Bonjour à tous ! Livraison express du nouveau chapitre ! J'ai prit un peu plus de temps pour le publier parce qu'au dernier moment j'ai réalisé qu'il était beaucoup BEAUCOUP trop long. Je l'ai donc amputé de trois bonnes pages uh uh ! J'espère que cela vous plaît toujours. Les 5 prochains chapitres sont déjà rédigés et je les corrige et remanie doucement. N'hésitez à me dire si vous trouvez ça trop long/court etc...
Merci beaucoup et bonne journée !
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Chapitre 3
Le sommeil d'Harry, lui ,fut plus mouvementé cette nuit là. En effet il fut réveillé en sursaut. Lorsqu'il ouvrit les yeux, Astrielle se tenait debout, droite comme i à côté de son lit les yeux fixés dans le vide. Il tenta de l'appeler doucement en lui demandant ce qu'elle faisait là mais elle resta stoïque comme si elle ne l'entendait pas. Il tendit la main pour la secouer, au contact de leurs peaux il sentit un frisson le parcourir. Astrielle tourna la tête d'un coup et chuchota de sa voix grave « Harry Potter ». Elle répétait son nom comme un litanie en exagérant plus au moins certaines syllabes aléatoirement « Ca n'a pas de sens » ajouta t elle en baissant les yeux sur lui. Avant qu'il ait pu réagir, elle grimpa sur le lit et d'une force qu'il n'imaginait pas elle bloqua ses bras au dessus de sa tête d'une seule main. Accroupie sur lui comme une gargouille elle continua à psalmodier : « Harry Potter /Il ne doit pas en avoir/ Un bébé/ Ca n'a aucun de sens / Est ce qu'il en a un ?/Je dois savoir/Comment il l'a fait ». La voix de la jeune fille se déformait au fur et à mesure ne devenant presque plus qu'un chuchotis sifflant. De sa main libre elle se mit à gratter la couverture la tête baissée, ses cheveux cachaient partiellement son visage elle scrutait son torse, elle finit par réussir et Harry se retrouva découvert jusqu'à la taille. Elle libéra ses mains et releva le t-shirt du garçon. Il tenta de l'en empêcher et de se relever en s'appuyant sur ses coudes mais elle le repoussait avec cette force incroyable et une rapidité hallucinante. D'un geste fugace elle bloqua ses bras avec ses genoux. Harry n'osa plus bouger quand elle se mit à passer ses mains sur son ventre. Les mains collée elle passait au crible chaque parcelles de son ventre comme un aveugle qui lit le braille, ses paupière s'agitant à tout allure comme ceux d'une folle. C'est à ce moment que Ron écarta les rideaux et se retrouva face à ce spectacle étonnant. « Qu'est ce que quoi » s'exclama t il. A la demande d'Harry il partit chercher de l'aide. D'abord, George, puis il fallait prévenir Hermione et voir si on appelait Dumbledore. Pendant ce temps désarmé ne sachant quoi faire Harry essaya de lui parler pour la ramener à la raison.
"- Qu'est ce que tu cherches Astrielle. Dis moi je peux sûrement t'aider.
- Est ce que Harry Potter en a un ? Il ne doit pas en avoir !
Elle se stoppa net quand elle rencontra le nombril du jeune homme. Elle enfonça un peu son doigt dedans, le griffant de son ongle.
- Ca n'a pas de sens, soupira t elle avec une tristesse palpable dans la voix. Il en a un. Ca n'a pas de sens...Le bébé. Le bébé. Ca n'a pas de sens
- Quel bébé ? Mon nombril ? C'est ça que tu cherches ?
