Titre : le Miroir de Peut-être (3 / ?)
Nom de l'auteur Midnight Blue Email de l'auteur : kathyf@iname.com
Catégorie : Action/Aventure
Mots-clés : Mage de Guerre Harry Rogue Miroir de Peut-être
PG13
Note : c'est une fic Slash Harry/Severus .
======================================= ===========
LE MIROIR DE PEUT-ÊTRE
- Tatouages et Entretiens-
Le matin suivant trouva Harry à s'appuyer négligemment contre une des colonnes décoratives à l'extérieur de Gringotts - les mains dans ses poches - attendant que la banque ouvre et observant le trafic passant. Il ne pouvait vraiment rien faire de plus avant soit d'avoir son argent, soit qu'il sache qu'il devait trouver une source supplémentaire de fonds.
Au petit déjeuner ce matin - son dernier repas aux frais de Gringotts - il avait été réchauffé de nouveau par le respect tendre de Hagrid et l'avait facilement et librement rendu. Harry soupçonnait maintenant qu'Albus - ayant échoué dans ses efforts initiaux pour trouver Harry hier - avait dit à Hagrid hier soir qu'il était porté disparu et avait ensuite demandé au demi-géant pourquoi la note de Harry disait que Hagrid saurait qu'il allait bien. Après cela, Albus aurait découvert le bout de Magie du C?ur que Harry avait exécuté et saurait aussi qu'il ne pouvait pas localiser Harry par cette sorte de liaison.
Donc maintenant Harry recevrait très probablement des contrôles du matin et du soir chaque jour. Il n'était pas contre et était même en sorte heureux de cela - puisqu'il était heureux de pouvoir soulager leurs soucis au moins un peu et - s'il avait raison - cela ne gênerait pas ses activités quotidiennes. Albus - étant le sorcier prudent qu'il était - aurait presque certainement suggéré que des contrôles tôt le matin et tard le soir seraient plus bienvenus qu'aléatoirement pendant la journée. De cette manière, où que Harry soit, il ne serait pas pris par surprise s'il était au milieu de quelque chose d'important.
L'été de Harry n'allait pas être du tout aussi solitaire qu'il l'avait pensé.
Maintenant, il avait seulement besoin d'argent commencer à réaliser tous ses plans.
En temps voulu, un gobelin vint ouvrir les portes de la banque, indiquant silencieusement que Gringotts était maintenant ouvert pour les affaires.
Quelques sorciers et sorcières - qui avaient aussi attendu - passèrent indifféremment devant lui et Harry sourit. Il y avait seulement eu quelques moments dans sa vie où les gens de tous les jours étaient passés devant lui sans même le remarquer . Enfant il avait été la cible de brutalités, ou ' le Survivant ' et adulte il avait été ' le Mage de Guerre Ash '. Aucun de ces Harry là n'avait été le genre de personne qui pouvait s'appuyer négligemment contre une colonne et voir d'autres flâner indifféremment en passant devant lui. Une grande partie de la journée d'hier - avant l'Allée des Embrumes - avait été de même et Harry constatait que tandis qu'il appréciait l'anonymat, cela était aussi ...et bien ... un peu bizarre, en même temps.
// Tout est dans ce à quoi vous êtes habitués, je suppose, // fut sa dernière pensée avant de se repousser du pilier et d'entrer dans la banque.
Son anonymat disparut à deux mètres de la porte.
"Ah, Mage de Guerre," Grabble Deuxcoffres l'intercepta adroitement. "Venez par ici s'il vous plaît," et Harry se trouva bientôt assis de nouveau dans le bureau du superviseur gobelin. "Maintenant", déclara Grabble brusquement, "Sous quel nom voulez-vous ouvrir votre compte ?"
----Oo00oo----
Lorsque Harry quitta Gringotts, il portait non seulement une petite fortune en Galions et Mornilles, mais aussi une somme semblable en livres moldues, aussi bien qu'une carte Visa moldue de Gringotts *et* une carte American Express.
Grabble avait essayé de soutenir le fait que Harry ne devrait vraiment pas porter tant d'argent liquide sur lui, mais Harry avait simplement levé un sourcil amusé vers lui et le gobelin avait brusquement changé le sujet. Grabble pensait-t-il vraiment qu'un *Mage de guerre* serait inquiété par des agresseurs ?
Harry avait aussi réussi à acquérir ' un travail d'été '. La banque l'avait maintenant sous contrat pour jeter le même sortilège sur huit autres de leurs Pierres de Fondation subsidiaires. Grabble avait renégocié le prix par Pierre au rabais à quelque chose que Gringotts pouvait raisonnablement se permettre et en retour Harry aurait le droit de prendre son temps - espaçant les sortilèges pour pouvoir en faire un par semaine ou à peu près.
Harry était heureux de faire ce travail pour un prix beaucoup plus bas puisque : A) les autres Pierres étaient beaucoup moins puissantes et il serait plus facile de travailler avec B) il était déjà familier avec les huit autres nodules, puisqu'il se rappelait lancer le sort sur chacune d'entre elles de son temps dans le miroir. La *seule* Pierre principale de Gringotts avec laquelle Harry n'ait jamais travaillé était celle de Londres - et c'était parce que Voldemort l'avait détruite avant que quiconque ne se soit rendu compte qu'elle avait besoin de protection.
La destruction de la Pierre de Fondation au c?ur de Gringotts avait été la crise qui avait déclenché l'introduction brusque de Harry à la magie des gobelins. La communauté des gobelins - encore chancelante du choc de la catastrophe - avait fait appel directement à l'aide des Mages de Guerre. En voyant la vague de désastre qui avait déferlé des décombres de la banque, les Mages de Guerre avaient donné toute priorité à cette demande. En conséquence, Harry avait été le tout premier non-gobelin à recevoir un cours intensif de Magie de Fondation.
Pendant deux semaines, Harry avait été inondé la nuit et le jour avec le style de vie gobelin, ses croyances, sa langue et sa magie. C'était là qu'il avait acquis sa connaissance sur l'étiquette des gobelins et leurs coutumes. Il avait même été le seul homme à qui il ait été permis de suivre un service commémoratif pour les gobelins qui avaient été tués quand la banque avait été attaquée. Le nom de Florin Gringott avait été mentionné plusieurs fois et plus tard, Harry avait écouté avec respect les histoires détaillant la vie du vieux gobelin.
Après cela, il avait passé le mois suivant à secrètement jeter le même sortilège à maintes reprises, dans le monde entier. Vers la fin de tout cela, Harry était une épave complète avec des maux de tête fréquents - mais toutes les Pierres de Fondation critiques - d'une variété d'affaires cruciales et non seulement Gringotts - étaient solidement protégées. Cela prit à Harry presque une semaine pour entièrement se remettre de l'effort qu'il y avait mis - même sous les soins experts de Pompom. Mais il s'était escompté bien remboursé quand il entendit finalement les nouvelles...
... Les gobelins allaient permettreque leurs Pierres soient utilisées dans la guerre contre Voldemort.
Le système de Pierre de Fondation était littéralement un réseau de communications mondial que Voldemort ne pourrait *jamais* renverser ou découvrir. Cela avait été un cadeau *sans prix* pour les forces de la Lumière.
*Cette* fois ci, Harry espérait qu'ils n'en auraient pas besoin.
----Oo00oo----
Harry passa les quelques jours suivants à payer des choses - *toutes* sortes de choses - des chemises et sous-vêtements, à la poudre de cheminette en passant par des livres de sortilèges. Il était décidé à s'assurer qu'il avait tout ce dont il pourrait avoir besoin.
Mais il acheta très délibérément des choses frivoles aussi. Les livres de sortilèges, par exemple - que Harry avait achetés parce qu'il pouvait à peine se rappeler un sort *non* connecté à la Magie de Guerre - étaient complétés par des romans. Harry aimait un bon mystère et même occasionnellement une histoire d'aventure bien écrite .
Quand il décida de souscrire à la Gazette du Sorcier, il se permit aussi un abonnement annuel "au Monde du Quidditch ". Pour le moment, ils seraient tous les deux livrés au Chaudron Baveur, mais Harry espérait qu'il pourrait les faire envoyer à Poudlard plus tard.
Bien sûr, il devait aussi finir sa liste des courses - et le voyage retardé chez Madame Guipure fut intéressant en ce que la sorcière responsable ne savait pas s'ils *avaient* même le matériau nécessaire pour les robes de bataille de Harry.
"Fixe-sort ?" répéta la couturière étonnée . "Je ... je ne sais pas si nous en *avons* - je devrai regarder."
Fixe-sort était un matériel exorbitamment cher, parce que - de même que son nom l'impliquait - vous pouviez tisser des sorts directement dans le tissu et 'fixer' ensuite le matériau pour que les enchantements ne changent ni ne s'effacent jamais. Pour un Mage de Guerre, c'était inestimable, puisque plusieurs sorts défensifs et protecteurs étaient standards pour la couche extérieure de 'l'uniforme' officieux de Mage de Guerre.
La sorcière qui était partie chercher le matériau dut finalement demander l'aide d'un de ses collègues et ensemble ils réussirent finalement à en trouver un unique rouleau - haut sur une planche derrière la réserve. Il avait probablement été placé là pour le garder en sécurité et ensuite oublié. Peu de personnes pouvaient s'offrir du fixe-sort.
Les robes elles-mêmes furent également une surprise pour le personnel chez Guipure, puisque les robes de bataille différaient un peu de tous les modèles standards. Tandis que la plupart des robes de sorciers se fermaient sur le devant, les robes de bataille étaient ouvertes pour qu'un sorcier ou mage ait libre accès à ses armes et une grande envergure pour les mouvements rapides ou actions violentes. Des vêtements serrés et flexibles - dans le cas de Harry, pantalons de cuir et chemises de coton ou t-shirts - étaient alors portés *sous* les robes, permettant à la couche extérieure d'être enlevée si nécessaire.
Finalement, Harry avait été forcé de créer une illusion pour montrer à la couturière de quoi il parlait.
----Oo00oo----
La seule chose que Harry avait payée par *pure* indulgence, était ses tatouages.
Harry avait été heureux que le salon de peinture à vie dont il se souvenait de dans le miroir soit toujours là. Il voulait *vraiment* ravoir ses tatouages et il ne voulait pas passer la semaine suivante à chercher des peintres renommés.
Quand il entra par la porte, il sut qu'il était au bon endroit - c'était propre au point d'être stérile et il y avait un sens de grande beauté et de fierté dans les illustrations types qui bougeaient avec des mouvements subtils sur les murs.
Le seul moment de doute de Harry vint quand il se rendit compte que le maître peintre qui avait fait ses tatouages pendant son temps dans le miroir, était encore seulement un apprenti. Mais alors il se rappela la manière avec laquelle l'homme avait parlé de l'habileté étonnante de son vieux maître et Harry décida qu'il serait probablement sans danger de voir si les histoires rappelées étaient vraies.
"Bonjour, monsieur," le salua le "pas-encore-maître" . "Pensiez-vous vous faire faire quelque peinture ?"
"Non," répondit Harry agréablement, "j'ai *décidé* que je veux me faire faire quelque peinture - *deux* peintures, en réalité," et il pointa deux des dessins types sur le mur, "*celle-ci* et *celle-là* ."
L'apprenti cligna des yeux. "C'est ... une combinaison peu commune."
"Ce sont ces deux là que je veux," répondit Harry fermement, "Le lion sur le devant et le serpent dans le dos."
"Et bien, puisque vous êtes sûr, je vais juste aller chercher les modèles."
Harry attendit, regardant le lion de Gryffondor et le serpent de Serpentard. Tous les représentants des Maisons de Poudlard étaient présents, mais pour Harry, le lion et le serpent semblaient d'une façon ou d'une autre plus 'vivants' qu'autre chose sur le mur.
L'apprenti revint. "Maintenant", sourit le jeune homme , "savez-vous quelle sorte d'encre vous voudriez que j'utilise? Elles varient, vous savez, dans leurs effets et durée. Nous utilisons seulement les *meilleures* encres sur le marché et je peux garantir que votre peinture durera seulement aussi longtemps que vous le voulez - et disparaîtront complet-"
"Je veux de *l'encre à vie *," déclara Harry tranquillement.
La bouche de l'apprenti resta ouverte un instant. Alors il balbutia, "Monsieur .. êtes ... êtes-vous *sûr * ? Je veux dire ... nous *avons* de l'encre qui durera des *années*..."
"Encre à Vie," répéta Harry. "Rien d'autre."
L'apprenti mordilla sa lèvre inférieure. "Je... Je ne suis pas qualifié pour utiliser ces encres, monsieur je devrai aller chercher le maître - et il est occupé avec un autre client..."
"Ce n'est par grave," l'assura Harry, "cela ne m'ennuie pas d'attendre." Et cela ne l'ennuyait vraiment pas, parce que l'utilisation d'Encre à Vie exigeait l'habileté d'un maître-peintre et pour un *maître* ... Harry attendrait.
L'apprenti cependant, n'était pas tout à fait si patient. Après une demi- heure à observer Harry assis tranquillement dans une chaise, le jeune homme disparut dans le fond du salon, seulement pour réapparaître quelques minutes plus tard. Cinq minutes plus tard, le maître apparut aussi - essuyant de l'encre de ses mains avec un morceau de vieille serviette.
Le maître s'approcha et Harry se leva pour le saluer.
"Mon apprenti me dit que vous voulez une peinture faite... avec de l'Encre à Vie."
"Oui," acquiesça Harry .
Le vieil homme le regarda pensivement. "Revenez à la fermeture," ordonna-t- il finalement. "Pour l'Encre à Vie, je ne veux pas être dérangé."
----Oo00oo----
Peu de temps après la fermeture du salon, Harry se trouva couché torse-nu sur un fauteuil levé et capitonné . Beaucoup de ses cicatrices étaient ainsi révélées, mais aucune mention ne fut faite d'elles. Harry savait que des cicatrices réelles n'auraient pas perturbé la peinture et il était confiant du fait que ses fausses soient aussi sans importance.
"Objectez-vous au fait que mon apprenti reste pour m'aider ?" demanda le maître . "Je vous promets qu'il est très habile. Un jour il sera lui-même un maître." Le jeune homme rougit du compliment.
"Non," sourit Harry, "je n'objecte pas." En fait Harry trouvait cela assez approprié que l'homme qui *aurait* fait cela un jour, vraiment y *participerait* maintenant.
Ils commencèrent.
Dans le monde moldu, un tatouage était créé en utilisant une aiguille pour pousser de l'encre dans la chair au-dessous de la peau - assez profondément pour être permanent, mais assez peu profond pour rester visible. Dans le monde sorcier, il était appliqué avec des pinceaux - et avec de la magie soufflée sur l'encre humide.
Le modèle était appliqué d'abord - une tâche simple, achevée par l'apprenti tandis que le maître vérifiait ses pinceaux et bouteilles une dernière fois.
Une fois le modèle mis, c'était au tour du maître - et Harry trembla presque lorsque le bout de la brosse caressa sa peau pour la première fois.
À la différence des tatouages moldus, la peinture des sorciers *était* vraiment similaire à une peinture. C'était coloré et ombré, les encres se mélangeant directement sur la peau, comme des huiles sur une toile.
Harry se sentit glisser dans une trance légère - un état de perte du sens du temps créée par l'Encre à Vie elle-même comme elle commençait à lier sa magie inerte à son corps - suintant dans ses pores et muscles, apprenant qui il était et pourquoi il faisait cela - impreignant ce que c'était supposé *être* pour lui comme cela coulait sur ses muscles chauds.
... Et Harry se trouva contraint de se rappeler tout ce que Gryffondor signifiait pour lui - le courage et la férocité; la loyauté et la volonté de survivre; l'amour des amis les liant ensemble; et surtout - la force d'un pouvoir brillant qui florissait dans la lumière du soleil.
Ces mémoires donnèrent forme à l'Encre et elle *devint* ses mémoires - un lion rendu féroce et vif, resplendissant dans sa puissance et sa gloire - un symbole de courage et une bannière pour la Lumière.
----Oo00oo----
Quelque temps indéterminé plus tard, Harry se réveilla lentement de la trance induite par l'Encre.
Le chuchotement du maître s'était tû et l'apprenti regardait fixement la poitrine de Harry avec quelque chose d'apparenté à la crainte.
"Aidez-moi," ordonna Harry rudement et ainsi fit l'apprenti, tandis que son maître lavait les pinceaux et nettoyait.
Harry s'avança d'un pas chancelant vers le grand miroir mural et inspecta soigneusement le travail.
C'était parfait.
Pas tout à fait le même que dans son souvenir - mais parfait néanmoins. Même ses cicatrices - bien que fausses - servaient seulement à mettre l'illustration en valeur. Ils donnaient au lion un air éprouvé - comme s'il avait souffert pour sa fierté, mais pourtant était resté invaincu et intact. Ce n'était aucunement un débutant jeune et idiot - mais au lieu de cela un vétéran chevronné marqué par l'expérience. L'image semblait presque se déplacer, pourtant restait immobile - presque terminé, mais pas encore ...pas encore.
Parfait.
Maintenant complètement réveillé, Harry revint avec respect vers le fauteuil et s'allongea de nouveau.
Après un moment, le maître parla : "vous savez ce qui se passe maintenant." Ce n'était pas une question.
"Oui," répondit Harry tranquillement. "Laissez-moi une minute," et il se prépara mentalement pour le sort final, qui changerait l'Encre de Vie de 'peinture' - qui était provisoire - en 'tatouage' sorcier - qui ne pourrait jamais être effacé. C'était pourquoi c'était appelé ' Encre à Vie ' - pour sa capacité à se lier à un être vivant pour la longueur de la durée de vie de son porteur. Mais le sort final serait *très* douloureux.
"Maintenant," dit Harry - et le maître chuchota les mots.
Soudainement l'encre devint vivante et comme mille couteaux, traça sa voie dans sa poitrine. Harry serra les dents contre la douleur et s'efforça de rester couché immobile. Ses mains saisirent les bords du fauteuil avec un désespoir féroce.
Et ensuite, aussi soudainement que cela avait commencé - ce fut fini. Harry relâcha le fauteuil de soulagement. Sa poitrine était guérie et la peinture était partie. A sa place était son tatouage de Gryffondor - rétabli à sa position légitime sur son corps. Il pouvait presque le sentir le ronronnement et le mouvement au-dessous de sa peau.
Un de fait et un à faire.
----Oo00oo----
Le maître prit une pause courte, tandis que Harry se remettait de l'achèvement du premier tatouage.
Peu de temps après, Harry était de nouveau couché sur le fauteuil, mais cette fois sa configuration avait été changée pour qu'il puisse s'allonger confortablement sur son estomac.
Peu de temps après, il sentit de nouveau le coup de pinceau du maître .
