, Harold, vu ta tenue, n'importe qui s'y tromperait.
- Kranedur.
- C'est vrai, toute personne sensée aurait pu y voir plus que de simples retrouvailles.
- Kranedur ! hurla Harold.
- Heureusement pour vous je ne suis pas une personne sensée, se défendit le jumeau. Et puis je ne faisait qu'exposer mon point de vue, et tout le monde sait que le point de vue des durs est le plus important, le plus fidèle, le plus plausible, le plus…
Il se tût face au regard assassin que lui lançait Harold.
La pression retombée, Harold pu se concentrer sur la tenue de ses compagnons.
Chez Astrid, la première chose qu'il remarqua fut ses cheveux, ses magnifiques cheveux blonds, détachés, qui lui tombaient sur les épaules. Elle portait une petite robe courte faite en feuilles vertes et pointues, ce qui lui donnait un air guerrier. Ses chevilles nues étaient entourées de petits fils d'herbe jaunie, et dans son dos étaient accroché un arc et un carquois rempli de flèches. Elle tenait également une brindille sur laquelle était accroché une pierre taillée en pointe, ce qui lui faisait une lance.
Cet accoutrement lui allait à merveille, et Harold se sentit d'autant plus ridicule avec son pauvre pagne autour de la taille et même Kranedur ne pouvait le réconforter.
Il était habillé avec une longue toge composée de toutes sortes de matériaux, allant de simples morceaux de tissus au liquide visqueux dont il ne voulait surtout pas connaître la nature. Et il portait une moitié de bogue de marron sur la tête, ce qui lui faisait un casque. Il était assez ridicule, mais au moins était il entièrement habillé.
- Et…euh…sinon c'est Gueulfor qui a fabriqué vos tenues ? demanda t-il, pressé de changer de sujet car les deux dragonniers le regardaient très...fixement et ça le mettait légèrement mal à l'aise…
- Je crois que oui, répondit Astrid. On peut le remercier, il a fait tout ça en un temps record !
- J'arrive ! dit une voix.
Gueulfor s'approcha avec un bout de bois dans les mains et le tendit à Harold.
- Ta nouvelle jambe ! s'exclama t-il d'un ton ravi.
Harold l'attrapa et la fit tourner entre ses mains. Elle semblait plutôt solide et en parfait état de marche, mais Harold ne put s'empêcher d'avoir un pincement au cœur : ce n'est qu'un bâton, un vulgaire morceau de bois. Et pour lui, qui était habitué à sa jambe d'excellente qualité en métal, une jambe de bois…ce n'est pas une jambe, quoi !
A contre cœur, il accrocha le bâton sur son moignon, et tenta de se relever.
Il n'éprouvait pas de réelles difficultés à marcher, mais le contact avec le sol était bien plus dur, et une sensation bizarre emplissait sa jambe lorsqu'il posait le pied par terre.
Enfin, ça aurait pu être pire, au moins il pouvait marcher, et il remercia chaleureusement Gueulfor.
Les autres dragonniers étaient enfin arrivés.
Rustik avait failli provoquer une crise cardiaque chez Harold, car il était vêtu de peaux de rats dont il restait encore la tête. Harold avait eu un choc en le voyant débarquer avec une tête de rat sur le torse et une autre sur le crâne.
Varek, quant à lui, portait une tunique en écailles de dragons, les écailles de Krochefer sans doute puisque le dragon de Rustik avait tendance à perdre beaucoup d'écailles et qu'elles étaient rouge feu.
Et Kognedur…on ne la reconnaissait plus. Ses longs cheveux blonds détachés qui tombaient en cascade sur les épaules volaient au vent, et sa petite robe en tissu bleu turquoise mettait le bleu de ses yeux en valeur.
Celle là, Gueulfor l'aura réussi, pensa Harold. Il aurait volontiers admis qu'elle était très jolie si il n'y avait pas Astrid qui la regardait avec une expression presque jalouse.
Et à présent, tous restaient silencieux, seul Varek baragouinait quelques phrases pour remonter le moral des autres.
- Aller, on a déjà vu pire comme situation les gars, on peut toujours tout arranger non ?
Et c'était quand la pire situation ? répliqua Rustik en levant les bras au ciel.
- Peut-être…le désastre de Viggo ? La mort rouge ? Les ailes de la mort ? L'écrevasse ? tenta Varek. Je ne sais pas, mettez-y un peu de bonne volonté tout de même, s'énerva t'il.
- Pour une fois, Rustik a raison, dit Harold. Je ne pense pas qu'il y est jamais eu de pire situation. Si on s'en est sortis, c'est uniquement grâce aux dragons, et là, si quelqu'un à vu nos dragons, qu'il le dise, je ne sais même pas où est Krokmou…
Harold fronça les sourcils en voyant que les dragonniers avaient tous baissé la tête et regardait fixement le sol.
- Où est Krokmou ? Vous le savez ! Où est il ? Où sont les dragons ? cria t-il en voyant que personne ne lui répondait.
- Si tu veux vraiment le savoir, il est là-haut, annonça Kranedur en pointant quelque chose derrière Harold.