Il put enfin libérer ses mains et la saisit par les poignets, la force herculéenne de la jeune fille avait disparue aussi vite qu'elle était arrivée et il lui semblait maintenant tenir deux bouts d'une poupée de chiffon dans ses mains. Elle hocha la tête comme une enfant que l'on réprimande le visage empreint d'un grand désespoir. Quand elle leva les yeux vers lui il fut surprit de voir qu'ils n'étaient plus les mêmes. Là où d'habitude il rencontrait les iris immenses et profonds ne se trouvait qu'un trait fin et brillant. Le peu de lumière qui s'y reflétait lui donnait un air encore plus inquiétant. « Pourquoi tu cherchais mon nombril Astrielle » demanda Harry. La jeune fille haussa les épaules avec tristesse, et souleva la chemise de nuit blanche qu'elle portait par dessus son visage. Harry fut déconcerté par ce geste, il lui fallut quelques secondes avant de comprendre. Le ventre lisse d'Astrielle ne possédait pas de nombril, à son tour il passa la main comme pour s'assurer ce qu'il voyait. Aucune trace de cette cicatrice n'était présente sur le corps d' Astrielle. Avec ses pouces il formait des cercles là où aurait du se trouver le nombril de la jeune fille, comme si il avait pu le sentir surgir d'un coup
Pendant ce temps, Ron avait réussit à réveiller George. « Ta copine est devenue folle » déclara t il en ouvrant le lit à baldaquin « encore » ajouta t il plus pour lui même qu'autre chose. Fred se réveilla aussi au son de la voix de son cadet. Tous les trois se rendirent dans la chambre d'Harry pour y trouver une scène des plus cocasse. Astrielle, assise sur Harry, chemise de nuit relevée découvrant son torse complètement et ce dernier lui tripotant le ventre avec un air médusé. George se précipita sur la jeune fille pour la rhabiller, avec gêne. Il jeta un regard à Harry qui se sentit soudainement bien piteux.
"- Je... elle.
- Wahou Potter, siffla Fred en se moquant, une vraie rock star. Les filles viennent te flasher dans ton lit carérment.
- Non, non c'est pas ça, se défendit l'accusé.
- Ca doit être du somnambulisme, coupa George avec mauvaise humeur.
Il avait réussi à remettre la jeune fille dans une tenue décente et entreprenait l'enlever de sur son ami. Il la saisit par la taille et fit passer une de ses mains sous ses genoux, Astrielle se laissa complètement tomber dans ses bras. Elle semblait si chétive, une poupée de chifon, sa tête bascula en arrière ses yeux perçants toujours ouverts fixaient à nouveau le vide. George la fit légèrement bouger pour l'aider à trouver une meilleure position. Dès qu'il l'avait saisit, elle s'était calmée et seule sa respiration saccadée prouvait qu'elle était en vie.
- Elle n'a pas de nombril, déclara Harry en s'extrayant du lit.
- Je sais, marmonna George qui avait du mal à garder son équilibre.
- On l'avait remarqué quand on l'a surprise dans la salle de bain, ajouta Fred en essayant d'aider son frère.
- C'est bizarre ça quand même ? Non, commenta Ron. Vous avez vu ses yeux. Ils sont flippants... Harry tu as remarqué qu'elle parlait Fourchelang ?
- Comment ça ?
- Quand j'ai ouvert le rideau c'est parce que je pensais que tu faisais un cauchemar et que tu te remettais à parler fourchelang dans ton sommeil. Elle avait exactement la même voix que toi. J'ai été surpris de la trouver dans ton lit, entre autre, à cause de ça. On aurait vraiment dit TA voix Harry.
- Je … je ne m'en suis pas rendu compte.
- Tu n'as pas entendu qu'elle parlait le fourchelang, s'étonna Fred.
- Non, non ni même que sa voix était modifiée. Pour moi elle parlait normalement...enfin normalement. Elle délirait mais elle avait sa voix habituelle.
- Bon, coupa George, je commence à avoir du mal là les gars. Elle glisse sans arrêt. Aidez moi à la descendre dans la salle commune."
Le corps inerte d'Astrielle s'échappait des bras du pauvre George qui tentait toutes les trentes secondes de rattraper un membre fuyant, un cou qui se tord, un pied attiré par la gravité, une main égarée. Fred pour sauver au secours de son frère attrapa les pieds de la jeune fille les positionnant de chaque côté de ses flancs tandis que son jumeau la tenait fermement par la taille. Harry réajusta la chemise de nuit qu'elle portait pour éviter qu'elle ne se dévoile un peu trop (à nouveau) et prit la tête en éclaireur. Ron fermait la marche en les éclairant de sa baguette encore engourdi par le sommeil . « Vous imaginez si on croise quelqu'un ce qu'ils vont penser. Quatre mecs qui se trimbale avec une fille inconsciente hors des dortoirs des garçons ? ». D'une seule voix les gryffondors le sommèrent de la fermer.
Il déposèrent avec délicatesse la jeune fille sur un canapé, et réfléchirent au meilleur moyen de prévenir Hermione. « On a qu'à demander aux chats avança Ron qui somnolait déjà presque à nouveau dans un fauteuil.
