NdlA : même message que pour Obsession Fatale, je vouslais updater plus tôt, mais fanfiction ne voulait pas !
Chapitre 3
Riza se réveilla la première. Elle ouvrit lentement ses yeux, avec la sensation de quelque chose d'inhabituel.
Ce quelque chose étant la présence de son Colonel dans son lit de jeune fille.
Ce qui la surprit encore plus était qu'elle se trouvait actuellement contre lui, la tête reposant sur son épaule.
Oups. Elle avait dû avoir froid durant la nuit et s'était rapprochée de lui pour profiter de sa chaleur.
Avec des gestes précautionneux, elle s'écarta de lui et sortit du lit. Il grogna faiblement et se retourna sans se réveiller.
Riza mit ses pantoufles et descendit à la cuisine où elle fut accueillie par sa mère et la bonne odeur du café frais.
« Bonjour ma chérie, bien dormi ?
« Bonjour maman. Tu m'étonnes, je suis tombée comme une souche.
« Et Roy, il dort encore ?
« Oui, je n'ai pas voulu le réveiller. »
Riza se servit un bol et s'installa à table. Elle prit un croissant et mordit à pleines dents dedans.
« Il est vraiment charmant. Tu ne m'avais pas dit à quel point il était beau !
« Tu trouves ?
« Oui, et il a l'air très amoureux. »
Et l'oscar du meilleur acteur revient à … Roy Mustang pour son interprétation du parfait fiancé !
Riza fut tirée de ses pensées par la voix masculine qu'elle connaissait si bien. Roy se tenait dans l'encadrement de la porte en pyjama.
« On parle de moi ! Bonjour Sarah. »
« Bonjour Roy. »
Il s'approcha de Riza.
« Bonjour ma chérie. »
Il se pencha et lui déposa un chaste baiser sur la joue. Riza s'étrangla avec son croissant et faillit lâcher son bol !
« Hm, bonjour. »
Roy s'étira.
« Hmmm, j'ai dormi comme un loir, ça faisait super longtemps. C'est calme ici, ça change de la ville.
« Ca c'est sur. Vous prenez quoi à déjeuner ?
« Café, mais laissez, je vais me débrouiller. »
Mais Sarah insista pour le servir. Il s'assit à côté de Riza.
« On est les premiers levés ?
« Non, Jeff et son père sont partis faire un tour vérifier que tout se passe bien à l'entreprise. Fred et Saïna sont à la douche, les enfants jouent avec Hayate dans la cour. Il n'y a que Paula qui dort toujours.
« Quel est le programme pour aujourd'hui ?
« Cet après-midi je vais avec maman et Saïna chez la couturière. Je pense que Jeff et papa seront là ainsi que Fred. Vous pourrez rester entre hommes. Mais si vous voulez Colonel, ce matin, je peux faire le guide touristique et vous faire visiter la région.
« Et bien Riza, tu donnes du 'Colonel' et tu vouvoies Roy maintenant ? » Sarah fronçait des sourcils.
Cette fois-ci, Riza recracha le café qu'elle était en train de boire.
« Mince, je suis désolée. » Elle prit sa serviette pour essuyer le bazar qu'elle venait de faire.
« C'est une habitude que j'ai du mal à perdre Maman. Avant d'être mon fiancé, Roy était un client. J'avais l'habitude de le vouvoyer. N'est-ce pas ?
« Tout à fait mon petit canard en sucre. »
Mon canard en sucre ! Et puis quoi encore ?
De stress, Riza avait les mains qui tremblaient.
« Bon, c'est pas le tout. Mais si on veut avoir le temps d'aller faire ce tour, il va falloir passer l'accélérateur. Je vais à la douche. »
Elle sortit en coup de vent de la cuisine, laissant Roy seul aux mains de sa mère.
Elle monta quatre à quatre les escaliers et s'engouffra dans la salle de bain. Heureusement, celle-ci était attenante à sa chambre et au moins elle n'avait pas à faire la queue pour prendre sa douche.
Ce serait un avantage certain lorsque la maison sera envahie dès le lendemain !
Elle se déshabilla et se glissa sous le jet d'eau.
Il fallait dire qu'elle était plutôt agréablement surprise du comportement de son Colonel. Il jouait son rôle à la perfection, même parfois un peu trop. Elle revit en mémoire le baiser qu'il avait déposé sur sa joue ce matin, et aussi lorsqu'il lui avait pris sa main au dîner la veille et qu'il lui avait tendrement embrassé les doigts.
Toutes ces petites attentions étaient bien agréables. Elle se surprit à soupirer.
