Un plan de merde, mais qui marche…
Havoc somnolait sur sa chaise. Depuis un bon moment qu'il guettait le Généralissime, il était vraiment claqué… Une main s'abattit sur la table.
-Hop, hop, hop, Havoc ! Le gronda Kain. Tu ne vas pas te défiler alors que tu es l'investigateur de ce plan débile !
-Hey ! Mon plan n'est pas débile !
-Ah ouais ? Tu roupille en pleine mission ! Ton Arme, c'est le Fullmetal ! C'est déjà une énorme connerie, le mec n'est pas plus grand qu'un trépied ! En plus, tu veux foutre ensemble le Colonel et le Lieutenant alors que les relations entre militaires sont interdites ! Et enfin, tu nous as embarqués là-dedans, les gars et moi, alors que ton truc était à 101% approximatif !
-C'est bon, t'as fini ? Je suis seulement en train de somnoler. Mon plan, c'est de la bombe. Le Colonel et le Lieutenant seront ensemble avant demain. Mon Arme, c'est la meilleure, étant donné que le Fullmetal est le meilleur alchimiste du QG. Le Généralissime, c'est de la petite bière au sens propre et figuré de la phrase, d'ailleurs. Où est le Lieutenant ?
-Avec le Colonel. Ils parlent.
-Bien. Envoie quelqu'un inviter le Lieutenant à danser sur la prochaine piste. Une fois qu'elle lui aura donné son accord, balancez un slow. Ensuite, tu devras enquiquiner le Colonel avec ça. Essayez, toi et les autres, de le rendre jaloux au point qu'il aille l'inviter pour la prochaine danse. Et dites au Fullmetal de les guetter et de faire son boulot.
-Quel boulot ?
-Il comprendra.
Il ricana.
-Eh ! Donc ça veut dire que toi, tu vas te la couler douce ?
-Nope. Moi, je vais servir l'alcool et les cocktails ! Surtout pour les haut-gradés ! Ils seront saouls avant la fin de la soirée. Niark, niark, niark…
-Euh… Ok…
Fuery s'éloigna de lui au maximum, se demandant si sa folie était contagieuse ou non, puis, il se saisit de Breda et de Falman et les embarqua.
-Si l'un de vous connait un Casanova qualifié à part le Colonel qu'il me le dise et qu'il l'envoie voir Hawkeye !
-Non, non, non, non, attendez, le but, c'était de caser Mustang et Hawkeye, pas de lui trouver un copain quelconque !
-Je sais, mais Havoc veut jouer la carte de la jalousie avec Mustang en envoyant un gars la demander. Préparez-vous à vous faire cramer le cul, les gars, parce qu'on va le rendre encore plus vert.
-Prions pour qu'il n'ait pas amené ses gants…
Les trois gugusses émirent un « Gloups » collectif. Puis, ils se lancèrent dans le plan concocté par le génie douteux du Second Lieutenant.
Ils ne surent jamais si le ciel leur était clément, ce jour là, ou si c'était le célèbre miracle de Noël, mais ils virent un grand homme blond et semblant être apprécié de la gente féminine juste devant eux.
-Alléluia ! Crièrent-ils.
Ils s'élancèrent et avec un dérapage de professionnel (enfin… sauf pour Falman, qui se crouta au mur), ils s'emparèrent du pauvre jeune homme et arrêtèrent leur course effrénée dans un angle de la pièce.
-Mais que… !
-Chut ! Vous nous écoutez ! Vous voyez, la blonde, là-bas, avec Mustang ?
-Une jolie jeune femme… Mais Mustang va me la piquer…
-Ne déduisez pas trop vite.
-Si, je le connais ! On est en compétition, lui et moi ! Et le score est serré, pour l'instant…
-Eh bien, on vous donne une longueur d'avance ! La femme à côté de lui est le Lieutenant Hawkeye !
-Lieutenant ? Donc, ça veut dire que…
-Ouais ! Il ne peut pas vous la piquer ! Les relations amoureuses entre les membres de l'armée sont interdites !
Le jeune homme leva les bras en l'air dans le signe de la victoire et alla se précipiter vers Hawkeye avant de se raviser.