- Quels chats, demanda Harry.
- De quoi tu parles, renchérirent les jumeaux.
Pour toutes réponses Ron, le visage écrasé sur son poing les yeux à demi clos, fit tournoyer son index au dessus de sa tête. En parcourant la salle du regard ils réalisèrent alors qu'elle était remplie de félins. Jusque sur les moulures du plafond il y avait des chats. Des chats noir, tigrés, blancs, tachetés, des chats à ne plus savoir qu'en faire. Pattenrond arriva, dédaigneux comme à son habitude. « Va chercher Hermione toi » ordonna Harry en lui indiquant l'entrée des filles. Le gros matou émit un miaulement rauque et triste, qui fut reprit en canon par les autres. En tout une cinquantaine de chats (sûrement tout ceux présents au château) se mirent à miauler à leurs tour. Un à un, certains que les garçons n'avaient même pas remarqué sortant de l'ombre , ils se glissèrent dans l'escalier. « Sont vraiment bizarre ces chats » commenta Ron provoquant des roulements des yeux à ses compagnons.
Hermione surgit quelques secondes plus tard. Elle portait la même chemise de nuit blanche qu'Astrielle, ses cheveux paraissant encore plus fous qu'à leurs habitude, armée de sa baguette et une multitude de chats sur les talons. «
- Quoi, quoi, qu'est ce qu'il se passe » répondait elle d'une voix alarmée qui évoquait encore le sommeil.
- C'est Astrielle, commença Harry en lui pointant le corps sans vie. Elle a sûrement fait une crise de somnambulisme. Elle ne bouge plus depuis tout à l'heure.
Il lui détailla ce qu'il venait de se passer dans leurs chambres. Hermione qui au fur et à mesure du récit reprenait son esprit pratique, fronça les sourcils à l'évocation du fourchelang et de l'absence de nombril. Elle demanda aux garçons de se retourner pour qu'elle vérifie. « Boarf, dit Fred avec désinvolture, on a déjà tout vu alors...
- Pas moi, s'insurgea Ron. »
Alternativement George frappa du poing les épaules de ses deux frères, et le regard furieux d'Hermione finit de les convaincre. Elle souleva ensuite la chemise de son amie pour y trouver en effet, un ventre lisse vierge de la cicatrice de naissance. Elle pointa sa baguette et marmonna quelques formules pour vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un sort de dissimulation quelconques avant de donner l'autorisation aux autres de se retourner. Elle formula ensuite un Wingardium Leviosa et Astrielle se mit à flotter dans les airs. Ses extrémité pendaient dans le vide et ses yeux restaient perdu dans le néant. Les garçons réalisèrent à ce moment que ça aurait, en effet, fut plus simple de la faire léviter jusqu'à la salle commune (voire jusqu'au dortoir- mais la possibilité qu'elle entre dans les murs rendait la chose compliqué) que de la porter comme un vulgaire sac à patate. « Demain quand elle se réveillera, on ira voir Dumbledore » déclara la préfète en montant les escaliers précédée du corps inerte et suivit d'une dizaine de chat, qu'elle chassa une fois arrivée dans sa chambre
« Astrid Rivendell » lu Astrielle à haute voix le nom et le répéta encore et encore. Voilà, c'était sa nouvelle identité, crée par Dumbledore. Elle se tourna vers lui et Rogue.
- Bonjour, je suis Astrid Rivendell. Assistante du Professeur Rogue, maître des potions. J'ai dix-sept ans, je viens d'une petite ville du York, déclara t elle avec enthousiasme en tendant une main vers lui qu'il ignora d'un haussement de sourcil.
- Très bien, à partir de maintenant, répondit Dumbledore avec un sourire, tu ne te feras plus appeler que par ce nom là.
- Oui." elle hocha la tête.
Elle dévisagea sa nouvelle carte d'identité, la photo d'elle lui renvoyait son sourire en secouant ses cheveux dans tous les sens. Elle l'observa un moment réalisant que c'était la première photo faite d'elle depuis aussi longtemps qu'elle puisse se souvenir. Elle se tourna vers Dumbledore, une pensée terrifiante la traversant soudainement. "Est ce que ce nom a déjà appartenu à quelqu'un ? Je veux dire est ce que c'est le nom d'une personne qui est... qui serait ?
