Blabla de l'auteur : Salut à tous. Tout d'abord merci à Olieangel et Sarah pour leurs vœux, ils m'ont touché. Oh et chris87 bien sûr, (mais elle va rougir si je la cite trop souvent mdr). Ensuite, merci à Olieangel, MMC, Aurélie (Attends t'as pas fini de les aimer Kim et Mandy, parce que crois-moi avec elles, on rigole. Voilà, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances. Bisous), Sarah (C'est dingue, tu as le même avis que ma correctrice. Elle aussi adore le moment où ils se disent au revoir au camp mdr. Non, on sait que Mitchie est hyperactive depuis Changements. A un moment, elle bougeait dans tous les sens mdr. Juste un peu de mal à se contrôler Shane et Mitchie ? Tu vas vite changer d'avis mdr. Oui, Mandy et Kim font une sacrée paire lol. ), Lady Hope (Ouais, faut dire à tes profs d'arrêter de vous charger de boulot, mince alors ! mdr Non, ravie que tu aimes depuis aussi longtemps et que tu postes des reviews toujours. Prions que tu aimes ce chapitre mdr. J'en dis pas plus, tu verras bien en lisant. mdr), Frediie (Perso, j'ai aussi beaucoup aimé les interventions de Mandy mdr. J'espère que ce chapitre te plaira. Bisou), Jadee72 (Ravie que mes fics te plaise. Je prie pour que ce soit le cas avec celle-ci. Bisous), et enfin chris87, pour leurs reviews. Comme chaque fois, elles me touchent toutes.

Disclaimer : Nouvelle suite, nouveau disclaimer même l'idée reste la même. Rien ne m'appartient, même pas Shane, tout est à Disney. Mais si vous avez un mouchoir, je suis preneuse, parce que cette idée me brise le cœur. (Que Shane ne m'appartienne pas, pas Disney mais bon) mdr

Merci à chris87 pour ses corrections.

Et encore une petite dédicace, à Olieangel. Joyeux anniversaire en avance très chère. Et comme, j'ai pas de cadeau, je te dédie ce chapitre. J'espère qu'il te plaira. Et amuse-toi bien. )

Chap 02

Le chauffeur descendit leur ouvrir, et Shane descendit, imité presqu'aussitôt par Mandy. Galamment, il tendit la main à sa copine pour l'aider à sortir. Elle l'a pris timidement et sortit. Aussi étrange que ça puisse paraître, puisqu'elle était déjà venue, elle avait l'impression de découvrir la maison pour la première fois. Sans s'en apercevoir, elle serra la main de son copain, qui sourit.

« - Hey relax musclor. Ils vont t'adorer, je te le promets, dit-il sérieux.

« - Shane ? Ne fais pas de promesses que tu ne pourras pas tenir. Tes parents pensent par eux-mêmes, et s'ils en viennent à me détester, tu auras rompu ta promesse malgré toi.

Sur ces mots, elle inspira un bon coup, puis ils entrèrent. Leur échange n'avait duré qu'une minute tout au plus, mais Mandy, qui était passée devant, avait eu le temps d'ouvrir la porte et d'enlever ses chaussures. Elle était dans le même temps au téléphone avec son copain, juste pour lui dire combien elle l'aimait, et le prévenir qu'elle allait manger. Mitchie sourit en entendant la déclaration d'amour de la jeune femme, mais ne put s'empêcher de sursauter quand la porte se ferma dans son dos. Elle se tourna vivement vers son copain qui rigolait.

« - Décidément ! Tu sursautes toujours aussi facilement.

« - Tu trouves toujours une occasion pour me faire peur, commenta-t-elle. Même quand le moment ne s'y prête pas.

Il se contenta de rire doucement, puis ils se déchaussèrent avant de rejoindre les deux adultes qui étaient au salon. A chaque pas, sa respiration devenait de plus en plus difficile et elle finit par faire face aux parents de son copain. Elle regarda d'abord son père. Il avait les cheveux blonds comme ceux de Mandy, et le regard noisette de son fils. Il devait faire un peu plus d'un mètre quatre vingt, et semblait se tenir en forme, constata-t-elle en voyant l'absence de ventre proéminent. Son visage retint son attention. Sans rien savoir de lui, elle supposa qu'il exerçait un métier assez sérieux et qu'il était peu habitué à rire. La mère de Shane se retourna, et Mitchie sut immédiatement d'où venait le visage avenant de Mandy. Malgré la noirceur de ses cheveux, elle semblait douce et gentille. Ses yeux verts comme ceux de sa fille éclairaient son visage. Elle devait également faire du sport, puisque sa silhouette semblait parfaite.