-J'ai… entendu des rumeurs… sur Hawkeye et ses jouets…
-Euh… Je ne pense pas qu'elle ait pris une arme, aujourd'hui. Et si vous vous y prenez bien, elle pourrait même accepter une danse ! Et elle a dû boire un verre ou deux, ça ramollit toujours. Foncez et mettez le paquet !
Il ne se le fit pas dire deux fois et courut presque vers Riza.
-Falman ! Cours voir le DJ et charge-toi de ce-que-tu-sais !
-Compris.
Breda et Fuery espionnèrent les événements, assis à une table, une carte des menus à la main (-Tu la tiens à l'envers, Breda. -Ah, ouais…) et suivirent des yeux le blondinet. Il parla un moment avec Hawkeye, ignorant royalement ce cher Roy, qui devenait rouge de colère, avant de pâlir devant les rougissements de Riza. Il devint encore plus blanc, si c'était possible, lorsqu'elle rit et qu'elle accepta la danse. Le timing parfait, vu que la chanson se terminait. Un slow se fit entendre et le héros d'Ishbal acheva de perdre ses couleurs.
-Breda…
-Fuery…
-J'ai été heureux de te connaitre…
-J'allais dire la même chose…
-Puis-je vous aider, messieurs ?
-Hein… ?
-Oooh ! Major Armstrooooong ! Quelle… euh… surprenante surprise !
-Ouais bah ta phrase, elle est pourrie, Breda.
-'T'emmerde.
-Hey bien, pour tout vous dire… Nous sommes en mission et elle nécessite la plus grande discrétion.
La chemise d'Armstrong disparut comme par magie et de petites étoiles roses virevoltèrent autour du Major.
-Comptez sur moi ! La discrétion fait partie des talents de la famille Armstrong, qui se transmettent de génération en génération !
-Bon bah… C'est pas gagné, constata Breda en surprenant les regards étonnés qui convergeaient vers eux.
Une fois Armstrong rhabillé, les trois imbéciles allèrent au bucher, au sens propre et figuré du terme.
-Quelle est cette si dangereuse mission ?
Les deux autres déglutirent. Puis, ils dirent à l'unisson :
-Rendre Mustang jaloux…
-Houlà… Messieurs, je vous laisse à votre tâche…
-Revenez ici, vous !
Il se mit à pleurnicher, ce qui était bizarre en comparaison à ses deux mètres et ses deux cent kilos de muscles.
-Allons ! Un grand garçon comme vous, Major ! Que dirait votre sœur ? Reprenez-vous !
-Ma sœur… Oui…
-T'es sur qu'on devrait l'embarquer ? Chuchota le roux.
-Non ! Mais je serais plus rassuré avec lui ! Répliqua l'amoureux des animaux sur le même ton.
Ils allèrent vers l'échafaud, alias Mustang qui passait par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
-QUOI ?! Hurla-t-il, le visage d'une jolie couleur violette, lorsque ses deux subordonnés et le mastodonte arrivèrent à sa hauteur.
Ils déglutirent, paralysés, transpirant.
-Le…le…le…le…le…le Li…Lieutenant est en b…b…b…b…beauté ce s…s…soir…
Le regard que Mustang lança au pauvre Breda le fit geler sur place.
-J'arrive pas à croire que vous l'ayez laissée danser avec ce mec ! S'écria une voix suicidaire derrière eux.
Winry se planta devant le Colonel, au moins aussi furieuse que lui. Ou plus. Des éclairs sortaient de ses yeux et allaient se confronter à ceux que le Colonel lançait des siens.
-W…Winry, je crois qu'on ne devrait pas déranger le Colonel, fit Alphonse en la tirant par le bras.
Sans succès, elle était toujours à la même place, de la fumée sortant presque de ses oreilles et de son nez, les poings sur les hanches.
-Euh… Mademoiselle Rockbell…
-Avec tout le respect que je vous dois, Breda, fermez-là et laissez moi parler ! Quand à vous, Colonel, je suis déçue de votre comportement. Et dire qu'on vous qualifiait comme le plus grand Casanova de tout le pays ! Je vois que c'est faux.
-Eh ! Ma réputation est fondée !
-Ah ? Pourquoi est-ce que Riza danse avec ce mec et pas vous ?