- Morte, termina Rogue en levant le sourcil. Non, le personnage est crée de toute pièce.
- J'ai crée Astrid Rivendell, expliqua Dumbledore. Si d'aventure quelqu'un fouillerait ton passé il trouverait toute les informations que l'on trouve chez une élève normale. Ton parcours, des bulletins remontant à l'enfance. Pour tes parents, nous avons préféré de ne mettre personne en danger, et Astrid à vécu dans un foyer pour jeunes sorciers . Ce n'est pas réjouissant je te l'accorde. Mais cela evitera de mettre plus de personne en danger en les tenant au courant de ta présence ici. Tiens, il lui tendit une baguette magique en acajou. Elle est fausse et ne contient rien. C'est une réplique qui sert de modèle d'exposition chez Ollivander. Tu n'as toujours pas le droit d'utiliser ta magie Astrielle.
- Mais ça n'a pas de sens Albus, chouina la jeune fille en se laissant tomber sur sa chaise l'air renfrogné.
- Astrielle, reprit il un peu plus autoritaire, la magie est comme une empreinte propre à chacun, elle laisse des traces quand on l'utilise. Ta magie, tu le sais, est différente de celle des autres. Tu peux lancer des sorts puissants sans utiliser de baguette. Ce n'est pas anodin, et si tu l'utilises tu risquerais de te faire démasquer rapidement.
- Même des tous petits sorts de rien du tout ?
- Même des tout petits sorts de rien du tout.
Astrielle souffla de frustration. Elle pensait qu'elle pourrait au moins s'amuser un peu comme les autres.
Il avait fallu l'aide de pas moins d'une dizaine de personnes du ministère pour créer le personnage Astrid Rivendell. Avec l'arrivée de Dolores Ombrage, les moyens et les outils du directeur s'était vu diminués puisque dès le premier soir elle avait évoquer l'idée de recenser tout les élèves, leurs notes, noms, origines etc... Contre son gré il avait alors usé de son influence et de beaucoup (beaucoup) de sort d'oubli pour réussir ce tour de passe-passe. La couverture était parfaite en tout point. De sang-pur (par précaution) les parents d'Astrid Rivendell étaient décédés dans un accident quand elle avait 10 ans, et depuis elle était sous la tutelle de l'état, Pupille des écoles comme il y en avait tant depuis la fin de la grande guerre contre Voldemort.
Dumbledore se souvint du moment où il avait crée ce statut. Trop de ses élèves étaient arrivé après cette guerre, orphelins sans un sous et surtout sans repères. Les directeurs et les ministères des autres pays touchés s'étaient réunit afin de se mettre d'accord sur une démarche à suivre pour les aider. L'idée des Pupilles fut crée et avec l'aide des professeurs et d'une ribambelle de volontaires il avait pu créer les Pupilles. Les élèves ayant cette position se retrouvaient à l'école avec une bourse complète couvrant les dépenses obligatoires ainsi qu'une somme allouée pour les divers loisirs sous forme d'argent de poche. Dès leurs quatrième année ils pouvaient demander en priorité un poste d'assistanat rémunéré auprès d'un professeur. Des volontaires servaient de familles d'accueil durant les congés scolaires les accueillants sous leurs toits et les aidant à gérer leur argent. Au fur et à mesure du temps, le protocole des Pupilles s'était étendu dans tout le monde sorcier. Le Directeur de l'école, se félicitait chaque année de voir que la liste des élèves prétendant à cette aide raccourcissait.
En raison de ses lacunes scolaires, elle ne pouvait pas prétendre être une élève lambda de l'école, Dumbledore fit donc un nouveau tour afin de l'intégrer à Poudlard sous le régime des étudiants étrangers. Astrid avait étudié à l'école de magie privée Eslimagus.
