Bonjour à tous !
J'espère que vous allez bien ! Bienvenue aux nouveaux, et encore merci pour les reviews, follows et favs. Encore une fois, ça me touche vraiment et j'espère être à la hauteur de vos attentes !
Dans ce nouveau chapitre, Henry et Matthew se retrouvent enfin, après avoir été séparés pendant onze ans... Comment vont-ils réagir ? Vont-ils comprendre tout de suite leur gemellité ?
Je vous souhaite une bonne lecture ! N'hésitez pas à reviewer pour me donner votre avis !
Chapitre 3 : Retrouvailles
« Qui je suis ? Mais je peux te retourner la question… » répondit le miroir, sur la défensive.
Matthew tenta de calmer les esprits de chacun, il ne voulait pas que l'inconnu se braque et qu'il n'obtienne aucune réponse. Alors il le prit à part afin d'éviter les regards qui commençaient à peser sur eux. Les deux garçons s'observèrent silencieusement, chacun pouvant lire sur le visage de l'autre sa propre stupéfaction et sa propre curiosité. Tout était identique chez l'autre, les mêmes yeux verts, les mêmes joues rondes, les mêmes oreilles un peu décollées… Après avoir repris ses esprits, Matthew poursuivit calmement la discussion :
- Je m'appelle Matthew Swan… oui, comme le cygne, c'est marrant, non ?
Sa plaisanterie tomba à plat, et son interlocuteur lui répondit, sur un ton toujours aussi méfiant :
- Henry, Henry Mills. Je suis originaire de Storybrooke, dans le Maine.
- Heu, c'est où, ça ? Je ne suis jamais sorti de Boston, moi…
- C'est une petite ville coquette qui se situe… Mais attends, on ne va quand même pas parler géographie, dans cette situation…
L'incongruité de la scène sauta aux yeux de Matthew. Il parlait de villes américaines, alors qu'il était en train de vivre la situation la plus étrange de sa vie !
- Tu as raison, venons-en aux choses sérieuses : tu me trouves tellement beau que tu m'as volé mon visage ? Tu féliciteras ton chirurgien, c'est vachement réussi !
Matthew essayait de détendre l'atmosphère, à défaut de pouvoir se détendre lui-même. Il voulait paraître détaché, alors qu'il bouillait à l'intérieur.
- Très drôle, je peux te retourner le compliment, hein ! Je suis comme ça depuis toujours, c'est sans doute toi qui m'as copié !
- Sérieusement, combien de chances y a-t-il pour que deux personnes soient aussi identiques ?
- Tu trouves qu'on est si identiques ? Henry essayait de chercher la moindre petite différence sur le visage de Matthew, sans grand succès. Oui, tiens, regarde, cette fossette, là. Elle est plus haute que la mienne, et tu as plus de taches de rousseur…
- Arrête un peu, Henry. Ne nie pas ce que tu vois, on est pareil, c'est trop bizarre, et maintenant, il va falloir comprendre pourquoi…
- Tu as sans doute raison…
- A table, les enfants ! Et… bon appétit ! hurla une voix dans le chalet.
Les garçons, contraints de s'assoir à table, auraient voulu continuer à discuter, mais la présence de leurs nombreux voisins les obligeait à repousser cette discussion à plus tard. Ils attiraient déjà suffisamment l'attention. La plupart des autres enfants pensaient qu'il s'agissait sans doute de deux frères qui passaient leur vacances ensemble et ne firent plus attention eux. Mais leurs colocataires, eux, se mirent à les questionner, avec beaucoup de curiosité. Ce fut Leo, toujours aussi bavard, qui commença le premier. Sous l'excitation, il passait son temps à remonter ses lunettes sur son nez, et sa voix devenait de plus en plus forte :
- Bon, alors, les gars, je trouve ça assez dément ! Déjà, vous êtes sûrs que vous ne vous connaissez pas ? Non, parce que bon, c'est pas possible que deux personnes qui ne se connaissent pas se ressemblent autant ! J'ai lu dans un magazine que les êtres humains ont au moins 30 000 gènes chacun. Vous, vous devez avoir ces 30 000 gènes tous pareils, c'est impossible et…
- Oui, merci Leo, mais s'il-te-plaît… On n'est pas tous seuls à cette table, hein !
Leo se mit à rougir de gêne et s'excusa d'avoir fait profiter toute la tablée de son enthousiasme à propos des deux garçons. Harry, le colocataire de Matthew reprit, à voix basse :
- Je suis assez d'accord avec Leo. Vous vous ressemblez tellement que demain, quand vous aurez changé vos vêtements, il faudra vous mettre des étiquettes pour vous reconnaître !
