3. Rien n'est plus fort que le coeur d'un volontaire.

Voilà déjà deux heures que nous arpentions le chemin de traverse. Nous étions passés chez l'apothicaire pour acheter quelques substances pour les potions dont Molly manquait. J'avais bien failli m'y évanouir tant l'intérieur du magasin sentait mauvais, un mélange d'oeufs pourris et de chou rance. Il faut dire qu'on y était resté longtemps, le gérant de la boutique avait eu du mal à retrouver la poudre de bave de limace dans tous ses bocaux stockés dans la réserve.
Ensuite, nous sommes aller chez Eeylops, Au Royaume du Hibou, pour acheter d'une part un peu de « miamhibou » donc Coquecigrue raffole. Et d'une autre part, pour choisir un nouvel hibou pour George. Il en choisit un de l'espèce des Phodiles qui avait le dos des plumes d'une jolie couleur orangée tandis que son ventre était aussi blanc que la neige. Sa très grosse tête avait quelque chose de fascinant et d'assez effrayant en même temps.
Enfin nous sommes allés chez Fleury et Bott. Là, à peine avais-je pénétré dans l'antre, que mon esprit fut apaisé. L'odeur des vieux parchemins mélangée à celle des livres neufs m'emplissait les narines. Cette forte effluve si familière m'avait manqué. Je caressa la reliure de plusieurs grimoires en longeant la première étagère. Comme d'habitude j'aurais probablement du mal à choisir lesquels acheter, bien trop me faisaient de l'oeil. Je tomba sur un ouvrage intitulé « Le masque de l'amour, reflet de nombreux sortilèges », et mon cœur eut un petit soubresaut lorsque le mot « amour » se dessina sur mes lèvres. Je jeta un coup d'oeil à ma droite où Draco était penché sur un tout petit opuscule de couleur verte très claire. Pour l'instant il ne s'était rien passé, strictement rien. Et moi qui espérais tant... Mais non, depuis notre départ, Draco n'avait prononcé pas plus de trois mots. Il n'avait pas protesté lorsqu'on s'était éternisé chez l'apothicaire, ni quand George ne faisait qu'hésiter qu'en au Hibou qu'il allait choisir. George se tenta même à l'énerver en marchant sur son pied. Il n'avait apparemment pas vu que je m'étais rendu compte qu'il avait fait exprès. Il s'était rapidement confondu en excuse, mais Draco l'avait interrompu d'un « pas grave » des plus indifférents, tandis que le roux afficha une mine aussi surprise que déçue ! Il y a encore quelques mois, il aurait fait un scandale pour sa chaussure souillée, son pied meurtrit et aurait crié jusqu'à qu'on lui repaye ses souliers. Malgré le fait qu'on l'hébergeait, je n'aurais pas pensé qu'il ferait autant d'effort.