-Parce que…
-Parce que vous n'avez pas été à la hauteur ! Franchement, Colonel !
-Elle a l'air de bien s'amuser, dit courageusement Fuery avant de se recevoir un magnifique regard noir si effrayant qu'il faillit se faire dessus.
-Ce gars va vous voler Hawkeye et votre réputation. Je ferais vite, si j'étais vous.
-Pff ! Comme si j'allais sortir avec le Lieutenant. De un, les relations entre subordonnés sont interdites, de deux, je ne suis pas amoureux d'e…
-Ok, donc vous vous en foutez s'ils passent sous le gui…
Effet immédiat. Un Colonel, moitié-sprintant, moitié-volant, fit son chemin vers la blonde et son prince, à temps pour la fin de la danse.
-J'vousl'emprunteuneseconde ! Dit-il si rapidement que l'autre ne comprit qu'une lettre sur trois.
Trop tard, il lui avait déjà pris le Lieutenant des mains.
-Colonel ? Que…
-Juste une danse, promis !
-Euh…
-C'est… euh… Bon pour l'image de l'armée !
-D'acc…ord, fit Riza, méfiante.
-Héhéhé…
-Colonel…
-Lieutenant ?
-Vous ne savez pas mentir.
Soudain, ses sens super aiguisés l'avertirent d'un grand danger. Plus grand encore que celui entre ces bras. Quoique…
Il regarda au-dessus d'eux et vit une guirlande en papier se transformer lentement… en gui.
Il fit une impressionnante glissade à 45° sur le côté, entrainant sa malheureuse subordonnée avec lui, et plus loin, Edward, entouré de Fuery, Armstrong et Breda, jura.
-Langage, Elric, langage, fit remarquer Alex.
-Tout n'est pas perdu ! Fit Kain.
Il tapota son oreillette.
-Chien-chien à Beau-gosse, Chien-chien à Beau-gosse, vous me recevez ?
-Cinq sur cinq, Chien-chien.
-T'en est où avec le Généralissime ?
-J'ai un train d'avance sur ce que je m'étais imaginé. Il boit comme un trou, c'uila ! Attends, je dois lui resservir ! J'arrive, mon Généralissime adorééééééééééé !
-Pfff, lèche-cul. Chien-chien à Grosse-tête, Chien-chien à Grosse-tête, vous me recevez ?
-Parfaitement. Le slow se finit dans vingt-trois secondes.
-T'as prévu quoi, pour la suite ?
-Le classique.
-Comment ça, le classique ?
Soudainement, un tango langoureux se fit entendre. Les deux militaires sur la piste de danse froncèrent les sourcils.
-Grosse-tête, je t'aime.
-Je m'aime aussi, Chien-chien.
-Haha, très drôle. Oh ! Ed, Ed, Ed, Ed ! La guirlande.
-J'ai vu !
La guirlande au dessus des deux se transforma lentement en gui. Pas de chance, le Colonel l'avait vue et il l'évita en faisant mine de faire tourner le Lieutenant avant de l'attirer contre lui.
-Colonel, qu'est-ce que… ?
-Posez pas de questions et tout ira bien, Hawkeye.
-En tout cas, ça n'ira pas pour vous.
-Gloups…
S'en suivit une espèce de jeu contre le gui, où le but était des plus simples : les éviter et, par conséquent, éviter de mourir dans d'atroces souffrances.
-Colonel ! Arrêtez de… !
-Pas le temps !
Il aurait parié que quelqu'un était derrière tout ça. Les guirlandes ne se transformaient pas en gui. Pas toutes seules. Il jeta un regard sur le côté et vit deux des quatre autres crétins de son équipe, accompagnés du Fullmetal Nabot. Oh, non…
-Ed ! Il les détecte toutes !
-Il est temps de passer au niveau supérieur.
Le temps qu'il en évite une branche, le Colonel faillit se retrouver sous une autre : Edward avait décidé d'anticiper ses mouvements.
-Fini de jouer, Colonel. Vous allez l'embrasser avant minuit…
-C'est mal parti, il est super rapide !
-Bah attends. J'ai un plan.
Edward se mit à transmuter de plus en plus rapidement.
-Colonel !
-Non, ne dites rien !