- Vous êtes peut-être des frères, lança timidement une petite voix. Les garçons tournèrent la tête et remarquèrent la présence de Brian, le petit blond du chalet Sapin.
- Mais non, c'est impossible… répondit Matthew, mais sans en être vraiment convaincu. Bon, les gars, s'il-vous-plaît, on a fait un long voyage, je suis fatigué, et j'ai faim. On peut remettre cette discussion à plus tard ?
Il lança un regard à Henry qui acquiesça. Il semblait lui aussi retourné par la présence de Matthew et la dernière chose qu'il aurait souhaité était de parler de ça avec toute la tablée. Alors ils commencèrent à dîner en silence. Mais l'idée lancée par Brian commença à germer dans leur tête.
OoOoOoO
Leur repas terminé, Henry et Matthew sortirent discrètement en faisant bien attention de ne pas être suivis par les autres garçons. Une fois à l'extérieur du chalet bruyant et bondé, l'air frais et le calme de la forêt les soulagèrent. Alors qu'ils se dirigeaient tous deux vers le lac, Henry brisa le silence :
- Bon, commençons par le commencement, veux-tu ?
Matthew pouffa discrètement, tandis qu'ils s'asseyaient tous deux sur un rondin face au lac.
- Quoi ? Qu'y a –t-il ?
- Non, rien, c'est juste ta façon de parler, ta façon de t'habiller… ça se voit que t'es de la haute, quoi …
- De la haute ? C'est-à-dire ? Avec de l'éducation, tu veux dire ? C'est sûr que si on te regarde…
- Oh, oh, oh, Henry, stop. On ne va pas commencer comme ça, hein ? Je rigolais, c'est tout ! Donc, ok, commençons par le commencement. Je suis de Boston, tu es de Streetbook …
- Storybrooke, le corrigea Henry. De toute façon, je ne suis jamais allé à Boston et tu ne connais pas Storybrooke… Voyons, tu as quel âge ?
- 11 ans, j'en aurai 12 le 11 octobre…
- Moi aussi ! le coupa Henry. Moi aussi j'aurai 12 ans le 11 octobre ! Cela ne peut pas être une coïncidence…
-Ok, alors là, c'est vraiiiment flippant. Je me disais que Brian avait sans doute raison quand il disait qu'on était frères, mais si ça se trouve, on est plus que ça, on est…
- …jumeaux !
- Mais comment serait-ce possible ? Je vis seul avec ma mère, elle m'a eu quand elle était en prison, et…
Henry ouvrit des yeux ronds, surpris de cette déclaration intime sortie de nulle part.
- En prison ? Ta mère a fait de la prison ? Eh ben, super, la famille… La mienne est maire de ma ville, répondit-il fièrement.
- Et alors ? Elle a sans doute fait des erreurs de jeunesse, mais c'est la meilleure des mamans ! Matthew ne s'emportait que rarement, sauf quand il pensait que cela en valait la peine. Et défendre sa mère était la meilleure des raisons.
- Oui, pardon Matthew, je te prie de m'excuser. Donc tu disais que ta mère t'avait eu en prison. Bon, cela ne nous avance guère, tout ça …
- Non, en effet… Et toi, ta mère est maire alors ?
- Oui, elle est maire de Storybrooke, c'est une femme importante de notre petite ville. Et elle m'a…
Soudain, Henry s'arrêta, interloqué, puis il reprit brusquement :
- Elle a fait de la prison où, ta mère ?
- Euh, dans l'Arizona, je crois… Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien, mais heu… il est tard… Je pense qu'il faudrait qu'on aille se coucher. Et Henry joignit le geste à la parole en se levant de leur banc de fortune.
- Henry, mais attends ! Pourquoi tu pars comme ça ? J'ai encore plein de trucs à te demander !
- Oui, bon, on verra, à plus tard, bonsoir !
Et c'est sur ces mots que Henry entra dans son chalet, laissant Matthew seul dans le noir de la nuit.
« Okèèèè, whaa… space, le frérot ! » se dit-il pour lui-même. Et c'est à pas lent et non sans un certain regret devant cette discussion écourtée qu'il se dirigea vers le chalet Sapin.
OoOoOoO
La nuit fut agitée pour les deux garçons. Entre la fraîcheur de la forêt, les hululements des chouettes et les questions qui leur trottaient dans la tête, la nuit ne fut pas reposante. Matthew se demandait pourquoi Henry avait écourté la conversation si abruptement. Il se repassait le film dans sa tête et cherchait à comprendre ce qu'il avait pu dire ou faire qui aurait pu le blesser, mais ces questions restaient sans réponse… Henry s'était braqué quand Matthew avait commencé à parler d'Emma. Se pourrait-il qu'il refuse de côtoyer un fils d'ex-détenue ? Non, ce n'était pas ça… Il s'était arrêté quand Henry avait commencé à parler de sa mère, à lui… Qu'avait-elle de si terrible qu'Henry ne pouvait lui dire ? Toutes ces questions le travaillaient et il tournait et se retournait dans son lit, sans réussir à fermer l'œil plus de quelques minutes par intermittence.