Draco sortit sa tête de son livret et la tourna justement vers ma direction. À cet instant je reprenais conscience que j'étais en train de le fixer depuis déjà quelques minutes et je détournai ma tête tout en rougissant, gênée de m'être faite surprendre. Je continua à longer les étagères et me reprit rapidement à la contemplation des livres sur les rangées qui était à ma gauche afin de chasser très vite les images de Draco que mon esprit m'imposait. Cependant, je n'arrivais pas totalement à comprendre de quoi les manuels parlaient. Et c'est là qu'enfin je pu entendre un peu plus du timbre de cette voix qui savait me faire tant d'effet. Pendant que je m'étais vivement retourné, il s'était approché vers moi d'une démarche très silencieuse, presque féline.
- Je ne savais pas que tu t'intéressais tant aux sortilèges qui font succomber aux plaisirs délicats et violents de l'amour...
- Pourquoi ? Tu sais certainement à quoi je m'intéresse, bien sur ? Lui répliquais-je, assez agacée de m'être faite surprendre au rayon des « incantations et filtres d'amour pour faire tomber l'élu de votre coeur ». Et puis, ce n'était pas pour en faire usage sur moi, que je regardais ça, rajoutais-je. C'était pour une étude que je fais à ce sujet !
Mon excuse sembla être convaincante puisqu'il n'y ajouta rien et son air moqueur disparut rapidement de son visage. En vérité, j'étais tombée sur ce rayon totalement par hasard et je me sentais assez gênée de ça.
Draco semblait ressentir la même chose, il entrouvrit la bouche comme pour dire quelque chose mais se ravisa et un silence pesant s'installa entre nous. Comme si cela l'embarrassait, il finit tout de même par interrompre notre mutisme mutuel.
- Alors ça se passe bien avec Ron en ce moment ? Me demanda-t'il comme ça, d'un ton désinvolte.
Son air nonchalant autant que sa question me perturbèrent quelque peu. Alors comme ça Malfoy Junior s'intéressait à mes histoires de cœur ? Je peinais à y croire... Pourtant c'est ce que je souhaitais, du plus profond de mon cœur ! Ce dernier se mit à tambouriner de plus en plus fort contre ma poitrine et je me sentis balbutier en lui répondant :
- Euh... Et bien oui ça va, dis-je. Puis je me rendis compte que si j'espérais qu'il se passe quelque chose avec Draco, il fallait la jouer franc jeu. J'ajouta donc : enfin, non, pour être sincère, ça ne va pas du tout... Tout est différent depuis... Enfin tu voies la bataille, je veux dire...
Je m'interrompit, encore troublée par sa question. J'avais peur d'évoquer la bataille de Poudlard, car j'ignorais ce qu'il ressentait à ce propos. Et puis cette question... Voulait-elle dire que je l'intriguais ? Et voilà, ça y est que mon cœur recommençait ses palpitations ! Je le dévisagea et m'aperçut que son air était des plus inexpressifs. Pourquoi fallait-il qu'il soit si intensément inaccessible et renfermé ?
Il releva les yeux vers moi et je détourna aussitôt mon regard. Il ajouta alors :
- Oui, je comprend, cette guerre nous aura tous changé, ce sera dur de faire en sorte que tout redevienne comme avant, les sentiments autant que tout le reste... Mais je pense que beaucoup de choses aussi font bien d'être changée. Ça pourrait être mieux non ? Des fois il vaut mieux accepter tous ces bouleversements et retournements de situations, ça permet de mieux avancer...
Mais que voulait-il dire par là ? Était-il bien en train de m'inciter à oublier Ron ? Je n'arrive pas à le croire ! Et pourquoi faut-il qu'il garde une contenance si distante en prononçant ces paroles ? De plus il se mettait à philosopher d'une manière que je n'aurais pas cru digne d'un Serpentard ! Ces réflexions étaient poussées et me rendaient bien songeuse... Décidément Draco n'avait pas finit de me surprendre, et j'aimais ça !
Je m'apprêtais à lui répondre quand on fut interrompit par l'arrivée de George. Le rouquin se mit hostilement entre Draco et moi comme pour tenter de rompre avec animosité le simulacre de proximité que j'avais réussit à avoir avec le prince de Serpentards . Manifestement, il s'aimait à briser chacun de nos échanges aujourd'hui ! C'était déjà la deuxième fois qu'il faisait le coup ! Il était bien gentil à s'inquiéter pour moi et à haïr le jeune Malfoy, mais là il me semblait évident que Draco ne se serait pas risquer à me faire le moindre mal dans un lieu aussi publique ! De plus, nous discutions de manière absolument normale et sans véhémence, il aurait du s'en rendre compte avant d'interférer !
- Alors Mione tu as trouvé ton bonheur ? Me dit il d'une voix suave.
Je le regarda interloqué. D'où et depuis quand il m'appelait Mione ? Et c'était quoi cette voix délectable qu'il employait ? Je compris finalement, il faisait tout pour énerver Draco évidemment ! Cela voulait peut-être dire qu'il savait quelque chose à propos de ce dernier concernant ses sentiments vis-à-vis de moi ! Je me sentais faible et idiote de penser ainsi. Je m'accrochais à mes espoirs avec tant d'ardeur que je me trouvais moi-même pathétique.
- Oui j'ai ce qu'il me faut, lui dis-je en lui montrant un livre que je tenais à la main.
- « Le livres de Ombres, où comment sortir du mal » lut-il, eh bien c'est joyeux tout ça ! Nous sommes sortit du mal ajouta-t'il en me faisant un clin d'oeil.
Je souris devant son idiotie, il voulait faire son malin, mais là c'était raté ! Je lui répondit alors d'une manière qui était un peu trop sarcastique peut-être :
- Ce livre évoque justement la manière dont les sorciers s'en sont à chaque fois sortit après chacun des terribles événements qui ont marqué l'histoire. Comment même les sorciers les plus infâmes se sont relevé aussi bien que les plus illustres, et comment ils ont pu remonter dans l'estime des autres ! Selon moi c'est justement ce sujet qui est aussi important et d'actualité en ces temps-ci !
En entendant ces mots, Draco plongea son regard vif dans le mien. J'y lu une puissante curiosité. Il s'était assurément sentit visé par le sujet de ce grimoire. C'était d'ailleurs parce que je voulais essayer de l'aider à s'en sortir et à le comprendre que j'avais choisi d'acheter celui-ci. Pourtant il ne dit rien et se resta à m'observer.
George, par contre se sentit un peu stupide et hocha la tête avant d'ajouter avec entêtement :
- C'est vrai, mais bon je pense que certain lâche ne pourront jamais changer et resteront très bas dans mon estime.
À ces mots, il avait jeté un acerbe coup d'oeil au blond qui se trouvait à sa droite. Draco s'aperçut de son oeillade mais ne la releva pas et préféra se diriger vers la caisse de la boutique pour finaliser ses achats.
Aah mais qu'est-ce-qu'il me tapait sur les nerfs ce Weasley ! J'admirais l'attitude de Draco, il parvenait à rester si détaché. À Poudlard, il suffisait d'une simple petite remarque d'Harry pour qu'il monte sur ses grands chevaux et en viennent même aux mains.