Eslimagus était une école privée située sur l'île de Guernsey au large du Royaume Uni et de la France. Tous les élèves du monde y étaient acceptés, sauf qu'à l'inverse de Poudlard, l'inscription y était payante et non systématique. Il fallait montrer un talent quelconque dans l'une de leur discipline, leur but étant de créer des sorciers d'élite, talentueux, travailleur et justes. Le rythme de cours y était beaucoup plus intense et les attentes plus élevées. Beaucoup de grands dirigeants, Medicomage renommé et certaines des meilleurs sportifs du monde sorcier étaient issus de cette école distinguée. Eslimagus avait également été durant la guerre un point de retranchement stratégique pour les ennemis de Voldemort, située sur une île et protégée par de multiples sorts l'école était une forteresse imprenable. Elle n'avait aucunement l'intention d'être élitiste et fermée comme pouvait l'être d'autres écoles privées, elle bénéficiait au contraire d'un programme de bourses complète en plus de celle accordée aux Pupilles pour les jeunes gens les plus talentueux qui se présentait à l'inscription.
" Et ça va être quoi mon talent " demanda Astrielle en parcourant la brochure de l'école. Dessus on pouvait voir la typique bande d'élève présentant la mixité souriant et riant à pleines dents et dans le fond on apercevait le magnifique et gigantesque château blanc qui surplombait la falaise. Le fanion representait une couronne entouré des quatre éléments fondamentaux.
- Je pense avoir entendu que tu étais très douée sur un balai, avança Dumbledore. Cependant, si tel avait été ton talent tu aurais du être assignée à Mrs Bibine. Dans ton dossier, il sortit d'un tiroir un dossier à la couverture noire en cuire sur lesquelles brillaient en couleur Or le nom d'Astrid Rivendell au dessus du logo du prestigieux insitut. Astrielle eut du mal à réaliser qu'il s'agissait d'elle même. Il est noté que tu as de grandes aptitudes en Potions. Ce qui te permettra de rester près du Professeur Rogue qui t'assure une protection complémentaire.
- Mais, je ne connais que les rudiments des potions, expliqua Astrielle, Hermione a commencé à m'expliquer mais je ne sais pas grand chose ...
- Miss Granger, coupa Rogue, est une élève particulièrement douée et connaissant son caractère elle sera plus que ravie de vous enseigner cette matière... de plus, ajouta t il dans un soupir, vous apprendrez en restant à mes côtés et en assistant à mes cours chaque jours. Des premiers années jusqu'aux dernières vous m'aiderez et participerez à mes enseignements.
- Génial, grommela Astrielle en s'enfonçant en plus dans sa chaise.
Elle se saisit de « son » dossier et le lu rapidement. La vie d'Astrid paraissait douce à côté de la sienne. « Mr & Mrs Weasley : Famille d'Accueil » suivait les noms de Mr. & Mrs. Tueor. Il s'agissait en réalité d'un couple inventé de toute pièce. Si on cherchait qui ils étaient on se retrouveraient face à une maison vide indiquant que le couple profitait de leur retraites quelques part dans les Caraïbes. Et pour ce qui est de leurs physique, les visages changeaient au gré de celui qui les regardait. Astrielle voyait un couple âgés, un homme à la calvitie avancée au sourire bienveillant et une femme bien portante aux pommettes saillantes dont les cheveux bouclaient retombés sur ses yeux. Astrid Rivendell née le 14 Novembre. « Hé ! C'est bientôt mon anniversaire ». Le directeur lui fournit un emploi du temps, un reglement de l'école, un uniforme et lui rappela de ne pas utiliser la magie. Elle referma le dossier, voulant l'étudier avec plus de sérieux dans sa chambre. Elle demanda la permission de se retirer. Dumbledore l'autorisa à quitter son bureau non sans lui rappeler, encore, de rester discrète et surtout de bien étudier sa nouvelle identité au cas où elle serait interrogée par Ombrage.
Ses affaires avaient été transférées dans une aile spéciale pour les assistants au cinquième étage pas très loin de Salle de Bain des Préfets. Le mot de passe était « Mal du Pays ». Astrielle trouva ça ironique. Il y avait autant de chambres que de matière dans l'école. Ces appartements se constituaient d'une multitude de petites chambres possédant des salles de bains privatives. Donnant toutes vues sur une partie du Lac, à l'intérieur il n'y avait que la place pour un lit à baldaquin, un bureau du type secrétaire et une grande armoire qui barrait toute un mur à côté de la porte d'entrée. Quand Astrielle entra, elle eut le souffle coupée par la vue que lui offrait l'immense fenêtre face à elle. Elle jeta sa baguette, son nouvel uniforme et son dossier pour contempler le paysage et invita ses amis à la rejoindre dans l'après midi.