Cette fois, quand la trance vint, ce fut Serpentard que l'Encre tira de son esprit...
... Mensonges et tromperie - quand la vérité était trop dangereuse; décisions impitoyables - péniblement faites mais correctement décidées ; regards craintifs de ceux alentour - quand la suffisance pourrait avoir été fatale; la force qui venait seulement quand le désespoir était possible; et au-delà de tout, la force d'un pouvoir sombre qui prospérait dans les ombres les plus profondes de la nuit.
Cette fois ses pensées formèrent une image plus sombre - un serpent vert plein de grâce mortelle et de plans patients, hypnotique dans sa froideur calculatrice et brutal dans sa volonté de survivre - un symbole d'endurance et une bannière pour les Sombres Choses.
À ce standard seul répondraient les brisés et opprimés - ceux qui avaient été trop endommagés pour avoir confiance en l'espoir désormais - et pour qui la joie brillante était une langue étrange qu'ils ne comprenaient plus . Mais Harry comprenait - et avec cette partie de lui qui avait toujours été Serpentard, il pouvait encore les toucher et ils se verraient en lui et permettraient sa protection.
Dans l'obscurité, il pourrait trouver les perdus et les désespérés - et dans l'obscurité il les rassemblerait et ramènerait à la maison.
----Oo00oo----
Quand Harry se réveilla ensuite de la transe induite par l'Encre, il ne se donna pas même la peine de regarder le miroir - la puissance des mémoires, couplée avec la perfection du premier tatouage lui disait tout ce qu'il avait besoin de savoir.
"Faites-le." Dit-il et surmonta la douleur comme son deuxième tatouage mangeait son chemin dans ses épaules et le long de son épine dorsale.
Le symbole de Serpentard était de nouveau là où il appartenait - se tordant faiblement sur ses muscles, avec le plus petit soupir d'une voix sifflante se répercutant dans l'air.
Harry avait ses tatouages de nouveau.
D'une façon ou d'une autre, il se senti plus ... *entier* - plus complet - qu'il pouvait se souvenir l'être depuis qu'il avait détruit le miroir.
----Oo00oo----
*Payer* pour les tatouages fut plus un problème que ce que Harry avait prévu.
Le maître ne voulait pas prendre son or.
"C'est *vous* qui *m'avez* rendu un grand service," argumenta l'homme, "Ce soir j'ai peint mes plus grandes oeuvres. Je sais que je ne les surpasserai pas - ni ne peindrai probablement une autre les égalant. Je suis honoré que vous m'ayez choisi - et que mon apprenti ait eu l'occasion de voir ce qui est possible aux niveaux les plus hauts de notre métier."
Harry ne savait pas vraiment qu'y répondre. Tout ce qu'il *savait* était que cela était mal de ne pas donner à l'homme quelque chose, en échange des tatouages exquis maintenant incorporés dans sa chair. "Mais sûrement," protesta-t-il, "que si vous avez peint *ceux-ci *, il y aura d'autres - et vous ne pouvez pas tous les faire pour rien - vous vous ruineriez!"
Le maître renifla. "Les sorciers qui veulent l'Encre à Vie sont assez rares," repondit-il "mais comme vous devez le savoir, l'Encre elle-même devient seulement vivante à travers les mémoires et les émotions de celui qui la porte. Si la toile est morne, ou sans profondeur ... alors la vraie nature de l'Encre - la gamme de couleur - la force de l'image - ne peut jamais être entièrement comprise."
"Vous," termina le maître , "étiez une adéquation parfaite pour les images que vous avez choisies. D'autres modèles - avec moins de signification pour vous - n'auraient pas si bien marché. C'était la combinaison, vous voyez, de vos désirs; des modèles que vous avez choisi; de la nature de l'Encre; *et* de mon habileté, qui est entrée dans la création du travail - et je ne pense pas que je verrai une telle combinaison de nouveau dans ma vie."
Finalement, ils reconnurent que Harry pourrait payer le coût de l'Encre elle-même - l'Encre à Vie était assez chère - mais pour Harry, c'était à peine assez en échange de la beauté qui ornait maintenant sa peau.
----Oo00oo----
Environ une semaine après que Harry ait fait remettre ses tatouages - et après qu'il ait déjà fait une autre Pierre de Fondation pour Gringotts - il revint au Chaudron Baveur pour trouver Hagrid appréciant une bière et causant avec les autres clients.
Harry eut presque un arrêt cardique, imaginant que Dumbledore avait d'une façon ou d'une autre calculé qui il était et avait envoyé Hagrid pour le chercher - c'est-à-dire avant qu'il ne se rappelle que Hagrid avait toujours été un habitué au Chaudron Baveur et était probablement juste là pour une soirée au pub.
En réalité, c'était étonnant que Harry ne l'ait pas vu auparavant.
A ce stade, les autres habitués du Chaudron Baveur étaient habitués à voir Harry marcher alentour paré de son habillement de Mage de Guerre. Il avait causé un peu de controverse le premier matin où il était apparu avec sa nouvelle épingle de manteau en évidence sur ses robes de bataille toutes neuves. Harry avait finalement été forcé de produire les documents officiels qu'il avait acquis de Gringotts, qui informait tout le monde que - de l'avis de la banque - 'Ash' était très certainement un véritable Mage de Guerre . Cependant, c'était mieux que d'avoir à prouver ses revendications en faisant sauter des statues.
Le personnel du Chaudron Baveur était même quelque peu ravi de l'idée qu'un Mage de Guerre reste chez eux - ou plutôt ils étaient *devenus* ravis après que Harry ait fait comprendre que son comportement n'allait pas changer juste parce que tout le monde savait maintenant qui il était.
Et bien sûr, la publicité gratuite quand la Gazette du Sorcier l'avait découvert n'avait pas non plus fait de mal.
Le Chaudron Baveur avait été exceptionnellement populaire après que le journal sorcier ait publié son article sur lui - ou plutôt sur autant qu'ils avaient pu découvrir sur lui, puisque Harry avait refusé d'être interviewé. À ce jour, il n'y avait probablement personne dans le monde sorcier entier qui ne sache pas qu'il y avait un Mage de Guerre au Chaudron Baveur à Londres, Angleterre.
D'une part, cela ennuyait Harry parce que chaque fois qu'il apparaissait en public, il était secrètement - et parfois ouvertement - regardé fixement. Mais d'autre part, Harry avait maintenant ce qu'il voulait - *tout le monde* savait ce à quoi les insignes de Mage de Guerre ressemblaient et - grâce aux recherches historiques de la Gazette du Sorcier - *tout le monde* savait grossièrement ce qu'un Mage de Guerre *était*.
Incluant Hagrid - qui le regardait maintenant avec une franche curiosité.
Harry décida séance tenante qu'il était le temps de commencer à interagir avec ses amis en tant que ' Mage de Guerre Ash '.
Il adressa un demi-sourire à Hagrid et alla rejoindre le garde-chasse de Poudlard au bar. Hagrid sembla étonné, mais man?uvra pour faire de la place.
"Cela vous dérange-t-il si je me joins à vous ?" demanda Harry poliment.
"Aurais pas fait de place pour vous si c'était l'cas," répondit Hagrid avec un rire discret. "Je suis Hagrid," et tendit une main consistante, avant d'ajouter fièrement, "-Gardien des clefs et des lieux à l'École de sorcellerie et magie de Poudlard ."
Harry serra la main offerte avec un sourire commode sur son visage. "Ash", répondit-il, "et vous savez probablement déjà que je suis un Mage de Guerre."
"C'est un peu dur de l'manquer," acquiesça Hagrid, fixant les yeux sur l'épingle et les robes de bataille de Harry .
Harry commanda une bière pour lui et une autre pour Hagrid, qui l'accepta avec des remerciements étonnés.
"Oh, ne me remerciez pas encore," rit Harry, "je savais déjà que vous étiez gardien à Poudlard en venant." Alors, en réponse au regard curieux de Hagrid, il ajouta, "Je me suis renseigné."
Cela allait évidemment être la soirée de Hagrid pour les surprises. "V's êtes renseigné sur *moi * ? Pourquoi donc ?"
"Bien, pas vous, spécifiquement," répondit Harry, "juste quelqu'un qui pourrait m'en dire un peu plus sur Poudlard."
Hagrid le regarda d'un air soupçonneux. "Pourquoi voudr'vous vous renseigner sur Poudlard ?"
Harry cligna des yeux. De toutes les expressions qu'il avait vu sur le visage de Hagrid, le soupçon n'avait jamais été l'une d'entre elles. Alors il se souvint - Quirrell avait autrefois dupé Hagrid à trahir un secret juste ici dans ce pub. L'expérience avait rendu le gardien circonspect envers les étrangers posant des questions - en particulier des questions sur l'école.
Le visage de Harry ne fit aucune réponse au soupçon de la voix de Hagrid, comme il répondit franchement, "J'ai entendu dire qu'il pourrait y avoir une ouverture pour le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Je pensais me présenter - si la place est toujours disponible." //*S'il vous plaît* faites qu'elle soit disponible, // pria-t-il. Il n'avait pas pu trouver une seule annonce à ce propos dans la Gazette du Sorcier et il n'avait pas encore calculé comment s'approcher d'Albus pour lui demander le poste.
Le soupçon de Hagrid disparut immédiatement et avec un regard très heureux il dit, "Vous voudriez le job ? Vraiment ? L' Directeur avait d'horribl' difficultés à essayer d ' trouver quelqu'un. Il vous engagerait en un éclair! - avec vous êtr ' un Mage de Guerre et tout."
"Attendez! Attendez!" rit Harry. "Je ne suis pas encore sûr - j'ai dit que j'y *pensais* - pas que j'avais *decidé* ." Il ne voulait pas que quiconque pense qu'il voulait *trop* le travail. Le visage de Hagrid retomba de déception. Rapidement, Harry ajouta, "Avant que je ne puisse me faire un avis, je devrais en savoir plus *à propos* de l'école - comment c'est - l'attitude des élèves - s'il y a un code de conduite que l'on s'attendrait à ce que je suive - ce genre de chose."
Harry termina alors avec : "Jusqu'à ce que je sache quelque chose de plus de la place que juste son nom, comment puis-je savoir si je veux y travailler ? C'est pourquoi j'ai demandé alentour quelqu'un qui pourrait me parler de l'école - et tout le monde a dit que je devais vous demander."
Hagrid sembla heureux que tous aient pensé à lui et puis fit de son mieux absolu pour persuader Harry de demander le poste.
Plusieurs heures plus tard, Hagrid partit finalement, mais pas avant que 'Ash' n'ait promis qu'il écrirait au Directeur immédiatement.
Harry avait apprécié à fond sa soirée - discuter de Poudlard en détail et d'un point de vue qu'il n'avait jamais considéré auparavant - celui d'un employé éventuel. Cela avait été une conversation excellente - Harry estimait presque qu'il était déjà de retour au château - et il était maintenant beaucoup plus confiant pour être 'Ash' autour de ses amis.
La soirée plaisante servirait aussi comme amortisseur pour n'importe quelles petites erreurs que Harry ferait. Dans ces premiers jours cruciaux - quand on ne s'attendrait pas à ce qu'il sache beaucoup de l'école ou de ses habitants - il ferait presque certainement une faute et mentionnerait quelque chose qu'il n'était pas possible qu'il sache. Il avait maintenant la possibilité l'évader en disant, ' Oh, Hagrid doit l'avoir mentionné, ' et plus il restait à l'école, moins il aurait besoin de l'excuse. Finalement, les gens s'attendraient à ce qu'il sache des choses juste parce qu'il avait été là quelque temps.
Harry s'aperçu soudainement qu'il avait inconsciemment supposé qu'il resterait à Poudlard pour un très *long* moment.
La pensée ne le dérangeait pas du tout.
----Oo00oo----
Un court temps plus tard, Harry était assis au petit bureau dans sa chambre - plume en main et parchemin devant lui...
======================================= ===========
A
Albus Dumbledore,
Directeur,
École de Magie et Sorcellerie de Poudlard De :
Mage de Guerre Ash Monsieur... ======================================= ===========
Lorsque Harry finit, il était bien après minuit et il plia la lettre dans son enveloppe avec beaucoup de satisfaction. Sa demande n'était pas très longue, puisqu'il n'avait pas d'autres références que Gringotts - et il ne pouvait *certainement* pas inclure une histoire personnelle. Mais si l'impression de Hagrid était correcte, alors ce n'était pas comme s'il aurait de la compétition pour le travail.
En fait - se rappelant quelques uns des profs de DCFM absolument *épouvantables* qui avaient eu le travail auparavant, Harry soupçonnait à moitié qu'ils avaient *aussi* été seuls à demander le poste à l'époque. Albus ne les aurait jamais embauchés s'il avait eu une alternative - ou du moins, Harry *espérait* certainement que non.
Et bien sûr, si ces cornichons étaient une réflexion de la qualité des gens demandant le poste *avant* qu'il ait gagné une réputation maudite, alors Harry avait une bien meilleure chance d'embauche maintenant que l'on croyait que le poste était d'une façon ou d'une autre frappé de malheur.
// Bien que, // se rappela Harry, // Remus était aussi parmi ce lot - et il y avait rien de deuxième classe dans *son* enseignement. // Mais alors, Remus était un loup-garou et une fois que cette information était devenue publique, on ne lui avait pas permis de rester à l'école.
Pour lui, Harry se trouvait devant le besoin d'espérer qu'Albus était assez désespéré dans la recherche d'un professeur de Défense Contre les Forces du Mal, pour engager un Mage de Guerre sans expérience, qui ne parlerait pas de son passé et dont les allégeances ne pouvaient pas être prouvées d'une façon ou d'une autre.
Et bien, il n'y avait rien qu'il puisse vraiment y faire - donc il scella la lettre avec de la cire - la cachetant magiquement de l'insigne de Mage de Guerre - et puis laissa la missive scellée sur le bureau où il pourrait facilement la ramasser au matin et la mettre à la poste.
----Oo00oo----
Le jour suivant, après avoir payé pour la livraison de sa lettre par hibou standard, Harry jeta un sort "Ne-me-remarque-pas" sur les couteaux de ses protège-bras et quelques autres pour couvrir sa baguette, les potions à sa ceinture et les autres couteaux dans hauts de bottes. Alors il fit sa sortie dans le Londres moldu.
Les sorts "Ne-me-remarque-pas" ne rendraient pas ses armes invisibles, mais plutôt encourageraient simplement les gens à les *ignorer* - comme si elles étaient sans rapport ou sans importance.
Cela aurait des résultats variés sur les sorciers et les sorcières - et aucun du tout sur les elfes et autres non-humains - mais serait presque à cent pour cent efficaces sur les moldus. Ce qui signifiait que Harry pourrait se promener librement dans le monde moldu sans être immédiatement arrêté.
Il savait qu'il semblerait toujours un peu étrange - mais avec réalisme, pas plus que beaucoup d'autres qui s'habillaient entièrement de noir et portaient des manteaux lourds ou des capes toute l'année. Il était tout à fait sûr que ses robes de bataille n'étaient pas du tout aussi remarquables que les moldus aux cheveux pourpres et avec des percings partout leurs visages.
Harry était de retour dans le monde moldu parce qu'il y avait une partie de son équipement de Mage de Guerre qu'il n'avait toujours pas réussi à acquérir - et c'était son arme à feu. Il ne pouvait pas penser à un moyen d'en acheter une légalement et il ne voulait *vraiment* pas s'impliquer avec un revendeur d'armes illégal.
Cela le laissait vraiment seulement avec l'option d'en voler une, ce qui - tandis que ce n'était pas son cours préféré d'action - était au moins faisable et n'impliquerait pas de criminels ou d'autres gens qui pourraient remonter à lui.
Ainsi, résigné à un peu de vol, Harry était allé à un autre magasin d'armes moldu - *pas* celui où il avait acheté ses couteaux - et avait demandé à voir une variété d'armes à feu. Parmi les armes qu'il avait demandé à voir était le revolver Smith et Wesson .45 qu'il voulait.
Les revolvers - à la différence de des automatiques et des semi- automatiques - n'étaient pas enclins à bloquer, ce qui arrivait quand un projectile 'resterait coincé' et devait être manuellement décoincé avant que l'arme à feu puisse tirer de nouveau. Aussi - avec l'utilisation d'agrafes de lune pour tenir les balles dans leur formation circulaire - Harry pourrait recharger le revolver presque aussi rapidement que des agrafes changeantes dans un automatique. Mais mieux que tout, un revolver convenait parfaitement à une exigence unique que seulement un sorcier aurait - Harry pourrait changer le *type* de munitions qu'il tirait sans devoir vider une agrafe ou perdre des balles restantes. Harry *avait besoin* que son arme à feu aie cette capacité parce que - comme ses couteaux - il avait l'intention de porter des munition d'argent, d'acier et d'autres types de munitions enchantées pour convenir indépendamment de ce qu'une situation donnée exigeait.
Ainsi, quand le propriétaire du magasin lui montra les armes diverses qu'il avait demandé à voir, Harry sembla ne pas faire plus attention à celui qu'il voulait qu'à n'importe lequel des autres. Cependant, tandis qu'il avait le Smith et Wesson dans ses mains, il plaça discrètement un sort de position dessus.
Il fit la même chose à plusieurs boîtes de munitions ordinaires et à l'équipement de chargement approprié qui étaient exposés vers le fond du magasin. Le mécanisme de chargement lui permettrait de rendre ses propres projectiles uniques.
Et tandis qu'il faisait tout cela, il pris une note *très* prudente de combien chaque pièce d'équipement coutait.
Plus tard ce soir là, s'étant encore une fois installé dans sa chambre au Chaudron Baveur, Harry jeta son sortilège d'appel. Verrouillé sur les repères qu'il avait placés sur les articles divers d'équipement, tout marcha parfaitement. Sans les sortilèges de position, Harry aurait eu beaucoup plus de difficultés - peut-être même convoquant des articles voisins au lieu des spécifiques qu'il voulait.
Une fois qu'il eut estimé et additionné le tout présent, il annula les sortilèges de position et prit une lettre qu'il avait précédemment préparée. Il la bomba d'argent - plusieurs milliers de livres en fait - et il l'envoya rapidement - à l'endroit approximatif où l'arme à feu manquante avait été auparavant.
Demain matin, le propriétaire du magasin trouverait la lettre en place de l'arme à feu manquante, avec une liste détaillée de ce que Harry s'était approprié et une note qui tombererait littéralement en poussière après que le propriétaire l'ait lu. La note disait simplement :
======================================= ===========
Monsieur,
Mes excuses d'avoir pris ces articles illégalement, cependant je vous assure que mon besoin était grand et ils ne seront pas utilisés pour quelque but criminel.
Mon travail à beaucoup faire avec l'armée et même si vous saviez mon nom, vous ne trouveriez pas de sonnées sur moi.
