Et voila la dernière partie de cette fanfic, je ne pense pas faire une suite... Et oui, je sais il n'y a pas de lemon, tout simplement parce que je ne sais pas les écrire, donc ça reste une histoire mignonne jusqu'au bout ;) Enjoy :)

Chapitre 3

Ce fut un bruit strident qui le sortit de son lourd sommeil, d'abord lointain, il s'imposa à son esprit embrumé, le sortant des limbes de ses rêves. Il se sentait lourd, enveloppé dans une chaleur inconnue, dont il ne comprit la source que lorsque cette masse de chaleur bougea contre lui, en grommelant. Mycroft... L'insupportable bruit se fit de nouveau entendre, insistant, signalant un coup de fil du Yard. Il tenta de se lever, malgré les bras possessifs ne semblant pas vouloir le lâcher. Il se défit de la poigne ensommeillée en soupirant, tendit les bras pour attraper son portable resté sur la table de nuit. Il manqua l'appel, mais écouta tout de même le message laissé par son bureau. Une nouvelle affaire, un cadavre retrouvé près de la tamise. Le découragement le prit, il avait beau être bon dans son travail, mettre des assassins en prison chaque fois qu'on lui en donnait l'occasion, d'autres seraient toujours là pour prendre la relève et pourrir ses grasses matinées. Il se laissa retomber mollement à plat ventre sur le lit, enfouissant son visage dans l'oreiller.

"Tu ne devrais pas y aller ?" demanda Mycroft d'une voix toute ensommeillée, question à laquelle Grégory répondit en grommelant "Pas envie..." Il avait conscience de faire l'enfant et de fuir ses responsabilités, mais c'était juste trop pour lui, il n'aspirait qu'a dormir encore un peu au chaud, et courir après un assassin dès 8h du matin ne faisait certainement pas partis de ses plans. Une main vient se glisser dans ses cheveux, les ébouriffants doucement. Une vague de chaleur parcouru son corps, et il ferma les yeux, laissant le sommeil s'insinuer de nouveau en lui. Il sentit Mycroft se pencher vers lui.

"Je vais m'en occuper... Dors" murmura-t-il, avant d'embrasser tendrement le haut de son crâne. La main s'attarda encore dans ses cheveux, et il se rendormit, sans plus se soucier du cadavre échoué qui l'attendait.


Grégory se réveilla de nouveau quelques heures plus tard. Il se retourna, cherchant instinctivement la personne qui aurait du se trouver à côté de lui en tâtonnant. Il ne rencontra que le vide, mais la place à côté de lui était encore chaude, signe indéniable de la présence récente de Mycroft. Soudain, il se souvint de l'affaire dont il était sensé s'occuper quelques heures plus tôt, et saisit son portable pour appeler le bureau. Le mail qui s'afficha sur l'écran d'accueil le figea dans son élan.

Pas la peine de venir, l'affaire t'a été retiré, ordre d'en haut appartement. Désolé du dérangement. Sally D

L'inspecteur eu un sourire en pensa que le "en haut" était dans le même lit que lui seulement quelques heures. Attrapant l'oreiller déserté, il y enfoui sa tête, inspirant l'odeur encore présente de son... Son quoi exactement ? Leur situation n'était pas encore clairement définie, même s'ils semblaient tout deux avoir les même envies à ce sujet. Il soupira réfléchissant à la manière d'amener le sujet sur le tapis, avant que son ventre ne le rappelle à l'ordre, exigeant qu'un déjeuné ai lieu dans les plus bref délais. Il se leva lentement, cherchant à tâtons la porte de la pièce, émit un juron peu orthodoxe lorsque son pied heurta un meuble, avant de trouver la poignée et d'ouvrir précautionneusement.

La lumière de l'autre côté était trop vive, et il plissa les yeux en gémissant. Il se dirigea lentement vers la cuisine, les yeux mis-clos, une main effleurant le mur pour le guider. Il y trouva Mycroft assis sur un des tabourets de la cuisine, une tasse de thé dans la main, feuilletant le Times tranquillement, déjà tiré à quatre épingles, en pantalon à pince et chemise impeccablement repassé. Il se retourna en s'apercevant de la présence de Grégory, qui pu alors constater que l'agent gouvernemental avait aussi remis une cravate, et il se sentit alors un peu déplacé dans ce vieux tee-shirt trop grand.