« - Maman, papa, je vous présente ma copine. Mitchie, je te présente mes parents, Isabelle et Philip, dit le jeune homme.

« - Enchantée de vous connaître, fit la jeune femme.

Ils lui serrèrent la main, assurant que le plaisir était réciproque, puis ils lui proposèrent de s'asseoir. Shane prit place sur le canapé et la plaça contre lui. Mandy, qui avait disparue quelques instants, revint avec un gros pouf rose à frange qu'elle posa au pied de son frère avant de s'asseoir dessus.

« - Voilà qui est mieux, dit-elle en souriant. Alors, vous parliez de quoi ?

« - J'allais demander à Mitchie si elle voulait boire quelque chose, mais puisque tu sembles si joyeuse et pleine d'énergie, tu vas faire le service, proposa Isabelle.

« - Euh non, sans façon. Mais je veux bien prendre un coca, perso. Et Mitchie aussi je suppose ?

« - Non, pas de boisson avec de la caféine, objecta Shane en se souvenant de l'hyperactivité de sa copine. Plutôt un jus de fruit. Coupé, avec de l'eau... Beaucoup d'eau, rit-il.

« - Vous faites une allergie à la caféine, demanda le père curieux.

« - Non, soupira-t-elle en grimaçant, je suis juste sujette à l'hyperactivité, depuis que je suis enfant. Il faut donc que j'évite tous les excitants, quand je suis stressée, ou fatiguée.

« - Bien, je vais chercher ça alors. Et toi, mon fils, tu veux quelque chose ?

Il se leva et partit aider sa mère, alors que son père reprenait le fil de la conversation.

« - Et si vous nous parliez un peu de vous ? A ce que nous ont dit Mandy et Shane, vous êtes passionnée de musique ?

« - Oui, j'avoue. C'est un peu par elle que je respire. Enfin, je veux dire, je sors et tout, comme n'importe qui mais c'est vrai que j'ai une fâcheuse tendance à me plonger dans ma musique, au moindre problème. Elle ne me demande rien. Je n'ai pas à faire semblant ou autre chose. Quand j'ai ma guitare à la main, je suis juste moi et c'est une sensation reposante.

« - Et en plus, elle joue bien, ajouta Mandy. Tu aurais du la voir, lors du concours final. Concours qu'elle a d'ailleurs gagné. C'était impressionnant ! Elle est aussi douée que mon copain, Shane, et Jason réunis. Et sa voix… On ne peut qu'être fan ! Sauf si on a aucun goût, mais bon…

« - Merci ma chérie. Maintenant nous sommes sûrs que le jour où elle aura besoin de publicité, elle fera appel à toi, soupira-t-il. Alors comme ça, vous avez été assez talentueuse pour gagner ? Je suis impressionné ! En moins de deux ans qui plus est et à en croire Shane vous auriez pu aussi gagner l'année précédente, si une rivale féminine ne vous avez pas mis hors course.

« - Ce n'est pas totalement vrai. Bon, je ne sais pas vraiment ce que vaut ma voix, mais… Comme je l'ai dit à Shane justement, vu qu'il m'aime, il ne peut pas être objectif. Enfin de mon point de vue. Tout comme j'ai du mal à émettre un avis neutre sur ce qu'il fait.

Le concerné revint justement à ce moment là et s'empressa de servir sa copine puis sa sœur, sous le regard attentif de ses parents, qui froncèrent les sourcils.

« - Vous parliez de quoi ?

« - De toi, et de ton amour pour cette jeune femme qu'est ta copine, et ma future belle-sœur par la même occasion.

« - Ola… Vaste sujet.

Ils rirent légèrement, puis durant une petite heure, la conversation continua sur la musique, plus particulièrement sur l'album éponyme des garçons pour lequel tout le monde donna son avis, quand Mitchie fronça les sourcils. Isabelle était en train de donner son avis sur la chanson bonus de l'opus.