J'espère que je vous ai payé complètement, bien que je vous laisse le choix de montrer la liste et l'argent à la police ou non.
Dans l'événement peu probable que la police *réussirait* à trouver quelque trace de moi, soyez assuré que peu après il serait peu probable qu'ils disent se souvenir trouver quoi que ce soit. Ils ne leur sera fait aucun mal - mais je vous assure que votre équipement ne sera jamais récupéré.
======================================= ===========
Alors, la dernière chose que Harry fit avant d'aller se coucher, fut d'effacer par magie le numéro de série de l'arme à feu et de jeter le sort "Ne-me-remarque-pas" sur le revolver et tout ce qui y était associé.
----Oo00oo----
Avant le petit déjeuner le matin suivant, Harry attacha finalement le dernier bout de son équipement de Mage de Guerre à son pied gauche. Avec son étui de baguette sur son autre pied, il marcha autour de la pièce, essayant de s'habituer à l'équilibre et donnant un petit saut de temps en temps pour voir si l'arme à feu et sa baguette étaient tous les deux solidement tenus en place. Si tout était correctement attaché, alors Harry devait être capable de faire des culbutes sans que quoi que ce soit tombe ou change de position - mais il devrait essayer plus tard, puisque sa chambre actuelle n'était pas assez grande pour faire des acrobaties.
Harry avait décidé de passer le reste de la journée dans ou près du Chaudron Baveur. Le hibou portant son formulaire de demande d'emploi devrait parvenir à Poudlard avec la poste du matin et Harry espérait qu'Albus y répondrait aussitôt que possible. Avec réalisme, cela signifiait que probablement il n'allait pas recevoir de hibou avant demain au plus tôt, mais quand même...
Il savait qu'il était ridiculement anxieux, mais il avait plusieurs bons livres à lire et rien de plus urgent à faire. Ainsi Harry s'installa pour la journée, profitant d'une sorte de jour de congé et ouvrit son magasine "Quidditch Aujourd'hui" , en se rappelant de s'acheter un nouveau balai - parce que Ron reconnaîtrait son vieux balais n'importe où et probablement même au toucher dans l'obscurité...
----Oo00oo----
Harry passa les trois jours suivants à s'inquiéter de si le hibou était arrivé à Poudlard du tout.
Quand il *reçut* finalement une réponse, cela ne fit rien pour soulager son souci. C'était simplement une réponse "merci pour votre demande", avec une déclaration "nous vous recontacterons bientôt" plantée à la fin.
Est-ce que quelqu'un *d'autre* aurait pu demander le travail ? - Quelqu'un *sans* passé mystérieux - qui avait des amis et des références vérifiables ? Comprenant que le stress ne l'aidait pas, Harry résolut d'arrêter de s'inquiéter et de commencer à faire quelque chose pour rendre à son corps de quinze ans un régime d'aptitudes convenable. Il n'avait pas oublié sa note mentale pour découvrir ce dont ce corps était capable et il avait le reste de l'été pour corriger n'importe quelles faiblesses ou problèmes qu'il pourrait découvrir.
Et - en bonus supplémentaire - l'effort physique était une très bonne façon de soulager la tension.
Et bien, les relations sexuelles aussi, bien sûr et à quinze, le corps d'Harry était *plus* que désireux de se livrer à cette sorte de détente.
En tant que Mage de Guerre de vingt-huit ans, qui avait été activement impliqué dans une guerre - Harry n'était certainement pas étranger au sexe. La combinaison de violence, la crainte et la mort ne faisaient pas fait grand chose pour encourager le célibat ou l'abstinence - en particulier quand il s'agissait d'un autre contact humain et d'un peu de réconfort partagé parmi le chaos. Ajouté à cela, la formation de Mage de Guerre de Harry lui avait martelé que le sexe était autant une partie de la vie que les repas et le sommeil. Le nier ou l'ignorer n'allait pas le faire partir et la frustration sexuelle - comme toute autre sorte de frustration - pouvait causer des explosions émotionnelles qui étaient dangereuses - particulièrement si vous étiez par hasard Mage de Guerre.
Mais bien sûr cela ne signifiait pas que Harry allait sortir en courant et avoir une relation sexuelle avec tout ce qui bougeait. Cela signifiait simplement qu'il n'allait ignorer ni banaliser *aucun* des besoins physiques de son corps - ni, à cet égard, n'importe lequel de ses besoins *emotionels*.
Harry se connaissait bien assez pour comprendre que - pour lui du moins - un rapport sexuel avec un étranger donnait en réalité moins de satisfaction qu'être seul avec ses fantaisies. Cela dit, il n'y avait personne actuellement avec qui il sente cette sorte de connexion sexuelle/émotionnelle, sauf Severus - et pour le moment Sev ' lui donnerait probablement un coup de genou dans les parties si ' Ash ' essayait de l'embrasser.
Ainsi, Harry résolut de s'amuser dans la baignoire autant que son jeune corps pourrait le vouloir et d'éliminer la tension résiduelle par l'exercice physique, un bon régime et des techniques de relaxation mentales.
Ainsi, tandis qu'il attendait qu'Albus lui réponde, Harry alla rejoindre un club de gymnastique moldu. L'entrainnement qu'il pourrait faire là aiderait à augmenter sa force. Il rejoignit aussi un dojo d'arts martiaux pour évaluer sa technique actuelle de corps à corps et commencer si tout allait bien à re-imprimer sa mémoire musclulaire.
Cela aurait probablement été plus qu'assez, mais en passant devant d'une école de danse, il s'arrêta pour regarder à l'intérieur et réapparut finalement avec une *troisième* adhésion , qui l'aiderait à améliorer son agilité et son endurance.
Il n'avait pas vraiment tant de tension - sexuelle ou autre - qu'il ait besoin de tout l'exercice que trois adhésions différentes lui donneraient. Mais après tout, il ne pouvait pas vraiment mettre le reste de ses plans en mouvement avant d'être de retour à Poudlard - et il était bien trop tôt pour que Voldemort mette en action n'importe lequel des événements cruciaux que Harry était décidé à empêcher. Tout cela signifiait qu'il pouvait se permettre d'être patient - et ferait mieux d'utiliser le temps-mort actuel de l'été pour lire, se détendre et se mettre en forme pour l'année scolaire à venir.
Oh et il avait définitivement à calculer comment il allait ravoir Severus . *Cela* n'allait pas être facile parce que ce salaud irritable et sur la défense avait des barrières émotionnelles large de lieues et Harry ne voulait pas particulièrement répéter les circonstances désagréables qui les avaient menés à devenir amants la première fois.
Mais il semblait ne pas pouvoir penser à quelque plan brillant pour séduire Sev directement. En fait la seule chose qui lui venait à l'esprit était que cela aiderait vraiment si lui et Severus travaillaient ensemble - comme, disons ... s'il *avait* vraiment le poste de professeur de Défense à Poudlard...
// Si seulement Albus pouvait *m'engager*...! // se plaignit Harry silencieusement au monde en général.
----Oo00oo----
Une semaine après avoir rejoint la gymnastique, le dojo, *et* l'école de danse, Harry reçut un hibou l'informant qu'il avait un entretien dans trois jours avec le Directeur Dumbledore concernant le poste de Défense Contre les Forces du Mal.
Ainsi, ce fut avec des papillons dans son estomac que le Mage de Guerre Ash transplana à Pré-au-Lard et ensuite utilisa le chemin de promenade jusqu'au château pour calmer ses nerfs. Il ne pouvait *pas* se permettre de tout louper - et il ne savait pas comment diable il allait convaincre Albus qu'il *n'était pas* un espion ou sympathisant de Voldemort.
Il ne pouvait pas mentir sur son passé, parce qu'il serait trop facile de le piéger - particulièrement avec Albus. Cela signifiait qu'il se trouvait devant le besoin de refuser de répondre aux questions sur sa vie du tout - et qu'il ne pouvait pas non plus partager ses expériences, ou dire ce qu'il avait fait dans le passé - ou l'avenir ... ? // Dieu, on s'y pert, // pensa Harry silencieusement . Alors il allait essentiellement devoir de jouer le rôle du Mage de Guerre mystérieux qui avait apparu de nulle part sans enfance ni passé.
Et pourtant *d'une manière ou d'une autre* il devait quand même convaincre Albus de l'embaucher.
Marchant dans le soleil brillant - et se concentrant sur l'entretien à venir - Harry n'avait pas la moindre idée qu'il en viendrait plus tard à considérer cet après-midi comme l'un des plus *bizarre* de sa vie.
----Oo00oo----
Hagrid l'aperçut comme il s'approchait de l'entrée du château, "Hello Ash!" L'appela le garde-chasse amical. "Bienvenue à Poudlard! Vous allez êt' not' nouveau professeur de Défence, alors ?"
Avec un large sourire, Harry répondit, "c'est ce que je dois découvrir ici - j'ai un entretien avec le Directeur dans un quart d'heure."
"Oh ouais ? Bien, je ferais mieux pas de ne pas vous retenir alors. Vous savez comment aller à son bureau ?"
"Nul besoin," et Harry jeta un coup d'oeil derrière la large poitrine de Hagrid. "Je pense que cette aimable dame doit être là pour me guider."
Hagrid regarda autour de lui et remarqua le Professeur McGonagall. "Oh! ' Scusez moi, professeur, je n'vous avais pas vu là."
"Ce n'est pas grave, Hagrid," répondit Minerva McGonagall en le contournant pour voir le Mage de Guerre dont elle avait tant entendu parler. Les présentations furent faites rapidement et Minerva les excusa avec tact de la présence d'Hagrid, avant de faire rentrer Harry dans l'école.
Harry sentit une impression plaisante de retour au pays comme il franchit le seuil et ne put pas résister poser une main fugitivement contre les pierres antiques.
Si Minerva le remarqua, elle ne le mentionna pas.
L'école semblait différente sans tous les étudiants. Harry ne trouvait pas cela désagréable - simplement plus tranquille, ou peut-être ' plus vide ' aurait été un meilleur terme - comme si l'école hibernait l'été, de même que quelques animaux le faisaient l'hiver.
Minerva était heureuse d'étaler sa connaissance de l'école en lui donnant une histoire brève de ses fondateurs et bien que Harry en sache déjà la plupart, il l'encouragea en faisant une remarque ou deux et en posant une question à l'occasion. Cela servait à l'empêcher de poser des questions sur *lui* et lui permettait aussi de commencer à sentir sa place dans le rôle d'enseignant et collègue potentiel.
En peu de temps ils parvinrent au bureau du Directeur et Minerva utilisa le mot 'caramel mou' pour ouvrir la porte, elle se tourna vers lui avec un sourire poli et dit, "Entrez droit devant vous - il vous attend - et ne vous inquiéter pas de vous perdre en sortant - je reviendrai quand vous serez prêts à partir."
----Oo00oo----
La première chose que Harry remarqua fut Fumseck, assis dans une splendeur brillante sur son perchoir dans le coin.
// Oh, merde! // pensa-t-il ,alarmé. Il avait complètement oublié le phoenix qui était si souvent en compagnie d'Albus. // Est-ce que Fumseck saura qui je suis ? // Harry était bien conscient que le sens olfactif d'un chien serait capable de dire que lui et Harry Potter étaient la même personne - *si* le chien avait senti ' Harry Potter ' avant qu'il ne se soit déguisé. Un phoenix aurait-il quelque capacité semblable ? Après tout, la baguette de Harry contenait une des plumes de queue de Fumseck. // S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît ... ne me vends pas, // pria-t-il mentalement l'oiseau, // Trop en dépend - la *vie* d'Albus en dépend . //
Il ne pouvait pas dire si Fumseck l'avait entendu ou non, mais après quelques regards étranges et beaucoup de bruissement de plume agité, le phoenix décida apparemment de l'ignorer et retourna à lisser ses plumes spectaculaires.
"Bien,-" le surprit une voix familière de derrière.
Les réflexes du Mage de Guerre Harry eurent sa baguette pointée directement entre les yeux d'Albus avant que Harry n'ait même compris de qui il s'agissait.
Dumbledore cligna des yeux.
Harry avait le sentiment croissant qu'il venait juste de faire rater sa chance d'avoir un travail.
"Oh... Désolé pour ça..." Harry fit une grimace mentale - //*Désolé* pour l'avoir presque attaqué ? - oh *ça* va bien ce passer. // "c'est ... un truc de Mage de Guerre," offrit-il sans conviction, "... le réflexe, je veux dire..."
"Mmm," acquiesça Albus, le regardant avec une expression impénétrable. "Et bien", répéta-t-il, "comme j'allais dire, vous semblez avoir gagné l'indifférence de Fumseck." Harry ne pouvait pas dire si c'était bon ou mauvais, mais l'éclat amusé dans les yeux d'Albus semblait dire que ce n'était pas trop désastreux. "S'il vous plaît ne soyez pas offensé," continua Albus avec un sourire, "Fumseck est un phoenix, vous voyez - et il s'est immolé tout juste hier, alors il est un peu vaniteux à l'heure actuelle. Il vous saluera sans aucun doute plus correctement une fois qu'il se sera remis de sa fascination avec ses nouvelles plumes."
Le Directeur alla alors calmement vers un fauteuil bien rembourré et fit signe à Harry de le rejoindre. "Asseyez-vous, asseyez-vous ..." conseilla-t- il, "mettez vous à l'aise. Nous avons beaucoup à discuter, si je dois découvrir si vous seriez une addition appropriée à notre personnel."
"Ou si votre *personnel* serait une compagnie appropriée pour moi," ajouta Harry avec plus d'assurance qu'il n'en sentait.
Albus sourit vivement, répondant "Bien sûr ... bien sûr." Et Harry fut encouragé par l'impression qu'il avait réussi à dire quelque chose de juste.
Alors Albus versa du thé pour eux deux et posa à Harry beaucoup de questions apparemment sans rapport et sans importance, comme, ' aimez-vous un bon bain moussant ou est-ce que vous êtes plus quelqu'un qui préfère les sels de bain ? '
Après avoir admis qu'il préférait les sels de bain, mais supporterait un bain moussant s'il y avait une raison suffisante (comme Sev' nu dedans), Harry devint de plus en plus déconcerté par la nature et le nombre des questions bizarres.
Finalement, Harry se rendit compte qu'il s'était lancé dans un voyage de la fabrication de Dumbledore et le seul moyen d'en réchapper indemne, était de bien s'asseoir et d'aprécier le voyage. Il prit espoir du fait qu'au moins il était toujours *là* et non à l'extérieur sur le chemin du retour vers Pré au Lard.
Avant que Dumbledore - "s'il vous plaît, appelez-moi Albus" - eut fini avec ses questions et explique ce que l'on attendait d'un enseignant à Poudlard, Harry apréciait tout à fait le surréalisme complet de la conversation.
Cependant, il put à peine s'enpêcher de rire tout haut en voyant Albus très sérieusement lui dire de traiter les élèves avec patience et respect - et en même temps mordant avec un air heureux les têtes de petits biscuits en forme de nounours.
Une demi-heure plus tard, ce fut avec une certaine quantité d'*admiration intimidée* que Harry se rendit compte qu'il avait - à un moment ou à un autre pendant l'entretien - permis au Directeur de Poudlard de le persuader de le suivre dans une plus grande pièce pour qu'ils puissent jouer ensemble à une version-sorcier de *marelle* .
La marelle des sorciers était beaucoup le plus dure que la version moldue, parce que toutes les cases étaient de tailles différentes et ne se touchaient pas nécessairement toutes. Techniquement, vous n'étiez pas supposé capable d'achever le jeu sans utiliser de magie. *Albus* utilisait certainement de la magie.
Il était actuellement en équilibre sur un pied - sa baguette s'agitant avec enthousiasme - proclamant avec assurance que l'âge et l'expérience lui donneraient l'avantage et qu'il*gagnerait* à la fin!
Harry n'en doutait pas - bien qu'il aurait discuté le fait que ce soient l'âge et l'expérience qui donnent l'avantage à Albus. *Harry* n'avait pas le droit d'utiliser de la magie - ce qui, à *son* avis, signifiait qu'Albus trichait atrocement. Après qu'il l'ait déclaré, Albus avait résisté avec le fait qu'un Mage de Guerre devait avoir un équilibre meilleur que la moyenne et une *bien* meilleure forme et coordination physique. Alors, s'il ne pouvait pas se montrer convenable à quelque chose d'aussi simple que la *marelle *, alors quelle sorte de Mage de Guerre *était* il ?
Ainsi pour *prouver* qu'il était Mage de Guerre, Harry se trouva bientôt debout sur la plus petite et la plus éloignée des cases - sur le petit- orteil pas moins, parce que la case était si petite - et disant à Albus de se *pousser* des cases de retour parce qu'il attrappait une crampe dans sa jambe et qu'il y *aurait* du grabuge s'il perdait parce qu'Albus trichait encore plus honteusement que quand il avait convaincu Harry d'être d'accord avec la règle de 'pas-de-magie-pour-les-mages-de-guerre' au début du jeu.
Finalement, Albus *gagna* bien - mais pas de beaucoup.
----Oo00oo----
Plus tard, après qu'ils se soient tous les deux rendus des imbéciles complets à la marelle, ils revinrent au bureau confortable d'Albus. Cette fois cependant, le Directeur ne se dirigea pas vers les deux fauteuils qu'ils avaient précédemment occupés. Au lieu de cela, il alla directement à son bureau et - avec une secousse - Harry se rappela qu'il était supposé être au milieu d'un entretien de recrutement.
Sentant profondément la perte de camaraderie, Harry s'assit en silence dans la chaise opposée - la grande table couverte de rouleaux de parchemins le séparant maintenant de la compagnie d'Albus.
"Bien," commença le Directeur sérieusement, "maintenant que nous avons couvert les choses importantes, j'ai vraiment seulement encore un souci, que j'estime pouvoir *peut-être* m'empêcher de vous accepter comme notre professeur de Défense Contre les Forces du Mal."
Harry se sentit perdu de nouveau. // Nous avons couvert les choses importantes ? Quand! ? // Mais si Albus était heureux, Harry n'allait pas dicuter cela - et il savait que *cela* était la question importante de toute façon - convaincre Albus qu'il n'était pas un des partisans de Voldemort.
"Je sais," répondit-il lentement, "que vous devez vous poser des questions sur mon manque d'histoire personnelle et sur mes allégeances ... ..., mais..."
"Quoi ?" l'interrompit Albus, "Mon cher garçon - mon Dieu non! Vous n'êtes certainement pas un Mangemort et il est *très* peu probable que vous en deveniez jamais un." Harry le regarda fixement, ahuri. "Non, non," l'assura Albus - les yeux ridés d'amusement à l'erreur de Harry. "Je *veux dire* que je suis concerné de votre réaction ... quelque peu ... soudaine aux surprises. Vous voyez, nous avons un certain nombre d'élèves ... ehm, *bien vivants* ici à Poudlard et il serait tout à fait malheureux si quelque chose d'assez ... permanent. devait leur arriver. J'ai peur que le Conseil d'Etablissement ne voie pas cela d'un très bon oeil."