"Tu veut un café ?" Demanda simplement Mycroft, Grégory hocha la tête, encore trop mal réveillé pour parvenir à une phrase cohérente. Il n'était pas du matin... Il se traina jusqu'à une des chaises, se juchant dessus avec difficulté, et grommela un merci indistinct lorsque Mycroft lui tendit un mug chaud. Les premières gorgés du liquide chaud et délicieusement amer lui permirent d'émerger, et il se rendit compte que Mycroft le fixait d'un œil inquiet, et semblait un peu mal à l'aise. Au moins on est deux, pensa Grégory en soupirant, avant de se décider à briser le silence.

"Merci, pour ce que tu as fait pour, tu sais, l'enquête... Qu'est ce que tu as fait d'ailleurs ?"

"Je me suis juste assuré que cette enquête surement palpitante et hautement prioritaire soit confié à un inspecteur ayant du temps de libre" répondis simplement Mycroft

"Ce ne serais pas ce que l'on appelle un abus de pouvoir ?"

"Et bien il me semble que si... Mais je m'abuse pas si souvent de ma position donc..."

"Pas si souvent ?" releva Grégory avec surprise

"Et bien seulement pour surveiller les allées et venues de Sherlock, ou couvrir ses débordements... Et puis pour convoquer le Dr Watson aussi, et surveiller tout mes proches, et ceux de Sherlock... Bon, d'accord j'en abuse tout le temps" Admit-il avec un sourire contrit qui fit rire l'inspecteur. L'atmosphère se détendit, et Grégory en profita pour demander quelque chose pour contenter son estomac. Mycroft s'attela donc à la confection de toasts, qu'ils partagèrent ensuite en discutant de tout et de rien.


"Ton pansement s'est décollé" La main de Mycroft reprit le chemin de sa joue, d'un geste doux, mais lorsqu'il effleura la pommette blessé, l'inspecteur ressentit une douleur vive et ferma les yeux, émettant un sifflement.

"Ah, je suis désolé, ça te fait encore mal ?" demanda Mycroft inquiet retirant immédiatement sa main.

"Oui, plus qu'hier soir..." admit-il

"Tu es sur que l'os n'est pas cassé ?"

"L'ambulancier semblait dire que non."

"Je vais refaire le pansement, si ça te va, il tombe en morceau... Et si tu as encore mal demain, je pense que tu devrais aller voir à Bart's pour faire une radio." répondit Mycroft avant de disparaître en direction de la salle de bain.

Il en revint avec une trousse de soin, qu'il posa à côté de l'inspecteur, avant de se mettre face à lui.

"On va commencer par enlever celui là" prévient-il avant de prendre doucement le visage de Grégory entre ses mains, ne manquant pas de faire rougir celui-ci, avant d'enlever le pansement d'un mouvement sec.

"Aiiiie, mais ça va pas ?" S'indigna le pauvre inspecteur, jetant un regard assassin vers son tortionnaire.

"Ne fait pas le douillet, il n'y avait pas 100 moyens pour l'enlever."

"J'aimerais bien t'y voir..." bougonna-t-il en réponse, pendant que l'autre fouillait dans sa trousse pour en sortir du désinfectant, de l'éosine et un nouveau pansement.

"On dirait Sherlock." S'amusa Mycroft, avant d'expliciter "Quand nous étions plus jeunes, il revenait toujours de ses multiples aventures couvert d'éraflures en pleurnichant mais il avait un don pour râler dès que je mettais à le soigner." Grégory s'imaginait très bien le jeune Sherlock mordant la main qui s'occupait de lui, et cette image le fit sourire. Mycroft saisit son menton entre ses doigt, lui pivotant la tête, et il se laissa faire, essayant de remuer le moins possible pendant que l'autre s'occupait de sa joue.