Assise sur le lit elle tentait de se plonger dans la vie d'Astrid, mais les événements de la nuit dernière la hantait encore. Tout le long de la matinée, lors de son entretien avec Albus et Rogue elle avait prit soin de ne regarder ni l'un ni l'autre dans les yeux de peur qu'ils ne puissent lire dans son esprit ce qui c'était passé.
Astrielle s'était réveillée fraîche comme un gardon, reposée d'une nuit qu'elle avait cru sans rêves ni cauchemars. Quand elle tomba sur Hermione la mine grise et les yeux ornés de cernes elle l'interrogea. Tout en enfilant ses vêtements, la jeune fille lui raconta point par point ce qui s'était déroulé dans le dortoir avec les garçons. Astrielle eut l'impression qu'on lui avait déversé un sceau d'eau glacée sur les épaules. Mortifiée, honteuse elle enfouit son visage entre ses mains et se roula sur le lit d'Hermione. Elle ne savait pas ce qui la gênait le plus, son petit numéro de folle obsessionnelle ou sa petite exhibition de cinglée. Elle savait déjà qu'elle devrait se morfondre en excuse auprès des garçons. Hermione l'air soucieuse se mit à la questionner sur son nombril, ou plutôt l'absence de nombril qui la caractérisait. Astrielle haussa les épaules, releva sa chemise pour caresser son ventre et avança qu'elle ne savait même pas qu'elle était différente des autres. Jamais, au grand jamais elle n'avait penser aux nombrils de sa vie.
Elle dut se faire violence et preuve de beaucoup beaucoup de courage pour affronter ses amis au petit déjeuner. En arrivant devant la porte de la Grande Salle elle prit de longues et lentes respirations pour se donner du courage. Hermione la saisit par la main et la rassura « Ca va aller Astrielle, allez vient »
Immédiatement elle se confondit en excuse, qu'ils acceptèrent volontiers. Voyant à quel point elle était gênée, Fred abandonna même l'idée qu'il avait au début de la torturer un peu pour rigoler tant elle semblait en plein de détresse (mais se moqua tout de même un tout petit peu, faut pas exagérer).
- J'ai rendez vous chez Dumbledore dans une demi heure. Vous croyez que je dois lui en parler ?
- Bien sûr, s'exclama Hermione.
- Tu crois ?
- Astrielle, intervint Harry. Il vaut mieux que tu lui en parles, quoi qu'il arrive.
- Et si il m'empêche de rester à Poudlard à cause de ça ?
- Comment ça, interrogea Hermione. Pourquoi tu devrais quitter les lieux ?
- Je crée du grabuge. Et il m'avait bien prévenue de rester sagement à ma place et ne pas faire de vagues.
- Mais Astrielle, tu n'es pas responsable... tu ne peux pas contrôler … ton somnambulisme... Il ne va pas t'expulser pour ça !
- Tu es sûre ? Harry qu'en penses-tu ?
- Je crois que tu devrais en parler avec lui.
- Non, elle marqua un temps sourcils froncés. Je préfère attendre.
- Attendre quoi, demanda Ron.
- De voir si ça arrive à nouveau. Je ne préfère pas jouer ma liberté... Vous comprenez.
- Pas vraiment, commença Hermione, tu sais si …
- Moi si. Harry lui avait coupé la parole, il avait comprit en voyant la peur dans les yeux d'Astrielle qu'elle était réellement terrifiée. Si ça recommence tu promets de directement aller le voir ?
- Oui. Promis, juré !
- Je pense que tu ne devrais pas lui cacher, termina Hermione en quittant la table.
- Je suis désolé Hermione, s'excusa Astrielle...
Elle détestait faire des cachotteries à Albus. C'était un de ses amis les plus proches, ce qui s'apparentait pour elle à une famille. Mais elle avait si peur de se retrouver coincée au Square Grimmaurd ou ailleurs...
On frappa à la porte ce qui la sortit de sa rêverie. C'était Harry, il contempla la chambre : « Quelle chance conclut il quand il eut fait le tour, et cette vue. Ca va les assistants sont bien installés.
- En échange, je dois passer tout mon temps avec Severus Rogue
Il s'accorda sur le fait que c'était un lourd prix à payer. Il la questionna ensuite sur son rendez vous. Astrielle lui avoua qu'elle avait choisit de ne rien dire, bien qu'Hermione qui l'avait rattrapé juste avant l'avait supplié d'en parler avec Dumbledore. Harry hocha la tête compréhensif. Il voulait profiter de ce temps en tête à tête pour questionner Astrielle, et aller dans son sens l'aiderai.