"Oh." Dit Harry . Cela lui pris quelques secondes pour faire face au fait que le problème avec lequel il s'était lui-même préparé à traiter, n'était pas un problème du tout - et au lieu de cela, il devait maintenant trouver une solution à une réaction qu'il ne pouvait pas changer et qui pourrait être assez pour empêcher Albus de l'embaucher.
// Et bien, // pensa-t-il, // si *je* ne peux pas changer, alors les *élèves* devront changer. // le seul plan auquel Harry pouvait penser sur l'instant était une version plus intense de son idée originale, qui avait si bien marché sur la population générale des sorciers. Pour faire que les sorciers ou sorcières moyens prennent un peu garde dans leurs transactions avec lui, il s'était simplement assuré que tous sachent qu'il était un Mage de Guerre et que tous aient une idée approximative de ce qu'un Mage de Guerre *était*. C'était assez pour la plupart des personnes et plus qu'assez pour beaucoup. Le souci informe des horreurs vagues qu'il pourrait être capable de faire rendait quelques personnes *extremement* nerveuses en sa présence.
Mais pour résoudre le dilemme d'Albus, Harry devait assurer que les élèves aient une connaissance immédiate de *exactement* combien dangereux il serait de le surprendre. Il devait leur faire rentrer l'idée à fond qu'ils ne *devaient* *pas* lui jouer des tours pour quelque raison que ce soit.
Bref, il devait leur flanquer une trouille bleue.
Il discuta de son idée avec Albus et fut soulagé quand le Directeur reconnut que son plan marcherait probablement - faisant de lui un candidat acceptable au poste de DCFM.
"Mais cela *va* plutôt vous alièner la population des élèves," avait ajouté Albus avec quelque souci. "Ne vous inquiétez pas," répondit Harry, "je peux y travailler après. C'est l'impression initiale qui est la plus importante et *c'est ça* qui restera avec eux, même après que je cesse d'être tout à fait si terrifiant."
Cela posé, ils continuèrent à discuter d'autres choses comme la paie et les conditions. Harry exprima un intérêt à avoir un ensemble de chambres calmes et à l'écartée et Albus reconnut que cela serait probablement pour le mieux - cependant le château n'avait actuellement rien d'approprié.
"C'est très bien," répondit Harry, "j'ai payé pour une pension complète au Chaudron Baveur jusqu'à la fin d'été de toute façon - et j'ai encore quelques obligations envers la banque qui rendraient cela plus commode pour moi de rester près du Chemin de Traverse jusqu'au début du prochain Trimestre."
Alors ils s'accordèrent que Harry déménagerait à l'école seulement un jour ou deux avant le premier jour du nouveau trimestre et que des quartiers seraient préparés pour lui dans une des sections les plus tranquilles du château - plutôt près des chambres de Severus en fait, parce que Severus Rogue aimait aussi sa vie privée et son calme - ce qui réjouissait Harry immensément, mais ennuierait sans aucun doute beaucoup Severus.
Et ainsi, plusieurs heures après que l'entretien étrange ait commencé, il se termina finalement avec la signature de Ash sur le contrat enseignant et une poignée de main chaleureuse de bienvenue.
"Et bien," lui sourit Albus, "maintenant que tout *cela* est fait, j'ai une question personnelle que je voudrais vous poser, si je peux."
Ils avaient déjà couvert le fait que Harry n'était pas libre de discuter son passé, donc Harry ne s'attendait pas être interloqué quand il répondit, curieux, "qu'aimeriez-vous savoir ?"
Soudainement tout à fait sérieux, Albus le regarda directement dans les yeux et dit, "Où est Harry Potter ?"
----Oo00oo----
La question prit Harry complètement hors garde. "Euh..."
"Son oncle," déclara Albus, "raconte que Harry a dit que 'Ash' saurait où il est. Je ne crois pas que votre apparition dans le monde sorcier peu après soit une grande coïncidence." Alors le Directeur s'assit dans sa chaise, croisa ses mains sur sa poitrine et attendit.
Harry se demanda ce qui l'avait possédé de taquiner le destin avec ce commentaire distrait à Vernon Dursley. "Je suis, uh ... plutôt étonné que l'oncle de Harry se soit rappelé ce conseil particulier." Commença-t-il prudemment.
"Oh, vous savez..." Albus fit distraitement un signe de sa main droite, "un petit charme de mémoire peut faire des miracles."
"Oh," répondit Harry , réfléchissant vite. "Et ensuite," continua Albus, "il y a la question de ce petit peu de Magie du C?ur que M. Potter semble avoir exécuté avant de partir - quelque chose que j'aurais dit être tout à fait au-delà de ses capacités à l'époque. Mais pas, je pense, au-delà des capacités d'un mage comme vous." Albus regarda alors Harry par-dessus ses lunettes, "Vous *pouvez* faire de la Magie du Coeur, je suppose ?"
Harry fit un petit demi-sourire. "C'est une de mes capacités, oui."
"Mmm," acquiesça Albus et ensuite reprit l'attente.
Harry décida de dire la vérité - ou une version de la vérité, en tout cas. "J'ai peur de ne pas pouvoir vous dire où il est." Les yeux d'Albus se rétrécirent. "Mais", l'assura Harry, je *peux* vous dire ce qu'il fait. "Harry fit une pause, se demandant combien donner, avant de finalement choisir les mots :" Il apprend à être Mage de Guerre. "// Ce qui est vrai, // pensa Harry, // puisque je n'arrêterai jamais d'apprendre la magie et chaque nouvelle habileté m'apprend comment être un meilleur Mage de Guerre en quelque façon. //
Les sourcils d'Albus montèrent en flèche. "Dites-vous qu'il y a une *école* pour Mages de Guerre ?"
Harry tressaillit. "Oui", admit-il à contre-coeur, "en réalité il y en a une - mais je préférerais que vous n'en parliez à personne, puisque c'est supposé être un secret." Alors il soupira. "Quand le cercle découvrira que je *vous* l'ai dit -ce qu'ils feront un jour - j'aurai probablement quelques ennuis."
Albus digéra cela. "Ainsi", dit-il lentement, "vous dites que votre 'cercle' a offert au jeune Harry la chance de devenir un Mage de Guerre et qu'il a consenti et est parti de son plein gré."
"Somme toute oui." Harry inclina la tête. C'était, en fait, à peu près ce qui lui était vraiment arrivé dans le miroir, donc c'était vrai si vous le regardiez d'un certain point de vue. "Si cela vous rassure de quelque façon," ajouta Harry, "je peux certainement vous dire qu'il était heureux de ne pas devoir passer l'été avec le Dursleys." Prudemment, Harry ajouta, "je ne pense pas qu'il ait été très heureux de vivre avec sa famille moldue." // Littote! // crièrent les pensées de Harry.
"Non, il ne l'était pas," vint la réponse triste d'Albus. "Mais c'était le mieux que je pouvais faire pour lui à l'époque." Le coeur de Harry alla vers le vieux sorcier assis en face de lui. Cela avait évidemment été une décision très douloureuse et une que Albus avait examinée à plusieurs reprises avec une sagesse incertaine. "Mais j'avais un tel espoir, vous voyez," continua Albus, "que quand il viendrait finalement à Poudlard nous serions capables de compenser tout cela - qu'il trouverait quelque bonheur dans ces murs, que nous ne pouvions pas lui donner au-delà d'eux."
"Je ne pense pas," répondit Harry, "qu'il ait été du tout heureux de vous quitter - ou ses autres amis de Poudlard ."
"Mais vous ne croyez quand même pas qu'il serait resté," ajouta Albus astucieusement, "même sans les Dursleys."
La réponse de Harry fut un mot simple : "Voldemort".
"Il est parti pour protéger ses amis ?" demanda Albus , apparemment pas étonné par le fait que Harry dise volontairement le nom du seigneur des ténèbres.
"Et lui-même," répondit Harry. "Il aura besoin ce que le cercle peut lui enseigner - vous savez que Voldemort est obsédé avec lui - et vous ne pourrez pas toujours le protéger."
"Ce que," termina le Directeur , "une école pleine de Mages de Guerre sera très certainement capable de faire, du moins avant qu'il ne puisse le faire lui-même."
"L'école est plus petite que vous pourriez le penser," remarqua Harry, "Les Mages sont assez rares, après tout - mais, oui, là où il est maintenant - il sera aussi en sécurité qu'il peut possiblement être."
"Nous ne pouvons pas écrire, ou vous demander de lui faire passer des messages ?" demanda Albus .
"Non," répondit Harry, "je suis désolé."
Albus soupira. "Ce qui est, *est *," dit-il, "et nous devrons essayer d'en faire pour le mieux." Fumseck choisit ce moment pour voler les rejoindre et par-dessus le bureau entre eux. Le phoenix se dirigea vers Albus, qui permit que son bras soit utilisé comme perchoir et puis caressa distraitement le plumage ardent de l'oiseau de son autre main. De petites étincelles montèrent pour danser en l'air.
"Je suis heureux qu'il aille bien," admit finalement Albus, "et je comprends même le raisonnement derrière sa décision - mais je regrette que nous n'ayons pas plus que des bouts de Magie du Coeur sur lesquels compter pour nous assurer de son bien-être. Ce sera un fardeau difficile à porter pour Hagrid - et j'espère son rôle dans tout cela ne sera pas découvert trop tôt."
Harry n'avait pas pensé à cela - à comment cela pourrait être si le monde découvrait que Hagrid avait encore quelque forme de contact avec lui. Il espérait sincèrement que ses bonnes intentions en ce qui concerne le sort du Coeur ne finiraient pas à être le fardeau qu'Albus s'attendait à ce qu'il soit.
"Les amis de M. Potter," se lamenta Albus, "vont être tout à fait mécontents quand ils découvriront qu'il est parti." Alors le Directeur sembla soudainement fatigué comme il ajouta, "-et je vais être absolument *enterré* de hiboux quand le reste du monde le découvrira!"
----Oo00oo----
Après que Harry se soit rassuré qu'Albus ne l'impliquerait pas publiquement dans la disparition du ' Survivant ', il demanda au Directeur s'il y avait des autres questions auquelles il voudrait qu'il réponde. // Mieux valait les traiter *maintenant*, // pensa Harry, // comme ça je ne serai pas encore pris de court comme cela plus tard. //
Le vieux sorcier rusé inclina sa tête de côté en réfléchissant puis dit, "les Mages de Guerre vont-ils rejoindre notre côté contre Voldemort, ou est- ce que votre séparation d'eux est une indication qu'ils vont *le* soutenir ?"
Encore une fois déconcerté, Harry se rendit compte que puisqu'Albus ne savait pas *pourquoi* le cercle des mages était si dissimulé, c'était une question parfaitement valable.
"Non," affirma-t-il, "les Mages de Guerre ne se joindront *pas* à Voldemort."
"Ce qui ne signifie pas qu'ils se joindront à *nôtre* côté non plus."
Harry soupira. "Vous avez raison - cela ne le signifie pas. Pour le moment, ils ne pensent pas que cela demande l'intervention du cercle. Après tout," ajouta Harry cyniquement, "ce n'est pas actuellement une guerre ouverte, n'est-ce pas ? Et le monde sorcier a réussi à s'occuper du problème tout seul la *dernière fois*."
"Un point de vue que vous ne partagez pas ?" suggéra Albus.
"Non," confirma Harry . "Quand on en arrive à la guerre ouverte, c'est trop tard - et parfois cela ne devient *jamais* une guerre ouverte - pourtant les résultats : la destruction, la souffrance - sont toujours les mêmes. *Maintenant* est le moment de faire quelque chose - *avant* que cela ne devienne un long désastre étalé qui nous affecte tous pour les années à venir."
Albus cligna des yeux devant l'éloquence de Harry, puis sourit. "Je ne pourrais pas vous convaincre de vous joindre à un petit groupe que je connais, n'est-ce pas ? Un Mage de Guerre serait inestimable pour eux."
Harry savait que le Directeur faisait référence à l'Ordre du Phoenix - le groupe personnel d'informateurs, aurors et de chercheurs d'Albus Dumbledore, ceux qu'il avait considéré être digne de confiance. "Je suis désolé," répondit Harry, "mais je ne pense pas que mes buts immédiats seraient complètement compatibles avec un autre groupe en ce moment."
Albus sembla déçu.
"Mais un jour," ajouta Harry avec un sourire espiègle, "je *vous* demanderai probablement de vous joindre à *moi*."
Albus sembla à la fois intrigué et amusé. "Bien, alors," dit-il avec des sourcils levé, "j'attendrai ce jour!"
Et ce fut la fin des questions d'Albus Dumbledore.
----Oo00oo----
Cependant, comme le Directeur montrait à son nouveau professuer de Défence la porte, Harry se rendit compte qu'il y avait une question que *lui* voulait vraiment poser.
"Albus ?" Il s'arrêta au milieu de la pièce, faisant se retourner le Directeur pour lui faire face. "Comment avez-vous su ? - que je n'étais pas un espion, je veux dire - et que je ne soutiendrai pas Voldemort ou sa cause ?" Harry s'était tellement inquiété de cela - à la fois avant et pendant l'entretien.
Le Directeur eut un sourire dément. "Eh bien, mon bon monsieur!" s'exclama- t-il, "je n'aurai *jamais* pu battre un Mangemort à la marelle!"
A quel point Harry s'effondra complètement de rire, parce que l'image mentale de Lucius Malfoy sautant sur un pied sur les cases d'un jeu de marelle, était simplement trop drôle pour l'exprimer.
Bien *sûr* qu'Albus n'aurait jamais perdu face à un Mangemort! Aucun Mangemort n'aurait consenti à jouer! S'il y avait une chose que Harry avait remarqué au cours des années, c'était que le mal - en toutes ses formes - se prenait toujours bien trop au sérieux. Harry était tout à fait partant pour parier que tous les sorciers ou sorcières qui avaient jamais fait partie du mal étaient constitutionnellement incapables de rire d'eux-même - ou d'apprécier le plaisir simple de faire de quelque chose de ridicule, juste pour s'amuser.
À ce moment là, Harry comprit précisément pourquoi Albus ne serait jamais un mage - la compréhension qu'avait le Directeur de l'humanité était simplement *trop* profonde. Il n'était pas possible d'être si profondément immergé dans le comportement humain et d'avoir encore de la place pour la vue du monde radicalement différente d'une autre espèce.
Finalement, Harry contrôla son rire. "Vous saviez que j'étais un Mage de Guerre tout du long!" accusa-t-il.
"La lettre de Gringotts et vos réflexes-éclairs étaient plus qu'assez," sourit Albus d'un air satisfait.
"Et les questions à propos du bain moussant ?"
"Bien, je ne pensais pas que vous consentiriez à la marelle tout de suite - alors je devais en sorte ... l'ammener peu à peu," expliqua Albus fièrement. "Ai fait un assez bon travail," ajouta-t-il, "même si c'est moi qui le dis."
Et alors Harry perdit son sérieux une deuxième fois. Toute cette folie - juste pour découvrir s'il était du côté de la Lumière! Et les 'choses importantes ' - quand Albus avait dit qu'ils s'étaient déjà occupés d'elles! Oh, il avait été royalement refait - et il l'avait même *apprécié* ! Harry allait se souvenir de cette journée avec une grande affection pendant une *très* longue période de temps !
Une fois que Harry se fut calmé de nouveau, Albus arrondit son raisonnement avec l'explication heureuse que : "bien sûr, l'empressement de Fumseck à vous ignorer a aidé aussi. Si vous aviez été une menace, il ne vous aurait jamais ignoré tandis que vous étiez dans la pièce avec moi." Alors il ajouta, "Bien que ... vous *m'ayez* causé quelque souci quand vous aviez votre baguette pointée sur ma tête. Mais après tout, ce n'était pas comme vous m'aviez vraiment soufflé à travers le mur ou quoi que ce soit de semblable - alors j'ai pensé que je prendrais le risque."
"Vous ne le regretterez pas," promit Harry.
"J'espère que *vous* ne le ferez pas non plus," répondit Albus mystérieusement, "puisque vous n'avez pas encore *rencontré* un seul de nos élèves en fait."
----Oo00oo----
Ce fut un Mage de Guerre très détendu et soulagé qui flâna derrière le Professeur McGonagall comme ils retournaient à l'entrée principale. La directrice de la Maison Gryffondor était seulement trop heureuse d'entendre dire qu'ils avaient maintenant un professeur de Défense - "Cela a été quelque souci pour moi," confia-t-elle le long du chemin - et elle ne gaspilla pas de temps à lui offrir n'importe quelle aide dont il pourrait avoir besoin, puis ajouta avec assurance : "-et appelez-moi Minerva s'il vous plaît. Cela ne paye pas de faire des cérémonies quand nous travaillerons ensemble contre tant d'élèves."
"Vous ne voulez pas dire *avec* tant d'élèves ?" Minerva le regarda. "Oh mon cher," dit-elle dit, "vous n'avez pas beaucoup enseigné, n'est-ce pas ?" Alors elle sourit, "Et bien, ne faites pas attention - je suis sûr qu'un Mage de Guerre se débrouillera d'une façon ou d'une autre."
"Vous savez," lui dit Harry , "Albus a aussi dit quelque chose à propos d'être préparé à rencontrer les élèves." Il la regarda prudemment, "je commence à penser que je devrais être inquiet."
"Pas ... inquiet ... exactement." Le ton de Minerva échoua à le rassurer. "Pensez-y plutôt comme à un ... défi." Et puis ils furent de nouveau sur les marches à l'extérieur de l'école.
Harry avait déjà commencé à descendre le long du chemin vers Pré au Lard, quand il entendit inopinément l'appel de Minerva après lui, "Oh et Ash! - au cas où Albus ait oublié de le mentionner - vous devrez avoir votre proposition de programme terminée au moins *deux* semaines avant le début du trimestre! Je m'assurerai que les dates pour les réunions de personnel de pré-rentrée vous soient envoyées, avec votre guide d'emploi et d'orientation."
Alors elle disparut dans l'école.
Harry regarda fixement l'entrée vide , surpris. // Programme ?! // pensa-t- il anxieusement - et ensuite cela le frappa : // Oh, mon Dieu! // réalisa- t- il, // Je vais devoir *enseigner* la Défense Contre les Forces du Mal! //
----Oo00oo----
(pas de nouveau chapitre avant un bon moment, il m'a fallu plus d'une semaine pour traduire tout ca., et je n'ai absolument pas le temps de m'en occuper la semaine prochaine. alors il vous faudra être patients, mais après ça, je m'y mettrai sérieusement dès que je le pourrai. Merci. dark_rogue, traductrice bénévole)
Nom de l'auteur Midnight Blue Email de l'auteur : kathyf@iname.com
Catégorie : Action/Aventure
Mots-clés : Mage de Guerre Harry Rogue Miroir de Peut-être
PG13
Note : c'est une fic Slash Harry/Severus .
