Chapitre 3 : Un rendez-vous explosif

-Excusez-moi mais nous avions rendez-vous avec monsieur…

-Il n'est malheureusement pas disponible, Madame De la Croix, je suis Hermione..

Elle releva les yeux de son dossier et croisa le regard de Drago Malefoy ce qui la déstabilisa un peu..

-Granger, acheva t'elle avec un sourire tout en s'asseyant

-Granger ? Je ne t'avais pas reconnu ! s'exclama Daphné au grand dam de Drago. Je suis…

Le visage de Granger se crispa légèrement. Drago le savait parce qu'il avait eu tout l'occasion de l'observer durant certains cours à Poudlard. On lui avait toujours appris qu'il valait mieux connaître ses ennemis. Elle était amie avec son ennemi numéro 1, il se devait de la connaître. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait réussi à la mettre hors d'elle plus d'une fois.

-Daphné Greengrass. Oui je me souviens de toi, répondit elle d'un ton neutre. Si j'ai bien compris ton fils… Ashton a été surpris pour la (elle jeta un coup d'oeil au dossier)..4è fois entrain de transplaner sans permis. Exact ?

-Tu sais quoi Granger ? Ça ne m'étonne pas du tout que tu sois au département de la justice magique et qu'il soit devenu..

-Oui c'est ça, l'interrompit Drago en regardant Granger. Je ne comprends pas pourquoi nous avons été convoqué pour une telle chose à vrai dire. Pour une petite amende comme celle là. Tu pourrais nous éclairer sur ce point je présume.

Hermione plongea son regard noisette dans celui de Drago et il comprit qu'être ici avec Daphné Greengrass la mettait mal à l'aise. Il connaissait ce regard. Il se demanda ce que Daphné avait pu lui faire subir à Poudlard. Et il se souvint que Pansy et elle étaient très amies. Elles n'avaient pas dû être tendre avec Granger durant leur scolarité.

-Parce que le département peut fermer les yeux une fois, deux fois mais pas quatre, répondit-elle froidement. J'ai cru voir que les fois précédentes, il n'avait eu aucun problème parce que l'agent qui s'est occupé de lui a été trop conciliant et…

-J'imagine que tu ne seras pas aussi conciliante ?
Sa question resta en suspens et Daphné, l'air pincé qui caractérisait si bien les membres de la famille Greengrass, se tourna vers Drago, voyant que sa proposition de soudoiement ne serait pas possible.

-Tu vois ce que je te disais Drago tout à l'heure. J'avais raison. Les gens de leur monde ne comprennent pas les gens de notre monde. Nous sommes fondamentalement différents.

-Sauf preuve du contraire, nous vivons dans le même monde, mais je t'en prie Daphné, explicite un peu plus tes dires, rétorqua froidement Hermione en fronçant des sourcils et en se rejetant légèrement sur le dossier de sa chaise.

-Je vais reformuler pour toi. De combien ton service a besoin pour que mon fils n'ait aucun souci ? Daphné avait parlé comme si elle lui faisait une concession en lui répétant. Elle détachait les mots. Comme si elle avait en face d'elle une attardée mentale. C'était à peu près à ce niveau qu'elle plaçait les nés-moldus. Drago savait qu'il devait intervenir mais au moment où il s'apprêtait à le faire, son idiote de belle-sœur ouvrit la bouche

-Tu es mariée avec un Weasley d'après ce que j'ai entendu dire. Ils ont beau être de sang-pur mais ils ne sont pas réputés pour leur richesse. Alors de quoi as-tu besoin pour que mon fils échappe à une punition comme n'importe quel prolétaire ? C'est assez clair pour…

-Donc si j'entends bien tu essayes de me.. corrompre ?

-Ça suffit ! s'exclama Drago d'une voix sifflante.

Granger s'était complètement rejetée sur son siège et ses yeux noisettes brillaient d'une lueur étrange. Elle avait croisé ses mains devant elle. Daphné était loin d'être stupide d'ordinaire, mais face à une Granger elle n'avait aucune chance. Drago savait parfaitement où son ancienne camarade voulait en venir. Il aurait lui-même pu mettre au point cette stratégie. Pousser le camp adverse à faire une erreur de lui-même ? Il ne pouvait s'empêcher de trouver ce plan… brillant.