Dans le chalet Chêne, Henry repensait également à Matthew, dans son lit dans le chalet d'à côté. Matthew était donc né dans une prison d'Arizona. Se pourrait-il que … ? Non, c'était impossible… En discutant tout à l'heure avec Matthew, Henry avait tout compris, mais il ne voulait pas se l'avouer, pas encore …
A la fois effrayé et excité par cette découverte, il pensa à sa mère, toute seule dans leur grande maison de Storybrooke. Que dirait-elle si elle savait ce que vivait Henry en ce moment-même ? Et, de toute façon, que pouvait-elle bien faire à cette heure-ci ? Peut-être avait-elle profité de l'absence de son fils pour réunir un conseil municipal extraordinaire afin d'être plus disponible quand Henry reviendrait ? Ou bien peut-être sortait-elle avec Graham ? Henry adorait sa mère. Grande, brune, et extrêmement charismatique, elle imposait le respect dès qu'on la voyait. Son statut de maire avait été obtenu de haute lutte, et elle n'avait jamais failli dans ses devoirs de première citoyenne, même si Henry pâtissait un peu de l'absence de sa mère à la sortie de l'école, ou bien des réunions tardives qui faisaient que souvent, Henry s'endormait sans un « bonne nuit » de sa mère. Pour autant, quand elle réussissait à trouver du temps pour lui, leurs relations étaient très tendres et maternelles, mais… encore fallait-il qu'elle réussisse à trouver du temps pour lui… Henry s'était donc construit de façon solitaire, se plongeant dans la lecture pour remplir ses journées et combler son imagination fertile.
C'est en pensant à elle que Henry finit par s'endormir, d'un sommeil léger et discontinu.
OoOoOoO
Le lendemain, Henry et Matthew, à peine reposés, se dirigèrent vers la cantine pour le petit-déjeuner. Au mur du chalet était affiché le programme de la journée. Avant de déjeuner, chaque vacancier devait choisir une activité parmi quatre au choix et s'inscrire sur un grand tableau. Quand il arriva devant le tableau, Matthew remarqua Henry en grande réflexion.
- Hey, salut, Henry ! Bien dormi ? Je t'avoue que moi, c'était pas génial… Ça te dirait qu'on continue notre discussion aujourd'hui ? Je suis curieux de nature, tu auras remarqué, hein ?
- T'en penses quoi ? Equitation ou tir à l'arc ? répondit Henry, sans un regard pour Matthew. Equitation, j'aime beaucoup, mais je pratique déjà, alors que tir à l'arc, ça pourrait être sympa, surtout dans une forêt comme ça…
- Oh, Henry, tu m'entends ? On fait quoi, de nous, là ?
Henry se retourna vers lui et répondit :
- Ecoute, Matthew…
- Matt !
- Matt, oui, si tu préfères… Peu importe … Je suis en grande négociation avec moi-même pour trouver ce que je vais faire de ma matinée, alors s'il-te-plaît…
- Punaise, mais Henry ! On s'en tape, de la matinée ! 'Y quand même plus important, là, non ? Vas-y, prends cheval, si tu veux…
- Equitation…
- En tous cas, quoique tu choisisses, je prendrai la même chose que toi. Je vais passer la matinée avec toi, et je vais te travailler. Je veux découvrir ce que tu me caches et si je dois te harceler pour que tu me le dises, j'en arriverai là !
Sur ces mots, Matthew quitta l'autre garçon et alla se servir un bol de céréales et un verre de jus d'orange. Puis il s'assit en posant son plateau rageusement devant Leo, déjà attablé.
- Bon app' Matt, lui lança gentiment le rouquin.
- Ouais, bon app'… répondit-il, d'un air renfrogné.
- Alors, tu as pu parler avec ton frère ? Vous avez percé le mystère ?
