Salut !
Je vous remercie beaucoup pour tout vos reviews, ca me fait énormément plaisir !
Je sais que je m'attaque à un sujet délicat mais je tenais vraiment à faire partager le malheur de beaucoup de gens qui malheureusement sont trop souvent mis à l'écart du monde et je trouve ca regrettable.
Ce chapitre n'épargne pas Bella encore une fois, peut être trouverez vous ca exagérer, mais je vous assure qu'il y a toujours des gens qui s'amuse du chagrin des autres. J'espère que vous apprécierez, tout de même.
Bonne lecture.
CHAPITRE 3 – Une sortie mouvementée
Mon père venait d'arriver et je devais aller me changer pour sortir. Je demandais à Abi de m'aider à me préparer et elle m'accompagna jusqu'à la salle de bain.
-Je vais te chercher des vêtements, en attendant déshabille toi je reviens, me dit elle gentiment.
Voilà ce que j'aimais avec Abi. Elle me laissait me débrouiller autant que je le pouvais. Elle ne me prenait pas pour une incapable et même si je mettais longtemps à me déshabiller, elle avait compris qu'il fallait me laisser faire autant que je le pourrai. Quand elle revint dans la salle de bain, j'avais réussi à enlever ma chemise, mais pour le pantalon j'avais encore un peu de mal alors je lui demanda de m'aider.
J'avais eu beaucoup de mal au début pour laisser une inconnue faire ma toilette et nous avions convenu qu'elle me laisserai faire autant de chose que ma condition me le permettait.
Mon père avait investi dans une douche spécialement pour moi ou il y avait une chaise à l'intérieur et je pouvais ainsi me laver moi-même et ca me faisait du bien de pouvoir faire quelque chose seule.
Apres trente minutes j'étais pratiquement prête pour partir et je commençai à être anxieuse.
-Ca va aller ma chérie ne t'inquiète pas je suis avec toi, tout va bien se passer, me rassura mon père.
-Oui je sais mais je ne peux pas m'empêcher d'être mal à l'aise quand je sors je suis désolé papa.
-Tu n'as pas à être désolé Bella, si tu veux on reste à la maison, je ne te force à rien mais ca te ferais du bien de prendre l'air.
-Oui tu as raison, allons y avant que je change d'avis. A toute à l'heure Abi.
-Amusez vous bien, répondit elle.
Mon père m'aida à monter en voiture et attacha ma ceinture. Le trajet se fit en silence et je ne cessai de triturer mes doigts. Dix minutes plus tard la voiture s'immobilisa et mon père sorti du véhicule et déplia mon fauteuil puis m'aida à m'installer.
L'après midi se passait bien, nous décidâmes d'aller boire un verre puis nous irions à la librairie. Nous parlâmes de tous et de rien tout en savourant notre café et j'avoue que ca me faisait énormément de bien de sortir de la maison et profiter d'un après midi avec mon père. Ca ne nous été pas arriver depuis très longtemps et j'étais ravie.
Une demi heure plus tard nous partîmes en direction de la librairie et mon père m'annonça que celle-ci était au 1er étage et qu'il ne voyait pas d'ascenseur. Il m'emmena vers l'accueil et demanda comment nous faisions pour monter. La standardiste nous annonça qu'il n'y avait aucun ascenseur et que l'escalator était trop étroit pour faire passer un fauteuil. Je sentais que mon père s'énerver au fur et à mesure de la conversation et j'étais terriblement gênée de provoquer un incident.
-C'est inadmissible de nos jours de ne pas trouver d'ascenseur pour personnes à mobilité réduite, il faudrait porter plainte Bella, cria t'il en direction de la pauvre femme.
-Je suis désolé monsieur mais les locaux sont assez vieux et les responsables n'ont pas encore décider d'investir dans ce genre de matériel.
-C'est scandaleux, vous m'entendez !!
