Merci à Miss Helle Black et Moimoiremoi pour vos reviews!! sa ma fait vraiment plaisir!!
Chapitre 3/Stateside Twenty-One partie II:
Becky avait plusieurs fois failli me faire exploser les tympans. Elle dit que c'est son boulot et qu'elle est tout le temps en train de hurler parceque le téléphone de l'agence n'est que bon marcher et qu'elle à du mal à ce faire entendre par les cliens du à la mauvaise réception. Elle est secrétaire pour Sorcière Hebdo dans leur agence de mannequins qui n'a pas voulu l'engager comme top-modèle en lui disant qu'elle n'avait pas les qualités requises pour être mannequin photo ou de défilés. Personnellement, je pense que Becky a exactement ce qu'il faut mais elle prend tout ça très bien et prétend qu'elle n'est tout simplement pas photogénique.
Elle est plus photogénique que moi. Je mesure un mètre soixante-quatre, j'ai une silouhette toute en courbes et ce genre de teint celtique qui fait si génial sur les Corrs (groupe de chanteur), mais pas si bien sur une femme aux pommettes moins saillantes. Mes cheveux sont mon meilleur atout, je pense: longs, ondulés et de la couleur des flames en fusion, comme se plaît à le souligner mon père avec tendresse. Mais il y a aussi mes yeux qui s'accorde parfaitement avec mes cheveux.
Bref Becky a dit qu'elle s'ennuyait aussi.
Comment peut-ellepenser ça alors qu'elle allait à de folle soirées entre mannequins chaque soir de la semaine toutes ces années où j'étais coincée à la maison avec Paul, entourant au crayon d'intéréssants documentaires sur le programme télé? De toute façon, elle était dcidée à m'accompagner.
-On pourrait être comme Thelma et Louise dans une vopiture de sport décapotable, avait-elle dit avec excitation.
-Je pense que ça aura plus l'allure d'un genre de jeep, avais-je fait remarquer, au cas où elle s'emporterait trop avec la vision de nous deux nous tapant la traversée des USA dans une Thunderbird bleue, les cheveux au vent.
-Lily, il faut que tu aies l'esprit d'aventure, m'avait-elle alors lancé tout sourire.
Elle avait raison. Thelma et Louise, c'était exactement ce qu'il nous fallait. Voilà comment nous avions fini à l'aéroport avec des sacs à dos remplis de fringues en jean et moi portant des tonnes de bijoux en argent à la Susan Sarandon, prêtes à embarquer sur le vol pour New York.
Je les ai repérés la première: deux mecs canon, seuls au milieu d'une cohue de couples et de familles. Ils étaient en train de s'approvisionner en magazines à la librairie, discutant entre eux, rigolant et d'une manière générale, passant le genre de moment super qu'on passe quand on fait partie du top dix des plus beaux mecs du monde. L'un d'entre eux avait des pommettes saillantes à s'y blesser. Des cheveux sombres et longs, des yeux sombres attendrissants et un corps à tomber raide morte. Vous voyer le genre: des épaules larges et des biceps comme il faut qui sortaient tout le temps et pas seulement quand il les contractait en désespoir de cause (comme Paul). Son ami était plus petit ou à peu près de taille égale. Le même, mais dans les tons plus brongé. Les mêmes pommettes et la même ossature, mais avec des cheveux noir de jais en bataille et un sourire en coin sexy? Il avait l'air d'être plus futé; avec cette étincelle d'intelligence dans les yeux expressifs. Des frères ou des cousins, sans aucun doute.
Parce que je suis moi, je me suis détournée et ai regardé une nouvelle fois ma montre. Pour des raisons tout à fait compréhensibles, j'en avais fini avec les hommes.
Puis Becky les a repérés à son tour. Elle est très douée pour repérer les mecs. Elle prétend que c'est parce qu'elle est sur le qui-vive pour trouver d'éventuels mannequins masculins pour l'agence, mais je sais que c'est parce qu'elle a toujours une faim insatiable d'hommes. Moi aussi j'avais une faim insatiable d'hommes mais quand j'ai rencontré Paul, j'ai arrêter de regarder les autres, naturellement. Quand Paul est parti avec cette roulure, la seule faim insatiable qu'il me restait était celle des glaces, ce qui à long terme, n'est pas très bon pour le postérieur.
-Lilou, a-t-elle sifflé, jette un oeil à ces deux types.
-Mignons, ai-je répondu avec dédain.
-Ils ne sont pas mignon, ce sont des Apollons! s'est-elle extasiée.
Elle commençait tout juste à se glisser vers eux quand notre vol fut annoncé.
-On ferait mieux d'embarquer, me suis-je inquiétée, l'arrêtant dans son élan.
Becky ne s'est jamais préoccupée d'être à l'heure, mais moi oui.
-Tu es pire que ma mère, Lilou, a-t-elle grommelé, mais en me suivant quand même.
-On aura tout notre temps pour les hommes en Amérique, l'ai-je consolée.