- Non, j'ai l'impression qu'il me cache quelque chose, mais je n'arrive pas à savoir quoi et il ne veut plus parler de ça… C'est quand même incroyable qu'il ne cherche pas à comprendre …
- Je ne crois pas qu'il ne cherche pas à comprendre, tu sais. Hier soir, il était assez bouleversé quand il est revenu au chalet. J'ai voulu lui tirer les vers du nez, tu sais comment je suis, mais il n'a rien dit, mais il semblait complètement retourné. Et dans son lit, il n'arrêtait pas de s'agiter. Je le sais, parce que le bruit des lattes m'empêchait de dormir…
- De toute façon, je vais passer mon séjour avec lui, je passerai mes 10 jours de vacances à le suivre, à le harceler même, s'il ne veut rien me dire. Mais je veux découvrir ce qu'il me cache ! Il n'a aucune idée de quoi je suis capable …
Leur petit-déjeuner se poursuivit en parlant avec une excitation non feinte de toutes les futures activités qu'ils allaient pouvoir faire durant ce séjour. En sortant du chalet, Matthew retourna vers le tableau des activités et remarqua qu'Henry s'était inscrit pour le cours d'équitation.
« Super, pensa –t-il avec ironie, moi qui ne suis jamais monté sur une de ces bêtes, ça va être une partie de plaisir… »
Il prit le stylo et ajouta dans la colonne « Equitation », un « Matthew Swan » rageur.
OoOoOoO
Arrivé au point de rendez-vous de l'activité Equitation, Matthew eut l'agréable surprise de retrouver Liz, la jeune animatrice qui les avait accueillis la veille. Elle commença l'activité par une brève présentation du matériel nécessaire à l'équitation, ainsi que les différentes consignes de sécurité. Matthew était peu attentif, occupé à chercher Henry parmi la vingtaine d'enfants qui avait choisi cette activité pour l'après-midi. Mais rien, il ne le voyait toujours pas.
- … et donc, il ne vous reste plus qu'à trouver votre fier destrier, maintenant ! Suivez-moi !
Liz se dirigea vers le haras, suivie par les enfants, enthousiastes à l'idée de monter un cheval, pour la première fois, pour certains.
« Mais c'est pas possible, je vais pas passer mon aprem sur un canasson, si Henry n'est pas là… J'ai choisi cette activité pour pouvoir lui parler. Mais s'il ne participe pas, alors moi non plus… » grommela Matthew, qui, discrètement, reprit le chemin de son chalet. Il ne voulait pas que les autres voient qu'il avait abandonné le cours, alors il partit en pressant le pas, les yeux baissés, quand il rentra dans…
- Henry ! Mais … ?
- Tu vas où ? Je suis en retard pour le cours d'équitation… J'ai vu que tu t'y étais inscrit aussi. Pourquoi tu pars ?
- Ben, parce que je croyais que tu ne viendrais pas. Mais là, ça change tout ! répondit Matthew d'un ton mutin.
- Pff… Je ne pourrai donc jamais me débarrasser de toi, hein ? reprit Henry, un sourire en coin.
- Jamais ! Allez, viens, après il ne va nous rester que les chevaux fous dont personne ne voudra !
Matthew se mit en route vers le haras, où tous les vacanciers avaient choisi leur cheval et attendait le feu vert de Liz pour commencer à se diriger vers la forêt.
- Attends, Matt… J'ai réfléchi… Afin d'éviter tout incident pendant que tu seras à cheval, je devrai sans doute te dire ce qui me travaille depuis hier. Après tout, cela te concerne aussi…
Matthew se stoppa et se retourna vers Henry, un grand sourire illuminant son visage.
- Eh ben, je ne pensais pas que ce serait aussi facile de te faire cracher le morceau ! Alors, dis-moi…
- … Tu m'as bien dit que ta mère avait accouché dans une prison d'Arizona ?
- Euh, oui, en effet , mais …
- Matt, j'ai été adopté. Je le sais depuis toujours, ma mère ne me l'a jamais caché. Et hier, j'ai fait le lien car… j'ai été adopté à l'orphelinat de Phoenix… Matthew, moi aussi je suis né en Arizona !
Alors ? Qu'avez-vous pensé de ces retrouvailles ?
Deux petites choses à vous préciser avant de vous quitter pour aujourd'hui : tout d'abord, j'ai fait un petit clin d'oeil au film A nous quatre dans la date d'anniversaire des garçons. Je n'ai pas réussi à trouver la "vraie" date d'anniv d'Henry dans OUaT, alors j'ai décidé de prendre la date d'anniv des filles du film. Voilà !
Ensuite, peut-être certains se demanderont quand arriva le SwanQueen, peut-être que certains trouveront ça long... Je peux comprendre, mais ne vous inquiétez pas, les deux mamans se rencontreront et ... plus car affinités (!), je vous le promets, mais ce n'est pas pour tout de suite. J'ai besoin de ce temps pour mettre l'histoire en place et créer le contexte propice à leur rencontre. Donc prenez votre mal en patience ! J'ai le petit espoir que mon histoire vous plaira quand même, et que vous aimerez les deux garçons, avant d'aimer leurs mamans !
A très vite !