======================================= ===========
LE MIROIR DE PEUT-ÊTRE
- Tatouages et Entretiens-
Le matin suivant trouva Harry à s'appuyer négligemment contre une des colonnes décoratives à l'extérieur de Gringotts - les mains dans ses poches - attendant que la banque ouvre et observant le trafic passant. Il ne pouvait vraiment rien faire de plus avant soit d'avoir son argent, soit qu'il sache qu'il devait trouver une source supplémentaire de fonds.
Au petit déjeuner ce matin - son dernier repas aux frais de Gringotts - il avait été réchauffé de nouveau par le respect tendre de Hagrid et l'avait facilement et librement rendu. Harry soupçonnait maintenant qu'Albus - ayant échoué dans ses efforts initiaux pour trouver Harry hier - avait dit à Hagrid hier soir qu'il était porté disparu et avait ensuite demandé au demi-géant pourquoi la note de Harry disait que Hagrid saurait qu'il allait bien. Après cela, Albus aurait découvert le bout de Magie du C?ur que Harry avait exécuté et saurait aussi qu'il ne pouvait pas localiser Harry par cette sorte de liaison.
Donc maintenant Harry recevrait très probablement des contrôles du matin et du soir chaque jour. Il n'était pas contre et était même en sorte heureux de cela - puisqu'il était heureux de pouvoir soulager leurs soucis au moins un peu et - s'il avait raison - cela ne gênerait pas ses activités quotidiennes. Albus - étant le sorcier prudent qu'il était - aurait presque certainement suggéré que des contrôles tôt le matin et tard le soir seraient plus bienvenus qu'aléatoirement pendant la journée. De cette manière, où que Harry soit, il ne serait pas pris par surprise s'il était au milieu de quelque chose d'important.
L'été de Harry n'allait pas être du tout aussi solitaire qu'il l'avait pensé.
Maintenant, il avait seulement besoin d'argent commencer à réaliser tous ses plans.
En temps voulu, un gobelin vint ouvrir les portes de la banque, indiquant silencieusement que Gringotts était maintenant ouvert pour les affaires.
Quelques sorciers et sorcières - qui avaient aussi attendu - passèrent indifféremment devant lui et Harry sourit. Il y avait seulement eu quelques moments dans sa vie où les gens de tous les jours étaient passés devant lui sans même le remarquer . Enfant il avait été la cible de brutalités, ou ' le Survivant ' et adulte il avait été ' le Mage de Guerre Ash '. Aucun de ces Harry là n'avait été le genre de personne qui pouvait s'appuyer négligemment contre une colonne et voir d'autres flâner indifféremment en passant devant lui. Une grande partie de la journée d'hier - avant l'Allée des Embrumes - avait été de même et Harry constatait que tandis qu'il appréciait l'anonymat, cela était aussi ...et bien ... un peu bizarre, en même temps.
// Tout est dans ce à quoi vous êtes habitués, je suppose, // fut sa dernière pensée avant de se repousser du pilier et d'entrer dans la banque.
Son anonymat disparut à deux mètres de la porte.
"Ah, Mage de Guerre," Grabble Deuxcoffres l'intercepta adroitement. "Venez par ici s'il vous plaît," et Harry se trouva bientôt assis de nouveau dans le bureau du superviseur gobelin. "Maintenant", déclara Grabble brusquement, "Sous quel nom voulez-vous ouvrir votre compte ?"
----Oo00oo----
Lorsque Harry quitta Gringotts, il portait non seulement une petite fortune en Galions et Mornilles, mais aussi une somme semblable en livres moldues, aussi bien qu'une carte Visa moldue de Gringotts *et* une carte American Express.
Grabble avait essayé de soutenir le fait que Harry ne devrait vraiment pas porter tant d'argent liquide sur lui, mais Harry avait simplement levé un sourcil amusé vers lui et le gobelin avait brusquement changé le sujet. Grabble pensait-t-il vraiment qu'un *Mage de guerre* serait inquiété par des agresseurs ?
Harry avait aussi réussi à acquérir ' un travail d'été '. La banque l'avait maintenant sous contrat pour jeter le même sortilège sur huit autres de leurs Pierres de Fondation subsidiaires. Grabble avait renégocié le prix par Pierre au rabais à quelque chose que Gringotts pouvait raisonnablement se permettre et en retour Harry aurait le droit de prendre son temps - espaçant les sortilèges pour pouvoir en faire un par semaine ou à peu près.
Harry était heureux de faire ce travail pour un prix beaucoup plus bas puisque : A) les autres Pierres étaient beaucoup moins puissantes et il serait plus facile de travailler avec B) il était déjà familier avec les huit autres nodules, puisqu'il se rappelait lancer le sort sur chacune d'entre elles de son temps dans le miroir. La *seule* Pierre principale de Gringotts avec laquelle Harry n'ait jamais travaillé était celle de Londres - et c'était parce que Voldemort l'avait détruite avant que quiconque ne se soit rendu compte qu'elle avait besoin de protection.
La destruction de la Pierre de Fondation au c?ur de Gringotts avait été la crise qui avait déclenché l'introduction brusque de Harry à la magie des gobelins. La communauté des gobelins - encore chancelante du choc de la catastrophe - avait fait appel directement à l'aide des Mages de Guerre. En voyant la vague de désastre qui avait déferlé des décombres de la banque, les Mages de Guerre avaient donné toute priorité à cette demande. En conséquence, Harry avait été le tout premier non-gobelin à recevoir un cours intensif de Magie de Fondation.
Pendant deux semaines, Harry avait été inondé la nuit et le jour avec le style de vie gobelin, ses croyances, sa langue et sa magie. C'était là qu'il avait acquis sa connaissance sur l'étiquette des gobelins et leurs coutumes. Il avait même été le seul homme à qui il ait été permis de suivre un service commémoratif pour les gobelins qui avaient été tués quand la banque avait été attaquée. Le nom de Florin Gringott avait été mentionné plusieurs fois et plus tard, Harry avait écouté avec respect les histoires détaillant la vie du vieux gobelin.
Après cela, il avait passé le mois suivant à secrètement jeter le même sortilège à maintes reprises, dans le monde entier. Vers la fin de tout cela, Harry était une épave complète avec des maux de tête fréquents - mais toutes les Pierres de Fondation critiques - d'une variété d'affaires cruciales et non seulement Gringotts - étaient solidement protégées. Cela prit à Harry presque une semaine pour entièrement se remettre de l'effort qu'il y avait mis - même sous les soins experts de Pompom. Mais il s'était escompté bien remboursé quand il entendit finalement les nouvelles...
... Les gobelins allaient permettreque leurs Pierres soient utilisées dans la guerre contre Voldemort.
Le système de Pierre de Fondation était littéralement un réseau de communications mondial que Voldemort ne pourrait *jamais* renverser ou découvrir. Cela avait été un cadeau *sans prix* pour les forces de la Lumière.
*Cette* fois ci, Harry espérait qu'ils n'en auraient pas besoin.
----Oo00oo----
Harry passa les quelques jours suivants à payer des choses - *toutes* sortes de choses - des chemises et sous-vêtements, à la poudre de cheminette en passant par des livres de sortilèges. Il était décidé à s'assurer qu'il avait tout ce dont il pourrait avoir besoin.
Mais il acheta très délibérément des choses frivoles aussi. Les livres de sortilèges, par exemple - que Harry avait achetés parce qu'il pouvait à peine se rappeler un sort *non* connecté à la Magie de Guerre - étaient complétés par des romans. Harry aimait un bon mystère et même occasionnellement une histoire d'aventure bien écrite .
Quand il décida de souscrire à la Gazette du Sorcier, il se permit aussi un abonnement annuel "au Monde du Quidditch ". Pour le moment, ils seraient tous les deux livrés au Chaudron Baveur, mais Harry espérait qu'il pourrait les faire envoyer à Poudlard plus tard.
Bien sûr, il devait aussi finir sa liste des courses - et le voyage retardé chez Madame Guipure fut intéressant en ce que la sorcière responsable ne savait pas s'ils *avaient* même le matériau nécessaire pour les robes de bataille de Harry.
"Fixe-sort ?" répéta la couturière étonnée . "Je ... je ne sais pas si nous en *avons* - je devrai regarder."
Fixe-sort était un matériel exorbitamment cher, parce que - de même que son nom l'impliquait - vous pouviez tisser des sorts directement dans le tissu et 'fixer' ensuite le matériau pour que les enchantements ne changent ni ne s'effacent jamais. Pour un Mage de Guerre, c'était inestimable, puisque plusieurs sorts défensifs et protecteurs étaient standards pour la couche extérieure de 'l'uniforme' officieux de Mage de Guerre.
La sorcière qui était partie chercher le matériau dut finalement demander l'aide d'un de ses collègues et ensemble ils réussirent finalement à en trouver un unique rouleau - haut sur une planche derrière la réserve. Il avait probablement été placé là pour le garder en sécurité et ensuite oublié. Peu de personnes pouvaient s'offrir du fixe-sort.
Les robes elles-mêmes furent également une surprise pour le personnel chez Guipure, puisque les robes de bataille différaient un peu de tous les modèles standards. Tandis que la plupart des robes de sorciers se fermaient sur le devant, les robes de bataille étaient ouvertes pour qu'un sorcier ou mage ait libre accès à ses armes et une grande envergure pour les mouvements rapides ou actions violentes. Des vêtements serrés et flexibles - dans le cas de Harry, pantalons de cuir et chemises de coton ou t-shirts - étaient alors portés *sous* les robes, permettant à la couche extérieure d'être enlevée si nécessaire.
Finalement, Harry avait été forcé de créer une illusion pour montrer à la couturière de quoi il parlait.
----Oo00oo----
La seule chose que Harry avait payée par *pure* indulgence, était ses tatouages.
Harry avait été heureux que le salon de peinture à vie dont il se souvenait de dans le miroir soit toujours là. Il voulait *vraiment* ravoir ses tatouages et il ne voulait pas passer la semaine suivante à chercher des peintres renommés.
Quand il entra par la porte, il sut qu'il était au bon endroit - c'était propre au point d'être stérile et il y avait un sens de grande beauté et de fierté dans les illustrations types qui bougeaient avec des mouvements subtils sur les murs.
Le seul moment de doute de Harry vint quand il se rendit compte que le maître peintre qui avait fait ses tatouages pendant son temps dans le miroir, était encore seulement un apprenti. Mais alors il se rappela la manière avec laquelle l'homme avait parlé de l'habileté étonnante de son vieux maître et Harry décida qu'il serait probablement sans danger de voir si les histoires rappelées étaient vraies.
"Bonjour, monsieur," le salua le "pas-encore-maître" . "Pensiez-vous vous faire faire quelque peinture ?"
"Non," répondit Harry agréablement, "j'ai *décidé* que je veux me faire faire quelque peinture - *deux* peintures, en réalité," et il pointa deux des dessins types sur le mur, "*celle-ci* et *celle-là* ."
L'apprenti cligna des yeux. "C'est ... une combinaison peu commune."
"Ce sont ces deux là que je veux," répondit Harry fermement, "Le lion sur le devant et le serpent dans le dos."
"Et bien, puisque vous êtes sûr, je vais juste aller chercher les modèles."
Harry attendit, regardant le lion de Gryffondor et le serpent de Serpentard. Tous les représentants des Maisons de Poudlard étaient présents, mais pour Harry, le lion et le serpent semblaient d'une façon ou d'une autre plus 'vivants' qu'autre chose sur le mur.
L'apprenti revint. "Maintenant", sourit le jeune homme , "savez-vous quelle sorte d'encre vous voudriez que j'utilise? Elles varient, vous savez, dans leurs effets et durée. Nous utilisons seulement les *meilleures* encres sur le marché et je peux garantir que votre peinture durera seulement aussi longtemps que vous le voulez - et disparaîtront complet-"
"Je veux de *l'encre à vie *," déclara Harry tranquillement.
La bouche de l'apprenti resta ouverte un instant. Alors il balbutia, "Monsieur .. êtes ... êtes-vous *sûr * ? Je veux dire ... nous *avons* de l'encre qui durera des *années*..."
"Encre à Vie," répéta Harry. "Rien d'autre."
L'apprenti mordilla sa lèvre inférieure. "Je... Je ne suis pas qualifié pour utiliser ces encres, monsieur je devrai aller chercher le maître - et il est occupé avec un autre client..."
"Ce n'est par grave," l'assura Harry, "cela ne m'ennuie pas d'attendre." Et cela ne l'ennuyait vraiment pas, parce que l'utilisation d'Encre à Vie exigeait l'habileté d'un maître-peintre et pour un *maître* ... Harry attendrait.
L'apprenti cependant, n'était pas tout à fait si patient. Après une demi- heure à observer Harry assis tranquillement dans une chaise, le jeune homme disparut dans le fond du salon, seulement pour réapparaître quelques minutes plus tard. Cinq minutes plus tard, le maître apparut aussi - essuyant de l'encre de ses mains avec un morceau de vieille serviette.
Le maître s'approcha et Harry se leva pour le saluer.
"Mon apprenti me dit que vous voulez une peinture faite... avec de l'Encre à Vie."
"Oui," acquiesça Harry .
Le vieil homme le regarda pensivement. "Revenez à la fermeture," ordonna-t- il finalement. "Pour l'Encre à Vie, je ne veux pas être dérangé."
----Oo00oo----
Peu de temps après la fermeture du salon, Harry se trouva couché torse-nu sur un fauteuil levé et capitonné . Beaucoup de ses cicatrices étaient ainsi révélées, mais aucune mention ne fut faite d'elles. Harry savait que des cicatrices réelles n'auraient pas perturbé la peinture et il était confiant du fait que ses fausses soient aussi sans importance.
"Objectez-vous au fait que mon apprenti reste pour m'aider ?" demanda le maître . "Je vous promets qu'il est très habile. Un jour il sera lui-même un maître." Le jeune homme rougit du compliment.
"Non," sourit Harry, "je n'objecte pas." En fait Harry trouvait cela assez approprié que l'homme qui *aurait* fait cela un jour, vraiment y *participerait* maintenant.
Ils commencèrent.
Dans le monde moldu, un tatouage était créé en utilisant une aiguille pour pousser de l'encre dans la chair au-dessous de la peau - assez profondément pour être permanent, mais assez peu profond pour rester visible. Dans le monde sorcier, il était appliqué avec des pinceaux - et avec de la magie soufflée sur l'encre humide.
Le modèle était appliqué d'abord - une tâche simple, achevée par l'apprenti tandis que le maître vérifiait ses pinceaux et bouteilles une dernière fois.
Une fois le modèle mis, c'était au tour du maître - et Harry trembla presque lorsque le bout de la brosse caressa sa peau pour la première fois.
À la différence des tatouages moldus, la peinture des sorciers *était* vraiment similaire à une peinture. C'était coloré et ombré, les encres se mélangeant directement sur la peau, comme des huiles sur une toile.
Harry se sentit glisser dans une trance légère - un état de perte du sens du temps créée par l'Encre à Vie elle-même comme elle commençait à lier sa magie inerte à son corps - suintant dans ses pores et muscles, apprenant qui il était et pourquoi il faisait cela - impreignant ce que c'était supposé *être* pour lui comme cela coulait sur ses muscles chauds.
... Et Harry se trouva contraint de se rappeler tout ce que Gryffondor signifiait pour lui - le courage et la férocité; la loyauté et la volonté de survivre; l'amour des amis les liant ensemble; et surtout - la force d'un pouvoir brillant qui florissait dans la lumière du soleil.
Ces mémoires donnèrent forme à l'Encre et elle *devint* ses mémoires - un lion rendu féroce et vif, resplendissant dans sa puissance et sa gloire - un symbole de courage et une bannière pour la Lumière.
----Oo00oo----
Quelque temps indéterminé plus tard, Harry se réveilla lentement de la trance induite par l'Encre.
Le chuchotement du maître s'était tû et l'apprenti regardait fixement la poitrine de Harry avec quelque chose d'apparenté à la crainte.
"Aidez-moi," ordonna Harry rudement et ainsi fit l'apprenti, tandis que son maître lavait les pinceaux et nettoyait.
Harry s'avança d'un pas chancelant vers le grand miroir mural et inspecta soigneusement le travail.
C'était parfait.
Pas tout à fait le même que dans son souvenir - mais parfait néanmoins. Même ses cicatrices - bien que fausses - servaient seulement à mettre l'illustration en valeur. Ils donnaient au lion un air éprouvé - comme s'il avait souffert pour sa fierté, mais pourtant était resté invaincu et intact. Ce n'était aucunement un débutant jeune et idiot - mais au lieu de cela un vétéran chevronné marqué par l'expérience. L'image semblait presque se déplacer, pourtant restait immobile - presque terminé, mais pas encore ...pas encore.
Parfait.
Maintenant complètement réveillé, Harry revint avec respect vers le fauteuil et s'allongea de nouveau.
Après un moment, le maître parla : "vous savez ce qui se passe maintenant." Ce n'était pas une question.
"Oui," répondit Harry tranquillement. "Laissez-moi une minute," et il se prépara mentalement pour le sort final, qui changerait l'Encre de Vie de 'peinture' - qui était provisoire - en 'tatouage' sorcier - qui ne pourrait jamais être effacé. C'était pourquoi c'était appelé ' Encre à Vie ' - pour sa capacité à se lier à un être vivant pour la longueur de la durée de vie de son porteur. Mais le sort final serait *très* douloureux.
"Maintenant," dit Harry - et le maître chuchota les mots.
Soudainement l'encre devint vivante et comme mille couteaux, traça sa voie dans sa poitrine. Harry serra les dents contre la douleur et s'efforça de rester couché immobile. Ses mains saisirent les bords du fauteuil avec un désespoir féroce.
Et ensuite, aussi soudainement que cela avait commencé - ce fut fini. Harry relâcha le fauteuil de soulagement. Sa poitrine était guérie et la peinture était partie. A sa place était son tatouage de Gryffondor - rétabli à sa position légitime sur son corps. Il pouvait presque le sentir le ronronnement et le mouvement au-dessous de sa peau.
Un de fait et un à faire.
----Oo00oo----
Le maître prit une pause courte, tandis que Harry se remettait de l'achèvement du premier tatouage.
Peu de temps après, Harry était de nouveau couché sur le fauteuil, mais cette fois sa configuration avait été changée pour qu'il puisse s'allonger confortablement sur son estomac.
Peu de temps après, il sentit de nouveau le coup de pinceau du maître .
Cette fois, quand la trance vint, ce fut Serpentard que l'Encre tira de son esprit...