Harold fit volte face et ses yeux s'agrandirent de stupeur.
Krokmou était là, posté sur le haut d'un toit, et poussait des rugissements déchirants.
- Il te cherche Harold, dit doucement Astrid.
Harold resta figé. Son dragon était monstrueux, gigantesque, et le jeune homme ne devait même pas faire la taille de son œil.
- Krokmou…
Le dragon atterrit sur le sol, rugissant de désespoir, ses yeux brillants d'une lueur paniquée.
Prenant son courage à deux mains, Harold courut vers son dragon en ignorant Astrid qui l'appelait et lui criait de revenir. Il s'arrêta près de lui, le cœur menaçant de sortir de sa poitrine face à l'immensité de son compagnon.
- Krokmou ! C'est moi mon grand, je suis là ! Il se mit à gesticuler en tout sens pour que son dragon l'aperçoive.
- S'il te plait Krokmou…
Enfin, le furie nocturne le vit. Enfin, il ne vit pas Harold. Il vit une petite créature qui gigotait sous son nez en poussant de petits cris aigus. Il poussa un grognement et sortit ses dents.
- Krokmou ?
Le dragon se redressa de toute sa hauteur en grognant de plus belle.
Dans un mouvement rapide, il fondit sur le jeune dragonnier qui fit un bond de coté pour éviter ses dents.
A terre, Harold regarda son dragon dans un état de panique total.
- Krokmou mon grand c'est moi ! supplia t-il.
De plus en plus énervé, le reptile rugit et prépara un tir plasma.
- Non Krokmou, écoute moi, je suis là ! hurla t-il, les yeux embués de larmes.
- Harold ! Recule ! cria désespérément Astrid en voyant qu'Harold restait figé sur place.
Trop tard. Il n'y avait pas d'échappatoire. Résolu, Harold ferma les yeux. Il était prêt à mourir, à être tué de la main de son dragon, il ne pouvait, s'enfuir de toute manière.
Il attendit, les larmes coulantes sur ses joues.
Ce n'est pas le Krokmou qu'il connaît. Privé de toute présence familière, ne pouvant voler seul, alors que les autres dragons étaient partis probablement à la recherche des humains sur d'autres îles, Krokmou n'est plus qu'une bête sauvage.
Juste un dragon qui attaque ce qu'il veut, ceux qui l'embêtent.
Il ne le fait pas exprès, rongé par la peur et le désespoir, il est sol.
Harold aurait surement voulu que cela finisse tout de suite, ne pas voir la scène qui allait se dérouler sous ses yeux quelques secondes plus tard, mais le coup de grâce ne venait pas.
A la place, il entendit un hurlement déchirant. Krokmou. Harold ouvrit les yeux sur un spectacle désolant.
Astrid avait enfoncé sa lance dans la patte de Krokmou qui rugissait de douleur alors que la jeune fille lui pourfendait la patte à de multiples endroits. De son coté, Kranedur lancait des pailloux à l'aide d'une fronde.
- Non ! Fichez lui la paix ! Arrête Kranedur ! s'égosilla Harold.
Mais Kranedur, pris dans sa lancée, envoya une pierre dans l'œil du furie.
Harold vit la pupille de son dragon virer lentement au rouge, à l'endroit où Krane l'avait frappé.
- Kranedur, lâche ça immédiatement ! cria t-il d'un ton à la fois froid et paniqué.
Mais ils furent bien vite rejoints par les guerriers de Beurk qui l'attaquèrent de toute arts en poussant des cris de rage.
Krokmou, perdu et anéanti, rugissait de souffrance face aux coups des vikings, devenus ses ennemis. Ils avaient beau êtres minuscules, tout ce petit monde armé de pierres tranchantes commençait à faire de profondes entailles sur le corps de Krokmou.
Impuissant, Harold se précipita sur Mastok qui lançait des sortes de bolas en lacets de bottes sur Krokmou et lui sauta au cou pour l'empêcher de poursuivre son travail barbare.
- Arrêtez, je vous en supplie, il ne fait pas exprès, il ne comprend pas ce qui se passe, vous vous rendez comte de ce que vous faites, ce sont nos amis ! cria Harold en essayant d'arracher l'arme des mains de Mastok.
Mais le père de Rustik l'envoya au sol d'un mouvement de bras.
Enragé, Krokmou poussait des hurlements monstrueux et se débattait comme il pouvait. Dans une détente fulgurante, il croqua trois vikings qui lui entaillaient férocement la patte.
- Non…Krokmou…balbutia Harold, choqué et impuissant.
Il entendit vaguement son père arriver à sa droite, une arme fraichement inventée par Gueulfor à la main.
Il fit tourbillonner l'arme au dessus de lui grâce à une corde et envoya l'objet sur le dragon.
Le tourbillon composé de lames et de pierres coupantes s'écrasa dans l'œil du reptile. Le sang gicla et une goutte, une énorme goutte de sang tomba et s'écrasa sur Harold qui poussa un cri de surprise.
Paniqué, perdu et blessé, Krokmou poussa un rugissement à fendre l'âme et s'en alla vers la mer.