En sortant de la librairie, George proposa que l'on s'arrête chez le Glacier « Florian Fortarôme », ce dont je ne me fit pas prier ! J'avais la gorge très sèche et il faisait plutôt chaud ! Florian nous reconnut aussitôt lorsqu'on arriva et nous salua d'un grand sourire.
- Voilà bien longtemps qu'on ne vous avez pas vu sur le chemin de traverse ! Comment va notre talentueuse jeune sorcière me demanda-t'il.
- Je vais bien et vous ? Lui répondis-je, en souriant.
- Très bien aussi ! Les affaires tournent à merveille en cette saison et j'ai pleins de nouveaux parfums qui devraient te plaire ! L'un d'entre eux à une odeur de parchemins, me dit-il avec un clignement de l'oeil. Et vous George les affaires ?
- Ça se remet en marche doucement ! Je me suis donné un petit mois de repos et de récupération. Après je dois passer à la boutique pour voir Lee Jordan, c'est lui qui a géré tout le commerce pendant cette durée et je lui dois une fière chandelle pour avoir si bien fait marcher la vente.
À ce moment, Florian remarqua Draco qui nous accompagnait. Jusqu'à présent il était resté assez effacé derrière nous. En fait c'était le cas à chaque fois qu'on parlait avec quelqu'un. Il devait se sentir embarrassé pour nous, car tous le regardaient avec un air méchant non dissimulé et devaient se demander qu'est-ce qu'il pouvait bien faire à trainer avec nous de manière si amicale.
- Bonjour jeune Malfoy, lui dit-il d'un ton très froid.
- Bonjour, lui répondit le blond en restant neutre.
- Bien alors que prendrez-vous jeunes gens ? Demanda-t'il en esquissant à nouveau un sourire au coin.
- Pour moi ce sera une boule aux dragés surprises de Bertie Crochue et une seconde au chocolat au poivre, commença à dire George. Et toi Hermione ?
- Je prendrais une boule de ton nouveau parfum alors, ainsi qu'une boule à la mélasse mentholée, dis-je.
Florian lança un regard interrogateur et hautain à Draco.
- Une boule crème canari et une autre à la patacitrouille pimentée, dit-il doucement.
- Très bien je vous fait ça !
Il nous tendit les magnifiques glaces qui étaient plus que bien garnies de crèmes et de petites douceurs en confettis comme des copeaux de chocolats ou des paillettes de sucres multicolores.

La lumière de l'extérieur commençait doucement à descendre et il était devenu plus agréable de marcher dehors. La délicate fraicheur nous enveloppait et on se balada un peu dans les ruelles du chemin de traverse pour profiter de cet instant reposant. Ce lieu m'inspirait une certaine joie de vivre et un réconfort. Je savourais ma délicieuse glace et en regardant mes deux acolytes je constata que les arômes de leur glace étaient tout aussi exquis. À quelle belle illusion ! En cet instant je pourrais presque croire que tout les trois on étaient de bons amis venus magasiner ensemble.
À un des coins d'une rue, on arriva enfin devant la boutique de Farces et Attrapes de George. Je lui dis que pendant qu'il parlerait « besogne », j'allais aller dans la papeterie qui se trouvait juste en face. À ma grande surprise, Draco s'exclama qu'il m'accompagnait, ce qui lui valut un regard plus noir que noir de la part du jumeau, qui n'eut pourtant rien à redire. On se sépara alors sur ces mots.

