Paring : HP/DM (forever ) C'est donc une fic Yaoi donc les homophobes ou ceux qui n'aime simplement pas ca, c'est l'heure pour vous de rebrousser chemin !
Rating : T (par précaution pour le slash essentiellement)
Disclaimer : Les personnages et l'univers d'HP ne m'appartient puisque c'est JK Rowling qui en est l'heureuse détentrice. Je ne gagne donc pas un kopek là-dessus. Cependant, l'histoire est à moi
Les paroles de la chanson ne sont malheureusement pas à moi non plus lol
Note : Voilà, je me sentais pas d'écrire une fic et surtout pas avec plusieurs chapitres mais finalement, bah voilà J'ai eu l'inspiration (si on peut appeler ça comme ça lol) en écoutant une chanson que j'adore de Nilda Fenandez pour ceux qui connaissent. Voila donc c'est une songfic, mais pas tout au long )
Je mettrais les paroles entières de la chanson à la fic de la fic.
Le paragraphe en italique début de chaque chapitre correspond à un couplet ou refrain de la chanson. A chaque chapitre correspond son passage.
Et puis après, quand j'utilise l'italique c'est pour montrer que ce sont des dialogues. Les pensées sont toutes au long du texte puisque c'est une fic à POV alternée.
Concernant les update, je ne sais pas à quelle fréquence je vais publié. Cela dépendra du 'succès' et surtout du temps que je mettrai à écrire… Mais comme quelques chapitres sont déjà prêts, allons-y gaiement !
Voilà, j'expérimente alors s'il y a des trucs qui ne vont pas, n'hésitez pas à le dire. Ca peut m'aider.
En espérant que ça vous plaise, bonne lecture !
De Londres – Chapitre III
POV Draco
Et l'amour me donne des frissons
Quand je pense aux tonnes de glaçons
Qui s'élèvent, qui s'élèvent,
Qui s'élèvent en faux rêves autours.
Tût tût tût.
Foutu réveil.
S'il y a bien une chose que je voudrais que l'on m'accorde, c'est le samedi. Je vous disais que finalement, ma place au Ministère de la Magie n'était pas si mal. Je rectifie. Ils m'exploitent. C'est de l'esclavagisme pur et simple. Je n'ai pas posé mes congés pendant la période exprès pour que les autres puissent les prendre et ils ne m'accordent même pas le premier week-end de l'année.
Ce peu de reconnaissance me fout en rage neuf matins sur dix.
De toute manière, ce n'est pas si j'avais le choix. Alors allons – y.
Petit-déjeuner en vitesse. Petite douche. Habillage rapide. Grande préparation devant la glace de ma salle de bain. Mon visage est mon bien le plus précieux. Je ne pousse pas le vice à acheter vingt six mille crèmes de jour mais je vérifie quand même tous les matins (et le soir parfois…) que je ne souffre d'aucunes imperfections. Si je veux pouvoir conclure un jour avec ma charmante voisine du dessous - ou Laena, qui sait… - , faut savoir prendre soin de soi.
En parlant de la voisine du dessous. Je pense que c'est dans la poche. En un claquement de doigt, elle peut se retrouver dans mon lit. Et je vais prendre un malin plaisir à le faire. En traître. Parce qu'elle s'est crue assez forte pour rivaliser avec moi. Un soir, la première fois que je l'ai vue, elle m'a allumé comme le premier venu pour me laisser finalement en plan sur le palier. Pour mieux jouer la femme inaccessible et désintéressée pendant plus de deux mois, et revenir à la charge après. Elle pense qu'elle se joue de moi.
Je la laisse faire. Je la laisse croire qu'elle se détache du lot ; que pour elle, j'ai renoncé à toutes les autres femmes ; que je la désire plus que tout. Oui, je la laisse mariner. Qu'elle croit ce qu'elle veut, pendant ce temps, moi je me tape toutes les autres femmes de Londres. C'est quoi cette obsession qu'on les femmes à vouloir changer les hommes ? Un cul ou un autre, pour moi c'est pareil alors qu'elle patiente gentiment. Elle viendra quand elle aura compris que c'est moi qui fixe les règles et pas elle.
Et merde, je suis encore en retard maintenant.
C'est à peine une demi-heure plus tard que j'arrive devant la cabine téléphonique. Je compose le numéro… 62442… c'est fait. J'annonce ma venue dans le combiné pour enfin descendre sous terre. J'y suis. Passons par les escaliers, j'aurais moins de chance de tomber nez à nez avec un supérieur.
Bon, je ne peux pas nier que je m'en suis sorti avec grande classe. Il est temps de me mettre au boulot maintenant.
Voilà maintenant deux heures que je m'acharne à essayer de trouver par quels sorts certains malotrus ont réussis à transformer ces allumettes. Lorsqu'on les gratte, c'est bien une flamme qui en sort mais qui finit pas exploser si vous attendez trop longtemps. Encore un coup de petits merdeux de Poudlard que ça ne m'étonnerait pas. Puis je n'arrive pas à me concentrer. Je repense sans cesse à la lettre de Potter que j'ai reçu au début de la semaine.
Enfin, si je peux appeler ça une lettre. Il s'est juste contenter de me remercier pour mon 'cadeau' et me laisse une adresse où je peux le trouver. Un certain pub l'Arc En Ciel dans la rue principale de Pré-au-Lard. Connais pas. Il croit sans doute que je vais y aller en plus.
Mais je le connais bien le Potter. Il fait comme si j'avais le choix, comme s'il s'en fichait mais mine de rien, il me dit d'aller le voir. Implicitement. Il pense certainement qu'en usant de son petit air d'indifférent blasé, je vais rappliquer comme un chien.
Il se met le doigt dans l'œil. Je ne suis pas une de ses pétasses. Je viens si j'en ai envie. Et en l'occurrence, vaut mieux pas pour lui que je me ramène.
Affaire classée, je peux continuer à travailler.
En même temps… non. Je peux pas contester qu'il a titillé ma curiosité. Potter, le chaste Potter, me donne rendez – vous dans un bar. Je me plais à penser qu'il est peut être devenu alcoolique, lui. Constater que le balafré est devenu un vrai pied de vigne me tente un peu. L'agacer me tente beaucoup et… Ouch ! Je viens de me brûler avec cette saloperie d'allumette.
X O X
Ma journée terminée, me voici enfin de retour chez moi. Il fait déjà nuit et par la baie vitrée de mon appartement, je peux voir Londres tout illuminé. Les décorations de Noël moldues sont encore en place et donnent un petit air festif au quartier chic et, faut le dire, mort dans lequel je suis.
J'ai réfléchi à propos de Potter et je crois que je vais y aller. Ça me fatigue de lui donner satisfaction aussi facilement mais je crois que c'est moi qui vais l'avoir. Ecouter moi bien et suivez le raisonnement. En m'envoyant ce petit message, il se doutait certainement que j'allais mal le prendre et ne pas venir. En venant finalement, je le surprend. Non ?
Pis merde.
Je peux bien avouer que moi aussi j'ai envie de sortir ce soir. D'aller boire un coup. Pourquoi pas d'aller draguer un peu. Boulot dodo, je commence à en avoir assez. Puis c'est pas comme si j'étais obligé de supporté cet énergumène toute la soirée. Je règle mes comptes puis après, je suis tranquille. Je repars en charmante compagnie et la nuit est à moi.
X O X
Je suis enfin devant le Pub. Y'a pas, je l'avais jamais vu celui – là. Il devait pas exister quand j'étais à Poudlard parce que je pense que je me serais souvenu de la façade multicolore. Très discret, j'aime pas. Le froid de janvier et le vent qui souffle dans cette rue étroite ne me laisse pas le temps d'hésiter alors je rentre dans le bar avant de me métamorphoser en glaçon.
Un rapide coup d'œil aurait suffit à localiser Potter si la salle n'était pas bondée. Je ne le vois nulle part. Somme toute, peut être que ce n'est pas plus mal comme ça. Je ne sais pas trop ce que j'aurais pu lui dire. Lui passer le savon du siècle. Mais a propos de quoi ? De souvenirs, de vieilles rancoeurs… laissons le passé là où il est là et allons s'hydrater au bar. Je m'installe sur un siège face au comptoir. Ça fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de venir dans un endroit comme cela. C'est fou comme en prenant de l'âge, on vieillit. Je veux dire, je me suis toujours dis qu'en grandissant, je prendrais toujours le temps de sortir, de faire la fête, de rester jeune. Dans ma tête. Et me voilà a vingt trois ans, à lire des livres – passionnants, je vous l'accorde – le samedi soir au lieu d'aller en boîte.