... Mensonges et tromperie - quand la vérité était trop dangereuse; décisions impitoyables - péniblement faites mais correctement décidées ; regards craintifs de ceux alentour - quand la suffisance pourrait avoir été fatale; la force qui venait seulement quand le désespoir était possible; et au-delà de tout, la force d'un pouvoir sombre qui prospérait dans les ombres les plus profondes de la nuit.
Cette fois ses pensées formèrent une image plus sombre - un serpent vert plein de grâce mortelle et de plans patients, hypnotique dans sa froideur calculatrice et brutal dans sa volonté de survivre - un symbole d'endurance et une bannière pour les Sombres Choses.
À ce standard seul répondraient les brisés et opprimés - ceux qui avaient été trop endommagés pour avoir confiance en l'espoir désormais - et pour qui la joie brillante était une langue étrange qu'ils ne comprenaient plus . Mais Harry comprenait - et avec cette partie de lui qui avait toujours été Serpentard, il pouvait encore les toucher et ils se verraient en lui et permettraient sa protection.
Dans l'obscurité, il pourrait trouver les perdus et les désespérés - et dans l'obscurité il les rassemblerait et ramènerait à la maison.
----Oo00oo----
Quand Harry se réveilla ensuite de la transe induite par l'Encre, il ne se donna pas même la peine de regarder le miroir - la puissance des mémoires, couplée avec la perfection du premier tatouage lui disait tout ce qu'il avait besoin de savoir.
"Faites-le." Dit-il et surmonta la douleur comme son deuxième tatouage mangeait son chemin dans ses épaules et le long de son épine dorsale.
Le symbole de Serpentard était de nouveau là où il appartenait - se tordant faiblement sur ses muscles, avec le plus petit soupir d'une voix sifflante se répercutant dans l'air.
Harry avait ses tatouages de nouveau.
D'une façon ou d'une autre, il se senti plus ... *entier* - plus complet - qu'il pouvait se souvenir l'être depuis qu'il avait détruit le miroir.
----Oo00oo----
*Payer* pour les tatouages fut plus un problème que ce que Harry avait prévu.
Le maître ne voulait pas prendre son or.
"C'est *vous* qui *m'avez* rendu un grand service," argumenta l'homme, "Ce soir j'ai peint mes plus grandes oeuvres. Je sais que je ne les surpasserai pas - ni ne peindrai probablement une autre les égalant. Je suis honoré que vous m'ayez choisi - et que mon apprenti ait eu l'occasion de voir ce qui est possible aux niveaux les plus hauts de notre métier."
Harry ne savait pas vraiment qu'y répondre. Tout ce qu'il *savait* était que cela était mal de ne pas donner à l'homme quelque chose, en échange des tatouages exquis maintenant incorporés dans sa chair. "Mais sûrement," protesta-t-il, "que si vous avez peint *ceux-ci *, il y aura d'autres - et vous ne pouvez pas tous les faire pour rien - vous vous ruineriez!"
Le maître renifla. "Les sorciers qui veulent l'Encre à Vie sont assez rares," repondit-il "mais comme vous devez le savoir, l'Encre elle-même devient seulement vivante à travers les mémoires et les émotions de celui qui la porte. Si la toile est morne, ou sans profondeur ... alors la vraie nature de l'Encre - la gamme de couleur - la force de l'image - ne peut jamais être entièrement comprise."
"Vous," termina le maître , "étiez une adéquation parfaite pour les images que vous avez choisies. D'autres modèles - avec moins de signification pour vous - n'auraient pas si bien marché. C'était la combinaison, vous voyez, de vos désirs; des modèles que vous avez choisi; de la nature de l'Encre; *et* de mon habileté, qui est entrée dans la création du travail - et je ne pense pas que je verrai une telle combinaison de nouveau dans ma vie."
Finalement, ils reconnurent que Harry pourrait payer le coût de l'Encre elle-même - l'Encre à Vie était assez chère - mais pour Harry, c'était à peine assez en échange de la beauté qui ornait maintenant sa peau.
----Oo00oo----
Environ une semaine après que Harry ait fait remettre ses tatouages - et après qu'il ait déjà fait une autre Pierre de Fondation pour Gringotts - il revint au Chaudron Baveur pour trouver Hagrid appréciant une bière et causant avec les autres clients.
Harry eut presque un arrêt cardique, imaginant que Dumbledore avait d'une façon ou d'une autre calculé qui il était et avait envoyé Hagrid pour le chercher - c'est-à-dire avant qu'il ne se rappelle que Hagrid avait toujours été un habitué au Chaudron Baveur et était probablement juste là pour une soirée au pub.
En réalité, c'était étonnant que Harry ne l'ait pas vu auparavant.
A ce stade, les autres habitués du Chaudron Baveur étaient habitués à voir Harry marcher alentour paré de son habillement de Mage de Guerre. Il avait causé un peu de controverse le premier matin où il était apparu avec sa nouvelle épingle de manteau en évidence sur ses robes de bataille toutes neuves. Harry avait finalement été forcé de produire les documents officiels qu'il avait acquis de Gringotts, qui informait tout le monde que - de l'avis de la banque - 'Ash' était très certainement un véritable Mage de Guerre . Cependant, c'était mieux que d'avoir à prouver ses revendications en faisant sauter des statues.
Le personnel du Chaudron Baveur était même quelque peu ravi de l'idée qu'un Mage de Guerre reste chez eux - ou plutôt ils étaient *devenus* ravis après que Harry ait fait comprendre que son comportement n'allait pas changer juste parce que tout le monde savait maintenant qui il était.
Et bien sûr, la publicité gratuite quand la Gazette du Sorcier l'avait découvert n'avait pas non plus fait de mal.
Le Chaudron Baveur avait été exceptionnellement populaire après que le journal sorcier ait publié son article sur lui - ou plutôt sur autant qu'ils avaient pu découvrir sur lui, puisque Harry avait refusé d'être interviewé. À ce jour, il n'y avait probablement personne dans le monde sorcier entier qui ne sache pas qu'il y avait un Mage de Guerre au Chaudron Baveur à Londres, Angleterre.
D'une part, cela ennuyait Harry parce que chaque fois qu'il apparaissait en public, il était secrètement - et parfois ouvertement - regardé fixement. Mais d'autre part, Harry avait maintenant ce qu'il voulait - *tout le monde* savait ce à quoi les insignes de Mage de Guerre ressemblaient et - grâce aux recherches historiques de la Gazette du Sorcier - *tout le monde* savait grossièrement ce qu'un Mage de Guerre *était*.
Incluant Hagrid - qui le regardait maintenant avec une franche curiosité.
Harry décida séance tenante qu'il était le temps de commencer à interagir avec ses amis en tant que ' Mage de Guerre Ash '.
Il adressa un demi-sourire à Hagrid et alla rejoindre le garde-chasse de Poudlard au bar. Hagrid sembla étonné, mais man?uvra pour faire de la place.
"Cela vous dérange-t-il si je me joins à vous ?" demanda Harry poliment.
"Aurais pas fait de place pour vous si c'était l'cas," répondit Hagrid avec un rire discret. "Je suis Hagrid," et tendit une main consistante, avant d'ajouter fièrement, "-Gardien des clefs et des lieux à l'École de sorcellerie et magie de Poudlard ."
Harry serra la main offerte avec un sourire commode sur son visage. "Ash", répondit-il, "et vous savez probablement déjà que je suis un Mage de Guerre."
"C'est un peu dur de l'manquer," acquiesça Hagrid, fixant les yeux sur l'épingle et les robes de bataille de Harry .
Harry commanda une bière pour lui et une autre pour Hagrid, qui l'accepta avec des remerciements étonnés.
"Oh, ne me remerciez pas encore," rit Harry, "je savais déjà que vous étiez gardien à Poudlard en venant." Alors, en réponse au regard curieux de Hagrid, il ajouta, "Je me suis renseigné."
Cela allait évidemment être la soirée de Hagrid pour les surprises. "V's êtes renseigné sur *moi * ? Pourquoi donc ?"
"Bien, pas vous, spécifiquement," répondit Harry, "juste quelqu'un qui pourrait m'en dire un peu plus sur Poudlard."
Hagrid le regarda d'un air soupçonneux. "Pourquoi voudr'vous vous renseigner sur Poudlard ?"
Harry cligna des yeux. De toutes les expressions qu'il avait vu sur le visage de Hagrid, le soupçon n'avait jamais été l'une d'entre elles. Alors il se souvint - Quirrell avait autrefois dupé Hagrid à trahir un secret juste ici dans ce pub. L'expérience avait rendu le gardien circonspect envers les étrangers posant des questions - en particulier des questions sur l'école.
Le visage de Harry ne fit aucune réponse au soupçon de la voix de Hagrid, comme il répondit franchement, "J'ai entendu dire qu'il pourrait y avoir une ouverture pour le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Je pensais me présenter - si la place est toujours disponible." //*S'il vous plaît* faites qu'elle soit disponible, // pria-t-il. Il n'avait pas pu trouver une seule annonce à ce propos dans la Gazette du Sorcier et il n'avait pas encore calculé comment s'approcher d'Albus pour lui demander le poste.
Le soupçon de Hagrid disparut immédiatement et avec un regard très heureux il dit, "Vous voudriez le job ? Vraiment ? L' Directeur avait d'horribl' difficultés à essayer d ' trouver quelqu'un. Il vous engagerait en un éclair! - avec vous êtr ' un Mage de Guerre et tout."
"Attendez! Attendez!" rit Harry. "Je ne suis pas encore sûr - j'ai dit que j'y *pensais* - pas que j'avais *decidé* ." Il ne voulait pas que quiconque pense qu'il voulait *trop* le travail. Le visage de Hagrid retomba de déception. Rapidement, Harry ajouta, "Avant que je ne puisse me faire un avis, je devrais en savoir plus *à propos* de l'école - comment c'est - l'attitude des élèves - s'il y a un code de conduite que l'on s'attendrait à ce que je suive - ce genre de chose."
Harry termina alors avec : "Jusqu'à ce que je sache quelque chose de plus de la place que juste son nom, comment puis-je savoir si je veux y travailler ? C'est pourquoi j'ai demandé alentour quelqu'un qui pourrait me parler de l'école - et tout le monde a dit que je devais vous demander."
Hagrid sembla heureux que tous aient pensé à lui et puis fit de son mieux absolu pour persuader Harry de demander le poste.
Plusieurs heures plus tard, Hagrid partit finalement, mais pas avant que 'Ash' n'ait promis qu'il écrirait au Directeur immédiatement.
Harry avait apprécié à fond sa soirée - discuter de Poudlard en détail et d'un point de vue qu'il n'avait jamais considéré auparavant - celui d'un employé éventuel. Cela avait été une conversation excellente - Harry estimait presque qu'il était déjà de retour au château - et il était maintenant beaucoup plus confiant pour être 'Ash' autour de ses amis.
La soirée plaisante servirait aussi comme amortisseur pour n'importe quelles petites erreurs que Harry ferait. Dans ces premiers jours cruciaux - quand on ne s'attendrait pas à ce qu'il sache beaucoup de l'école ou de ses habitants - il ferait presque certainement une faute et mentionnerait quelque chose qu'il n'était pas possible qu'il sache. Il avait maintenant la possibilité l'évader en disant, ' Oh, Hagrid doit l'avoir mentionné, ' et plus il restait à l'école, moins il aurait besoin de l'excuse. Finalement, les gens s'attendraient à ce qu'il sache des choses juste parce qu'il avait été là quelque temps.
Harry s'aperçu soudainement qu'il avait inconsciemment supposé qu'il resterait à Poudlard pour un très *long* moment.
La pensée ne le dérangeait pas du tout.
----Oo00oo----
Un court temps plus tard, Harry était assis au petit bureau dans sa chambre - plume en main et parchemin devant lui...
======================================= ===========
A
Albus Dumbledore,
Directeur,
École de Magie et Sorcellerie de Poudlard De :
Mage de Guerre Ash Monsieur... ======================================= ===========
Lorsque Harry finit, il était bien après minuit et il plia la lettre dans son enveloppe avec beaucoup de satisfaction. Sa demande n'était pas très longue, puisqu'il n'avait pas d'autres références que Gringotts - et il ne pouvait *certainement* pas inclure une histoire personnelle. Mais si l'impression de Hagrid était correcte, alors ce n'était pas comme s'il aurait de la compétition pour le travail.
En fait - se rappelant quelques uns des profs de DCFM absolument *épouvantables* qui avaient eu le travail auparavant, Harry soupçonnait à moitié qu'ils avaient *aussi* été seuls à demander le poste à l'époque. Albus ne les aurait jamais embauchés s'il avait eu une alternative - ou du moins, Harry *espérait* certainement que non.
Et bien sûr, si ces cornichons étaient une réflexion de la qualité des gens demandant le poste *avant* qu'il ait gagné une réputation maudite, alors Harry avait une bien meilleure chance d'embauche maintenant que l'on croyait que le poste était d'une façon ou d'une autre frappé de malheur.
// Bien que, // se rappela Harry, // Remus était aussi parmi ce lot - et il y avait rien de deuxième classe dans *son* enseignement. // Mais alors, Remus était un loup-garou et une fois que cette information était devenue publique, on ne lui avait pas permis de rester à l'école.
Pour lui, Harry se trouvait devant le besoin d'espérer qu'Albus était assez désespéré dans la recherche d'un professeur de Défense Contre les Forces du Mal, pour engager un Mage de Guerre sans expérience, qui ne parlerait pas de son passé et dont les allégeances ne pouvaient pas être prouvées d'une façon ou d'une autre.
Et bien, il n'y avait rien qu'il puisse vraiment y faire - donc il scella la lettre avec de la cire - la cachetant magiquement de l'insigne de Mage de Guerre - et puis laissa la missive scellée sur le bureau où il pourrait facilement la ramasser au matin et la mettre à la poste.
----Oo00oo----
Le jour suivant, après avoir payé pour la livraison de sa lettre par hibou standard, Harry jeta un sort "Ne-me-remarque-pas" sur les couteaux de ses protège-bras et quelques autres pour couvrir sa baguette, les potions à sa ceinture et les autres couteaux dans hauts de bottes. Alors il fit sa sortie dans le Londres moldu.
Les sorts "Ne-me-remarque-pas" ne rendraient pas ses armes invisibles, mais plutôt encourageraient simplement les gens à les *ignorer* - comme si elles étaient sans rapport ou sans importance.
Cela aurait des résultats variés sur les sorciers et les sorcières - et aucun du tout sur les elfes et autres non-humains - mais serait presque à cent pour cent efficaces sur les moldus. Ce qui signifiait que Harry pourrait se promener librement dans le monde moldu sans être immédiatement arrêté.
Il savait qu'il semblerait toujours un peu étrange - mais avec réalisme, pas plus que beaucoup d'autres qui s'habillaient entièrement de noir et portaient des manteaux lourds ou des capes toute l'année. Il était tout à fait sûr que ses robes de bataille n'étaient pas du tout aussi remarquables que les moldus aux cheveux pourpres et avec des percings partout leurs visages.
Harry était de retour dans le monde moldu parce qu'il y avait une partie de son équipement de Mage de Guerre qu'il n'avait toujours pas réussi à acquérir - et c'était son arme à feu. Il ne pouvait pas penser à un moyen d'en acheter une légalement et il ne voulait *vraiment* pas s'impliquer avec un revendeur d'armes illégal.
Cela le laissait vraiment seulement avec l'option d'en voler une, ce qui - tandis que ce n'était pas son cours préféré d'action - était au moins faisable et n'impliquerait pas de criminels ou d'autres gens qui pourraient remonter à lui.
Ainsi, résigné à un peu de vol, Harry était allé à un autre magasin d'armes moldu - *pas* celui où il avait acheté ses couteaux - et avait demandé à voir une variété d'armes à feu. Parmi les armes qu'il avait demandé à voir était le revolver Smith et Wesson .45 qu'il voulait.
Les revolvers - à la différence de des automatiques et des semi- automatiques - n'étaient pas enclins à bloquer, ce qui arrivait quand un projectile 'resterait coincé' et devait être manuellement décoincé avant que l'arme à feu puisse tirer de nouveau. Aussi - avec l'utilisation d'agrafes de lune pour tenir les balles dans leur formation circulaire - Harry pourrait recharger le revolver presque aussi rapidement que des agrafes changeantes dans un automatique. Mais mieux que tout, un revolver convenait parfaitement à une exigence unique que seulement un sorcier aurait - Harry pourrait changer le *type* de munitions qu'il tirait sans devoir vider une agrafe ou perdre des balles restantes. Harry *avait besoin* que son arme à feu aie cette capacité parce que - comme ses couteaux - il avait l'intention de porter des munition d'argent, d'acier et d'autres types de munitions enchantées pour convenir indépendamment de ce qu'une situation donnée exigeait.
Ainsi, quand le propriétaire du magasin lui montra les armes diverses qu'il avait demandé à voir, Harry sembla ne pas faire plus attention à celui qu'il voulait qu'à n'importe lequel des autres. Cependant, tandis qu'il avait le Smith et Wesson dans ses mains, il plaça discrètement un sort de position dessus.
Il fit la même chose à plusieurs boîtes de munitions ordinaires et à l'équipement de chargement approprié qui étaient exposés vers le fond du magasin. Le mécanisme de chargement lui permettrait de rendre ses propres projectiles uniques.
Et tandis qu'il faisait tout cela, il pris une note *très* prudente de combien chaque pièce d'équipement coutait.
Plus tard ce soir là, s'étant encore une fois installé dans sa chambre au Chaudron Baveur, Harry jeta son sortilège d'appel. Verrouillé sur les repères qu'il avait placés sur les articles divers d'équipement, tout marcha parfaitement. Sans les sortilèges de position, Harry aurait eu beaucoup plus de difficultés - peut-être même convoquant des articles voisins au lieu des spécifiques qu'il voulait.
Une fois qu'il eut estimé et additionné le tout présent, il annula les sortilèges de position et prit une lettre qu'il avait précédemment préparée. Il la bomba d'argent - plusieurs milliers de livres en fait - et il l'envoya rapidement - à l'endroit approximatif où l'arme à feu manquante avait été auparavant.
Demain matin, le propriétaire du magasin trouverait la lettre en place de l'arme à feu manquante, avec une liste détaillée de ce que Harry s'était approprié et une note qui tombererait littéralement en poussière après que le propriétaire l'ait lu. La note disait simplement :
======================================= ===========
Monsieur,
Mes excuses d'avoir pris ces articles illégalement, cependant je vous assure que mon besoin était grand et ils ne seront pas utilisés pour quelque but criminel.
Mon travail à beaucoup faire avec l'armée et même si vous saviez mon nom, vous ne trouveriez pas de sonnées sur moi.
