Chapitre 2, notre cher Antoine hésite, mais pas que… Oui, je n'ai aucune inspiration pour la préface donc je m'arrête là.

Disclamer : Antoine Daniel, Mathieu Sommet, Alexis, Jérémy et David Breut ainsi que tout les autres qui ne sont pas encore mentionnés ne m'appartiennent pas (encore, bientôt je l'espère…). Je m'engage à supprimer cette fic si elle dérange un desdites personnes.

Aé'.

Chapitre 2

Antoine se retournait dans son lit. Il était tôt, six heures du matin tout au plus. Pourtant il n'arrivait plus à dormir. Le jeune homme aux yeux bleus profonds avait hanté sa nuit, tel un fantôme. Il en devenait fou. Il s'était réveillé une première fois alors qu'il faisait nuit noire, le souvenir de la belle créature qui s'incrustait dans ses rêves imprimé sur ses paupières. Il faisait tout pour les garder ouvertes et empêcher l'image de la peau laiteuse du beau brun de s'immiscer dans son esprit. Ce rêve semblait trop réel. Il n'était pourtant pas à son coup d'essai en matière de songes où les corps brulants se déchaînaient. Mais il était en couple avec Alice. Et la jeune fille le comblait totalement.

Pourtant le jeune homme revenait et ce pour la troisième nuit depuis qu'il l'avait aperçu. Et il n'était pas forcément question de rêves et désirs charnels.

Antoine jeta un coup d'œil à sa commode où se dressait fièrement la petite statuette d'Alice qu'il avait finit par réaliser. Il se força à se rappeler lentement de chacun de ses traits fins et de chaque cheveu d'or qui pendait sur ses frêles épaules. Il ferma les yeux, espérant rester sur cette image et suivit le fil de ses pensées.

« Elle est magnifique. Et intelligente. Parfaite. Elle est faite pour moi je crois… Elle est petite et fragile. Décidément il semblerait que j'ai un faible pour les personnes frêles… Comme lui. Il avait les épaules et la taille fine et… Non non non non non. Pense à Alice. Alice. Alice. Alice… Malice, caprice. C'est tout elle. Vive. Très vive. Trop vive. Lui avait l'air calme et réfléchis. Je me demande comment il est… Colérique ? Intelligent ? Romanti… Stop Antoine. Stop. Sort le de ta tête. Tu vas pas le revoir. Lève toi, va marcher, te vider l'esprit… Oui, je vais faire ça. »

Antoine se leva donc lentement et s'habilla d'une fine tunique en lin brune ainsi que d'un pantalon blanc également de lin. Le tissu rêche se frotta à sa peau et réveilla ses sens. Il finit de se préparer et sortit à la faveur de la lune. Le froid lui mordit le cou et les mollets mais le laissa rapidement indifférent. La voute céleste et l'astre lunaire éclairait la place et faisait briller l'eau claire de la fontaine, jouant avec elle. Le brun s'avança et se regarda dans l'onde. Il avait de profonds cernes sous les yeux et ses cheveux fous semblaient plus désordonnés que jamais. Ses yeux bruns terre cherchait à capter le peu de lumière présente et se posèrent finalement sur le jardin des Breut. Il avait peu mangé hier soir et son ventre le lui rappela.

Il contourna la clôture et prit quelques pommes à même l'arbre. Une lumière s'alluma dans la maison et la voix puissante du doyen du village, Alexis Breut se fit entendre.

« Voleur ! Sort de chez moi ! T'es qui ?! Attends que je t'attrape ! »

Antoine fuit en entendant la voix du vieil homme et la porte de la cahute s'ouvrir au profit d'une silhouette armée d'une fourche. Le jeune homme courut et se réfugia dans la pénombre des arbres, les trois pommes volées dans la main gauche. Ses pas l'enfoncèrent dans les bois et le portèrent jusqu'au petit jardin d'Alice.

Il jeta un regard circulaire à l'endroit et ses yeux se posèrent sur un corps semi vêtu adossé à un arbre, complétement décontracté et serein, les yeux clos. Un beau jeune homme dormait, ses courts cheveux bruns balayés par le vent. Ses jambes fines étaient croisées et des herbes hautes chatouillaient le creux de ses reins. Il ne portait qu'un pantalon de soie, son torse était dénudé et une mince ligne pileuse descendait jusqu'à son nombril. Antoine se figea, observant le corps masculin. La respiration lente du petit brun faisait se soulever à un rythme régulier sa poitrine et le haut de son ventre. Il frissonna et voulant se retourner, chuta de l'arbre où reposait son dos. Il ne se réveilla pas pour autant et se repositionna, son corps frêle arqué entre deux touffes d'herbes imposantes.

Le chevelu s'approcha à pas lents et s'arrêta alors proche du petit corps. Il sentait sa respiration se heurter contre ses chevilles nues ce qui le fit frissonner. Il s'agenouilla et détailla le visage qui lui faisait face. Très fin, au menton peu marqué. Une barbe de trois jours le vieillissait quelque peu mais ne le rendant pas plus âgé qu'il ne semblait l'être. Il avait les traits tirés et semblait bénéficier d'un sommeil réparateur et manqué au vu des cernes bleutés sous ses yeux. Yeux qu'il devinait magnifiques et d'un bleu clair pur oscillant vers le gris argent. Il se souvient de cette étincelle de malice qu'il avait vu briller trois jours auparavant dans ces orbes. Cependant, sans la compagnie des nymphes, il semblait plus renfermé et soucieux.

Le jeune et faible bougea légèrement et ses paupières se soulevèrent lentement.

« Que…? »

Il se leva subitement et recula, dos contre le tronc de l'arbre sur lequel il avait dormis précédemment. Il semblait alors totalement réveillé et d'autant plus chétif et craintif ce qui fit définitivement fondre le plus grand. Il s'approcha de lui comme s'il s'agissait d'un animal blessé, les mains devant lui pour lui montrer qu'il ne lui voulait aucun mal. Il lui tendit une pomme. Cela ne calma pas le brun qui se mit à légèrement trembler, ses beaux yeux azurs reflétant sa peur et scrutant craintivement l'autre, suivant chacun de ses mouvements.

« Tu es un humain. Les nymphes m'ont dit de ne pas vous faire confiance et de ne pas vous approcher. Vous êtes vicieux, manipulateurs et pervers… »

Antoine fut surpris de ce portrait très négatif et bien peu élogieux. Il ne voyait pas son espèce d'une telle manière.

« Non, nous sommes cultivateurs, botanistes, pêcheurs, verrier pour ma part. On aime le caractère d'une personne autant que son corps et l'on respecte notre terre et Mère Nature. »

À cette appellation, le plus petit se décrispa et regarda l'autre, un peu perdu.

Suite dans un prochain chapitre… Ne vous plaignez pas, j'aurais pu couper plus tôt ^^.

Question à 1 point : Le prénom du brun aux yeux bleus ?

Je répertorie tous les points et à la fin de la fic, celui qui en a le plus gagne un OS avec le pairing et le thème de son choix. Vous avez deux chapitres pour répondre (donc j'arrête de comptabiliser à la sortie du chapitre 4) et je ne donne pas la réponse ^^ ! Même à ceux qui ont trouvé.

Dernière précision ! On ne revient pas en arrière ! On donne une seule réponse.

N'hésitez pas à donner votre avis en plus de (éventuellement) répondre à la question ^^.