Soit, on vient de m'avertir qu'on allait venir prendre ma commande. Pour moi ce sera un whisky pur feu.
« Qu'est ce que je te sers, Malfoy ? »
Oh. My. God.
Je pense qu'il est inutile de vous préciser la personne qui se trouve en face de moi. Un sourire victorieux qui remonte jusqu'au oreilles. Et un torchon posé sur l'épaule. Pas très sexy… Il va croire que j'ai perdu ma langue alors je me contenterais de l'irriter un peu.
« Mon cher Potter. Personne n'a voulu de toi alors un jour tu t'es dis 'tiens et si je me lançais dans la carrière de barmaid ?'. Brillante idée. Il aurait pu me le dire. Je l'aurais embauché comme femme de ménage chez moi.
- Hum, pas tout à fait. En fait, c'est moi le gérant. Alors quelque chose à boire ? Voyant que je reste coi, il rajoute. Je te l'offre si c'est l'idée de me payer qui t'ennuie.
Il s'impatiente. J'arrive enfin à articuler pour répondre :
- Vodka. »
Oui c'est bien ce qu'il va me falloir pour digérer ça. Non seulement je suis venu contempler la déchéance de Potter et c'est foiré. Mais en plus, il faut qu'il arbore cet air tranquille. Si je le connaissais pas un minimum, je dirais qu'il est heureux de me voir. Après tout, j'ai du mal à contester le fait que le voir me fait plaisir quelque part. C'est un peu comme lorsque j'ai croisé Granger il y a plus d'un an. Je l'aimais pas celle là et pourtant je suis content d'avoir eu de ses nouvelles. Ça me rappelle mes jeunes années. Elle est devenue apothicaire à ce qu'elle m'a dis. Au moins une qui aura réussi ce qu'elle voulait.
Potter revient avec ma boisson. Je l'avais pas trop détaillé la dernière fois. Mais maintenant que je le vois de près, il a pas trop changé. Toujours cette coupe infernale, cette vieille paire de binocles rondes et ces yeux verts. Etonnamment brillants ce soir, d'ailleurs. Je dirais bien qu'il en est déjà à quelque verres. Si, il y a quand même une différence : il a fait un effort vestimentaire. Je me demande bien s'il a mis mes bretelles…
Un regard vers la salle pour constater qu'elle continue de se remplir.
« Les affaires marchent plutôt bien à ce que je vois.
- C'est vrai, je n'ai pas à me plaindre.
- Bien sur. C'est pas comme si c'était dans tes habitudes…
Imperturbable, il continue.
- Surtout pour ce genre de bar. J'ouvrais ça sans prétention. Je suis plutôt étonné.
- Faut croire que t'es doué pour d'autre chose que le maniement de baguette, Potter. Subitement, il relève la tête à cette phrase plus que douteuse. Il me regarde de travers. Ça me gêne. C'est que ça fait longtemps que ce n'était pas arrivé. Je comprend rien et son air inquiet m'énerve. Mais de quel genre de bar tu parles. Aurait – il quelque chose de particulier dont on ne m'a pas informé ?
- C'est un bar gay, Malfoy. » Me dit en baissant les yeux comme s'il c'était la chose la plus logique au monde mais qu'il était tout de même gêné d'admettre.
Je manque de m'étrangler avec ma gorgée de vodka. Je m'attendais à tout mais certainement pas à ça. C'est vrai qu'en y regardant de plus près, je dois être l'un des seuls ici à ne pas me trimballer en T-shirt moulant rose. Bon, j'exagère un peu. Mais c'est vrai que ça saute aux yeux maintenant qu'il me l'a dit. Je ne sais pas trop ce que je dois faire. D'un seul coup, je ne me sens pas trop à ma place là, faut dire.
Potter me regarde avec un petit sourire comme s'il savait la confusion qui règne dans mon esprit. Je suis pourtant bon occlumens.
« Je comprends mieux pourquoi j'ai surpris certains regards insistants.
- C'est certainement ton postérieur qui les excite. Déjà à Poudlard, certains gar…
- Tais toi. Crétin des Alpes.
- T'en a d'autres des comme ça ?
- Saperlipopette, Sapristi, Fichtre, Morbleu… t'en veux encore ?
Un silence s'installe. Potter continue d'essuyer les verres tout en faisant des sourires discrets à droite à gauche. Il n'a pas l'air d'avoir perdu l'amabilité qui le caractérisait à Poudlard. Pourtant, ce soir il a l'air fatigué ou soucieux, j'en sais rien.
Moi aussi je me sens bizarre d'un coup. Je suis là, avec lui comme si c'était on était encore au collège. Mais quelque chose a changé. Déjà, je viens d'apprendre que Potter n'a pas viré alcoolo et ça, ça me tue.
Dès lors que je suis devant lui, la haine passée que je croyais persistante n'est plus là. J'essaye de me persuader du contraire mais on a grandi, je crois. Pas que je l'aime maintenant, mais j'ai très envie de savoir ce qu'il devient. Parce qu'en l'écoutant, c'est des nouvelles de tout Poudlard que je devine. Des nouvelles d'un passé que je pensais enfoui. Je crois que j'espère surtout un élément de réponse, sur ce qui est devenu mon passé. Savoir si oui ou non, je suis devenu quelqu'un d'autre pour de bon.
- Dis moi, Potter… tu es gay, toi aussi ?
- Je ne crois pas que ma vie perso…
- Cesse de tourner autours du pot et réponds-moi.
- Oui Malfoy. Oui, je le suis. Voilà. Content ? me répond – t – il exaspéré.
- Bah voilà. C'était pas difficile.
Sauf que Potter est homo. Je m'étais totalement trompé : il n'avait pas viré alcoolo mais gay. Je ne suis pas choquée, juste surpris. Je dois être le seul qui ne lit pas la Gazette alors évidemment, je dois être le dernier à l'apprendre. Ça n'aurait pas changé ma vie pour autant. Mais j'aurais au moins aimé savoir que j'allais venir dans un endroit où je me fais reluqué de partout et de surcroît dans les griffes de St-Potter…
Heureusement qu'on se déteste car j'aurais pu prendre cette soirée comme une invitation, que j'aurais acceptée qui plus est.
- Bon Malfoy, ce n'est pas que je m'ennuie mais j'ai finis pour aujourd'hui alors passe une bonne soirée et surtout pas d'esclandre dans mon bar.
- Tu ne reste pas un peu ? je m'entends lui demander.
- Je viens de te dire que je rentrais.
- Tu n'es pas très aimable avec ta clientèle. Crois-moi, je ne suis pas prêt de revenir.
Je me redécouvre. J'avais oublié à quel point l'embêter me procurait du plaisir. J'aime lui lancer des pics aussi gros qu'Hagrid, sachant qu'il tombera toujours dedans, ce naïf. C'est presque automatique que ça m'en ferait peur.
- De toute façon, il me semble que tu n'as pas grand-chose à faire dans un bar comme le mien…
- Et comment peux-tu en être si sur ?
- Tu… Malfoy… tu… toi… ?
- Non.
- Bon alors, tu me fais perdre mon temps.
- Ah, c'est donc ça. Intéressé, Potter ?
Il s'arrête net d'enfiler le manteau qui lui arrive jusqu'au pied et me lance un regard noir. Il a l'air plutôt stupide là, avec une seule manche de mise et son - pseudo – regard noir mais je n'arrive pas à rire de lui. Lui non plus n'a pas l'air très enclin à plaisanter.
- File- m'en une autre.
- Hein ?
- Vodka, potter.
- Ah. Glaçons ?
- Jamais. Ca me file des frissons, comme l'amour. Et j'aime pas ça.
- L'amour ?
- Les frissons. Non l'amour, les deux. Et merde, arrête avec tes questions. On t'as jamais dis que t'étais trop curieux ?
- Je cherche à faire la conversation, c'est tout.
Un ange passe. Je me sens observé, ce qui me plait d'ordinaire, mais là ça m'agace. Je suis fébrile de ce retour en arrière de quelques années, ça me déconcentre. Alors j'apporte délicatement le verre à ma bouche. Je bois un peu puis le repose, d'un geste lent.
J'imaginais que cette soirée se passerait différemment.
- Pourquoi t'aime pas l'amour ? me demande – t – il, accoudé sur le bar, se penchant un peu vers comme si la conversation prenait un ton intime.
- Certainement parce que je ne l'ai pas trouvé.
- Peut être que tu n'as pas bien cherché. Pas vers le bonnes personnes, je veux dire. Tu…
A suivre...
Je vous remercie d'être allés jusque là ! A bientôt ;)