J'espère que je vous ai payé complètement, bien que je vous laisse le choix de montrer la liste et l'argent à la police ou non.
Dans l'événement peu probable que la police *réussirait* à trouver quelque trace de moi, soyez assuré que peu après il serait peu probable qu'ils disent se souvenir trouver quoi que ce soit. Ils ne leur sera fait aucun mal - mais je vous assure que votre équipement ne sera jamais récupéré.
======================================= ===========
Alors, la dernière chose que Harry fit avant d'aller se coucher, fut d'effacer par magie le numéro de série de l'arme à feu et de jeter le sort "Ne-me-remarque-pas" sur le revolver et tout ce qui y était associé.
----Oo00oo----
Avant le petit déjeuner le matin suivant, Harry attacha finalement le dernier bout de son équipement de Mage de Guerre à son pied gauche. Avec son étui de baguette sur son autre pied, il marcha autour de la pièce, essayant de s'habituer à l'équilibre et donnant un petit saut de temps en temps pour voir si l'arme à feu et sa baguette étaient tous les deux solidement tenus en place. Si tout était correctement attaché, alors Harry devait être capable de faire des culbutes sans que quoi que ce soit tombe ou change de position - mais il devrait essayer plus tard, puisque sa chambre actuelle n'était pas assez grande pour faire des acrobaties.
Harry avait décidé de passer le reste de la journée dans ou près du Chaudron Baveur. Le hibou portant son formulaire de demande d'emploi devrait parvenir à Poudlard avec la poste du matin et Harry espérait qu'Albus y répondrait aussitôt que possible. Avec réalisme, cela signifiait que probablement il n'allait pas recevoir de hibou avant demain au plus tôt, mais quand même...
Il savait qu'il était ridiculement anxieux, mais il avait plusieurs bons livres à lire et rien de plus urgent à faire. Ainsi Harry s'installa pour la journée, profitant d'une sorte de jour de congé et ouvrit son magasine "Quidditch Aujourd'hui" , en se rappelant de s'acheter un nouveau balai - parce que Ron reconnaîtrait son vieux balais n'importe où et probablement même au toucher dans l'obscurité...
----Oo00oo----
Harry passa les trois jours suivants à s'inquiéter de si le hibou était arrivé à Poudlard du tout.
Quand il *reçut* finalement une réponse, cela ne fit rien pour soulager son souci. C'était simplement une réponse "merci pour votre demande", avec une déclaration "nous vous recontacterons bientôt" plantée à la fin.
Est-ce que quelqu'un *d'autre* aurait pu demander le travail ? - Quelqu'un *sans* passé mystérieux - qui avait des amis et des références vérifiables ? Comprenant que le stress ne l'aidait pas, Harry résolut d'arrêter de s'inquiéter et de commencer à faire quelque chose pour rendre à son corps de quinze ans un régime d'aptitudes convenable. Il n'avait pas oublié sa note mentale pour découvrir ce dont ce corps était capable et il avait le reste de l'été pour corriger n'importe quelles faiblesses ou problèmes qu'il pourrait découvrir.
Et - en bonus supplémentaire - l'effort physique était une très bonne façon de soulager la tension.
Et bien, les relations sexuelles aussi, bien sûr et à quinze, le corps d'Harry était *plus* que désireux de se livrer à cette sorte de détente.
En tant que Mage de Guerre de vingt-huit ans, qui avait été activement impliqué dans une guerre - Harry n'était certainement pas étranger au sexe. La combinaison de violence, la crainte et la mort ne faisaient pas fait grand chose pour encourager le célibat ou l'abstinence - en particulier quand il s'agissait d'un autre contact humain et d'un peu de réconfort partagé parmi le chaos. Ajouté à cela, la formation de Mage de Guerre de Harry lui avait martelé que le sexe était autant une partie de la vie que les repas et le sommeil. Le nier ou l'ignorer n'allait pas le faire partir et la frustration sexuelle - comme toute autre sorte de frustration - pouvait causer des explosions émotionnelles qui étaient dangereuses - particulièrement si vous étiez par hasard Mage de Guerre.
Mais bien sûr cela ne signifiait pas que Harry allait sortir en courant et avoir une relation sexuelle avec tout ce qui bougeait. Cela signifiait simplement qu'il n'allait ignorer ni banaliser *aucun* des besoins physiques de son corps - ni, à cet égard, n'importe lequel de ses besoins *emotionels*.
Harry se connaissait bien assez pour comprendre que - pour lui du moins - un rapport sexuel avec un étranger donnait en réalité moins de satisfaction qu'être seul avec ses fantaisies. Cela dit, il n'y avait personne actuellement avec qui il sente cette sorte de connexion sexuelle/émotionnelle, sauf Severus - et pour le moment Sev ' lui donnerait probablement un coup de genou dans les parties si ' Ash ' essayait de l'embrasser.
Ainsi, Harry résolut de s'amuser dans la baignoire autant que son jeune corps pourrait le vouloir et d'éliminer la tension résiduelle par l'exercice physique, un bon régime et des techniques de relaxation mentales.
Ainsi, tandis qu'il attendait qu'Albus lui réponde, Harry alla rejoindre un club de gymnastique moldu. L'entrainnement qu'il pourrait faire là aiderait à augmenter sa force. Il rejoignit aussi un dojo d'arts martiaux pour évaluer sa technique actuelle de corps à corps et commencer si tout allait bien à re-imprimer sa mémoire musclulaire.
Cela aurait probablement été plus qu'assez, mais en passant devant d'une école de danse, il s'arrêta pour regarder à l'intérieur et réapparut finalement avec une *troisième* adhésion , qui l'aiderait à améliorer son agilité et son endurance.
Il n'avait pas vraiment tant de tension - sexuelle ou autre - qu'il ait besoin de tout l'exercice que trois adhésions différentes lui donneraient. Mais après tout, il ne pouvait pas vraiment mettre le reste de ses plans en mouvement avant d'être de retour à Poudlard - et il était bien trop tôt pour que Voldemort mette en action n'importe lequel des événements cruciaux que Harry était décidé à empêcher. Tout cela signifiait qu'il pouvait se permettre d'être patient - et ferait mieux d'utiliser le temps-mort actuel de l'été pour lire, se détendre et se mettre en forme pour l'année scolaire à venir.
Oh et il avait définitivement à calculer comment il allait ravoir Severus . *Cela* n'allait pas être facile parce que ce salaud irritable et sur la défense avait des barrières émotionnelles large de lieues et Harry ne voulait pas particulièrement répéter les circonstances désagréables qui les avaient menés à devenir amants la première fois.
Mais il semblait ne pas pouvoir penser à quelque plan brillant pour séduire Sev directement. En fait la seule chose qui lui venait à l'esprit était que cela aiderait vraiment si lui et Severus travaillaient ensemble - comme, disons ... s'il *avait* vraiment le poste de professeur de Défense à Poudlard...
// Si seulement Albus pouvait *m'engager*...! // se plaignit Harry silencieusement au monde en général.
----Oo00oo----
Une semaine après avoir rejoint la gymnastique, le dojo, *et* l'école de danse, Harry reçut un hibou l'informant qu'il avait un entretien dans trois jours avec le Directeur Dumbledore concernant le poste de Défense Contre les Forces du Mal.
Ainsi, ce fut avec des papillons dans son estomac que le Mage de Guerre Ash transplana à Pré-au-Lard et ensuite utilisa le chemin de promenade jusqu'au château pour calmer ses nerfs. Il ne pouvait *pas* se permettre de tout louper - et il ne savait pas comment diable il allait convaincre Albus qu'il *n'était pas* un espion ou sympathisant de Voldemort.
Il ne pouvait pas mentir sur son passé, parce qu'il serait trop facile de le piéger - particulièrement avec Albus. Cela signifiait qu'il se trouvait devant le besoin de refuser de répondre aux questions sur sa vie du tout - et qu'il ne pouvait pas non plus partager ses expériences, ou dire ce qu'il avait fait dans le passé - ou l'avenir ... ? // Dieu, on s'y pert, // pensa Harry silencieusement . Alors il allait essentiellement devoir de jouer le rôle du Mage de Guerre mystérieux qui avait apparu de nulle part sans enfance ni passé.
Et pourtant *d'une manière ou d'une autre* il devait quand même convaincre Albus de l'embaucher.
Marchant dans le soleil brillant - et se concentrant sur l'entretien à venir - Harry n'avait pas la moindre idée qu'il en viendrait plus tard à considérer cet après-midi comme l'un des plus *bizarre* de sa vie.
----Oo00oo----
Hagrid l'aperçut comme il s'approchait de l'entrée du château, "Hello Ash!" L'appela le garde-chasse amical. "Bienvenue à Poudlard! Vous allez êt' not' nouveau professeur de Défence, alors ?"
Avec un large sourire, Harry répondit, "c'est ce que je dois découvrir ici - j'ai un entretien avec le Directeur dans un quart d'heure."
"Oh ouais ? Bien, je ferais mieux pas de ne pas vous retenir alors. Vous savez comment aller à son bureau ?"
"Nul besoin," et Harry jeta un coup d'oeil derrière la large poitrine de Hagrid. "Je pense que cette aimable dame doit être là pour me guider."
Hagrid regarda autour de lui et remarqua le Professeur McGonagall. "Oh! ' Scusez moi, professeur, je n'vous avais pas vu là."
"Ce n'est pas grave, Hagrid," répondit Minerva McGonagall en le contournant pour voir le Mage de Guerre dont elle avait tant entendu parler. Les présentations furent faites rapidement et Minerva les excusa avec tact de la présence d'Hagrid, avant de faire rentrer Harry dans l'école.
Harry sentit une impression plaisante de retour au pays comme il franchit le seuil et ne put pas résister poser une main fugitivement contre les pierres antiques.
Si Minerva le remarqua, elle ne le mentionna pas.
L'école semblait différente sans tous les étudiants. Harry ne trouvait pas cela désagréable - simplement plus tranquille, ou peut-être ' plus vide ' aurait été un meilleur terme - comme si l'école hibernait l'été, de même que quelques animaux le faisaient l'hiver.
Minerva était heureuse d'étaler sa connaissance de l'école en lui donnant une histoire brève de ses fondateurs et bien que Harry en sache déjà la plupart, il l'encouragea en faisant une remarque ou deux et en posant une question à l'occasion. Cela servait à l'empêcher de poser des questions sur *lui* et lui permettait aussi de commencer à sentir sa place dans le rôle d'enseignant et collègue potentiel.
En peu de temps ils parvinrent au bureau du Directeur et Minerva utilisa le mot 'caramel mou' pour ouvrir la porte, elle se tourna vers lui avec un sourire poli et dit, "Entrez droit devant vous - il vous attend - et ne vous inquiéter pas de vous perdre en sortant - je reviendrai quand vous serez prêts à partir."
----Oo00oo----
La première chose que Harry remarqua fut Fumseck, assis dans une splendeur brillante sur son perchoir dans le coin.
// Oh, merde! // pensa-t-il ,alarmé. Il avait complètement oublié le phoenix qui était si souvent en compagnie d'Albus. // Est-ce que Fumseck saura qui je suis ? // Harry était bien conscient que le sens olfactif d'un chien serait capable de dire que lui et Harry Potter étaient la même personne - *si* le chien avait senti ' Harry Potter ' avant qu'il ne se soit déguisé. Un phoenix aurait-il quelque capacité semblable ? Après tout, la baguette de Harry contenait une des plumes de queue de Fumseck. // S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît ... ne me vends pas, // pria-t-il mentalement l'oiseau, // Trop en dépend - la *vie* d'Albus en dépend . //
Il ne pouvait pas dire si Fumseck l'avait entendu ou non, mais après quelques regards étranges et beaucoup de bruissement de plume agité, le phoenix décida apparemment de l'ignorer et retourna à lisser ses plumes spectaculaires.
"Bien,-" le surprit une voix familière de derrière.
Les réflexes du Mage de Guerre Harry eurent sa baguette pointée directement entre les yeux d'Albus avant que Harry n'ait même compris de qui il s'agissait.
Dumbledore cligna des yeux.
Harry avait le sentiment croissant qu'il venait juste de faire rater sa chance d'avoir un travail.
"Oh... Désolé pour ça..." Harry fit une grimace mentale - //*Désolé* pour l'avoir presque attaqué ? - oh *ça* va bien ce passer. // "c'est ... un truc de Mage de Guerre," offrit-il sans conviction, "... le réflexe, je veux dire..."
"Mmm," acquiesça Albus, le regardant avec une expression impénétrable. "Et bien", répéta-t-il, "comme j'allais dire, vous semblez avoir gagné l'indifférence de Fumseck." Harry ne pouvait pas dire si c'était bon ou mauvais, mais l'éclat amusé dans les yeux d'Albus semblait dire que ce n'était pas trop désastreux. "S'il vous plaît ne soyez pas offensé," continua Albus avec un sourire, "Fumseck est un phoenix, vous voyez - et il s'est immolé tout juste hier, alors il est un peu vaniteux à l'heure actuelle. Il vous saluera sans aucun doute plus correctement une fois qu'il se sera remis de sa fascination avec ses nouvelles plumes."
Le Directeur alla alors calmement vers un fauteuil bien rembourré et fit signe à Harry de le rejoindre. "Asseyez-vous, asseyez-vous ..." conseilla-t- il, "mettez vous à l'aise. Nous avons beaucoup à discuter, si je dois découvrir si vous seriez une addition appropriée à notre personnel."
"Ou si votre *personnel* serait une compagnie appropriée pour moi," ajouta Harry avec plus d'assurance qu'il n'en sentait.
Albus sourit vivement, répondant "Bien sûr ... bien sûr." Et Harry fut encouragé par l'impression qu'il avait réussi à dire quelque chose de juste.
Alors Albus versa du thé pour eux deux et posa à Harry beaucoup de questions apparemment sans rapport et sans importance, comme, ' aimez-vous un bon bain moussant ou est-ce que vous êtes plus quelqu'un qui préfère les sels de bain ? '
Après avoir admis qu'il préférait les sels de bain, mais supporterait un bain moussant s'il y avait une raison suffisante (comme Sev' nu dedans), Harry devint de plus en plus déconcerté par la nature et le nombre des questions bizarres.
Finalement, Harry se rendit compte qu'il s'était lancé dans un voyage de la fabrication de Dumbledore et le seul moyen d'en réchapper indemne, était de bien s'asseoir et d'aprécier le voyage. Il prit espoir du fait qu'au moins il était toujours *là* et non à l'extérieur sur le chemin du retour vers Pré au Lard.
Avant que Dumbledore - "s'il vous plaît, appelez-moi Albus" - eut fini avec ses questions et explique ce que l'on attendait d'un enseignant à Poudlard, Harry apréciait tout à fait le surréalisme complet de la conversation.
Cependant, il put à peine s'enpêcher de rire tout haut en voyant Albus très sérieusement lui dire de traiter les élèves avec patience et respect - et en même temps mordant avec un air heureux les têtes de petits biscuits en forme de nounours.
Une demi-heure plus tard, ce fut avec une certaine quantité d'*admiration intimidée* que Harry se rendit compte qu'il avait - à un moment ou à un autre pendant l'entretien - permis au Directeur de Poudlard de le persuader de le suivre dans une plus grande pièce pour qu'ils puissent jouer ensemble à une version-sorcier de *marelle* .
La marelle des sorciers était beaucoup le plus dure que la version moldue, parce que toutes les cases étaient de tailles différentes et ne se touchaient pas nécessairement toutes. Techniquement, vous n'étiez pas supposé capable d'achever le jeu sans utiliser de magie. *Albus* utilisait certainement de la magie.
Il était actuellement en équilibre sur un pied - sa baguette s'agitant avec enthousiasme - proclamant avec assurance que l'âge et l'expérience lui donneraient l'avantage et qu'il*gagnerait* à la fin!
Harry n'en doutait pas - bien qu'il aurait discuté le fait que ce soient l'âge et l'expérience qui donnent l'avantage à Albus. *Harry* n'avait pas le droit d'utiliser de la magie - ce qui, à *son* avis, signifiait qu'Albus trichait atrocement. Après qu'il l'ait déclaré, Albus avait résisté avec le fait qu'un Mage de Guerre devait avoir un équilibre meilleur que la moyenne et une *bien* meilleure forme et coordination physique. Alors, s'il ne pouvait pas se montrer convenable à quelque chose d'aussi simple que la *marelle *, alors quelle sorte de Mage de Guerre *était* il ?
Ainsi pour *prouver* qu'il était Mage de Guerre, Harry se trouva bientôt debout sur la plus petite et la plus éloignée des cases - sur le petit- orteil pas moins, parce que la case était si petite - et disant à Albus de se *pousser* des cases de retour parce qu'il attrappait une crampe dans sa jambe et qu'il y *aurait* du grabuge s'il perdait parce qu'Albus trichait encore plus honteusement que quand il avait convaincu Harry d'être d'accord avec la règle de 'pas-de-magie-pour-les-mages-de-guerre' au début du jeu.
Finalement, Albus *gagna* bien - mais pas de beaucoup.
----Oo00oo----
Plus tard, après qu'ils se soient tous les deux rendus des imbéciles complets à la marelle, ils revinrent au bureau confortable d'Albus. Cette fois cependant, le Directeur ne se dirigea pas vers les deux fauteuils qu'ils avaient précédemment occupés. Au lieu de cela, il alla directement à son bureau et - avec une secousse - Harry se rappela qu'il était supposé être au milieu d'un entretien de recrutement.
Sentant profondément la perte de camaraderie, Harry s'assit en silence dans la chaise opposée - la grande table couverte de rouleaux de parchemins le séparant maintenant de la compagnie d'Albus.
"Bien," commença le Directeur sérieusement, "maintenant que nous avons couvert les choses importantes, j'ai vraiment seulement encore un souci, que j'estime pouvoir *peut-être* m'empêcher de vous accepter comme notre professeur de Défense Contre les Forces du Mal."
Harry se sentit perdu de nouveau. // Nous avons couvert les choses importantes ? Quand! ? // Mais si Albus était heureux, Harry n'allait pas dicuter cela - et il savait que *cela* était la question importante de toute façon - convaincre Albus qu'il n'était pas un des partisans de Voldemort.
"Je sais," répondit-il lentement, "que vous devez vous poser des questions sur mon manque d'histoire personnelle et sur mes allégeances ... ..., mais..."
"Quoi ?" l'interrompit Albus, "Mon cher garçon - mon Dieu non! Vous n'êtes certainement pas un Mangemort et il est *très* peu probable que vous en deveniez jamais un." Harry le regarda fixement, ahuri. "Non, non," l'assura Albus - les yeux ridés d'amusement à l'erreur de Harry. "Je *veux dire* que je suis concerné de votre réaction ... quelque peu ... soudaine aux surprises. Vous voyez, nous avons un certain nombre d'élèves ... ehm, *bien vivants* ici à Poudlard et il serait tout à fait malheureux si quelque chose d'assez ... permanent. devait leur arriver. J'ai peur que le Conseil d'Etablissement ne voie pas cela d'un très bon oeil."