Du calme Riza, il ne faut pas t'y habituer. C'est de la comédie. Juste pour le week-end. Ensuite tu redeviens le premier lieutenant et lui ton Colonel.
Oui, mais tout de même, c'était bien agréable d'être « la fiancée » d'un homme comme Roy Mustang. Il se montre tellement charmant.
Après tout, ne t'es-tu jamais imaginée dans ses bras ? Si bien sûr, plus d'une fois. Alors profite ma vieille, ça n'arrivera plus après ce week-end.
Oh la Riza, calme toi, qu'est-ce que tu es en train de penser ? Tu es folle ou quoi ? Tu arrêtes ça immédiatement. Roy Mustang n'est pas pour toi, il ne peut rien arriver entre lui et toi, et il n'arrivera jamais rien. Tu es un soldat, son premier lieutenant et lui ton Colonel.
Riza avait l'impression d'avoir un petit ange et un petit diable qui se battaient sur chacune de ses épaules.
Ca suffit !
Elle se rinça la tête à l'eau fraîche et l'ange et le démon finirent dans le siphon de la douche.
Elle terminait de se sécher lorsqu'elle entendit la porte de la chambre s'ouvrir et se refermer. Elle noua sa serviette autour d'elle et se démêlait les cheveux.
« Riza, vous êtes là ?
« Oui, dans la salle de bain. »
La porte s'ouvrit sur Roy. Riza fit un bond et lâcha sa brosse à cheveux. Le visage de Roy vira au cramoisi et il referma vivement la porte.
« Je suis désolé, je pensais que vous aviez terminé, je ne voulais pas être indiscret. »
Mon Dieu, elle va me tuer !
Riza apparut emmitouflée dans son peignoir.
« Ce n'est pas grave. Je n'avais qu'à verrouiller ma porte. »
Mais l'un comme l'autre était gêné et n'osait se regarder en face.
« Vous pouvez y aller si vous voulez, j'ai fini. »
Roy s'engouffra à son tour dans la salle de bain. Riza se détendit lorsqu'elle entendit l'eau couler sous la douche.
Jugeant que le moment était « sûr », elle s'habilla d'un pantalon et d'un tee-shirt. Elle bouclait sa ceinture lorsque Roy réapparut dans la chambre.
« Je vous conseille de mettre des vêtements et des chaussures qui ne risquent rien, je vous emmène dans des sentiers et je ne sais pas dans quel état ils seront.
« D'accord.
« Je vous attends en bas. A tout de suite. »
Roy la rejoignit dans le hall. Elle discutait avec Paula qui venait vraisemblablement de se lever aux vues de sa tenue. Elle ne portait qu'une simple nuisette en soie qui ne cachait pas grand-chose de sa plastique.
Le contraste avec Riza, qui apparaissait comme une femme simple et sans chichi, était frappant.
Lorsque Paula le vit arriver, elle ignora complètement Riza pour se tourner vers lui. Elle lui lança une œillade.
« Bonjour Colonel, belle journée en perspective.
« Oui, nous avons de la chance, au moins nous pouvons en profiter pour aller nous promener.
« C'est ce que me disais Riza à l'instant. Je serai bien venue avec vous mais il faudrait que je me dépêche de me préparer et je n'en ai pas envie. Je préfère rester ici tranquillement. »
Elle s'étira les bras, ce qui fit remonter encore plus haut sa nuisette.
Riza se détourna et commença à sortir.
« Je vais chercher la voiture.
« Attends je viens avec toi. A plus tard Paula. »
Il courut derrière Riza qui marchait d'un pas vif vers le garage.
« Ca vous dérange si on emmène Hayate ?
« Non pas du tout.
« C'est qu'il risque de vous salir votre banquette arrière. Je comprendrais si vous ne vouliez pas.
« Non, on l'emmène, ça lui fera du bien à lui aussi de crapahuter dans la nature. »
Riza siffla et une boule de poils surgit à ses pieds.
« Allez Hayate, on va en promenade. »
Riza s'était un peu renfrognée depuis « l'incident nuisette » avec Paula. Elle savait parfaitement qu'elle ne soutenait pas la comparaison avec des femmes telles que Paula, qui étaient plus le genre qu'appréciait Roy qu'elle. Elle se demandait ce qui avait pris à Jeffrey d'amener chez leurs parents une fille comme ça. Il lui apparaissait évident que Paula faisait tout ce qu'elle pouvait pour attirer l'attention de Roy alors qu'il était sensé être fiancé (avec elle au passage !).
