Salut ! Désolée du retard, j'ai des tas de devoirs, contrôles rédactions... Bref, voilà un nouveau chapitre !

Disclaimer: Shaman King appartient à Hiroyuki Takei, qui, je l'espère est en bonne santé.

Note:Bonne lecture !


Tout d'abord, des robes. Celles de Jeanne, plus précisément. Étalées sur le sol. Surmontées de la table. Sur laquelle était posée une poupée. Aux cheveux de couleur lunaire et des yeux rouge. Un mot était attaché à son cou. Jeanne écarquilla ses yeux de stupeur avant d'avancer vers la poupée sans faire attention à ses robes. Elle fut bientôt rejoint par les filles. Le bout de papier était jaune, comme du papier ancien. Elle le prit délicatement et le déroula. La feuille affichait :

« Pour lui, à jamais.

-H »

Que cela signifiait-il ? Bien qu'elle fût inquiète, elle n'en laissa rien paraître. Anna restait impassible et Pirika commença à ramasser les robes à l'aide de Tamao. Sauraient-elles d'où vient ce mot ? Elle ne s'attarda pas sur le mot car on venait de taper à la porte. Elle s'avança, prête à découvrir qui avait écrit le mot et se retrouva devant un garçon aux cheveux bleus, presque de la même couleur de ceux de Pirika et des yeux noirs d'obsidienne. On pouvait aussi y apercevoir des étincelles, comme celles d'un feu venant de naître. Elle lui ouvrit la porte. Il portait un tee-shirt bleu et un bas de jogging noir. Il avait aussi des baskets de la même couleur.

-Salut, je viens juste voir Pirika...Hein ?,dit-il en avançant puis en se retournant subitement vers Jeanne, C'est qui elle ?

Tout ce qu'il récolta fut un coup de poing de Pirika. Qui d'ailleurs semblait vraiment le portrait craché de l'inconnu qui venait d'entrer. Ce dernier se releva lentement et prudemment puis la main sur sa joue rouge se tourna vers Pirika.

-Je t'ai déjà dit d'être poli , nii-san !

Elle n'avait pas une grande culture japonaise mais il lui semblait que ce mot signifiait «grand frère».

Grand frère...Elle fit tout de suite le lien entre leur physique et leur caractère tout aussi enjoué l'un que l'autre. C'est vrai que leur lien de parenté était apparent. Elle sortit de ses pensées et se tourna vers le frère et la sœur qui continuaient à se chamailler. Elle soupira et tous se tournèrent vers elle. Exactement ce qu'elle voulait. Elle s'avança vers le jeune garçon et se présenta.

-Je m'appelle Jeanne et j'ai 16 ans, fit-elle en lui tendant sa main.

-Horohoro, 16 ans aussi.

Il lui serra la main en souriant. Elle lui rendit son sourire et s'affala dans le sofa. Elle sentait qu'ils allaient bien s'entendre. Avec tout ça elle en avait oublié ses robes. Elle les ramassa et voulu les emmener dans sa chambre. Un problème, elle ne connaissait pas sa chambre.

-Euh...Je peux savoir où se trouve ma chambre ?

-Oui, et je peut même te montrer ton l...

Il venait de recevoir une gifle de Anna. Elle avait retentit dans toute la pièce et Jeanne sentit qu'elle n'aimerait pas être à sa place. Elle entendit les autres murmurer «LA gifle». La gifle ?

-Très bien, comme tu n'as rien d'autre à faire, tu fera le dîner, enchaîna Anna.

-Mais je n'ai pas le droit d'entrer chez les filles...

-Ça ne t'a pas stoppé tout à l'heure. À la cuisine. Tout de suite.

Il fila sans demander son reste. Anna prit un magazine et s'installa dans un fauteuil.

-8e étage première porte à gauche.

-Merci.