« - J'avoue celle-là par contre, m'a étonnée. Ce n'est pas votre genre de chanter ce genre de texte. Beau certes, dit-elle en balayant ce détail de la main, mais quand même… Il est un peu trop guimauve. Beaucoup plus que les autres, je veux dire. C'est une belle chanson, mais plutôt le genre qu'on dédie à une fille, ou qu'on écrit en pensant à elle.

« - C'est le cas, sourit Shane. En fait, je venais d'arriver au camp, et j'ai entendue une fille chanter une chanson au piano. Sa voix m'a… Elle m'a hantée ! Durant tout l'été je l'ai cherché, j'ai même fait passer une audition au camp sans réussir à mettre la main dessus. Cependant elle m'a ouvert les yeux. J'ai donc commencé à composer d'une nouvelle manière et cette chanson je l'ai écrite juste en pensant à cette voix.

« - Et tu as fini par la trouver, s'enquit son père.

« - Oui… Le soir du concours final. On était en pleine délibération avec les mecs, quand ce petit bout de femme, dit-il en désignant sa copine, est montée sur scène et a chanté cette chanson. La même que j'avais entendu deux mois avant. Je me suis d'ailleurs senti idiot, en songeant que c'était la seule que je n'avais pas entendue, et la première à qui j'aurais du demander puisqu'on était amis. Et voilà l'histoire de Gotta find you.

Isabelle s'excusa de son analyse qui aurait pu être mal interprété, puis ils passèrent à table. Le repas ne fut guère simple, mais au contraire trop élaboré pour une simple rencontre. « A moins de vouloir en mettre plein la vue, songea Mitchie en observant l'entrée. »

« - Emincés d'asperges accompagnés de foie gras toasté sur un lit de figue, expliqua l'hôtesse en voyant la jeune femme regarder son assiette. Vous n'aimez peut-être pas ?

« - Si, si bien sûr, sourit la jeune femme.

« - Et y a quoi avec, demanda Mandy.

« - Du sauternes, ça te convient ?

« - Perfect, dit-elle en français*.

Le père, rassuré, en proposa à la jeune femme et elle rougit.

« - C'est que… Mes parents ne veulent pas que je consomme d'alcool, dit-elle mal à l'aise.

Il fronça les sourcils et lui proposa à la place du jus de pommes. Elle accepta se demandant si elle n'avait pas fait d'erreur, puis le repas débuta. Par galanterie, Shane refusa également de boire, et sa mère lui en demanda la raison. Il argua juste qu'il n'en voulait pas et se contenta de jus de fruit comme sa copine. Une fois que les assiettes furent vides, Isabelle partit dans la cuisine, et demanda à son mari de l'aide pour apporter la suite.

« - Dis donc, tes parents ont mis les petits plats dans les grands, commenta la jeune femme.

« - Oui, en effet. Je t'avoue, je m'attendais à un repas plus simple, genre rôtie aux pommes et aux pruneaux, mais faut croire qu'ils trouvent que c'est une soirée exceptionnelle, fit-il avant de l'embrasser doucement.

A peine s'étaient-ils écartés que ses parents revinrent, avec un plat que la jeune femme reconnue tout de suite. « Du canard à l'orange accompagné de sa jardinière de légumes, songea-t-elle. De mieux en mieux ! » Une fois qu'ils furent tous servis, Mitchie retint une grimace. Tout ça faisait trop élaboré pour une simple rencontre et malgré elle, elle se sentit gauche tout le temps qu'il dura. Une nouvelle fois, on lui proposa un verre de vin rouge, un excellent bordeaux au dire de Philip, qu'elle refusa de nouveau poliment.

Le dessert ne fut guère plus simple, puisque c'était une omelette Norvégienne accompagnée d'une glace à la verveine. Le tout servie avec un verre de champagne rosé. Verre qui, heureusement, ne lui fut pas proposé. Elle ne se voyait pas refuser une troisième fois, à moins de vouloir absolument passer pour une personne mal éduquée. La conversation passa sur divers sujets, et elle avait l'impression de bien s'en tirer, malgré quelques regards qu'elle ne comprit pas.

« - Et que font vos parents dans la vie ?

« - Mon père a une quincaillerie, spécialisée dans l'informatique, puisque c'est sa passion, et ma mère a un service de traiteur.