- Astrid Rivendell. Mon nom maintenant est Astrid. Ca me fait bizarre. Astriiiiiiid. Riveeeeendeeeeeell. Astriiid. Aaaaassssstttttrrrrriiiiiiiddd. Astrid, ASTRID. Ca sonne bizarre tu ne trouves pas ?
Je comprends ...,il marqua un temps en se demandant si lui aussi n'aurait pas pu jouir d'une identité toute neuve à son arrivée. Il s'amusa de la voir répéter sans cesse ce nom. Cela lui rappela son attitude la nuit dernière et pourquoi il était là avant les autres. Astrielle dis moi..
- Astrid, dit elle tout sourire en pliant ses nouveau vêtements.
- Oui pardon, sourit Harry, Astrid. Je peux te poser une question ?
- Bien sûr Harry Potter.
- Tu te souviens de quoi de ton enfance ?
Astrielle, ou Astrid, se retourna et le dévisagea de ses grands yeux perçants. Elle ne savait pas où Harry voulait en venir mais elle savait que sa confiance en lui était totale. Elle prit une grande inspiration et se lança :
- Quasiment rien à vrai dire... J'ai quelques "flashs" parfois, mais je ne fais pas la différence entre des vrais souvenirs qui sont arrivés et des rêve que j'ai pu avoir. Tu sais , Harry, les Détraqueurs n'enlèvent pas que ton énergie. A long terme c'est pire que la dépression. Leurs présences provoquent une sorte de démence. Certains prisonniers hurlent toute la nuit des choses insensée. D'autres frappent sur les murs ou se mettent à dessiner sur les murs avec du sang de rat ou leurs excréments... C'est assez horrible. Je me souviens d'une femme, dans le même couloir que moi, elle passait son temps à rire comme une hystérique. Jour et nuit elle riait et chantait à la gloire de Tu-Sais-Qui. Elle me terrifiait. Il faut arriver à s'accrocher à quelque chose pour ne pas perdre définitivement l'esprit. Sirius avait de la chance, il avait un but, ta protection et surtout des tas de souvenirs et d'espoirs auxquels se raccrocher. Pour moi, pour moi..."Elle se mit à bafouiller en cherchant ses mot "J'étais trop jeune quand je suis arrivée, mon cerveau a du tout bloquer là dedans, une sorte de reflexe de protection... je ne sais pas ... Je me souviens très bien du jour où ils m'ont marquée" Tout en caressant son matricule elle détacha son regard d'Harry pour le plonger quelque part dans la verdure du parc."Sirius m'a aidé à garder les pieds sur terre. Dès qu'il sentait que je partais un peu trop dans les ténèbres et que je me mettais à douter il me ramenait. Il me racontait des histoires, des comptines, des fables. Surtout il me demandait de me rappeler et de dire à haute voix des faits exacts. Mon nom, là où j'étais, qui il était etc... Des choses que je pouvais toucher. Peu à peu les souvenirs sont devenus de plus en plus flous à distinguer des rêves et des cauchemars. Je me souviens, elle inspira avec difficulté sa gorge se nouant. Je me souviens d'une odeur de jasmin et de chocolat chaud. Je crois qu'il y avait d'autres enfants. Je suis presque sûre que c'était à la campagne. Un oreiller en plume, troué qui sentait bon le savon. Je ne sais pas Harry Potter... ce ne sont que des suspicions... Je ne sais plus.
Astrielle sentit les larmes lui monter aux yeux et sa gorge se serrerencore plus. Harry tendit la main vers elle et la serra doucement avec compassion. Plus il la connaissait, plus il sentait pouvoir lui faire confiance. Ginny avait raison. Astrielle est une victime. Pourtant quelque chose clochait chez elle. Il se remémora sa discussion avec Sirius. L'arme que cherche Voldemort. Et si c'était elle après tout ? Dans ce cas là, il préferait l'avoir près de lui pour pouvoir l'utiliser contre son ennemi. Mais en voyant ses deux grands yeux embués de larmes il se jura de l'aider et comme son parrain le faisait, de ne jamais la laisser tomber. Astrielle sourit tristement à son ami. Elle sursauta quand elle entendit à nouveau que l'on tapait à la porte. Hermione et Ron entrèrent à leur tour, la réunion des préfets était terminé. Ron siffla d'admiration en voyant la chambre. Ginny et son amie Luna entrèrent peu de temps après. Astrielle se présenta sous le nom d'Astrid en adressant un regard entendu aux autres. Harry regretta d'avoir été interrompu et ne pas pouvoir pousser son investigation il se promit de continuer à tenter d'élucider le mystère qui l'entourait. En quelques secondes la jeune fille avait balayé les larmes qui flottait dans ses immenses yeux et arborait déjà son habituel sourire enfantin.
