Je suis ravie du succès du premier chapitre ! Merci de votre enthousiasme !
Voici la suite, qui risque de vous surprendre. Je rappelle que cette fic est entièrement du PDV d'Edward.
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C'était presque devenu la routine.
On avait emménagé dans la maison fin août, et déjà mi-octobre une routine s'était installée.
Emmett était le plus gourmand. Il ne se passait pas un jour sans qu'il ne saute sur Lili.
Pourtant nous savions tous qu'il avait des aventures à coté.
Jasper était le plus gentil. Il était le seul à demander à Lili si elle était d'accord avant de lui sauter dessus, le seul à parfois la prendre dans ses bras pour un câlin sans arrière pensée.
J'étais le plus égoïste. J'avais beau trouver la situation très excitante, je préférais les (rares) fois ou nous baisions seuls, Lili et moi.
Je ne sais pas ce qui se passait dans la tête d'Alice.
Assez vite, je pense, nous avions tous les trois compris que pour qu'une fille se donne à ce point là à 3 mecs à la fois, il fallait de solides raisons derrières. Et sans doutes pas très belles.
De temps en temps il m'arrivait de voir la vraie Alice.
Pas la pile électrique déjantée qui avait des idées à toutes heures du jour ou de la nuit, qui se jetait sur ses carnets de croquis ou sa machine à coudre parce qu'elle venait d'avoir une révélation (une fois elle nous avait même plantés là tous les trois en pleine action parce que la grâce divine lui était tombée dessus, Emmett l'avait chargée sur son épaule et l'avait déposée sur le lit, ou nous avions bien besoin d'elle …)
Pas non plus la Lili totalement libérée et indécente, qui était capable de faire jouir divinement 3 hommes en même temps, qui ne refusait jamais d'être baisée, même si c'était la cinquième fois de la soirée (on était 3 après elle, quand même, et elle avait droit à au moins 3 pénétrations par jour, le plus souvent le double…)
Non, parfois, alors qu'elle ne se savait pas observée je pouvais voir la petite Alice Brandon, son petit visage redevenu enfantin, sa moue qui n'était plus ni sensuelle ni provocante mais juste triste, ses yeux, qui laissaient deviner une insondable douleur,son attitude, qui disait l'abattement et le chagrin.
Dans ces moments là je me sentais affreusement coupable.
Alice n'était qu'une gamine par rapport à nous. Elle avait beau être majeure elle n'avait que 19 ans, alors que Jazz et moi en avions 23 passés et qu'Emmett était plus prêt des 25 que des 24.
Si j'avais été une fille, ou si j'avais été un peu plus mature, je me serais approché d'elle et je lui aurais demandé « mais pourquoi tu fais ça Lili ? », mais je n'étais qu'un gros balourd et je lui sautais dessus en criant « WAZAAAA !!! » et en la chatouillant.
Elle se reprenait et se mettait à rire, et la séance chatouille finissait le plus souvent en baise mémorable.
Je mettais au point des ruses et des stratagèmes pour la coincer toute seule.
J'étais capable de zapper ma dernière heure de cours parce que je savais qu'elle finissait tôt ce jour-là et que je pourrai l'avoir à moi seul une heure ou deux.
Ca marchait assez souvent.
La première fois ou nous avons couché ensemble juste tous les deux, j'avais l'impression d'être un gosse le matin de Noël. Emmett l'avait déjà eu pour lui tout seul, mais pas Jazz. Je savais que ça arriverait, mais là c'était mon tour et je comptais bien en profiter.
Elle était dans son bain quand je suis rentré à la maison.
Elle s'est mise à rire en me voyant, et je l'ai sortie de l'eau, trop excité pour être capable d'attendre ne serait-ce que 5 minutes.
Je l'ai déposée sur mon lit, ça aussi j'en avais envie, nous baisions toujours sur le lit d'Emmett qui était un king size.
Tout de suite je me suis jeté sur son intimité. Elle s'est mise à geindre quand j'ai trouvé son clitoris et que j'ai longuement laissé tourbillonner ma langue dessus. J'aimais l'odeur de Lili, elle sentait à la fois le savon à la fraise et le désir, elle était à la fois innocente et dangereuse, pure et sensuelle.
Elle m'a souri quand je n'ai plus pu tenir et que je l'ai pénétrée.
J'ai été surpris en m'apercevant que nous étions dans la position traditionnelle du missionnaire. Quand nous la prenions à trois, je jouissais toujours en elle en levrette.
Toujours.
Mais là, voir son visage était impératif. Elle était si douce et si serrée autour de ma queue que j'ai cessé de me poser des questions et je me suis concentré sur le plaisir. Je voulais qu'elle jouisse sous mon ventre et non pas grâce à ma doigts ou ma langue.
Elle a compris et elle est venue chercher mes lèvres. Elle n'a stoppé le baiser que plusieurs minutes plus tard, pour pouvoir crier son plaisir. Je l'ai regardée jouir, heureux et fier d'être le seul responsable de son plaisir, pour une fois.
Quand elle a enfoui son nez dans mon cou j'ai accéléré mes mouvements, désireux d'atteindre mon apogée, elle était étroite et j'ai du surélever son bassin en glissant un coussin sous ses fesses pour pouvoir la pénétrer totalement.
Dans cette position elle était à ma merci et j'ai joui rapidement, tandis que ses doigts caressaient doucement mes cheveux sur ma nuque.
J'étais un peu perdu et désorienté, parce que le plaisir avait été fort, si fort que je ne savais pas si nous venions de baiser ou de faire l'amour.
Je ne me suis pas posé de questions très longtemps, parce qu'Emmett est arrivé alors que j'étais encore en elle, la jouissance refluant doucement de mon ventre.
Il s'est posément déshabillé et j'ai roulé sur le coté. Il a attrapé Lili par les hanches et l'a tiré à lui.
Il l'a pénétrée, gentiment mais fermement, et l'espace d'une seconde il m'a semblé deviner dans le regard d'Alice quelque chose qui ressemblait à de la peur, mais tout de suite Lili a pris le dessus et elle s'est mise à gémir de plaisir sous les poussées d'Emmett.
Je me suis agenouillé pour caresser ses seins, dont je ne pourrais jamais me lasser et j'ai fermé mon esprit aux questions qu'il se posait.
Depuis j'avais réussi à avoir Lili pour moi tout seul plusieurs fois, et dans ces moments là c'était tellement différent, je la prenais beaucoup plus lentement, plus doucement, presque tendrement. Je crois qu'elle appréciait, même si nous n'en parlions jamais. Dans ces moments là je peux dire avec certitude que j'aimais Lili, même si c'était un amour égoïste et éphémère.
Jasper et moi n'en parlions jamais.
Depuis que nous couchions avec Lili notre amitié avait évolué.
Ce n'était pas facile d'être naturels tous les deux, alors que 20 minutes plus tôt nous avions joui en même temps en investissant le corps de Lili.
Emmett était reposant, lui ne se posait pas de questions, il se contentait de profiter de la vie.
Parfois nous avions des moments de complicité masculine, quand nous regardions les matchs de football ou de baseball à la TV tous les trois, pendant qu'Alice chantait à tue tête dans sa chambre, comme si nous pouvions oublier trois secondes qu'elle était parmi nous.
J'aimais passer du temps avec Emmett et Jasper. J'aimais qu'ils soient là, j'aimais l'idée de ne pas être le seul à profiter d'elle.
Je crois que quand l'incident est survenu, chacun de nous trois savait parfaitement qu'Alice n'allait pas bien.
C'était un lundi matin et nous avions passé le WE à faire l'amour.
J'étais fatigué, et j'avais déposé un Emmett aux yeux ensommeillés à coté du gymnase. Jasper n'avait pas meilleure mine que nous, mais Alice était déjà dans la cuisine en train de préparer le café quand nous avions rejoint la cuisine.
Elle était pale, les traits tirés, mais souriante.
Nous lui avons souri et l'avons embrassé en partant, parce qu'elle ne commençait les cours qu'à 9h00.
Je me souviens avoir pensé que si j'avais eu la chance de commencer à 9h00 je serais encore pieuté, puis de m'être fait la réflexion qu'Alice ne dormait jamais beaucoup.
Il était 9h35 quand mon portable a vibré.
J'ai discrètement regardé quel correspondant essayait de me joindre, et mon cœur s'est serré en voyant « Jazzy » apparaître sur mon écran.
J'ai attrapé mes affaires et ai quitté l'amphi, certain qu'il y avait un souci.
Il y en avait un.
La voie affolée de Jasper m'a annoncé qu'Alice venait d'avoir un malaise en plein cours. La directrice se son école de stylisme avait appelé Jazz, parce que c'était le numéro qu'Alice lui avait donné.
Nous avons foncé en silence pour la récupérer.
J'ai eu un choc en entrant dans le bureau.
Depuis quand Alice était –elle aussi pale ? Aussi maigre ? Aussi pitoyable ?
Jasper a réfréné un sanglot et l'a prise dans ses bras, pendant que je rassurais la directrice :
« Oui ne vous en faites pas, nous allons nous occuper d'elle, nous l'amenons consulter tout de suite »
J'ai prit le volant et Jazz s'est installé à l'arrière, Alice dans les bras.
Elle nous a remercié d'une toute petite voix, avant de se laisser aller contre Jasper, les yeux clos.
Elle n'a réagit qu'en constatant que le trajet durait anormalement longtemps.
« On va ou ? »
« À l'hôpital »
« Non ! »
Sa voix était affolée, mais Jasper l'a fait taire d'un baiser.
Il avait les larmes aux yeux.
J'ai appelé Emmett dès que nous avons été garé. A sa voix j'ai compris que lui aussi était inquiet, que lui aussi culpabilisait.
Comme Alice refusait de venir, Jasper l'a porté jusqu'au bureau de mon père.
Alice fulminait de toutes ses faibles forces :
« Je ne savais pas que ton père était médecin Edward ! »
Je n'ai pas répondu, me contentant de lui caresser les cheveux.
Quand mon père a vu Alice il a un peu pâlit.
Il savait parfaitement qui était Alice, j'avais déjà parlé à mes parents de mes colocataires, sans bien sur préciser nos relations.
Il l'a auscultée, puis nous a fait sortir, Jasp et moi.
Dans la salle d'attente nous sommes restés silencieux, ne parlant que pour expliquer brièvement la situation à Emmett quand il a nous a rejoint, encore à moitié en tenue de foot.
Mon père nous a fait entrer dans son bureau au bout d'un long moment, l'air soucieux.
Alice était redevenue elle-même, le visage buté.
Mon père s'est adressé à nous trois :
« Votre amie ne va pas bien. Elle est totalement épuisée, au bout du rouleau. Elle est dénutrie et sa tension est dangereusement basse. Son état exige de l'hospitaliser, mais elle refuse. Elle est majeure et je ne peux pas l'y contraindre, alors je voudrais que vous essayez de lui faire entendre raison. »
Emmett a pali, il s'est approché d'Alice et l'a soulevée comme si elle avait été une plume.
Il a regardé mon père et a demandé :
« Je l'amène ou ? »
Alice a protesté, mais je crois qu'elle était trop fatiguée pour imposer sa volonté.
Jasper lui a déposé un baiser sur la joue, et lui a juré de ne pas la laisser seule, parce que visiblement, l'hôpital la terrorisait.
Une fois installée dans un lit, elle paraissait si menue et faible que les remords m'ont sauvagement étreint le cœur.
Comment avions nous pu profiter d'elle, alors qu'elle était si fragile ?
Une infirmière l'a perfusée, et a déposé devant elle un plateau repas.
Alice a été prise de nausées en voyant la nourriture accumulée devant elle et Emmett a sorti le plateau.
D'une voie tremblante il lui a demandé ce qu'elle avait envie de manger.
Alice n'a pas répondu, et j'ai insisté :
« Qu'est qui te ferait envie ma puce ? Qu'est ce que tu aimes manger ? »
Je me suis senti mal, parce que je me suis rendu compte que je ne savais pas ce qu'Alice aimait manger.
Je pouvais dire avec certitude que Jasper adorait le chocolat et le fromage, que sa viande préférée était le veau, qu'Emmett aimait son steak bleu, qu'il préférait les pommes de terre au riz et aux pâtes, mes trois amis savaient parfaitement que j'adorais les lasagnes et la cuisine mexicaine, mais aucun de nous trois n'était capable de dire ce qu'Alice aimait manger. Nous savions qu'elle buvait des litres de thé et de café, mais l'avions-nous déjà vue réellement manger ?
Je savais que sa position préférée au lit était l'amazone, qu'elle pleurait souvent après avoir eu un orgasme, qu'elle aimait qu'on soit deux pour s'occuper de ses seins, mais j'étais incapable de dire si elle aimait mieux les doonuts ou les muffins…
Jasper s'est passé la main dans les cheveux et il est sorti de la pièce.
Il est revenu 20 minutes plus tard, avec du pain frais et des fruits.
C'était une excellente idée, et il s'est assis à coté d'Alice pour la faire manger, littéralement.
Emmett est retourné à l'entraînement, en nous disant qu'il reviendrait en fin d'après-midi.
Je me suis installé de l'autre coté du lit, et Jasper et moi avons bataillé deux heures durant, alternant les suppliques, les promesses et les chatouilles pour faire avaler à Alice 18 grains de raisin, le quart d'une pomme et deux morceaux de pain complet.
Elle était épuisée et quand l'infirmière est venue lui injecter un tranquillisant à 18h00 elle n'a pas eu la force de protester.
En la regardant dormir d'un sommeil agité, j'ai à nouveau senti la culpabilité m'étreindre : quand avais-je vu Alice dormir ?
Cette nuit là c'est Jasper qui est resté avec elle, tandis qu'Emmett et moi tournions en rond dans cette maison ou tout nous rappelait Alice, et même Lili.
Je suis allé me coucher à 21h00, et je n'ai pas réussit à dormir.
Le lendemain matin Jasper nous a téléphoné pour nous dire qu'Alice allait pouvoir sortir dans la matinée.
Nous l'avons ramenée triomphalement à la maison.
Emmett lui a passé un savon monstre, qu'elle a écouté sans broncher.
Je lui ai cuisiné du poisson et des légumes, et Jasper est allé lui acheté du chocolat au riz soufflé, parce qu'elle a avoué aimer ça.
Nous étions trois pour surveiller qu'elle mange et elle s'est tenue à carreau, mangeant sagement tout ce qu'on lui servait.
Elle prenait bien son traitement aussi.
En quelques jours elle a paru retapée. Elle avait gagné quelques kilos et son visage était rose, plus rond aussi.
Elle était encore plus belle.
Nous avions eu une discussion tous les trois, Emmett, Jasper et moi. Nous avions convenu de ne plus la toucher, attendant de voir comment elle allait réagir. Nous ne l'avions pas formulé à voix haute, mais nous savions qu'elle allait mal, de manière beaucoup plus profonde qu'il n'était possible de régler avec du poisson, du chocolat et de l'affection.
Jasper était comme fou. Il a toujours été sensible, et voir Alice aller mal lui était insupportable.
Au bout d'une semaine Lili est revenue.
Une nuit j'ai été réveillé par une caresse légère sur ma joue, et j'ai découvert Lili, nue et souriante, qui m'a prit par la main pour m'entraîner dans la chambre d'Emmett, ou se trouvaient déjà Jasper et lui.
Aucun de nous trois n'avait eu de rapports depuis son hospitalisation, et nos belles résolutions ont fondu comme neige au soleil quand elle nous a demandé de nous occuper d'elle.
Emmett a fait preuve d'un minimum de douceur. Jasper le surveillait, n'hésitant pas à dégager Lili de son étreinte s'il trouvait qu'Em' y allait trop fort.
Cette nuit là nous avons freiné nos ardeurs.
Notre objectif était le plaisir de Lili. Avant toute chose. C'est Jasper, comme souvent, qui lui a fait atteindre l'orgasme en la léchant avec passion.
Emmett a joui au fond de son ventre, Jasper et moi dans sa bouche. Puis nous avons exigé qu'elle dorme.
Sans nous concerter, Emmett et moi avons quitté la chambre, moi pour rejoindre la mienne, Emmett pour emprunter celle de Jazz, quand elle s'est endormie lovée contre Jasper, accrochée à son cou.
Je savais déjà que ça n'allait plus durer longtemps, mais j'ai fermé les yeux, sourd et aveugle à ce qui se passait devant moi. Je me suis simplement jurer d'en profiter encore, au maximum, et d'être attentif à elle, parce qu'il n'y avait que nous, pour nous soucier d'elle.
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Vous pensiez vraiment qu'Alice allait bien ? Vous vous trompiez ! Ne vous en faites pas : je sais exactement ou je vais dans cette histoire, et si le prochain chapitre est un lemon pur et dur, dès le chapitre suivant les choses évolueront. Bella et Rosalie n'apparaîtront que dans le 4° chapitre.