« - En parlant de ça d'ailleurs, Mitchie cuisine super bien. A chaque fois qu'elle est en vacances à la villa, on lui demande de faire le repas, parce qu'autant les garçons sont des champions avec une guitare, autant ils sont incapable de tenir une casserole du bon côté, se moqua Mandy.

« - T'exagère là ! On se débrouille plutôt bien depuis quelques mois.

« - Ouais, j'avoue. Depuis que Mitchie vous file des cours gratos, vous commencez à piger le principe.

« - Vous cuisinez, demanda Isabelle poliment.

« - Ma mère m'a donné quelques cours une fois, et puis c'est devenue une habitude. De temps à autre, je l'aide quand on reçoit des invités. Je ne dis pas que je suis douée, mais je me débrouille. Bien que je serais vraiment incapable de refaire le repas de ce soir. Sauf le dessert à la limite, et encore sous surveillance.

Ils rirent légèrement et ils repassèrent au salon, afin de prendre un café tout en proposant un chocolat à leur invité. Elle les en remercia et Mandy en prit un également. Une nouvelle fois, ils furent franchement curieux, voulant la connaître encore mieux, malgré qu'ils en sachent déjà beaucoup à son sujet. « A croire qu'ils m'ont espionnés ! Quoique vu les articles de l'année dernière, ils n'auraient pas eu trop de mal, grimaça-t-elle intérieurement. » Durant près d'une demi-heure, elle parla de son enfance et de ses projets. Oui, elle souhaitait faire carrière. Non, elle n'était pas avec Shane pour être connue. Quand son père lui avait posé la question, le jeune homme s'était redressé et avait regardé son père en fronçant les sourcils.

« - Où veux-tu en venir, papa ? Mitchie est quelqu'un de bien. Si elle souhaitait juste être connue, elle en aurait profité dès qu'un journaliste a toqué à sa porte. Sauf que ce n'est pas le cas. Elle en a au contraire beaucoup souffert.

« - Très bien Shane, calme-toi, et changeons de sujet, fit-il sans pour autant se ranger de son côté.

Mitchie décida que ce n'était pas grave pour le moment, et la conversation reprit sur ses amis, ses passe-temps, si bien qu'une nouvelle heure passa sans qu'elle la voie. Elle avait l'impression cependant de monopoliser la conversation. Elle manqua même de s'étouffer, quand Isabelle lui demanda si elle avait déjà eu un copain avant son fils.

« - Non, j'avoue. Je n'ai jamais intéressé ceux de mon lycée, et vu leur conversation, ça ne m'a jamais dérangé.

« - Vous voulez dire que Shane va être le premier ? En admettant que votre relation dure jusque là !

« - Euh… Oui, on peut voir ça comme ça, j'imagine, fit-elle complètement perdue.

« - Maman ? Dis-moi juste un truc, reprit son fils, tu comptes aussi demander à Nate où en est sa relation avec Mandy, ou pas ?

« - Pourquoi ça t'ennuie qu'on aborde la sexualité de ton couple ?

« - Franchement ? Oui, asséna-t-il. Pour deux raisons, la première c'est que je connais assez Mitchie pour savoir qu'elle doit être extrêmement mal à l'aise et de deux, excuse-moi mais vous ne la connaissez pas assez pour lui demander ça.

« - Excusez-moi Mitchie, se reprit-elle.

« - Euh… Aucun problème, vraiment.

Ce nouvel incident fut oublié, et lorsque sonna minuit, Shane lui proposa de la raccompagner, sachant qu'elle devait être rentrée pour une heure. Ils n'habitaient qu'à une demi-heure d'ici, mais il souhaitait passer un peu de temps seul avec elle. La jeune femme prit donc congé, puis une fois qu'ils furent seuls dans la voiture, poussa le soupir le plus long qu'il eut entendu de toute sa vie.

« - Et bé, on dirait que tu as vécue ça comme une épreuve, commenta-t-il.

« - J'avoue que je ne m'attendais pas à ce qu'ils me demandent si j'étais encore vierge, mon cher. J'avoue que c'était gênant… D'ailleurs merci d'être intervenu.

« - De rien. Connaissant ma mère, elle allait finir par te demander, quand on comptait passer le cap, et je ne me voyais pas dire devant Mandy, que c'était déjà fait. Pas envie de l'influencer, non plus.