Il sentait que c'était le moment pour lancer, la conversation, Mycroft ne pouvait pas s'échapper, et lui non plus. Il s'éclaircit la gorge et se jeta à l'eau "Il faut qu'on parle, à propos de... Cette nuit" Il sentit Mycroft se crisper, s'éloignant imperceptiblement de lui.

"Ce n'était rien, je sais que tu était fatigué et nerveux, je me doute que ta réaction était totalement involontaire et que tu regrette. On n'as pas besoin d'en parler, juste... On fera comme s'il ne s'était rien passé" les mots se bousculaient dans sa bouche tant il semblait pressé de clore l'incident. Mots qui n'avait aucun sens pour Grégory, Mycroft semblait s'être grandement mépris sur son attitude, et il ressentit un besoin urgent de mettre les choses au clair avant que la situation ne lui échappe.

"Attend, attend, qu'est ce que tu racontes ? Je n'ai jamais dis que je regrettais, et je n'ai aucune envie d'oublier ça. C'était génial, et je pensais que tu avais apprécié aussi et que... Et bien que nous allions nous donner une chance."

"Je ne comprend pas..."

"Bon sang, comment peut-on être aussi borné ?" soupira-t-il "Je t'aime" le mot était sortit tout seul, presque naturellement, mais cela lui plu, et il se sentit le besoin de le répéter, de l'exprimer mieux encore, d'autant plus lorsqu'il vit la surprise se peindre sur le visage de l'homme en face de lui "Dieu m'en garde, je vous aimes, je vous aimes Mycroft Holmes, et j'apprécierai fortement qu'il en soit de même pour vous." déclara-t-il en mettant toute la conviction possible dans chacun de ses mots qu'il pensait tous autant qu'ils étaient.

"Mais, je croyais... Le baiser, pourquoi n'y as tu pas répondu ?" Épineuse question, pourquoi ne rend-t-on pas un baiser, même si on en meurt d'envie.

"J'étais surpris, je ne m'y attendait absolument pas, et tu ne m'as même pas laissé le temps de me reprendre. En plus, il se trouve qu'on embrasse pas les gens pour les faire taire lorsqu'on a plus d'argument, ça ne se fait pas. Et on disparaît encore moins après en se réfugiant derrière des histoires de coréens !"

Mycroft rougi, visiblement gêné, et tenta de se justifier "Mais il y avais vraiment un problème avec les coréens et..."

"D'ailleurs, tu ne devrait pas être en train de t'occuper d'eux à cette heure ci ?" demanda l'inspecteur, subitement inquiet qu'une guerre mondiale explose à cause de lui.

"Non, la situation s'est détendue..." Mycroft rougis un peu plus, avant de se reprendre et de déclamer d'une voix maitrisé "Et puis même s'il prévoient de détruire la Grande Bretagne aujourd'hui, il y avait une affaire de la plus haute importance dont je voulais m'occuper avant..."

"Laquelle ?" demanda Grégory, curieux.

"Toi..." murmura-t-il en caressant de nouveau sa pommette. Grégory sentis le rouge lui monter aux joues, ses yeux plongèrent dans ceux de Mycroft, s'y noyant. Il sentais une vague de chaleur monter en lui, il avait une conscience aiguë de la proximité du corps de l'autre... Le désir, ça ne pouvait être que ça, il désirait l'homme en face de lui, il voulait ses lèvres sur les siennes, maintenant. Mycroft se pencha, rapprochant son visage du sien. L'atmosphère était tendue, le moment s'étirait, et Grégory ferma les yeux, attendant avec impatience les lèvres de Mycroft... Qui ne vinrent pas. Il rouvrit les yeux, perplexe, et vit l'autre qui le fixait en silence attendant visiblement une autorisation quelconque. Grégory eu un petit rire.

"Mycroft"

"Oui ?"

"Tu devrait m'embrasser... Maintenant."

L'interressé ne se le fit pas dire deux fois, et Grégory sentis sur ses lèvres le sourire éclatant de son -incessamment sous peu- nouvel amant.