-Je vais vous tuer…
-Je sais. Mais si les quatre autres me laissent tranquille, je mourrais avec moins de souffrances.
-Moins de souffrances ?
-Exact ! Maintenant, ne posez plus de questions !
-Vous vous dirigez vers le balcon…, remarqua-t-elle en haussant un sourcil.
-Euh… Oui, oui ! Je veux juste euh… voir si c'est aussi joli dehors.
-Colonel, une fois cette fête terminée…
-Je vais mourir ?
-Exact.
Ils étaient si près de la sortie… ils y étaient, en faîte… pile au cadre de la porte quand…
-STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP !
Victorieusement, le Fullmetal se dressait du haut de son mètre zéro deux, les poings sur les hanches.
-VOUS ÊTES EN DESSOUS D'UNE BRANCHE DE GUI !
-Je sais pas pourquoi, mais j'étais sûre qu'un truc comme ça arriverait, murmura Maria à Danny, qui acquiesça la bouche pleine.
Riza devenait aussi rouge que sa robe et Roy pâlissait.
-Comment t'as fais ça, Ed ? Chuchota Breda.
-Facile. J'ai transmuté les guirlandes accrochées au plafond en sachant que Mustang allait toutes les éviter. Donc, je l'ai conduit vers le balcon, là où la VRAIE branche de gui était accrochée.
-…Alors ça… c'est du bon boulot.
-Un bisou ! Un bisou ! Un bisou ! Un bisou !
Roy récita un bon nombre de prières silencieuses avant de poser ses lèvres sur celles de Riza, qui était figée de stupeur.
Plus loin, le Généralissime, bourré comme un porc, dansait avec Havoc, bras dessus, bras dessous, en déchirant un dossier et en dictant approximativement un document à son secrétaire, qui, tout aussi saoul, tapait en rythme sur sa petite machine à écrire.
-Plan réussi les gars !
-Il est quelle heure ?
-Vingt-trois heure quarante-trois !
-Beau-gosse ! T'as entendu ?
-Hein ? Ou-hip-Ouaiiis ! On a rué… ruu… réus-hip- réussiii ! Eh ! La Génarilissime, c'est un gros –hip- salaud ! Il tient bi-hip- bien l'alcool ! Mais j'l'ai euuuuu !
-La gueule de bois de demain matin, tu vas la sentir.
-J'chui pas saoul ! J'ai juste la tête qui touuuuuurneuuuuh… Oh ! Des éléphants roooooses !
-Bon, lui, il est cuit. Mais on a réussi !
-Coloneeeeeeeeeeeeeel…, commença Riza, très, très, trèèèèès menaçante.
-Euuuh… C'est la faute du gui…
-Si vous étiez allé dehors tout seul…
-Mais le gui…
-RIEN DE TOUT ҪA NE SERAIT ARRIVÉ !
-Mais… C'est à cause du Fullmetal quiacommencéàtransformerlesguirlandesenguipournouspiéger…, dit-il, parlant de plus en plus rapidement et se faisant de plus en plus petit devant Riza, dont la fureur semblait la faire grandir.
-Oh boulette…, s'affola l'alchimiste de métal.
Il regarda à gauche, à droite, Winry…
Une seconde !
Winry ?
BINGO !
Il la saisit, l'accola à un poteau et l'embrassa à pleine bouche. Riza lança un regard au Fullmetal et retourna son attention sur son supérieur.
-Vous vous foutez de ma gueule ?
-Voyons, j'oserais pas…
-Le gars bécote sa copine et vous l'accusez ? Une autre excuse, Colonel ?
-Mais c'est vrai !
-A d'autre ! Au revoir !
Elle tourna les talons et sortit sur le balcon. Elle n'entendit pas la clé à molette de Winry percuter le crâne d'Edward, ni Edward percuter à son tour le mur d'en face.
-J'LE DETESTE ! Hurla-t-elle, sa voix couverte par la forte musique qui sortait de la salle.
Les seuls à l'entendre, furent Edward, Winry, Armstrong, les trois autres idiots (le quatrième étant tellement saoul qu'il ne reconnaissait même pas sa mère, qui le sermonnait depuis cinq bonnes minutes) et Mustang.