Connaissant l'évolution de la relation qu'ils entretenaient, Mitchie se garda de faire un commentaire, et un silence agréable s'installa dans la voiture. Ils ne le brisèrent que pour s'embrasser de temps à autre et bientôt, la maison de ses parents se dessina, dans le noir de la nuit. Shane demanda au chauffeur de ne pas y aller tout de suite, et de se garer un peu plus loin. Le remerciant, il leva la vitre les séparant de John, et se détachant il se tourna vers sa copine.

« - T'as vu t'en es pas morte.

« - T'as raison. Je suis encore en vie, mais je te préviens, plus jamais, je ne parle de notre vie privée avec eux, dit-elle en se détachant à son tour. Parce que comme son nom l'indique, c'est privée, continua-t-elle avant de s'asseoir à califourchon sur lui, et je me vois pas leur dire que leur fils est un… Euh, qu'il est…

« - Un bon amant, proposa-t-il devant la gêne de sa copine.

« - Euh, ouais. Je ne t'aurais pas qualifié de juste bon, mais devant tes parents… En bref, je ne veux plus leur en parler. Et puis comme Kim le répète souvent, reprit-elle en déposant un baiser sur sa joue avant de descendre dans son cou, plus tu en parles, moins tu agis.

Elle chuchotait à présent, mais dans le silence de l'habitacle, il avait parfaitement compris sa phrase, et l'attira contre lui alors qu'elle passait ses mains sous son sweater. Doucement, elle revint vers son visage, et il captura ses lèvres, alors qu'elle dessinait des cercles sur sa peau. Elle se redressa et il en profita pour passer ses mains sous sa tunique. Ayant obtenue ce qu'elle voulait, elle se rassit sur lui, et gémit contre sa bouche, lorsqu'elle sentit ses doigts parcourir sa taille. Lorsqu'elle s'éloigna, pour respirer, elle murmura :

« - Prions que personne ne nous dérange.

« - Qu'as-tu en tête, petit lutin ?

« - Des choses qui n'ont pas leur place dans la tête d'un lutin de noël, mais que j'ai très envie de faire et qui t'implique au premier plan.

Il eut un petit sourire, et revint l'embrasser tendrement. Bien qu'il soit fou d'elle, il restait persuadé qu'une limousine n'était peut-être pas le meilleur endroit pour ce genre d'activité. Elle dut le sentir s'éloigner, puisqu'elle soupira.

« - Finalement, c'est toi. Décidément !

Malgré qu'elle soit contrariée, elle sourit, et il chuchota :

« - Tu crois que tu pourras attendre le week-end prochain ? Si je te promets un feu d'artifice ?

« - Tu parles de ceux bruyants, avec des pétards de la fumée, et pleins de couleurs, fit-elle taquine.

« - C'est pas vraiment ce que j'avais en tête, mais si ça peut te faire patienter, je peux m'arranger, pour qu'on en tire un ici, tous les soirs.

« - C'est toi que je veux ici, tous les soirs, bouda-t-elle.

« - Si ça ne tenait qu'à moi, soupira-t-il.