Arrivés dans la petite échoppe, on se dirigea vers le rayon des plumes et des encres. Apparemment, Draco avait aussi besoin de nouvelles plumes. On passa un temps aberrant à les observer, les manipuler et les comparer. J'étais touchée par sa minutie et sa délicatesse. On voyait qu'il était intéressait par les belles choses et avait le goût du travail bien fait. Finalement, il en choisit une grande très distinguée et élégante de couleur verte et or, qui était aussi très couteuse. Pour ma part j'étais sensiblement tombée sous le charme d'une longue plume très minces qui était de couleur rose pâle et parcourue de fils dorés et rouges flamboyant. Mais son prix me déstabilisa et me fit vite redescendre sur terre. J'attrapa donc une autre plume qui se trouvait plus sur la droite et qui était elle d'un ton bleu nuit très foncé mais qui était tout de même jolie.
Je rejoignit alors Draco qui faisait la queue derrière une vielle dame portant une cape jaune criarde des plus farfelues. Il sembla surpris en voyant ce que je tenais dans les mains.
- Tu as pris cette plume là ? Me demanda-t'il d'un air très étonné.
- Euh oui.. pourquoi ? Elle n'est pas bien tu penses ?
- Mais tu as passé bien une demi heure à admirer la rose qui est au fond là-bas ! Pourquoi ne prends tu pas celle-ci ? Dit-il de manière confondue.
Je me sentis hésitante à lui confier le pourquoi du comment, mais me lança tout de même :
- Et bien c'est le prix, tout le monde n'a pas ta fortune Malfoy, tu sais ! Lui dis-je sur un ton que je voulais comme celui de la plaisanterie.
Il ne le prit cependant pas du tout comme ça. Une expression très sérieuse se peignit sur son visage. Je cru d'abord que je l'avais vexé ou mis en colère et je m'en voulut de suite. Mais il me dit :
- Ah mais il fallait le dire ! Ça se voit qu'elle te plait vraiment, ramène là moi, je te la paye !
Je resta abasourdit en entendant ses paroles, et mit un certain temps à réagir :
- Non... Non, non, c'est bon Draco, je t'assure,il n'y a aucun problème ! Dis-je précipitamment.
- Si il y en a un ! Je m'en voudrai sinon...
je fut alors d'autant plus estomaqué. Il était tellement gentil et humain. Il avait enfin laissé tomber le masque. Il me fixa avec insistance puis regarda en direction de la plume tout en me faisant un mouvement éloquent vers cette direction. J'alla alors la chercher et lorsque je revînt pour m'apprêter à protester à nouveau, c'était à notre tour d'arriver à la caisse et il me la prit des mains avant que j'eu le temps d'esquisser la moindre parole ou geste.
- Il y a-t'il quelque chose à emballer pour un cadeau Messieurs, dames ? Demanda la boutiquière.
Draco me regarda et demanda en souriant avec amusement :
- Tu veux que je fasse emballer ton cadeau Granger ?
- Mon... Mon cadeau ? Lui demandais-je un peu choquée.
- Étant donné que je te paye quelque chose comme ça, d'une façon purement charitable, on peut en effet considérer qu'il s'agit d'un cadeau non ?
Il affichait un air narquois et fier que je lui reconnaissais bien. Je ris alors.
- Eh bien si c'est un cadeau, tu n'as pas d'autres choix que de le faire emballer, ironisais-je, sinon je considérerai que ça n'en est pas un !
- Très bien, alors cette plume-ci sera à emballer, dit-il à la vendeuse en désignant la magnifique plume rose. Il me regarda à nouveau avec amusement.
Je me sentais si bien. Je me sentais à ma place à ses cotés.

On ressortit de l'échoppe, en continuant de plaisanter en se taquinant mutuellement. Au même moment, George sortait également en face, lorsqu'il arriva à nos cotés, nous parvenions difficilement à réprimer un terrible fou rire.
- Eh bien qu'y a t'il de si drôle ? Demanda-t'il de façon glaciale. Il nous jugea avec une telle austérité que j'eu une impression semblable à celle d'avoir descendu un escalier en ayant loupé quelques marches.
Je prie la parole timidement :
- C'est juste Draco qui racontait une blague... C'était par rapport à une dame qui était dans la papeterie avec nous et qui portait une cape jaune absolument désopilante. Mais dis-moi, il est arrivé quelque chose ? Ça ne va pas bien pour ton magasin, il y a eu un problème ?
- Ah euh... Non non, pas du tout, tout va bien, se reprit le rouquin rapidement, pour se donner bonne constance. Je suis juste fatigué, je crois qu'on devrait rentrer.
- Oui tu as raison, repris-je, moi aussi je commence à me sentir éreintée, allons-y !
Je commença à marcher, suivit par les deux jeunes hommes, non sans remarquer le regard toisant que lança George à Draco. On aurait cru qu'il chercher à le défier. C'était étrange, en général George était très amical et rieur, il n'avait aucun mal à rigoler et à accepter les gens même les plus méchants. J'avais toujours admiré leur tolérance. Mais peut-être que la mort de Fred par les mangemorts l'empêchait définitivement de pouvoir supporter l'un de ces partisans porteur de la marque.
D'ailleurs je n'avais pas encore vu celle de Draco depuis qu'il était arrivé. Il portait un t-shirt blanc très fin et qui comportait de longues manches. Je trouvais qu'il lui allait très bien. Il était si moulant qu'on devinait avec passion les saillants abdominaux qui s'y trouvaient dessous. Je sentis à intense frisson me parcourir et descendre au bas de mon ventre. Je le désirais décidément avec appétit.

Lorsqu'on arriva au Terrier, une savoureuse odeur sucrée et épicée nous envahit les narines. Quoi que cela puisse être, ce que nous allions manger ce soir serait excellent ! On déballa nos achats et rangeâmes nos sacs et courses. C'est là que Draco ressortit mon paquet. Je l'avait subitement oublié après la petite altération entre Draco et George.
- Tiens Hermione, ton cadeau, me dit-il.
Tout le monde le regarda avec une surprise non feinte. Je perçue le mélange entre l'incompréhension et la jalousie de Ron. L'ébahissement total de Harry qui me fit sourire intérieurement, puis la colère et le mépris qui semblaient animer George. Ils regardaient tous avec avidité le petit paquetage que je tenais en main. Je l'ouvris alors sous leur yeux attentifs.
- Je sais ce que c'est en fait, dis-je pour m'expliquer, devant le regard interrogateur de Ron. Je leur raconta alors l'histoire.
Je vis une petite pointe de bonheur et de soulagement s'agiter dans les yeux de Harry, et je ne parvenais pas vraiment à en comprendre la cause. Par contre, Ron et George paraissaient d'autant plus énervés à présent que les révélations avaient été faite. Ils se sentaient probablement coupable de ne pouvoir m'offrir d'aussi couteux présents. Je leur aurait bien dit que tout ce la ne représentait rien, mais d'une part c'était un mensonge, car offert par Draco, cela représentait beaucoup. Et d'une autre part, il était toujours dans la pièce et je ne voulais pas qu'il soit blessé s'il m'entendait.

Le reste de la soirée se passa de manière très agréable et joyeuse. On alla se coucher tous de bonne heure, globalement exténués par cette journée.
Pourtant ma nuit fut un peu agitée, et aux alentours de minuit, je me releva pour aller au toilettes. Je descendis discrètement les escaliers. La maison était vraiment plongée dans le silence et la sérénité. Je me soulagea la vessie, et remonta les marches. Notre chambre, à Ron et moi, se situait au dernier étage, soit le quatrième, et nous imposait donc de passer devant toutes les autres chambres.
Lorsque j'atteignis le second étage, j'entendis une sorte de gémissement rauque. Aussitôt des fourmillements m'agitèrent à nouveau le ventre. Je m'arrêta à ce niveau et m'approcha de la porte d'où provenaient les plaintes faibles et inarticulées. Je n'avais aucun peine à deviner par quelle action ces lamentations étaient dûe. Un plaisir sans conséquent se propagea dans tout mon corps. J'aimais ce que je ressentais, ce désir ardent. Une peur cependant me saisit l'abdomen quand je me rendis compte que le bruit émanait de la chambre à Draco. Celle-ci était légèrement entrouverte, et je m'approcha alors doucement afin de vérifier l'origine de ces gémissements...


Moooorning ! *Dit-elle une brosse à dent dans l'oreille*
Allez un peu de sérieux voyons jeunes gens ! Bien alors vous aurez deviné,
J'aime finir en posant quelques suspens dans l'histoire !
Alors comment avez vous trouvé cette sortie sur le chemin de Traverse ?
On sent que les sentiments d'Hermione s'intensifie.
Draco dévoile de plus en plus son caractère de sous la carapace.
Mais comment vont évoluer ces relations ? Et surtout,
Que va voir Hermione dans la chambre à votre avis ? This is the question !
Voilà voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plut ! j'essayerai de poster les prochains
plus rapidement, comme c'est les vacances... Mais je participe à un concours d'OS également,
alors ne vous attendez pas à la suite d'ici demain non plus :p
Bisous Bisous ! Et n'oubliez pas : des avis constructifs !