De la part d'une ancienne Gryffondor qui ne voulait au grand jamais se salir les mains, il trouvait ce plan assez machiavélique. En d'autres circonstances, il aurait pu féliciter l'auteur de cette stratégie et sa mise en œuvre. Seulement, il se trouvait qu'il était dans le camp adverse et qu'en face de lui se trouvait Granger. Un flash lui revint devant les yeux. C'était quand il était en deuxième année dans l'allée des Embrumes et que son père l'avait rabroué parce que Granger avait été meilleure que lui à Poudlard. Depuis lors, il avait fait en sorte d'être meilleur qu'elle, ils se disputaient sans arrêt la place au sommet. Ils étaient arrivés ex-aequo lors des Aspics d'ailleurs, finalement aucun n'était meilleur que l'autre, ils étaient de force égale.

Cependant il ne pouvait pas la laisser gagner cette fois-ci. Il n'aimait pas forcément se mêler des affaires des autres mais il ne pouvait pas laisser la soeur de sa femme se faire laminer par une née-moldue. L'honneur entier de la famille Greengrass serait entaché et il savait qu'on finirait par lui reprocher son absence d'intervention. Pourquoi cette idiote de Daphné avait sauté dans ce piège grossier aussi ? Comment avait-elle pu croire deux secondes qu'elle pourrait soudoyer Madame-j'ai-une-carrière-exemplaire-et-je-suis-la-meilleure-amie-du-ministre-qui-refuse-toute-corruption ? Il ne lui restait qu'une seule chose à faire.

-Daphné, rentre chez toi. Il semblerait que tes hormones t'ait fait perdre tout sens commun. Je vais m'occuper de cette affaire, lui dit-il d'une voix sourde d'où vibrait une pointe de colère.

-Mais…

Il fusilla sa belle-soeur du regard et cette dernière cessa toute tentative de résistance. Drago ne permettrait pas qu'elle réduise en miette tout ce à quoi il avait travaillé pendant des années tout simplement parce qu'elle était incapable de tenir sa langue. C'était intolérable. Daphné se raidit totalement. Elle se leva avec une grande dignité et se retira sans demander son reste et sans un regard vers Hermione Granger. Elle venait de se faire remettre à sa place, il allait en entendre parler pendant longtemps mais il avait une autre bataille à gagner. Lui qui s'était levé en même temps que la soeur de sa femme, se rassit et fit face à Granger. Étrangement, il trouvait plus dur de se retrouver face à elle, que face au ministre de la magie, qui pourtant était beaucoup plus important. Il se tut pendant quelques instants, chacun jaugeant jusqu'où l'autre serait prêt à aller. Il finit par se jeter à l'eau.

-Je peux savoir à quoi tu joues au juste ? Tu la pousses à te corrompre pour pouvoir accrocher sur ton mur d'honneur nos têtes, c'est ça ? Tu veux booster ta carrière ?

-Je te demande pardon ? s'exclama-t-elle en élevant la voix, abasourdie. Tu es entrain de sous-entendre que je suis partiale ?

Elle avait froncé les sourcils et s'était redressée.

-Tu fais erreur.

Il eut un petit rire suffisant avant de reprendre avec un rictus sarcastique sur le coin de la bouche.

-Ce n'est pas un sous-entendu. C'est exactement ce que je suis entrain de te dire. Tu es incapable de faire ton métier correctement, le ministre en sera averti, je peux te l'assurer Granger. Je ne laisserais pas passer ça..

-Tu es vraiment…

-Méprisable ? Les insultes venant de ta bouche ne m'atteignent plus depuis des décennies Granger. Cela étant je te propose un deal. J'obtiens ce que je veux et toi tu conserves un semblant d'intégrité pour ta carrière.

Il croisa les jambes et attendit sa réponse la tête légèrement penchée.

-Je refuse, répondit-elle furieuse.

-Très bien. Je retourne de ce pas dans le bureau du Ministre. Oui tu as bien entendu Granger, je retourne. Je l'ai quitté i peine 10 minutes, il sera ravi d'entendre ce que j'ai à dire.

-Malefoy on a plus 15 ans depuis longtemps, si tu crois que ce genre de chantage me fera changer d'avis tu fais erreur. Que vas-tu dire au Ministre de la Magie ? Que j'ai refusé un bakchich pour faire disparaître un dossier ? Vas-y Malefoy, vas te ridiculiser que je trouve de quoi rire pendant la prochaine décennie.