Elle n'ajouta rien comprenant parfaitement ce qu'il sous-entendait. Après tout, elle aussi aurait aimé vivre avec lui, et pouvoir se blottir contre lui toutes les nuits, enfin du moins quand ils ne seraient pas en tournée. Cependant, elle ne put réfléchir plus puisqu'il l'embrassa, à nouveau, alors que ses mains caressaient sa peau, au niveau de son nombril. Quand il quitta ses lèvres, pour picorer son cou, elle pencha la tête, se laissant aller à cette douce torture. Passant une main dans ses cheveux, elle lui massa le cuir chevelu, descendant sur sa nuque, suivant le chemin de sa colonne vertébrale, au maximum, puis remonta le vêtement, afin de sentir sa peau, sous ses doigts. Pendant ce temps, il embrassait son cou et descendait sur ses épaules. Ses mains avaient remonté sa tunique jusqu'au niveau de son sternum, et frôlaient la peau mise à nue, faisant gémir la jeune femme. Il finit par mettre ses mains sur sa taille pour la redresser afin que sa bouche soit au niveau de son nombril, zone qu'il adorait embrasser. Malheureusement pour lui, ce fut impossible. « Pourquoi les limousines ne sont-elles pas plus hautes, pensa-t-il. » Il grimaça, et allait abandonner quand elle lui chuchota la solution à l'oreille. Souriant contre son cou, il l'allongea sur la banquette avant de descendre sur son buste. Ils avaient conscience qu'ils n'iraient pas très loin, mais après la tension qu'elle avait ressentie toute la journée, elle avait besoin d'évacuer. Aussi, il ne fut guère surpris de la sentir si réactive à ses caresses. Seulement l'odeur de sa peau, discret mélange de rose et de crème pour bébé l'enivra et il oublia bien vite où ils étaient. Doucement, il remonta jusqu'au sternum et elle se cambra, ce qui lui permit de relever le vêtement qu'il trouvait vraiment gênant. Il sourit lorsqu'il sentit la dentelle de son soutien gorge. Revenant vers son visage, il l'embrassa doucement, alors que ses mains passaient dans son dos, afin de lui enlever le sous-vêtement, alors qu'elle cherchait le moyen de lui enlever son sweater. Seulement, une voiture passa au moment où il réussissait à le dégrafer, et ils reprirent pied à la réalité. Se regardant, ils rougirent, puis se redressèrent. Ils replacèrent leur vêtement, et dans un accès de folie, qu'elle ne put mettre sur le compte du champagne puisqu'elle avait refusé chaque verre, elle enleva le sous-vêtement que son copain avait eut du mal à dégrafer, tout en l'embrassant et le posa sur le siège, alors qu'elle l'embrassait afin qu'il ne voie pas son manège. Son portable vibra, et ils surent qu'elle devait rentrer. Le signalant au chauffeur, ils roulèrent quelques minutes, puis sortirent de la voiture lorsqu'elle fut à l'arrêt. Galamment, il la raccompagna devant la porte et l'embrassa doucement. Seulement, comme ils étaient partis durant l'après-midi, et que la journée avait été chaude, elle n'avait pas pensé une seule seconde à prendre une veste et trembla rapidement. Promptement, il lui ouvrit la porte, et ils s'embrassèrent quelques secondes à l'intérieur. Malheureusement, il avait conscience qu'il était parti depuis une heure, et s'éloigna d'elle.

« - A la semaine prochaine ma belle. Et tu sais quoi ? Je t'aime, dit-il avant d'ajouter plus bas, et tu me rends fou.

« - Tu me manques déjà, soupira-t-elle. Tu me diras ce que tes parents pensent de moi ?

« - Promis, je t'envoie un message dès que je sais.

Sur ces mots, il rouvrit la porte et commença à partir à reculons, seulement elle refusa de lâcher sa main. Il l'embrassa et elle chuchota, contre ses lèvres :

« - Je t'aime aussi. Et tu sais quoi ? Cette situation me rend presque aussi folle que tes caresses.

Il l'embrassa puis partit. Elle l'observa, jusqu'à ce que la voiture ne soit plus en vue, puis ferma la porte en soupirant. Montant dans sa chambre, elle enfila son pyjama, et sourit en repensant au réveil qu'elle avait eu, avant de filer sous les couvertures, rêvant à son copain, tout en priant pour que ses parents l'apprécient, au moins un peu.


Lorsqu'il lâcha sa main, Shane descendit l'allée, et monta dans la voiture. Il regarda sa copine, jusqu'à ce qu'il ne la distingue plus, puis se cala contre son siège. Observant la banquette arrière, il vérifia qu'il n'y avait aucune trace de leur dérapage, et sourcilla en voyant des plis. Voulant les effacer, il passa sa main dessus, et fronça les sourcils en sentant de la dentelle. Allumant l'habitacle, il sourit en découvrant ce qu'elle avait oublié, et se demanda quand elle l'avait enlevé. « Le plus simple gros malin, c'est de le lui demander, lui souffla sa conscience. » Sortant son portable, il lui envoya un message la prévenant de son oubli, et sourit lorsqu'il eut sa réponse. « C'est ta punition pour nous avoir interrompu ) Tu me le rendras samedi. Je t'aime » Le mettant dans une de ses poches, il réfléchit le reste du voyage, tentant d'imaginer la réaction de ses parents. Les questions qu'ils avaient posés à la fin le dérangeait, sans qu'il comprenne vraiment pourquoi. Le moteur se coupa et il prévint John qu'il pouvait rentrer. Ils n'auraient besoin de lui que le lendemain au soir. Il entra dans la bâtisse et soupira.