Le trajet se fit donc en silence. Roy sentait bien que quelque chose la troublait mais il mettait son changement d'humeur sur l'incident de la salle de bain. Il ne savait plus quoi dire pour lui faire oublier ce moment.
Enfin Riza gara la voiture au pied d'une colline.
« On est arrivé.
« Où sommes nous ?
« C'est ici que nous venions souvent jouer lorsque nous étions petits avec Jeff et Saïna. Il y a un panorama à couper le souffle tout en haut. Vous allez voir. »
Riza fixa sa laisse à Hayate et s'engagea sur un petit chemin boisé.
« Reste près de moi Hayate, je te libérerai tout à l'heure. »
Roy pressa le pas pour se mettre à sa hauteur.
« Vous avez vécu ici combien de temps ?
« Jusqu'à ce que je quitte la maison pour m'enrôler dans l'armée. Je devais avoir dans les 17 ans.
« Vos parents ne l'ont jamais su ?
« Non, je leur ai dit que je partais étudier et trouver du travail à la ville. Ils savaient que j'aimais lire et les livres en général, ils ne se sont pas posés de question lorsque je leur ai dit que je travaillais dans une librairie.
« Si vous saviez que cela leur ferai de la peine, pourquoi ne pas avoir fait quelque chose de moins risqué ?
« Si vos parents vous avaient interdit de faire de l'alchimie, vous les auriez écouté ?
« Non. Mais je n'ai pas eu à faire ce choix, mes parents m'ont encouragé à poursuivre dans cette voie. Mais, je ne comprends toujours pas pourquoi tireur d'élite.
« Parce que je suis douée, c'est tout. J'aime la sensation que j'ai lorsque je presse la gâchette, la maîtrise totale. Mais n'allez pas croire que j'aime tuer. Si je peux éviter, je ne le fais pas.
« Je n'ai jamais cru que vous aimiez tuer Riza. A part des personnes comme Scar ou Barry, qui peut aimer ça ? »
Riza se pencha et libéra son chien. Il la regarda en remuant la queue attendant son approbation pour aller courir.
« Allez, vas-y, mais ne t'éloigne pas trop. »
Hayate détalla, trop heureux de pouvoir se dégourdir les pattes dans la nature et chasser tous ces papillons qui venaient le narguer depuis tout à l'heure !
« C'est fou comme il vous écoute. Vous l'avez vraiment bien dressé.
« Oui, mais c'est aussi un chien très intelligent. »
Ils continuaient de gravir le chemin. Par moment Riza signalait à Roy un endroit où elle avait des souvenirs précis d'avec son frère et sa sœur.
Comme la fois où ils s'étaient amusés à dévaler sur les fesses une partie de la colline crayeuse et ils avaient déchiré leurs pantalons. Ils s'étaient fait sacrément réprimander lorsqu'ils étaient rentrés ce jour là.
Enfin, ils atteignirent l'endroit où les arbres étaient moins fournis et où on pouvait voir toute la vallée.
Riza ne lui avait pas menti, le panorama était magnifique. Ils pouvaient suivre le cours de la rivière sur plusieurs kilomètres. Riza lui montra aussi la maison de ses parents qui apparaissait bien petite de là où ils se tenaient.
Ils s'assirent un moment pour apprécier le paysage.
« On ne trouve pas ce genre de spectacle en ville.
« Non, et c'est très bien ainsi. Sinon, nous n'aurions pas autant de plaisir à venir dans des endroits comme celui là.
« Vous avez bien eu de la chance d'avoir des parents aussi aimants et de grandir ici.
« Comment s'était chez vous ? »
Il s'allongea et se tint sur un coude, prenant une herbe haute et la mettant à sa bouche.
« Moins chaleureux. Mon père voulait à tout prix que je réussisse et ma mère s'occupait plutôt de mes sœurs. Mais je n'étais pas malheureux pour autant. C'était juste différent que vous. Et puis j'avais Maes, nous avons grandit quasiment ensemble, on se connaît depuis le bac à sable.
« Je pensais que vous vous étiez rencontrés durant Ishbal.
« Et non, on portait encore des couches culottes. »
Riza se tourna pour le regarder et lui sourit,
« Je vous imagine très bien en couche culotte ! Vous deviez être un enfant terrible, à ne jamais vouloir faire vos devoirs et qui devait préférer aller voir ce qui se passait dans les toilettes des filles !
« Pas du tout figurez-vous. J'étais très sage et très studieux !
« Ben voyons. »
Ils riaient tous les deux de bon cœur. Hayate vint les retrouver, la langue pendante. Il colla sa truffe contre le visage de sa maîtresse.