Jeanne prit l'ascenseur installé dans le bâtiment afin d'arriver dans une suite d'où on pouvait voir la ville grâce à une immense baie vitrée. Des dessins traînaient ça et là, tantôt des portrait des fois des corbeilles de fruits ou des cascades. Ils devaient appartenir à Tamao. De ce qu'elle en avait vu, elle ne parlait pas beaucoup et n'était pas le genre de fille qui faisait tout pour se lettre en avant. Tiens, en parlant de ça, où étaient les trois filles de tout à l'heure ? Bizarre. Il y avait un lit entièrement blanc, sûrement le sien. Elle y posa ses robes puis alla observer la ville à travers la baie vitrée. Au fond de ce mélange de nature et de ville se trouvait la mer. L'eau était d'un bleu turquoise presque transparent reflétant les rayons de soleil de cette fin de journée contrastant avec sable d'un blanc immaculé. Le tout était d'une beauté absolue et elle espérait au fond d'elle même pouvoir y aller un jour. Mais le plus incroyable, c'était une île. Oui, une île. Elle semblait dépourvue de population mais on pouvait distinguer quelques bâtiments. Ce qui étonnait Jeanne au plus haut point, ce fut surtout la végétation. Elle semblait aussi bleue que l'océan mais avec une touche de vert. Elle n'avait jamais vu de végétaux bleus. Peut-être de la coloration. Sur autant de plantes ? Impossible. Elle fit marche arrière et s'affala sur son lit. À force de trop réfléchir, elle n'allait récolter qu'une grosse migraine. Elle resta quelques minutes comme ça, allongée, la tête vide.

-Tu veux que...que je t'aide ?

Jeanne sursauta. La voix l'avait surprise. Elle se retourna vivement et se retrouva face à Tamao. Elle avait troqué son modeste tee-shirt blanc et son pantalon blanc contre un pyjama rose à pois blancs. Elle avait aussi retenu ses cheveux en arrière avec un bandeau rose magenta. Le haut de son pyjama

était ceinturé en dessous de la poitrine naissante de la jeune fille. Le bas était plutôt un pantacourt, bouffant vers le bas.

-...Oui, oui je voudrais bien.

Tamao ouvrit une porte donnant sur un immense dressing. Des dizaines de placard, de tiroirs et de cintres dans une seule pièce. Elle se demandait qui pourrait avoir besoin de tant de place. Car même toutes ses robes et les vêtements qu'elle avait acheté ne remplissaient même pas la moitié de cette pièce. Elle finirent quand même à tout ranger et descendirent en pyjama. En s'attendant à trouver une table remplie de mets les plus délicieux les uns que les autres, elle furent déçues.

-Eh ! Jeanne ! Tamao ! La soupe miso est prête !, s'écria Horo alors qu'elles arrivaient.

De la soupe...miso ? En effet, ce qu'elle voyait, un mélange de vert kaki et de marron à l'odeur nauséabonde ne lui semblait pas si appétissant que ça...

-Je passe mon tour...

-Moi aussi..., répondirent en choeur Anna, Pirika et Tamao.

-Mais...

-Au revoir.

Horo se prit la porte au nez avant de retourner au bâtiment des garçons. Il frotta son nez rouge avant de donner un coup de pied à un arbre.

-Et puis merde !

Après toutes ces mésaventures, Jeanne partit se coucher, la poupée sagement posée su la coiffeuse.

Le lendemain, elle se réveilla à l'aube, prit sa douche et enfila l'uniforme qu'elle avait trouvé devant sa porte. Il était composé d'une robe noire, d'un chemisier blanc, de longues chaussettes noires et de souliers. Elle attacha ses long cheveux blancs en une queue de cheval haute et mis un peu de parfum. Elle était la seule à être debout et en profita pour faire des crêpes-la seule chose qu 'elle savait faire en cuisine. Petit à petit, les filles arrivèrent jusqu'à être toutes présentes. Elles goûtèrent toutes ses crêpes, même les trois pestes. Puis arriva le moment tant attendu. Elle traversa le jardin, dévisagée par les étudiants, monta les escaliers et arriva devant la porte. Il était tant de faire face à son destin.