-On se connait depuis 25 ans et tu ne m'as toujours pas cerné Granger. C'est.. navrant.

Il avait pris un ton semblable à celui de Rogue et il se força à ne pas sourire à l'évocation de son ancien directeur de maison.

-Toi qui te… targue d'avoir un esprit brillant, poursuivit-il avant qu'elle ne puisse parler, tu n'es pas capable d'analyser les gens qui sont en face de toi. Beaucoup dirait que c'est parce que tu es une femme mais moi je crois que c'est simplement parce que tu es stupide. Je dirais au ministre la vérité à savoir que tu laisses ton inimitié pour Daphné Greengrass influencer ton jugement, l'accusa-t-il sans ménagement. Tu serais capable de faire des crasses à un gamin pour te venger de sa mère. Voilà ce que je dirais.. que je vais dire au ministre. Sur ce,

Il se leva et se dirigea vers la porte lentement. Il savait qu'elle allait le retenir. Trois, deux…

-Attends. Tu serais capable de colporter des mensonges pour te faire bien voir ? Je croyais que tu avais changé un minimum durant ces dernières décennies mais je faisais erreur. Je t'ai parfaitement cerné Malefoy au contraire. Tu ne vaux pas mieux que tes parents ou que le reste de ta famille.

Il allait tourner la poignée de la porte quand il entendit ça. Il tenait tellement fort la poignée que ses jointures de main devinrent blafardes et que l'on voyait ses veines ressortir.

-Tu ne connais pas ma famille, et tu ne sais rien sur eux.

-Vraiment ? Je ne connais pas ta famille ?

Il entendit une chaise se racler et des pas venir derrière lui.

-Je dois vraiment te rafraîchir la mémoire sur ce que m'a fait ta tante adorée ? Ou tu t'en souviens suffisamment ?

C'était trop pour lui, il se retourna. Ils étaient à moins d'un mètre l'un de l'autre. Les yeux de Granger brillaient de rage. Mais il savait que les siens aussi. Il mourrait d'envie de prendre sa baguette et de la pulvérier sur place, avec son air arrogant et fier. Mais il ne pouvait pas, quelque chose l'en empêchait.

-Tu as peut-être raison, peut-être que je n'ai pas changé mais toi par contre tu as changé Granger. Avant tu étais reconnue pour ta compassion et ta propension au pardon. Tu es devenue partiale Granger. Tu me reproches encore et encore les erreurs de mon passé, pire encore, les erreurs de Bellatrix Lestrange. Je ne suis pas elle, et je n'ai jamais aspiré à être comme elle. J'ai été soulagé quand ta belle-mère l'a tuée. Soulagé. Et après tu oses dire que ce n'est pas personnel ?

Il avait vu son visage se décomposer quand elle lui avait dit qu'elle avait changé et pas en mieux.

-Ce n'était pas personnel Drago, jusqu'à ce que tu sous-entendes que ça l'était. Je voulais simplement parler du problème de Ashton de la Croix avec ses parents et tu t'en es mêlé.

Elle essayait de maîtriser sa voix difficilement. Elle ne voulait pas laisser paraître son trouble mais Drago n'avait même pas relevé ce brusque changement de ton. Son esprit était tourné vers autre chose. Elle avait utilisé son prénom. Il pouvait compter sur le bout des doigts le nombre de fois qu'elle l'avait fait. Pourquoi maintenant ? Il était troublé mais cela renforça sa détermination.

-Ma belle-soeur m'a mêlé à cette affaire parce que j'ai plus d'influence sur son fils qu'elle n'en a. Je voulais qu'on trouve une solution en adulte, mais de toute évidence, tu raisonnes toujours comme une adolescente.

Il allait partir, il se sentait suffoquer dans cet espace. Il ne pouvait pas rester. Il était oppressé. Mais elle le retint par le bras. Il aurait voulu être ailleurs et surtout, il voulait qu'elle le lâche.

-Fais ton devoir alors. Ta belle-soeur t'a mandaté ? Ou plutôt devrais-je dire, tu as mis ta belle-soeur hors jeu ? Soit. Mais ne fais que ton devoir et si j'entends encore une seule insulte, tu ne sortiras pas entier de ce bureau.