« - C'est moi, prévint-il.

Rejoignant sa famille dans le salon, il fut intrigué de voir sa sœur affalée sur un fauteuil, les bras en croix, en train de fusiller des yeux leurs parents.

« - Un problème, demanda-t-il perdu.

« - Allez-y, dites-lui que je me marre, fit sa sœur méchamment.

« - Shane, soupira son père, avec ta mère, nous en avons parlé et je dois te dire que cette jeune femme, aussi jolie soit-elle, n'est pas faite pour toi.

« - Trop de choses vous séparent, mon chéri. Ce n'est qu'une enfant, ajouta sa mère. Bien éduquée peut-être mais juste une fille qui veut être connue, j'en suis persuadée.

« - Vous devez faire erreur, Mitchie n'est pas comme ça. Ok, ça peut choquer qu'elle soit incapable de dire des gros mots, mais c'est une fille très bien.

« - Elle n'est pas de ton milieu, opposa son père.

« - Ouais, genre on est au treizième siècle où le mariage de botte de foin était monnaie courante.**

« - Mandy, s'il te plait, s'énerva son père, tu as déjà donné ton avis. Ça fait même une heure que tu ne dis que la même chose. Maintenant tu montes dans ta chambre, nous devons parler à ton frère.

« - D'accord, mais bonne chance, parce que Mitchie, il l'aime, et il la quittera pas, quoi que vous disiez, dit-elle sur le même ton. Bonne nuit frangin, et dis-toi que t'es pas seul. Contre ces deux étriqués j'entends, parce que moi je l'aime Mitchie.

« - Euh ouais, merci bonne nuit petit monstre.

Elle lui fit la bise et monta tirant son pouf derrière elle. Restés seuls, ils s'assirent, et il leur demanda ce qu'ils avaient contre Mitchie.

« - Rien, mon chéri, le rassura sa mère. Simplement, avec ton métier, tu dois te mettre avec une jeune femme qui connaît déjà les problèmes que posent l'éloignement durant vos tournées, les filles qui se jettent à votre cou, ce genre de tracas, ainsi que les scandales.

« - Mitchie est déjà au courant, merci de ta sollicitude, mais comme le dit Mandy, j'aime Mitchie. Et je sais qu'elle m'aime. Vous devriez apprendre à la connaître. Elle est vraie, calme, douce, gentille, fragile mais forte à la fois, aimante, et tout ceux qui la rencontrent l'adorent. Demandez à Nate, Jason, Dan, oncle Brown même.

« - Ecoute, vu ce qu'on dit d'elle dans la presse, commença sa mère mais il la coupa.

« - Je t'en prie, fit-il en se levant, tu ne vas pas croire les tissus de mensonges qui sont parus dans la presse à scandale. Ces crétins l'ont espionné quasiment dix mois sans même réussir à trouver sa véritable personnalité. J'ai aussi lu ces torchons et ils ont tout faux.

« - Qu'en sais-tu qu'ils ont tords ? Qu'elle ne fait pas ça, juste pour être connue, reprit son père.

« - Parce que je le sais ! C'est écrit là, dit-il en pointant son cœur alors qu'il se calmait, elle est tellement mieux que ce que vous imaginez. Elle pense aux autres avant elle. Elle a le cœur sur la main. Durant avril, elle ne pouvait même plus sortir de chez elle sans être harcelée par une vingtaine de journalistes parce qu'ils voulaient savoir qui était la jeune femme que je tenais contre moi. Elle a du supporter tout ça un mois et demi, sans rien dire, alors qu'elle aurait pu s'en plaindre ou dévoiler simplement que c'était ma sœur, mais elle a refusé, pour ne pas troubler la vie de Mandy. Combien de filles seraient capables de tant supporter juste par amour ? Il n'y a qu'elle, et je ne veux qu'elle.

« - Qui te dit que c'était vrai ? Elle t'a peut-être juste raconté des bobards, opposa son père, qu'en sais-tu ?

« - Parce que je l'ai vu, cria-t-il. Je suis venu chez elle à l'improviste et j'ai vu son jardin, envahi par ces crétins à micro, qui scrutaient ses fenêtres pour avoir une info ou une image. Je les ai entendus à chaque fois ou presque que je lui téléphonais. Elle ne m'a pas raconté de bobards, sauf quand elle prétendait ne pas être suivie. Elle ne s'est pas plainte une seule fois alors qu'elle aurait pu. J'ai compliqué sa vie, à un point que je ne me croyais pas capable, et elle ne m'a pas quitté… Elle aurait pu, mais on s'aime. Et ce n'est pas une amourette d'ado comme vous le pensez. Je l'aime réellement. Et avec votre interrogatoire inquisitorial, je n'ai même pas pu le lui dire, mais si nous sommes encore ensemble dans deux ans, je compte bien l'épouser.

Sur ces mots, il partit. Il n'avait pas monté trois marches qu'il fit chemin inverse. Fixant ses deux parents, il ajouta durement :

« - Et vous feriez mieux de vous faire à cette idée, parce que si vous n'appréciez pas ma copine, et bien tant pis, je me passerais de votre avis, et de votre présence, lors de notre mariage, et de la naissance de nos enfants.

Il fit deux pas, et souriant ajouta en fixant sa mère :

« - Et sache que Mitchie et moi avons déjà fait l'amour. Et si je m'écoutais, je retournerais dans ses bras dès maintenant. Alors pour répondre à ta question de tout à l'heure, oui notre relation dure jusque là, et même plus encore, puisque j'ai eu toutes ses premières fois amoureuses. Et comme je compte être son seul mari, je n'ai pas fini de faire perdurer notre relation. Que ça vous plaise ou non !

Il ajouta un bonne nuit, à mi-chemin pour sa chambre. Quand il y entra il y trouva sans surprise, Mandy qui l'attendait. Elle avait les yeux rouges, et il fronça les sourcils.

« - Pourquoi pleures-tu ?

« - Parce que je n'aime pas l'idée que nos parents ne l'aiment pas.

« - Rassures-toi, ça ne va pas durer, mais n'en parle pas à Mitchie ou Kim. Elle angoissait assez qu'ils ne l'apprécient pas, alors si elle apprend qu'ils ne comptent même pas faire l'effort de la connaître, elle va aller très mal.

« - D'accord Shane. Je lui dirais rien, tu en as ma parole, mais à une condition, reprit-elle malicieuse.

« - De quel ordre ?

« - Tu t'arranges pour qu'elle me prenne en demoiselle d'honneur à votre mariage, sourit-elle.

Il rit de bon cœur et lui promit de faire son possible. Elle lui fit un câlin, puis fila dans sa chambre, alors qu'il s'allongeait. La dispute n'avait pas été longue mais l'avait fatigué. Grimaçant à l'idée de lui cacher quelque chose, il lui envoya un message rapidement, priant qu'elle y croit, puis se coucha. Seulement une heure plus tard, il n'était toujours pas calme, et ne trouvait pas le sommeil. Il soupira, une énième fois et entendit monter ses parents.

« - Sam aussi, je l'aime beaucoup. Elle serait parfaite pour lui, plutôt que cette espèce de petite ensorceleuse, cracha presque sa mère.

« - Ou encore cette jeune femme qu'il aimait au lycée. Comment s'appelait-elle déjà, réfléchit son père.

Grognant, il se leva et ouvrit la porte de sa chambre, violemment, et leur fit face :

« - Elle s'appelle Sandy. Et j'ai un scoop pour vous. D'une Mitchie n'est pas une ensorceleuse, deux je n'aime pas Sam, on la tolère juste parce que nous sommes obligés, et trois, je n'aime pas non plus Sandy, car je suis carrément raide dingue de ma copine actuelle. Bonne nuit.


* : Petite parenthèse ! L'univers étant américain, la logique voudrait que j'écrive dans la langue d'Hemingway, mais manque de chance, je préfère celle de Molière, donc quand ils parleront français, je les ferais parler anglais. Ce n'est pas très logique, mais c'est pour vous fassiez la différence entre les deux langues.

** : Je dois cette image des mariages de « fortune » à mon prof d'SES. C'est ainsi qu'il appelait les mariages entre personne de même richesse.

Et voilà, c'est fini. Bon je pense qu'on a compris qu'il va encore y avoir du sport dans cette suite. J'espère que ça vous a plu, et sinon, tant pis. :p Dans le prochain chapitre, les impressions de Mitchie.

Time Tell Will ! ! !