-Papa ca ne fait rien laisse tomber, je vais t'attendre à coté de l'escalator et tu iras acheter mes livres.
-Non Bella je ne vais pas te laisser ici toute seule enfin.
-Ne t'inquiète pas papa, je ne risque pas de m'enfuir, essayai je de plaisanter.
- Bella ce n'est pas amusant.
- Oh si ca l'est, allez ne t'inquiète pas pour moi ca va aller, et puis tu connais mes gouts littéraires alors c'est bon, répondis je faussement sereine.
- D'accord Bella, je te promets que je fais vite.
Après qu'il soit parti en direction de la librairie, mon estomac se noua très rapidement et je me rendis vite compte que je n'étais pas du tout rassuré. Je voulais paraître forte devant mon père et ne pas faire de scandale à cette pauvre standardiste mais je me gifla mentalement quand je me rendit compte qu'en faite je ne voulais pas être seule. La panique s'empara de moi assez rapidement et j'avais l'impression que ca faisait des heures que mon père étai parti.
C'était la première fois depuis six mois que je me retrouvai seule dehors sans personne que je connaissais pour m'aider en cas de besoin, et manifestement j'avais un grand besoin d'être rassuré.
Je n'avais plus aucun repère et cela me rendit très nerveuse.
Je savais que mon père allait arrivé mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir peur.
Tout à coup, j'entendis de nombreuses voix d'un groupe de jeunes qui s'approcher de moi. La voix de ces garçons ce rapprochait dangereusement puis je les entendit ricaner à coté de moi. Mon cœur s'accéléra mais je restai silencieuse.
-Ta vu l'handicapée la bas ? s'écria un premier garçon.
-Ouais sans déconner qu'est ce que ce parasite fait ici et seule ? elle s'est perdue ou quoi ? rigola un second.
-Dommage qu'elle ne soit pas normal, elle était plutôt charmante, dit un troisième.
-Ben va y qu'est ce que tu attend va la draguer , de toute façon tu pourras rien tirer d'elle, répondit le premier garçon en rigolant comme une hyène.
-C'est clair, t'imagine le truc une vrai planche au pieu, ricana un autre.
La tristesse s'empara de moi et des sanglots secs s'échappa de ma bouche. Essayant tant bien que mal de me retenir, je priai intérieurement pour que mon père revienne et qu'il fasse déguerpir ses imbéciles. Tout à coup je senti qu'on me pousser et qu'on faisait tourner mon fauteuil dans tout les sens. La peur que je ressenti à ce moment la était pire que tout, je ne savais absolument pas quoi faire et je pleurai en leur disant d'arrêter. J'appelai à l'aide mais il ne semblait avoir personne ici à part ces salops. Je pouvais entendre leur ricanement et je priai pour qu'ils arrêtent de faire tourner mon fauteuil car je commençai à avoir la nausée, me cramponnant comme je le pouvais sur les poignées du fauteuil. Un des garçon poussa encore plus fort mon fauteuil et je fus éjectée de celui-ci et alla me cogner fortement contre je ne sais quoi. Puis j'entendis la voix d'un autre homme crier.
-Non mais ca ne va pas qu'est ce que vous faites ?? demanda l'homme indigné.
-T'es qui toi pour nous parler ??
-Et vous, vous êtes qui à part une bande d'imbécile, vous n'avez pas honte de brutaliser une jeune femme sans défense ? s'écria t'il.
-Mais c'est qu'il se prend pour un héros celui la, ricana l'un des jeunes.
-Je vous conseille vivement de vous barrer d'ici avant que je ne m'énerve, menaça mon sauveur.
-Ahah, ricana l'un d'eux, tu crois que tu peux nous menacer, on est quatre et tu es tout seul, qu'est ce que tu vas faire ?
- Je ne le répéterai pas deux fois, dégagez de la tout de suite, s'écria t'il d'une voix glaciale.