Le visage du Colonel s'affaissa. Il se sentit incroyablement triste. Le pire, c'est qu'il ne savait même pas pourquoi. Son cœur se serra douloureusement.
-Ҫa fait incroyablement mal, hein ? Fit une voix derrière lui.
Winry.
-Peut-être qu'il serait temps que vous arrêtiez de nier en bloc ce que vous ressentez.
-Ce que… je ressens ?
-Oui ! Qu'est-ce que ça vous a fait, lorsqu'elle a dit ça ?
-J'étais… vraiment triste… Mon cœur s'est serré…
-Pourquoi, à votre avis ?
-J'en ai… aucune idée, avoua-t-il.
-Alala, déni quand tu nous tiens ! Répétez après moi : ce qu'a dit Riza m'a fait mal…
-Ce qu'à dit Riza m'a fait mal.
-Parce que…
-Parce que…
-Je l'aime !
-Je l'ai… Quoi ?!
-Me dites pas que vous vous êtes pas rendu compte !
-Euuh…
-Mais TOUT le QG le savait ! Intervint Maria.
-Sauf vous deux !
-On s'en fout ! Riza me déteste !
-Vous n'y connaissait vraiment rien aux femmes, vous. Elle vous déteste parce que vous avez embrouillé son cerveau ! Elle qui essayait si fort de ne pas succomber et vous sauter dessus !
Mustang en resta complètement coi.
-Me… sauter dessus ?
-Oui, vous sauter dessus ! Je crois que de toutes les femmes du pays, la seule qui vous aime vraiment, pour vous et pas seulement pour votre gueule d'ange, c'est bien Riza Hawkeye !
-Réfléchissez, Colonel ! Vous lui donnez du fil à retordre, vous êtes paresseux, flirteur…
-Ҫa va, Breda, j'ai pigé.
-Ben avec tous ces défauts, qui est toujours près de vous ?
-Le Lieutenant… ?
-Bah voilà, vous avez trouvé ça tout seul ? Ironisa la Rockbell.
-Elle... Elle m'aime...
-Il est lent à la détente, lui.
-Et je l'aime aussi !
-Oui ! Alors vous vous redressez, vous bombez le torse, et vous allez lui dire tout ça. MAINTENANT ! Ordonna plus ou moins gentiment la mécanicienne. Quand à toi, Edward…
-Winry, ce que vous avez dit pour moi s'applique aussi pour le Nabot, révéla le Colonel.
Il fit un clin d'œil à Edward et chuchota un « Tu m'en dois une » alors que Winry devenait toute rouge et perdait son assurance.
-C'est vrai… ? L'entendit-il dire, pleine d'espoir.
Il n'entendit pas la réponse. Il s'arrêta derrière Riza. Elle tremblait un peu et reniflait. Il retira sa veste et la lui posa sur les épaules. Elle sursauta et se retourna vivement. Elle détourna la tête en lançant un « Humph » bien audible. Cependant, Roy avait remarqué que quelque chose n'allait pas sur le tableau.
-Vous pleurez ?
-Je ne pleure pas, c'est le froid !
Il l'attrapa par le menton et l'obligea à le regarder droit dans les yeux. De son autre main, il essuya ses larmes.
-Hawkeye…
-Non ! Ne dites rien ! Je sais, j'agis de manière immature et qui ne me ressemble p…
Elle se fit couper en pleine phrase par les lèvres du si célèbre Casanova, alias Roy Mustang.
-Je t'aime, Riza, murmura-t-il lorsqu'ils se séparèrent. Et je sais que toi aussi.
-Comment vous… ?
-Les autres m'ont mis sur la bonne voie. Pour la première fois de ma vie, je vois clair. Je sais que je t'aime, et je sais aussi que c'est tout ce qui compte. La seule question que je me pose encore c'est comment je ne m'en suis pas rendu compte plus tôt. Tu es la personne la plus importante, dans ma vie. Et tu le resteras.
-Roy…
Elle ne put résister plus longtemps et lui sauta effectivement dessus.
-Je t'aime aussi, crétin !
Lorsqu'elle l'embrassa, tous ceux qui avaient assisté à la scène (c'est-à-dire leurs amis agglutinés aux portes du balcon) se mirent à sauter de joie et à crier.