« Hayate arrête ! Tu es tout mouillé ! »
Le chien attrapa un bâton qu'il déposa à ses pieds.
« Ah, tu veux qu'on joue. On bouge Colonel ? Je connais un endroit où il y a plein de mûres, on pourra en cueillir pour faire des tartes.
« Bonne idée, j'adore ça. »
Ils repartirent en jetant de temps à autre le bâton qu'Hayate courait inlassablement chercher.
« Il y avait des prés ici avant où il y avait des petits veaux. Mais maintenant, on ne trouve que des champs de maïs. Par contre, on trouve toujours des mûres, regardez.
« Woua, elles sont énormes ! Mais comment on va les ramener.
« J'ai pris un sachet plastique. »
Elle le sortit de sa poche arrière et ils commencèrent la cueillette.
« Roy, si vous continuez à vous gaver de mûres, non seulement vous n'aurez plus faim ce midi mais en plus nous n'en aurons pas assez pour nos tartes.
« Vous pouvez parler, vous êtes toute barbouillée ! »
Riza rougit et s'essuya le visage avec ses mains, mais elle ne réussit qu'à s'étaler un peu plus de fruit sur elle.
« Ah, ben maintenant on dirait un clown ! Venez par là, je vais vous arranger ça. »
Roy s'approcha d'elle, se mouilla le bout des doigts et la frotta pour effacer les taches violettes qui lui couvraient les joues.
Riza s'arrêta de respirer. S'il ne la lâchait pas rapidement, elle mourrait asphyxiée ! Ses mains s'étaient remises à trembler. Riza priait pour qu'il ne se rende pas compte de l'état dans lequel il la mettait.
« Voilà, y'a plus rien.
« Hm, nous devrions rentrer, il commence à se faire tard. »
Roy la relâcha. Son regard avait une expression étrange que Riza ne sut interpréter.
« Vous avez raison, il ne faut pas faire attendre les autres. »
Riza appela Hayate et ils repartirent donc vers la maison.
Ils furent accueillis par Saïna.
« Ah enfin, on se demandait où vous étiez partis. Maman a préparé le déjeuner. On n'attendait plus que vous.
« Tiens on a cueilli des mûres, on pourra faire des tartes tout à l'heure.
« Super, les enfants vont se régaler. »
Ils allèrent d'abord se laver les mains et rejoignirent tout le monde à la cuisine.
« Alors ce tour, c'était bien ?
« Oui, Riza m'a emmené dans la colline où elle jouait étant petite. La vue que l'on a du promontoire est vraiment magnifique. »
La conversation se poursuivit ainsi, sur les souvenirs des uns et des autres. Ils en étaient au café.
« Riza, tu viens avec moi tout à l'heure ? Je voudrais aller tirer quelques balles.
« Jeff, ce n'est pas une activité convenable pour une jeune femme !
« Mais maman, c'est papa lui-même qui nous a appris à tirer ! »
Sarah lança un regard noir à son cher et tendre mari.
« Et je n'étais pas du tout d'accord. Mais bon.
« Oh Sarah, laisse les petits faire, ce n'est pas plus mal que nos enfants sachent se défendre en cas de besoin.
« Tu viens avec nous Roy ? On a du t'apprendre à tirer à l'armée, non ?
« Si mais je ne suis pas très doué. Je préfère de loin user de mon alchimie. »
Paula se trémoussa sur sa chaise,
« Vous nous ferez bien une petite démonstration Roy ? »
Riza détestait la manière qu'elle avait de papillonner des cils et de faire rouler ses « r » lorsqu'elle prononçait le prénom de Mustang.
« Si ça vous fait plaisir, mais pas maintenant. En plus les enfants sont là et je ne voudrais pas qu'ils puissent croire qu'on peut s'amuser avec le feu sans danger. »
Saïna et Fred acquiescèrent.
« C'est sûr, les garçons sont déjà suffisamment casse-cous sans en plus leur montrer qu'on peut jouer avec le feu ! »
Jeff se leva.
« Tu viens Riza ?
« Oui, j'arrive. »
Elle se tourna vers Roy pour lui demander ce qu'il faisait, mais Paula l'avait déjà accaparé.
« Oh Riza, laissez le nous un peu, il va nous raconter quelques histoires croustillantes sur l'armée.
« Très bien. A plus tard. »
Et elle sortit rejoindre son frère plus loin derrière la maison.
Jeff installa des bouteilles et des canettes vides sur des planches, une vieille voiture, des tonneaux, etc. bref tout ce qui pouvait servir de support.
Il avait déjà été chercher le coffret renfermant les pistolets.
Riza les chargea.