Quand elle se retrouva enfin seule, Astrielle s'amusa à défiler avec son uniforme, elle portait avec fierté ses vêtement marqués de l'écusson de Poudlard. Elle caressait sans cesse le petit bout de tissu où figurait les symboles des quatre maisons. Elle se réjouissait de pouvoir déambuler dans les couloirs incognito avec les autres. Bien sûr elle devait cacher les stigmates de son passé en étant couverte des chevilles jusqu'aux bras, mais la joie prenait le dessus. Quand elle rencontra son reflet, Astrielle sentit son cœur faire un tour sur lui même, Ginny avait noué ses cheveux en un tresse sur le côté et elle se mit à penser qu'elle était peut être jolie. C'était comme si la joie qui l'envahissait l'étranglait de plaisir. Elle pouvait aisément passer pour une véritable élève. Une fille normale. Elle se sentait appartenir à un groupe. Comme si la solitude avait été englouti loin, loin d'elle. Elle pouvait à tout moment juste en traversant le couloir tomber sur une nouvelle personne. Elle tournoya, faisant voler sa petite jupe grise sans quitter son image dans le miroir et souriant d'une oreille à l'autre.
L'heure du repas arrivait à grand pas, et Astrielle était excitée comme une puce à l'idée de se fondre dans la masse à nouveau. Quand elle arriva dans la Grande Salle elle prit place à côté de George et déposa un furtif baiser sur sa joue. Le jeune homme fut surpris de cette marque d'affection inattendue.
Gourmande elle se jeta sur les petits pains encore chauds qui venaient d'apparaître face à son assiette. La bouche pleine, entre deux bouchées, elle raconta pour une troisième fois ce qu'avait dit Albus Dumbledore. Elle chuchotait craignant de se faire surprendre par une oreille curieuse, pourtant sans le réaliser elle avait lancé un sort leur permettant de n'être entendu que par ceux qu'elle souhaitait mettre dans la confidence mais ils ne pouvaient pas non plus entendre les autres. Ron s'en rendit compte quand Seamus lui fit de grands gestes en agitant les mains près de ses oreilles. A nouveau sans le savoir elle leva le sort et le brouhaha des écoliers l'assomma.
Sa main glissée dans celle de George sous la table, ils entamèrent des sujets moins confidentiels
- Je vais devoir t'appeler Astrid maintenant alors,demanda alors le jeune homme en se penchant vers elle.
- On dirait bien.
Ils échangèrent un sourire complice. « Décidemment, pensa Astrielle en le regardant. J'aime beaucoup ce sourire là ». Elle ressentait envers George une attirance principalement basé outre sur le physique sur celle qu'il avait semblé éprouver dès le premier jour quand il l'avait rencontré. Elle aimait la manière qu'il avait de la voir. Personne ne semblait la goûter des yeux comme lui. Ses yeux étaient comme une bouche qui l'effleurer à chaque regard, et quand il la touchait elle pouvait sentir la chaleur qu'il voulait lui communiquer.
Négligemment elle abandonna sa main pour la laisser reposer sur la cuisse du jeune homme, il l'entoura de son bras maladroitement toujours plus étonné de la sollicitude soudaine qu'elle démontrait. Il prit ça pour une officialisation de ce qu'elle ressentait. Pourtant elle ne réfléchissait jamais à ces gestes là. Elle était juste restée enivrée quelques part entre l'euphorie et l'ébullition que provoquait sa nouvelle vie. Comme si son cerveau était près à exploser de trop de félicité. Il fallut tout de même attendre pour qu'il ose enfin donner à Astrielle son tout premier baiser.
Au fait, pour les yeux d'Astrielle, ils sont inspirés complètement du travail de Margaret Keane !
Love sur vous, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez !
