Cela faisait maintenant six mois que l'altercation avait eu lieu et les choses ont forcément évoluée sinon il n'y aurait pas d'histoire.
Auguste s'était révélé être un véritable masochiste et un excellent harceleur par-dessus le marché.(pauvre homme)
Au départ, il avait essayé les compliments(qui lui avaient, pour certains, écorché la langue). Après une énième gifle il s'était rendu compte que cela ne suffirait pas alors il s'est mis à lui envoyer des cadeaux de plus en plus coûteux, à la grande panique de son banquier.( Heureusement que ses comptes se renflouaient vite)
Anastasia avait longuement hésité à porter plainte contre lui mais son ego l'avait, pour notre plus grand malheur, encouragé à accepter une des nombreuses invitations d'Auguste.
Et c'est ainsi que leur relation a commencé.
Bien évidemment, au vu de l'horrible caractère de l'homme d'affaires, ce ne fut pas simple. Heureusement, notre charmante veuve avait également un caractère horrible et des principes abjects(mais nous en reparlerons plus tard). Ainsi, en étant ensemble, ils apprenaient à voir le monde autrement.
L'une étant veuve, mère, grand-mère, snob, dépensière, raciste et "parfois" hystérique.
L'autre étant...ce qu'il est.
Ils passaient des journées entières ensemble. Discutant de choses et d'autres, le matin, autour d'un bon brunch(je vous l'avais dit que c'était des connards) puis en allant promener le petit Sirius, l'après-midi, au parc et ce peu importe le temps. Ce qui était surprenant pour Auguste, si frileux de nature. Avec les vêtements que lui offrait sa dulcinée, il ne ressentait plus ni la chaleur, ni le froid.
Enfin bref, au bout de six mois la belle Anastasia semblait vouloir l'achever.
Elle l'avait invité à un repas de famille. Là où leur relation serait enfin officialisée, où il se retrouverait face à l'un des fils de la matriarche, face à ses petits enfants. De sales morveux puants, criants et plus stupides encore que des cuillères.
Il avait essayé de la dissuader d'organiser cette rencontre, vraiment mais elle s'était encore plus énervée que d'habitude et lui avait posé un ultimatum.
S'il ne venait pas, elle le quittait.
Cette connasse, heureusement qu'il l'aimait parce que sinon...raaaah!
C'est pourquoi, en ce charmant dimanche, il se trouvait sur le seuil de la demeure des Figermove. Un bouquet de fleurs dans une main, une bonne bouteille dans l'autre et un gros paquet de bonbons sous le bras. Se préparant, encore, mentalement à ce moment de pure torture.
Il n'avait pas encore eu le temps de sonner que la porte s'ouvrit sur un jeune homme, l'air noble, qui le regardait en esquissant, déjà, un sourire narquois. Il n'eut pas besoin de présenter car l'homme en question savait, apparemment, déjà qui il était.
-Entrez donc, beau-papa!