« Prêt ?
« Oui. »
Ils firent feu ensemble. Ils se lancèrent ensuite dans un concours comme lorsqu'ils étaient plus jeunes.
« Il y a longtemps qu'on n'avait pas tiré tout les deux. Tu t'es drôlement améliorée depuis la dernière fois.
« Je me suis un peu entraînée.
« De toute façon, tu as toujours été très douée avec des armes à feu. C'est un don chez toi.
« Ouais, c'est pour ça que tu es si gentil avec moi ! Tu ne voudrais pas que je te fasse un joli petit trou dans ta carcasse !
« Quelle chipie tu fais. Je sais bien que tu n'oserais jamais faire ça.
« Ah oui, tu crois ? »
Riza avait envie de s'amuser un peu. Elle fit tourner son pistolet sur son doigt et tira à une vitesse vertigineuse, atteignant six cibles. Elle avança son canon à sa bouche pour souffler la fumée qui s'en échappait encore.
« En tout cas, on a pas intérêt à te contrarier.
« Dis moi, c'est qui exactement cette Paula ? Tu ne m'en as jamais parlé.
« Comme toi tu ne m'as jamais parlé de ce Roy.
« Un point pour toi. Non sans blague. C'est ta copine ?
« Non, juste une amie. Son copain vient de la quitter, elle n'avait pas le moral, je lui ai proposé de venir passer le week-end avec nous. Je me suis dit que ça lui ferait du bien de voir d'autres têtes. Pourquoi ?
« Non rien. Je me demandais juste.
« Et Roy, parle moi de lui un peu. Il est gentil avec toi ? Il sait au moins que si jamais il te faisait du mal, il aurait à faire avec moi ?
« T'inquiètes pas, je crois qu'il a compris lorsqu'il a vu papa le premier soir.
« Il lui a broyé la main ? »
Riza éclata de rire.
« Tout à fait. »
Ils n'avaient plus de munitions, ils décidèrent donc de rentrer. Riza voulait se changer avant d'aller en ville.
Elle retrouva Roy en train de jouer avec les jumeaux et Pauline. D'après ce qu'elle put voir, les garçons avaient le dessus sur lui.
Pauvre Colonel. Allait-il survivre à ce week-end dans la famille Hawkeye ?
« Riza au secours, j'ai besoin d'aide !
« J'y crois pas, un grand garçon comme vous ? »
Elle se jeta dans la mêlée. Elle attrapa Pauline qu'elle chatouilla la faisant rire aux éclats. Roy avait attrapé Charles ou bien était-ce Pierre ? et l'avait hissé sur son épaule pendant que l'autre garçon se jetait sur sa jambe.
C'est ainsi que Sarah les retrouva dans une posture impossible.
« Riza, il est l'heure, nous allons être en retard chez la couturière si tu ne te dépêches pas un peu plus. »
La gronda-t-elle.
« D'accord, donne moi le temps de me changer et j'arrive. Saïna est déjà prête ?
« Oui, elle nous attend.
« Je me dépêche. »
Riza relâcha Pauline et couru à sa chambre pour mettre des vêtements propres.
« Roy, j'espère que ça ne vous dérange pas si nous vous enlevons Riza pour quelques heures, mais nous devons aller chercher nos tenues pour la fête de demain.
« Pas de problème Sarah, je vais rester avec Jeff et Fred. Nous ferons plus ample connaissance comme ça.
« Ne faites pas de bêtises tous les trois !
« Qu'insinues-tu maman ? Que nous ne savons pas nous tenir sans vous les femmes ?
« Tu sais très bien ce que je veux dire. »
Jeff fit l'indigné devant l'air suspicieux de sa mère.
« Oh maman, je suis vexé que tu ne nous fasses pas confiance.
« La dernière fois, je vous ai retrouvé mort soûl avec Fred et vous vous baladiez en caleçon en chantant à tue-tête.
« C'était il y a plusieurs années maman ! On fêtait son enterrement de vie de garçon.
« Quand même ! Roy, vous me les surveillez, je compte sur vous.
« Pas de problème Sarah. »
Riza qui était redescendue appela sa mère du hall. Sarah laissa donc les hommes entre eux, mais elle put entendre avant de partir : « Viens Roy, je vais te faire goûter une petite eau de vie, tu m'en diras des nouvelles ! »
Elle poussa un soupir résigné.
NdlA : je tiens à signaler qu'aucun angelot ou diablotin n'a été blessé durant les scènes décrites plus haut. Après vérification auprès des autorités compétentes, les deux protagonistes sont titulaires de leur diplôme de natation.
