Nouveau chapitre de mon rêve Destiel
pardon pour l'attente
je vais essayer d'écrire le prochain chapitre plus rapidement.
bonne lecture
Mary ouvrit lentement la porte de la chambre de Castiel et resta sur le seuil, le regard inquiet, rivé sur son fils Dean, assis au pied du lit. Il tenait une arme à feu dans sa main.
- Sam, grinça Dean en pointant le canon du pistolet vers les pieds de sa mère sans regarder de qui il s'agissait vraiment, je t'ai demandé de me foutre la paix.
- Je ne suis pas Sam, c'est moi, maman, annonça Mary, sans bouger et Dean leva les yeux vers elle. Je peux entrer ?
- Nan. Personne n'approchera de Castiel. Surtout pas Sam. Surtout pas toi. Il va revenir, il n'est pas question que vous le brûliez.
- Dean, il est mort. Il mérite un enterrement digne de ce nom.
Dean se leva d'un bond, arme pointée sur sa mère, mais il chancela et dut poser une main sur le matelas pour ne pas tomber.
- Merde, soupira-t-il, dépité, avant de se laisser tomber assis sur le sol. Il était assis depuis trop longtemps, ses jambes, engourdies, l'avaient trahi, s'étaient dérobées sous lui.
Mary en profita pour entrer lentement et Dean la visa à nouveau avec son arme.
- N'approche pas !
- Dean, Castiel est mort. Il ne peut pas rester ici. Son corps ne peut pas rester là et tu le sais bien.
- Il va revenir, grinça Dean, d'un ton ferme et décidé, comme s'il tentait de se convaincre d'y croire encore.
- Tu deviens fou, soupira Mary qui approcha encore d'un pas, mais elle le regretta quand une balle se logea dans son tibia et qu'un cri aigu de douleur lui échappa.
Sam arriva derrière elle et la soutint en regardant son frère.
- Mais t'es complètement malade… Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?
- Je vous ai ordonné de ne pas approcher, vous ne brûlerez pas le corps de Castiel.
- Enfin, Dean, tenta Sam d'une voix douce, restant debout en face de son frère pendant que Mary quittait la chambre en boitant.
Dean leva son arme et la pointa sur le torse de son frère.
- Si tu ne sors pas d'ici, je te tire dessus. Tu toucheras pas Castiel.
- Dean, t'as un problème. Un grave problème. Il faut que tu sortes de cette chambre.
- Pas question. Il reviendra, je te dis et il va avoir besoin de son corps. De ce corps.
Sam voulut avancer, mais Dean tira… heureusement le cadet eut le temps d'esquiver et la balle se logea dans son bras au lieu de son torse. La douleur était là, mais au moins, il ne mourrait pas. Sam laissa tomber et sortit de la chambre en claquant la porte.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Mary, terminant le bandage autour du bras de Sam.
- Il nous reste peu de solutions. Il ne nous laissera pas approcher Castiel s'il est conscient et il a clairement besoin d'aide.
- A quoi penses-tu ?
- Le droguer. Avec un gaz qu'on va faire passer par l'ouverture de la porte et on va attendre qu'il s'endorme. On le sort de là, on l'emmène à l'hôpital et on s'occupera de Castiel à notre retour. Je ne vois plus d'autre solution pour le sortir de là. Je ne le pensais pas autant lié à Castiel. Je crois que je n'ai pas tout compris à leur lien.
- Est-ce qu'il l'aimerait ? suggéra Mary à demi-voix sans trop y croire.
- Je ne sais pas. Sûrement que oui, mais il ne l'avouera jamais si c'est le cas.
Dean lutta jusqu'au bout. Il se sentait partir et ce n'était pas normal. Ça venait de l'extérieur, il le savait. Un coup de Sam, sûrement. Il ne voulait pas sortir, il avait décidé de ne pas le faire….
Castiel allait revenir… et Dean tomba au sol, doucement, avec cette idée en tête.
oo00oo
Dean ouvrit les yeux difficilement. Une lumière trop vive lui collait un mal de crâne d'enfer. Le soleil avait cramé la Terre ou quoi ? Il grogna en tentant de comprendre où il était, ce qui s'était passé et puis une pensée percuta sa mémoire. Un prénom qui sortit de ses lèvres précipitamment alors qu'il tentait de se relever brutalement… mais il fut arrêté dans ses mouvements par des liens solides qui le ramenèrent sur le matelas brutalement.
Il ouvrit grands les yeux, d'étonnement mais aussi de peur et tenta de se calmer pour remettre les choses à leur place. Déjà, où était-il ? Il cligna des yeux et repéra une voix, puis un toucher sur son bras et enfin, une blouse blanche à côté de lui. Un homme, de toute évidence.
- Cas-tiel ? tenta-t-il, ne trouvant pas d'autre nom à prononcer.
- Infirmier Thibault. Essayez de vous calmer, sinon je vais être obligé de vous garder attaché à votre lit.
Infirmier ? Lit ? Attaché ? Qu'est-ce que ça voulait dire cette connerie ?
Dean se détendit et il comprit enfin… il était dans une chambre d'hôpital, les mains et les pieds liés à un lit blanc, dans une chambre blanche avec à ses côtés un type habillé en blanc qui le regardait.
- Vous savez où vous vous trouvez, monsieur ? demanda l'infirmier.
- De toute évidence, dans un foutu hôpital et il n'est pas question que je reste ici. Où est Castiel ? Qu'est-ce que vous avez fait de lui ?
- Qui est-ce ? Un membre de votre famille ? demanda l'infirmier, perdu et inquiet pour la santé de son patient. À l'air ahuri de son interlocuteur, Dean réalisa que le mec ne semblait pas avoir un quelconque rapport avec Castiel.
- Comment j'ai atterri ici ? poursuivit Dean.
- C'est votre frère qui vous a amené chez nous. Il a dit que vous aviez été victime d'un accident domestique, dans votre atelier où vous bricoliez, et que vous aviez inhalé des vapeurs de produits chimiques. On vous a gardé sous surveillance.
- Et les liens, c'est pourquoi ?
- Votre frère nous a dit que vous pourriez être violent à votre réveil. Il semblerait qu'un de vos amis soit décédé récemment et que vous avez du mal à surmonter cette perte. Les liens, c'est juste une précaution.
Dean cligna des yeux et réfléchit quelques secondes, le temps de bien remettre toutes ses pensées et tous ses souvenirs en ordre, puis il tenta de se lever brusquement, tirant sur ses liens en se débattant comme un forcené.
- Fils de pute ! Ils l'ont incinéré. C'est pour ça tout ce cirque, les liens et vous qui me surveillez. Vous savez qu'ils ont brûlé le corps de Castiel. Ils ne me croient pas quand je leur dis qu'il va revenir. Je le sais. Bordel de merde !
L'infirmier recula légèrement et pâlit quand il vit que Dean tirait si fort sur les liens attachés à ses poignets que ceux-ci menaçaient de se détacher d'un instant à l'autre. Il faudrait plus que des liens en cuir, vieux et râpés, pour retenir cet homme qui semblait être devenu soudainement incontrôlable. L'infirmier secoua la tête, attrapa une seringue et la planta rapidement dans la cuisse de Dean qui hurla, le frappa et finit par retomber sur le matelas, vaincu par le médicament que l'homme avait injecté dans son organisme et qui servait à endormir les patients peu coopératifs.
Mary et Sam auraient aimé pouvoir avoir encore le choix, mais ils ne l'avaient plus. Ils devaient brûler le corps de Castiel avant qu'il se décompose sérieusement. Ils l'enroulèrent dans un drap de lit, le portèrent jusqu'à l'extérieur du bunker et le déposèrent sur le sol. Ils construisirent un bûcher et mirent le corps de Castiel au milieu et enfin, ils allumèrent le feu, priant l'âme de l'ange de trouver le repos qu'elle méritait après toutes ces années de galère à vouloir aider les humains ou les anges. Dean allait leur en vouloir pour le restant de ses jours, ça, Mary et Sam en étaient bien conscients, mais, ils n'avaient pas eu d'autre choix à disposition, ni d'autre idée que de droguer Dean pour lui faire quitter la chambre qu'il gardait comme un cerbère depuis plusieurs jours.
oo00oo
Le lendemain, quand ils arrivèrent à l'hôpital pour aller voir Dean, ils surent tous deux que ce serait la dernière fois qu'il le verrait. Dean les regarda avec une telle noirceur dans ses yeux verts que Sam regretta aussitôt son geste. Dean les chassa aussitôt arrivés, et Sam et Mary voulurent d'abord lui tenir tête, mais l'aîné des Winchester se leva de son lit, débarrassé de ses liens depuis le matin même et se mit à se battre avec son propre frère. Il le mordit et lui donna un coup de genou dans le ventre, ce qui lui valut bien vite de se retrouver à nouveau attaché à son lit d'hôpital. Sam était prêt à pardonner, après tout, il l'avait bien méritée, cette violence, mais Dean le rejeta en lui hurlant de dégager de sa vie et il cria la même chose à sa mère. Trahi, il se sentait trahi par sa propre famille. Sa propre mère et son propre frère avaient osé le droguer pour se débarrasser du corps de Castiel. Ce corps qui n'était qu'un vaisseau à leur yeux, mais que Dean n'avais quasiment jamais considéré ainsi. Ce corps, c'était Castiel, et depuis longtemps. Ils n'avaient pas le droit. L'ange allait revenir, il le savait. Il le ressentait, mais maintenant, ça allait être plus compliqué, parce qu'il n'aurait plus son corps. Castiel serait-il toujours Castiel à ses yeux dans un autre corps que celui qu'il avait connu ?
Dean n'avait pas la réponse à cette question…
Le personnel de l'hôpital ne sachant pas bien s'il pouvait laisser repartir dans la nature un homme tel que Dean Winchester, décida de l'envoyer un moment en maison psychiatrique histoire d'être sûr que le mec n'était pas dangereux. Dean protesta à peine. Après tout, c'était un endroit comme un autre et il n'aurait pas besoin de faire d'effort pour manger ou se trouver un abri où dormir. De toute façon, il n'avait plus envie de faire des efforts. La seule chose qui allait lui manquer, ce serait de pouvoir boire de l'alcool, mais ça, il trouverait bien un stratagème pour s'en procurer.
Malgré ce que ce texte montre, mon rêve était beau bien qu'assez mouvementé.
j'espère que ça vous plaît quand même.
à bientôt
KitsuneA