Harold, couvert du sang de son meilleur ami, le regarda partit et s'effondra, à genoux sur le sol.
- Pourquoi ? Qu'est ce qui vous a pris ? lança Harold d'une voix froide.
Stoik soupira.
- Nous somme désolés fils. Les dragons ne nous reconnaissent plus. Dans ces conditions, l'amitié avec eux devient impossible, expliqua t-il.
- Ce n'est pas une raison ! Regardez ce que vous lui avez fait ! hurla Harold, une grosse larme roulant sur sa joue, ce qui eut pour effet de le faire rager encore plus.
- Cette situation, c'est comme si nous revenions à la vie d'avant, souffla le chef de Beurk. Il va falloir chasser se défendre sans les dragons, et malgré nous, se battre contre eux…c'est inévitable Harold.
- Je refuse d'y croire ! hurla Harold.
- Calme toi Harold, murmura Astrid.
- Me calmer ? Me calmer ? Ce n'est pas ton dragon il me semble, qu'on a essayé de tuer ! Et tu y a participé sans aucune hésitation ! Pourquoi le bout de ta lance est-il ensanglanté ? cria t-il le plus fort dont il était capable.
- Ton dragon n'est pas mort à ce que je sache ! s'exclama Astrid.
- Il est blessé, c'est largement suffisant, répliqua Harold.
- Harold ! cria la jeune fille. Tu crois que ça me fait plaisir de faire ça ? A ton avis, comment étais-je quand j'ai du me battre contre Tempête la nuit dernière ? Elle est arrivée dans la forge et a bouffé le quart de notre village ! On fait ça pour notre protection ! Si personne n'a d'armes, si personne ne se bat, en une journée, on sera tous morts ! Cette situation passe au dessus de nos liens avec les dragons !
Ils ne nous reconnaissent pas, on est des proies bien trop faciles ! On a déjà perdu plus d'un quart du village ! Tu peux comprendre ça ?
Harold ne répondit pas.
- Dis quelque chose Harold, répond moi s'il te plait, dit elle, le visage suppliant.
- Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là…Krokmou…c'est mon meilleur ami…je ne peux pas me battre contre lui…
- Moi non plus je ne me sentais pas capable de me battre contre Tempête, dit-elle, se radoucissant. Quand elle est arrivée et qu'elle a commencé à détruire la forge, j'ai tout fait pour qu'elle me reconnaisse, comme toi avec Krokmou…Et puis elle s'est mise à dévorer les personnes les plus proches. Comment voulait-tu que je réagisse ? J'ai complétement paniqué, je savais que je n'avais aucun contrôle sur ma dragonne. Et Stoik-elle le désigna d'un geste du menton- a ordonné de l'attaquer.
J'ai longuement hésité, et en la voyant avaler tout ce qu'il y avait a portée de main, j'ai fait mon choix : j'ai attaqué.
- Et si il t'aurait demander de la tuer, tu l'aurai fait je suppose ? demanda Harold d'un ton sec.
- Bien sur que non, répondit-elle, outrée. Tu te rends comte de ce que tu dis ? Tuer ma dragonne ? Tu me crois vraiment capable d'une monstruosité pareille ?
- Enfin Harold, s'énerva t-elle en voyant qu'il ne répondait pas. Je ne fais que mon devoir ! Je fais parti de la garde de Beurk, donc la protection du village, c'est ma priorité !
- Donc Tempête, tu t'en fiche ? déclara Harold qui avait de plus en plus de mal à garder son sang froid.
- Comment peux tu dire ça Harold ? s'écria Astrid. Ca n'a vraiment pas été facile pour moi de faire ça !
- Mais tu l'a fait, tu as attaqué Tempête, puis Krokmou, hurla Harold. Mais sache une chose, si jamais vivre sur Beurk c'est se battre contre ses meilleurs amis, je n'hésiterais pas une seconde à quitter le village !
Indignée, Astrid le regarda avec une expression choquée, presque dégoutée.
- Et bien vas-y ! hurla t-elle, les yeux rougis. Pars si c'est ce que tu veux ! Abandonne nous tous ! Mais permet moi de te dire une chose ! Si..si tu veux tout savoir, j'étais en pleurs quand j'ai attaqué Tempête ! Mais ça, Harold Haddock n'en a rien à faire ! Tout ce qui lui importe, c'est lui et son stupide dragon ! Si Krokmou était en train de dévorer le village entier, Harold Haddock s'en ficherait du moment qu'on ne touche pas à son précieux dragon ! Tu ne penses qu'as toi et à Krokmou, mais les autres, c'est comme si ils n'existaient pas. Et bien va t'en maintenant ! Aller, pars de Beurk, mais ne vient pas pleurnicher parce que tu vient de te rendre comte de ce que tu es ! Tu n'es qu'un égoïste Harold !
Et ce chapitre se clôt sur cette note très joyeuse :D
Je n'ai pas trop insisté sur les détails des tenues, à vous de les imaginer à votre sauce...
On se retrouve donc prochainement dans...le prochain chapitre ! (sans blague)
Une p'tite rewiew? x)
A bientôt !
Cyclone :D