J'aurai jurée entendre un grognement puis je devina que le groupe de jeune venait de s'enfuir avec des cris affolés pour je ne sais qu'elle raison. Auraient ils eu peur d'un seul homme alors qu'ils étaient quatre ? bizarre.
Néanmoins je ne m'y attarda pas car je me souvins que j'étais par terre, je tremblai comme une feuille et j'avais mal à la tête et au dos, surement du au choc. Je ne savais pas ou était mon fauteuil et j'essaya de tâtonner pour le retrouver et tenter de m'y asseoir quand soudain j'entendis la voix du jeune homme qui m'avait sauver de ces imbéciles.
-Mademoiselle, est ce que tout va bien ? me demanda le jeune homme inquiet.
-Je ne sais pas, sanglotai je. Je me suis cogné la tête et j'ai mal au dos.
-Attendez je vais vous aider à vous remettre dans votre fauteuil si vous me le permettez.
-Oui je vous remercie.
Je sentis des bras froid me porter à la manière d'une jeune mariée et je ne pus m'empêcher de m'empourprer de gêne, puis il me déposa délicatement sur mon fauteuil.
-Je suis désolé de vous avoir causé des ennuis, m'excusai je honteuse.
-Vous rigolez j'espère ? Mademoiselle vous n'avez pas à vous excuser parce que des imbéciles ont voulu s'amuser avec vous, s'indigna t'il. Voulez vous que je vous amène à l'hôpital pour vous faire examiner ?
-Je vous remercie mais je demanderai à mon père de m'y accompagner. Il était partie à la librairie quand ces jeunes ont commencer à rigoler du monstre que je suis, m'exclamai je en sanglotant.
-Vous n'êtes pas un monstre, ce sont des idiots qui ont voulu s'amuser avec vous, l'entendis je dire avec une pointe de colère. Comment vous appelez vous ? me demanda t'il plus calmement.
-Isabella, mais je préfère Bella, répondis je en reniflant.
- Moi c'est Edward et je suis enchanté d'avoir fait votre connaissance.
- Moi également, dis je avec un faible sourire. Mais serait il possible que l'on se tutoie, je pense que l'on dois avoir à peu prés le même âge.
- Oui je pense aussi. Ca ne t'ennuie pas si je te tiens compagnie le temps que ton père revienne ? me demanda t'il doucement.
- Non pas du tout, mais tu n'es pas obligé je ne voudrais pas t'ennuyer, répondis je honteuse.
- Ca ne m'ennuie pas du tout, et j'avoue que je préfère rester au cas ou ces imbéciles reviendraient.
- Merci, je ne sais pas comment j'aurais fait sans ton aide.
- C'est normal tu n'as pas à me remercier.
J'étais vraiment secoué de ce qui m'était arriver il y a quelque instant. J'avais eu très peur et je me demandai comment les gens pouvaient être aussi méchant. Mes sanglots s'était calmé et ma respiration reprenait un rythme plus régulier.
J'étais rassuré d'avoir quelqu'un auprès de moi et même si je ne le connaissait pas, j'avais l'impression que je pouvais lui faire confiance. Il avait fait fuir ces voyous et m'avait aidé à me relever avec délicatesse et bizarrement je n'entendais pas dans sa magnifique voix le sentiment de pitié ou de gêne que tout le monde avait en discutant avec moi et je l'en remerciai silencieusement pour ca.
C'était comme ci il discutait avec une personne normale et cette petite conversation aussi futile soit elle me réchauffa le cœur, pour quelque instant du moins, car sitôt revenue chez moi, je savais que j'allais retombée dans ma détresse.
Quelques minutes plus tard j'entendis des pas s'approcher de nous et je me crispa sur mon siège.
-Bella, est ce que ca va ??? demanda mon père.
Voilà j'attend vos impressions. Le prochain chapitre sera du point de vue d'Edward sur le même passage. Gros bisous à tous !
MissJenny34