"Oh." Dit Harry . Cela lui pris quelques secondes pour faire face au fait que le problème avec lequel il s'était lui-même préparé à traiter, n'était pas un problème du tout - et au lieu de cela, il devait maintenant trouver une solution à une réaction qu'il ne pouvait pas changer et qui pourrait être assez pour empêcher Albus de l'embaucher.
// Et bien, // pensa-t-il, // si *je* ne peux pas changer, alors les *élèves* devront changer. // le seul plan auquel Harry pouvait penser sur l'instant était une version plus intense de son idée originale, qui avait si bien marché sur la population générale des sorciers. Pour faire que les sorciers ou sorcières moyens prennent un peu garde dans leurs transactions avec lui, il s'était simplement assuré que tous sachent qu'il était un Mage de Guerre et que tous aient une idée approximative de ce qu'un Mage de Guerre *était*. C'était assez pour la plupart des personnes et plus qu'assez pour beaucoup. Le souci informe des horreurs vagues qu'il pourrait être capable de faire rendait quelques personnes *extremement* nerveuses en sa présence.
Mais pour résoudre le dilemme d'Albus, Harry devait assurer que les élèves aient une connaissance immédiate de *exactement* combien dangereux il serait de le surprendre. Il devait leur faire rentrer l'idée à fond qu'ils ne *devaient* *pas* lui jouer des tours pour quelque raison que ce soit.
Bref, il devait leur flanquer une trouille bleue.
Il discuta de son idée avec Albus et fut soulagé quand le Directeur reconnut que son plan marcherait probablement - faisant de lui un candidat acceptable au poste de DCFM.
"Mais cela *va* plutôt vous alièner la population des élèves," avait ajouté Albus avec quelque souci. "Ne vous inquiétez pas," répondit Harry, "je peux y travailler après. C'est l'impression initiale qui est la plus importante et *c'est ça* qui restera avec eux, même après que je cesse d'être tout à fait si terrifiant."
Cela posé, ils continuèrent à discuter d'autres choses comme la paie et les conditions. Harry exprima un intérêt à avoir un ensemble de chambres calmes et à l'écartée et Albus reconnut que cela serait probablement pour le mieux - cependant le château n'avait actuellement rien d'approprié.
"C'est très bien," répondit Harry, "j'ai payé pour une pension complète au Chaudron Baveur jusqu'à la fin d'été de toute façon - et j'ai encore quelques obligations envers la banque qui rendraient cela plus commode pour moi de rester près du Chemin de Traverse jusqu'au début du prochain Trimestre."
Alors ils s'accordèrent que Harry déménagerait à l'école seulement un jour ou deux avant le premier jour du nouveau trimestre et que des quartiers seraient préparés pour lui dans une des sections les plus tranquilles du château - plutôt près des chambres de Severus en fait, parce que Severus Rogue aimait aussi sa vie privée et son calme - ce qui réjouissait Harry immensément, mais ennuierait sans aucun doute beaucoup Severus.
Et ainsi, plusieurs heures après que l'entretien étrange ait commencé, il se termina finalement avec la signature de Ash sur le contrat enseignant et une poignée de main chaleureuse de bienvenue.
"Et bien," lui sourit Albus, "maintenant que tout *cela* est fait, j'ai une question personnelle que je voudrais vous poser, si je peux."
Ils avaient déjà couvert le fait que Harry n'était pas libre de discuter son passé, donc Harry ne s'attendait pas être interloqué quand il répondit, curieux, "qu'aimeriez-vous savoir ?"
Soudainement tout à fait sérieux, Albus le regarda directement dans les yeux et dit, "Où est Harry Potter ?"
----Oo00oo----
La question prit Harry complètement hors garde. "Euh..."
"Son oncle," déclara Albus, "raconte que Harry a dit que 'Ash' saurait où il est. Je ne crois pas que votre apparition dans le monde sorcier peu après soit une grande coïncidence." Alors le Directeur s'assit dans sa chaise, croisa ses mains sur sa poitrine et attendit.
Harry se demanda ce qui l'avait possédé de taquiner le destin avec ce commentaire distrait à Vernon Dursley. "Je suis, uh ... plutôt étonné que l'oncle de Harry se soit rappelé ce conseil particulier." Commença-t-il prudemment.
"Oh, vous savez..." Albus fit distraitement un signe de sa main droite, "un petit charme de mémoire peut faire des miracles."
"Oh," répondit Harry , réfléchissant vite. "Et ensuite," continua Albus, "il y a la question de ce petit peu de Magie du C?ur que M. Potter semble avoir exécuté avant de partir - quelque chose que j'aurais dit être tout à fait au-delà de ses capacités à l'époque. Mais pas, je pense, au-delà des capacités d'un mage comme vous." Albus regarda alors Harry par-dessus ses lunettes, "Vous *pouvez* faire de la Magie du Coeur, je suppose ?"
Harry fit un petit demi-sourire. "C'est une de mes capacités, oui."
"Mmm," acquiesça Albus et ensuite reprit l'attente.
Harry décida de dire la vérité - ou une version de la vérité, en tout cas. "J'ai peur de ne pas pouvoir vous dire où il est." Les yeux d'Albus se rétrécirent. "Mais", l'assura Harry, je *peux* vous dire ce qu'il fait. "Harry fit une pause, se demandant combien donner, avant de finalement choisir les mots :" Il apprend à être Mage de Guerre. "// Ce qui est vrai, // pensa Harry, // puisque je n'arrêterai jamais d'apprendre la magie et chaque nouvelle habileté m'apprend comment être un meilleur Mage de Guerre en quelque façon. //
Les sourcils d'Albus montèrent en flèche. "Dites-vous qu'il y a une *école* pour Mages de Guerre ?"
Harry tressaillit. "Oui", admit-il à contre-coeur, "en réalité il y en a une - mais je préférerais que vous n'en parliez à personne, puisque c'est supposé être un secret." Alors il soupira. "Quand le cercle découvrira que je *vous* l'ai dit -ce qu'ils feront un jour - j'aurai probablement quelques ennuis."
Albus digéra cela. "Ainsi", dit-il lentement, "vous dites que votre 'cercle' a offert au jeune Harry la chance de devenir un Mage de Guerre et qu'il a consenti et est parti de son plein gré."
"Somme toute oui." Harry inclina la tête. C'était, en fait, à peu près ce qui lui était vraiment arrivé dans le miroir, donc c'était vrai si vous le regardiez d'un certain point de vue. "Si cela vous rassure de quelque façon," ajouta Harry, "je peux certainement vous dire qu'il était heureux de ne pas devoir passer l'été avec le Dursleys." Prudemment, Harry ajouta, "je ne pense pas qu'il ait été très heureux de vivre avec sa famille moldue." // Littote! // crièrent les pensées de Harry.
"Non, il ne l'était pas," vint la réponse triste d'Albus. "Mais c'était le mieux que je pouvais faire pour lui à l'époque." Le coeur de Harry alla vers le vieux sorcier assis en face de lui. Cela avait évidemment été une décision très douloureuse et une que Albus avait examinée à plusieurs reprises avec une sagesse incertaine. "Mais j'avais un tel espoir, vous voyez," continua Albus, "que quand il viendrait finalement à Poudlard nous serions capables de compenser tout cela - qu'il trouverait quelque bonheur dans ces murs, que nous ne pouvions pas lui donner au-delà d'eux."
"Je ne pense pas," répondit Harry, "qu'il ait été du tout heureux de vous quitter - ou ses autres amis de Poudlard ."
"Mais vous ne croyez quand même pas qu'il serait resté," ajouta Albus astucieusement, "même sans les Dursleys."
La réponse de Harry fut un mot simple : "Voldemort".
"Il est parti pour protéger ses amis ?" demanda Albus , apparemment pas étonné par le fait que Harry dise volontairement le nom du seigneur des ténèbres.
"Et lui-même," répondit Harry. "Il aura besoin ce que le cercle peut lui enseigner - vous savez que Voldemort est obsédé avec lui - et vous ne pourrez pas toujours le protéger."
"Ce que," termina le Directeur , "une école pleine de Mages de Guerre sera très certainement capable de faire, du moins avant qu'il ne puisse le faire lui-même."
"L'école est plus petite que vous pourriez le penser," remarqua Harry, "Les Mages sont assez rares, après tout - mais, oui, là où il est maintenant - il sera aussi en sécurité qu'il peut possiblement être."
"Nous ne pouvons pas écrire, ou vous demander de lui faire passer des messages ?" demanda Albus .
"Non," répondit Harry, "je suis désolé."
Albus soupira. "Ce qui est, *est *," dit-il, "et nous devrons essayer d'en faire pour le mieux." Fumseck choisit ce moment pour voler les rejoindre et par-dessus le bureau entre eux. Le phoenix se dirigea vers Albus, qui permit que son bras soit utilisé comme perchoir et puis caressa distraitement le plumage ardent de l'oiseau de son autre main. De petites étincelles montèrent pour danser en l'air.
"Je suis heureux qu'il aille bien," admit finalement Albus, "et je comprends même le raisonnement derrière sa décision - mais je regrette que nous n'ayons pas plus que des bouts de Magie du Coeur sur lesquels compter pour nous assurer de son bien-être. Ce sera un fardeau difficile à porter pour Hagrid - et j'espère son rôle dans tout cela ne sera pas découvert trop tôt."
Harry n'avait pas pensé à cela - à comment cela pourrait être si le monde découvrait que Hagrid avait encore quelque forme de contact avec lui. Il espérait sincèrement que ses bonnes intentions en ce qui concerne le sort du Coeur ne finiraient pas à être le fardeau qu'Albus s'attendait à ce qu'il soit.
"Les amis de M. Potter," se lamenta Albus, "vont être tout à fait mécontents quand ils découvriront qu'il est parti." Alors le Directeur sembla soudainement fatigué comme il ajouta, "-et je vais être absolument *enterré* de hiboux quand le reste du monde le découvrira!"
----Oo00oo----
Après que Harry se soit rassuré qu'Albus ne l'impliquerait pas publiquement dans la disparition du ' Survivant ', il demanda au Directeur s'il y avait des autres questions auquelles il voudrait qu'il réponde. // Mieux valait les traiter *maintenant*, // pensa Harry, // comme ça je ne serai pas encore pris de court comme cela plus tard. //
Le vieux sorcier rusé inclina sa tête de côté en réfléchissant puis dit, "les Mages de Guerre vont-ils rejoindre notre côté contre Voldemort, ou est- ce que votre séparation d'eux est une indication qu'ils vont *le* soutenir ?"
Encore une fois déconcerté, Harry se rendit compte que puisqu'Albus ne savait pas *pourquoi* le cercle des mages était si dissimulé, c'était une question parfaitement valable.
"Non," affirma-t-il, "les Mages de Guerre ne se joindront *pas* à Voldemort."
"Ce qui ne signifie pas qu'ils se joindront à *nôtre* côté non plus."
Harry soupira. "Vous avez raison - cela ne le signifie pas. Pour le moment, ils ne pensent pas que cela demande l'intervention du cercle. Après tout," ajouta Harry cyniquement, "ce n'est pas actuellement une guerre ouverte, n'est-ce pas ? Et le monde sorcier a réussi à s'occuper du problème tout seul la *dernière fois*."
"Un point de vue que vous ne partagez pas ?" suggéra Albus.
"Non," confirma Harry . "Quand on en arrive à la guerre ouverte, c'est trop tard - et parfois cela ne devient *jamais* une guerre ouverte - pourtant les résultats : la destruction, la souffrance - sont toujours les mêmes. *Maintenant* est le moment de faire quelque chose - *avant* que cela ne devienne un long désastre étalé qui nous affecte tous pour les années à venir."
Albus cligna des yeux devant l'éloquence de Harry, puis sourit. "Je ne pourrais pas vous convaincre de vous joindre à un petit groupe que je connais, n'est-ce pas ? Un Mage de Guerre serait inestimable pour eux."
Harry savait que le Directeur faisait référence à l'Ordre du Phoenix - le groupe personnel d'informateurs, aurors et de chercheurs d'Albus Dumbledore, ceux qu'il avait considéré être digne de confiance. "Je suis désolé," répondit Harry, "mais je ne pense pas que mes buts immédiats seraient complètement compatibles avec un autre groupe en ce moment."
Albus sembla déçu.
"Mais un jour," ajouta Harry avec un sourire espiègle, "je *vous* demanderai probablement de vous joindre à *moi*."
Albus sembla à la fois intrigué et amusé. "Bien, alors," dit-il avec des sourcils levé, "j'attendrai ce jour!"
Et ce fut la fin des questions d'Albus Dumbledore.
----Oo00oo----
Cependant, comme le Directeur montrait à son nouveau professuer de Défence la porte, Harry se rendit compte qu'il y avait une question que *lui* voulait vraiment poser.
"Albus ?" Il s'arrêta au milieu de la pièce, faisant se retourner le Directeur pour lui faire face. "Comment avez-vous su ? - que je n'étais pas un espion, je veux dire - et que je ne soutiendrai pas Voldemort ou sa cause ?" Harry s'était tellement inquiété de cela - à la fois avant et pendant l'entretien.
Le Directeur eut un sourire dément. "Eh bien, mon bon monsieur!" s'exclama- t-il, "je n'aurai *jamais* pu battre un Mangemort à la marelle!"
A quel point Harry s'effondra complètement de rire, parce que l'image mentale de Lucius Malfoy sautant sur un pied sur les cases d'un jeu de marelle, était simplement trop drôle pour l'exprimer.
Bien *sûr* qu'Albus n'aurait jamais perdu face à un Mangemort! Aucun Mangemort n'aurait consenti à jouer! S'il y avait une chose que Harry avait remarqué au cours des années, c'était que le mal - en toutes ses formes - se prenait toujours bien trop au sérieux. Harry était tout à fait partant pour parier que tous les sorciers ou sorcières qui avaient jamais fait partie du mal étaient constitutionnellement incapables de rire d'eux-même - ou d'apprécier le plaisir simple de faire de quelque chose de ridicule, juste pour s'amuser.
À ce moment là, Harry comprit précisément pourquoi Albus ne serait jamais un mage - la compréhension qu'avait le Directeur de l'humanité était simplement *trop* profonde. Il n'était pas possible d'être si profondément immergé dans le comportement humain et d'avoir encore de la place pour la vue du monde radicalement différente d'une autre espèce.
Finalement, Harry contrôla son rire. "Vous saviez que j'étais un Mage de Guerre tout du long!" accusa-t-il.
"La lettre de Gringotts et vos réflexes-éclairs étaient plus qu'assez," sourit Albus d'un air satisfait.
"Et les questions à propos du bain moussant ?"
"Bien, je ne pensais pas que vous consentiriez à la marelle tout de suite - alors je devais en sorte ... l'ammener peu à peu," expliqua Albus fièrement. "Ai fait un assez bon travail," ajouta-t-il, "même si c'est moi qui le dis."
Et alors Harry perdit son sérieux une deuxième fois. Toute cette folie - juste pour découvrir s'il était du côté de la Lumière! Et les 'choses importantes ' - quand Albus avait dit qu'ils s'étaient déjà occupés d'elles! Oh, il avait été royalement refait - et il l'avait même *apprécié* ! Harry allait se souvenir de cette journée avec une grande affection pendant une *très* longue période de temps !
Une fois que Harry se fut calmé de nouveau, Albus arrondit son raisonnement avec l'explication heureuse que : "bien sûr, l'empressement de Fumseck à vous ignorer a aidé aussi. Si vous aviez été une menace, il ne vous aurait jamais ignoré tandis que vous étiez dans la pièce avec moi." Alors il ajouta, "Bien que ... vous *m'ayez* causé quelque souci quand vous aviez votre baguette pointée sur ma tête. Mais après tout, ce n'était pas comme vous m'aviez vraiment soufflé à travers le mur ou quoi que ce soit de semblable - alors j'ai pensé que je prendrais le risque."
"Vous ne le regretterez pas," promit Harry.
"J'espère que *vous* ne le ferez pas non plus," répondit Albus mystérieusement, "puisque vous n'avez pas encore *rencontré* un seul de nos élèves en fait."
----Oo00oo----
Ce fut un Mage de Guerre très détendu et soulagé qui flâna derrière le Professeur McGonagall comme ils retournaient à l'entrée principale. La directrice de la Maison Gryffondor était seulement trop heureuse d'entendre dire qu'ils avaient maintenant un professeur de Défense - "Cela a été quelque souci pour moi," confia-t-elle le long du chemin - et elle ne gaspilla pas de temps à lui offrir n'importe quelle aide dont il pourrait avoir besoin, puis ajouta avec assurance : "-et appelez-moi Minerva s'il vous plaît. Cela ne paye pas de faire des cérémonies quand nous travaillerons ensemble contre tant d'élèves."
"Vous ne voulez pas dire *avec* tant d'élèves ?" Minerva le regarda. "Oh mon cher," dit-elle dit, "vous n'avez pas beaucoup enseigné, n'est-ce pas ?" Alors elle sourit, "Et bien, ne faites pas attention - je suis sûr qu'un Mage de Guerre se débrouillera d'une façon ou d'une autre."
"Vous savez," lui dit Harry , "Albus a aussi dit quelque chose à propos d'être préparé à rencontrer les élèves." Il la regarda prudemment, "je commence à penser que je devrais être inquiet."
"Pas ... inquiet ... exactement." Le ton de Minerva échoua à le rassurer. "Pensez-y plutôt comme à un ... défi." Et puis ils furent de nouveau sur les marches à l'extérieur de l'école.
Harry avait déjà commencé à descendre le long du chemin vers Pré au Lard, quand il entendit inopinément l'appel de Minerva après lui, "Oh et Ash! - au cas où Albus ait oublié de le mentionner - vous devrez avoir votre proposition de programme terminée au moins *deux* semaines avant le début du trimestre! Je m'assurerai que les dates pour les réunions de personnel de pré-rentrée vous soient envoyées, avec votre guide d'emploi et d'orientation."
Alors elle disparut dans l'école.
Harry regarda fixement l'entrée vide , surpris. // Programme ?! // pensa-t- il anxieusement - et ensuite cela le frappa : // Oh, mon Dieu! // réalisa- t- il, // Je vais devoir *enseigner* la Défense Contre les Forces du Mal! //
----Oo00oo----
(pas de nouveau chapitre avant un bon moment, il m'a fallu plus d'une semaine pour traduire tout ca., et je n'ai absolument pas le temps de m'en occuper la semaine prochaine. alors il vous faudra être patients, mais après ça, je m'y mettrai sérieusement dès que je le pourrai. Merci. dark_rogue, traductrice bénévole)
