Ce centre, l'IPPJ, on pouvait y avoir de la visite surveillée mais étant sans famille, je n'en avais jamais et mes "amis" s'étaient aussitôt éloignés de moi, le grand Sasuke Uchiwa lorsqu'on avait appris dans les journaux ce que j'avais commis.

A midi nous avions la cantine. Je mangeais seul, je ne voulais pas m'approcher des autres qui, eux, avaient commis des crimes parce que cela les amusait et pas par haine.

L'envie m'a pris de tout avouer mais je me suis tu et tant pis si je passais un an de mon existence désormais fichue derrière les barreaux pour aller me jeter du haut d'un immeuble après.

A 14h nous avions ce que nos gardiens appelaient la "promenade" l'occasion de se délier les jambes et de courir un peu dans la cour. Personnellement c'était l'un des meilleurs moments, l'un des rares instants où je pouvais sentir l'air frais dans mes cheveux. C'était agréable. Je me perdais peu à peu dans les nuages blanc et cotonneux au dessus de ma tête jusqu'à ce que les gardiens nous ramènent à nos cellules, véritable enfer de cris, d'hurlements et d'injures.

Bienvenue à l'IPPJ m'a-t-on dit lorsque l'on a refermé pour la première fois les barreaux sur moi. Personnellement, je referais la décoration et je mettrais des lits un peu plus confortables dans les cellules mais bon, je n'étais qu'un, je cite "petit merdeux comme un autre".