-Et si moi j'entends encore une phrase déplacée, tu n'auras plus de carrière. C'est un bon deal. Tu vois quand tu veux faire un effort…

Il retourna s'assoir et croisa sa jambe droite sur la gauche. Son père avait horreur qu'il fasse cela. Croiser les jambes. Il trouvait que ce geste faisait efféminé. Au début, il le faisait pour agacer Lucius, puis c'était presque devenu un tic depuis qu'il était devenu un homme fait. Il se retourna vers Granger et l'observa tandis qu'elle revenait à sa place. Il ne l'avait jamais vu aussi féminine. Elle portait une robe qui lui arrivait mi-cuisse et qui soulignait son bronzage de l'été. Elle portait une chaîne en or sur laquelle pendait Ankh. Il avait vu une fois l'une des rares photos encore existantes des sœurs Black lors de leur jeunesse et sa tante Andromeda portait une croix en tout point similaire à celle-ci. C'était déconcertant.

-Dis donc Malefoy, quand tu auras fini de me reluquer on pourra peut-être commencer ?

-Moi te reluquer ? Comme si je trouvais bandante une…

Il allait dire Sang-de-Bourbe mais il se retint à temps.

-bureaucrate comme toi.

Une petite voix dans sa tête lui fit remarquer qu'il avait déjà regardé sa poitrine et qu'il l'avait trouvé pas mal du tout. Il la fit taire tout simplement. Granger leva son sourcil. Il remarqua enfin qu'elle avait rouvert le dossier de Ashton. Ce petit était une véritable calamité. Sûrement parce qu'il avait atterri à Gryffondor.

-Bref, parlons d'Ashton. Son amende est de combien ? 30 Gallions ?

Il sortit sa petite bourse, la soupesa et l'ouvrit. Il jeta un rapide coup d'oeil à son contenu et la jeta sur la table juste à côté de sa main.

-Ce n'est pas tant l'amende le problème que…

-Il y a un peu plus, l'interrompit-il, tu n'auras qu'à garder le reste pour t'offrir un cerveau…lent en forme de Strangulot.. pour ta fille je veux dire, bafouilla-t-il.

-En fait tu es tout bonnement incapable de rester deux minutes en face de moi sans m'insulter.

-Tu me lances des perches, il faut dire, ricana t'il avant de se reprendre. Bref, tu disais que le problème était.. ? la questionna-t-il en relevant le menton.

Elle avait les yeux plissés et essayait de comprendre pourquoi il passait du coq à l'âne ainsi.

-Son comportement. Il peut être un danger non seulement pour lui-même mais aussi pour les autres. Imagine si il apparait en plein milieu d'un quartier moldu !

Drago ouvrit grand les yeux et un rire moqueur jaillit de sa gorge.

-Mon neveu dans un quartier… moldu ? s'étrangla-t-il de rire. C'est ça oui, tout à fait. Et après il ira manger à la soupe populaire avec les Wea..

Il se reprit juste à temps mais ses yeux eux étaient toujours moqueur.

-Je ferais en sorte que mon idiot de neveu cesse son expérimentation de la vie d'adulte, mais je ne sais pas si ce sera possible. Du moins sur le transplanage. C'est un Gryffondor après tout, ajouta-t-il avec un petit sourire dédaigneux. Tu es bien placée pour savoir qu'ils sont tous bornés, et incapable de se plier à une quelconque règle. Bon l'affaire est bouclée. Tu vois que quand tu veux, tu peux faire les choses rapidement sans ennuyer les gens avec ta voix suraigüe.

Il se leva et eut une vie imprenable sur le décolleté de Granger. Sa maternité lui avait au moins apporté ça, une paire de seins non négligeable. Il avait le souvenir d'une fille presque plate à Poudlard, un peu garçon manqué avec sa touffe de cheveux incontrôlable. Alors que là, avec ses cheveux attachés dans un chignon un peu fou, son rouge à lèvres et son décolleté avantageux… Elle était presque potable… pour une Sang de Bourbe lui souffla la voix à l'intérieur de son crâne.

-Tu es un grand malade Malefoy. Peut-être devrais-tu songer à aller consulter un médicomage. Mais sache que si je reprends ton neveu à transplaner de manière illégale, je lui pourrirais la vie, pas parce que c'est ton neveu. Mais parce que comme toi, c'est un danger pour la société.

-Oh ! C'est qu'elle sort ses griffes en plus. Je vois qui porte la culotte dans ton couple, tu es une castratrice et je suis mort de trouille Gran gran gran… Granger.

Il ne pensait pas qu'il arriverait à lui faire perdre son sang froid en mimant un homme apeuré. Il se trompait, elle tapa des poings et se leva pour lui faire face. Il eut l'impression que ses yeux noisettes s'étaient assombris et que si ils avaient pu tuer, il serait mort.

-Je peux savoir pour qui tu te prends espèce de connard ? Tu crois que je vais te laisser insulter ma famille et moi sans réagir ?

Drago rapprocha sensiblement la main de sa baguette magique. Il ne comptait pas se prendre un sort en pleine figure sans avoir eu le temps de bouger. Elle contourna son bureau et lui commença à reculer d'un pas.

-C'est dans ton tempérament Granger. Tu es incapable de te défendre quand il n'y a pas Potterrine d'hippogriffe ou Weasdifforme près de toi. Regarde, la dernière fois que tu as été capable de lever la main sur moi, ce n'était pas pour te défendre toi mais pour défendre ce gros balourd de Hagrid, ajouta t'il d'un ton féroce. Et c'était y'a plus de …
Elle se déplaça rapidement et le gifla de manière retentissante avant qu'il ne termine. Elle allait le gifler de la main droite mais il lui attrapa le bras avant l'impact et lui tordit en arrière, ce qui eut pour effet de la rapprocher de lui. Elle était plus petite que lui. À chaque inspiration, il inspirait une grande bouffée de son parfum entêtant. Il bloqua son autre main. Elle ne pouvait plus atteindre sa baguette.

-Je n'ai plus 13 ans Granger. Tu crois vraiment que je t'aurais laissé me frapper une seconde fois ou saisir ta baguette ?

-Lâche moi…

-Je suis un homme maintenant.

-Lâche moi immédiatement ou je hurle.

Il accentua la pression et s'approcha de son oreille.

-Je pourrais te faire n'importe quoi, ici et maintenant et personne ne viendrait à ton secours, tu sais pourquoi ? Parce que j'ai pris le soin de jeter un sort d'imperméabilité sur la pièce. Hurle autant que tu veux, personne ne viendra et comme sans baguette tu es inoffensive..
-Lâche moi immédiatement espèce de taré.

Il la regarda droit dans les yeux et y vit une colère incommensurable.

-Tu es impuissante, à ma merci mais tu sais quoi ? continua-t-il en regardant la forme de son front. Je vais te laisser.. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas Bellatrix Lestrange et que je ne prendrais aucun plaisir à te torturer ou à te faire du mal. J'ai changé. Je ne te veux pas de mal. Juste que tu ne te mettes pas en travers de mon chemin. C'est pas trop demandé que je sache.

Il la lâcha et recula le plus possible d'elle comme si son contact l'avait brûlé.

-Nous nous sommes assez vu pour la prochaine décennie Granger. Je ne te souhaite pas une bonne journée et j'espère ne pas te revoir de si tôt.

Il transplana avant qu'elle ne dise quoi que ce soit. Il se retrouva dans le hall du ministère de la magie. Il marchait sans réfléchir, il n'arrivait plus à réfléchir de manière coordonnée et rationnelle. Il devait s'éloigner au plus vite. Il se sentait pris au piège. Plus il mettrait de distance entre Hermione Granger et lui, mieux ils se porteraient tous les deux. Il s'arrêta devant la fontaine et y versa l'intégralité de sa bourse avec l'espoir secret que son vœu se réaliserait. Qu'Hermione Granger ne lui en veuille pas trop pour cet échange enflammé de propos qui lui avait donné plus de plaisir que n'importe quoi d'autres depuis la fin de leurs études. Il se sentait revigoré par cette activité dont il estimait qu'il était passé maître incontesté… mettre Hermione Granger hors d'elle.

Hey ! J'espère que ce chapitre était à votre convenance et n'hésitez pas à lâcher des reviews même gigantesques ! J'ai plein d'autres chapitres en réserve mais je vous fais languir exprès ^^