-Ҫa y est ! Ils sont officiellement en couple ! Il est quelle heure ?
-Vingt-trois heures cinquante-huit !
-JE VOUS L'AVAIS DIT QU'ILS SERAIENT ENSEMBLE AVANT LE 25, NON !
-Techniquement, Breda, c'est Havoc qui l'a dit…
-ON S'EN FOUUUUUUUUUT !
-On a réussi ! On l'a vraiment fait !
-Qu'est-ce qu'on fait pour la loi qui interdit les relations entre militaires ? Demanda Riza, inquiète.
-On improvisera ! Assura Roy. Je ne te laisserais pas partir. Pas lorsque j'ai finalement réussi à t'avoir.
Durant toute la durée des vacances, Havoc était resté mystérieux. A chaque fois que la question : « Et si le Généralissime apprenait qu'on/que Mustang et Hawkeye sort(ent) ensemble ? », il restait de marbre et arborait un sourire. Sa seule réponse était : Vous verrez.
Lorsque, quelques jours plus tard, ils retournèrent au travail, ils virent une foule curieuse devant un écriteau. Maria Ross hurla de joie et sauta dans les bras de Danny. Elle se reprit et ils rougirent tous les deux avant que son subordonné ne hausse les épaules et ne l'attire dans ses bras avant de l'embrasser.
-Euh… On est en plein QG, ils s'en rendent compte ? Fit Fuery.
-Lis l'écriteau, répondit Havoc, une mine satisfaite sur le visage.
Riza se fraya un passage. Ses yeux parcoururent le papier et s'écarquillèrent.
-La loi contre les relations entre militaire a été annulée ! S'écria-t-elle en retournant vers l'équipe Mustang.
Roy faillit en tomber à la renverse.
-Quoi ?
-Et tout ça grâce à quiiiiiiiiiiii ?
-Havoc ? C'est toi qui a fait ça ?
-Eh ! J'ai fait boire le Généralissime comme un trou !
-Mais… et s'il l'annule ?
-Ҫa risque pas. C'est quelqu'un de trop fier ! Il préférerait brûler la loi la plus ancienne de l'armée plutôt que d'admettre qu'il l'a fait sans faire exprès !
-Havoc… t'es un génie !
-Héhéhé…
-Un génie stupide durant 99% du temps, mais un génie !
-Eh !
Dans l'après-midi, le Généralissime fit un discours, décrétant qu'en bannissant cette loi, l'armée faisait un grand pas.
-Mon cul, ouais, chuchota Havoc, ton égo est juste trop gros pour avouer que tu savais pas combien un plus un faisaient à ce moment là !
Riza étouffa un rire.
-Cependant, tous les couples devront être recensés ! La fin de cette journée sera dédiée à l'enregistrement des personnes ayant une relation amoureuse au sein du quartier général…
-Alors fais vite de finir, marmonna Roy de manière inaudible.
Le reste du discours fut barbant. Très barbant.
Mais, en agrippant la main de Riza à la fin de cette séance de torture, Roy sut que pour elle, il affronterait n'importe quelle réunion, conférence ou déclaration, tant que cela lui permettait d'être avec elle.
Et un an plus tard, n'importe quel costume qui, selon le Fullmetal, le faisait ressembler à pingouin coincé avec deux balais et une tour enfoncée quelque part. Tant qu'à la fin, Riza Hawkeye devenait Riza Mustang, il pouvait même porter sa robe de mariée.
Saluuuuuuuuut! (Se protège des missiles de tomates pourries) Oui je sais, je suis AFFREUSEMENT en retard. Mais voici enfin le dernier chapitre! Un vrai navet, je sais! Mais il est une heure du matin, chez moi! Je tombe de fatigue, mais j'ai quand même voulu finir celui là!
Et une bonne chose de faite!
Merci à tous ceux qui ont suivi cette petite fiction (dont la naissance, on va dire, n'était même pas prévue). Je vous n'aiiiiimmmmeeeuuuuh (oui, j'ai pris mes médocs, pourquoi?) et j'espère qu'il vous a plu!
Bisou!
Maddie.
PS: Revieeeeeeeeeeeeeeeeeews :3? Je suis restée éveillée pour le finir, alors je crois que j'en ai bien mérité quelques unes!
