Salut les Oncers ! Désolée du temps pour éditer mais voilà (enfin) la suite de cette histoire ! Enjoy !
Le lendemain, Killian se réveilla de bonne heure et d'une humeur plutôt joyeuse à l'idée de la présence de son père à ses cotés après de si longues semaines en mer au service du roi. Il sourit et s'étira longuement en baillant avant de sauter prestement de son lit. Il se dirigea ensuite vers le petit baquet d'eau qui reposait sur un petit tabouret de l'autre côté de la chambre et se lava avant d'aller chercher de quoi se vêtir dans sa penderie. Il chercha pendant longtemps et de manière nerveuse une tenue sans tâche ou qui n'avait pas eu besoin d'être recousue maintes fois par Polly (il avait toujours été assez turbulent et négligent avec ses vêtements). Il y avait bien sa tenue d'escrime en cuir qu'il aimait beaucoup (très résistante d'ailleurs) mais il savait que son père n'apprécierait pas de voir son fils vêtu de la sorte. Après quelques minutes il réussi à dénicher une chemise blanche en bon état et assez simple qu'il agrémenta d'un veston bleu foncé ainsi que d'un pantalon sombre et des chaussures de ville derrières ses paires de bottes qui avaient par miracle échappé à la ruine (pour la simple raison qu'il les détestaient et ne les avaient jamais portée). Il se tourna ensuite vers le miroir qui se trouvait près de sa penderie et s'observa d'un œil critique.
Celui ci lui renvoya l'image d'un jeune garçon aux cheveux noirs corbeaux en bataille qui le fixait d'un air peu assuré avec de grands yeux bleus profonds, la tenue semblait correcte même s'il lissa quelques faux plis par ci par là avant de peigner ses cheveux sur le côté. Il se tint ensuite le dos droit et joignit ses mains dans son dos en relevant le menton dans une posture arrogante et leva un sourcil. Il ressemblait incontestablement à son père hormis pour ses yeux, et en était quelque peu fier mais également mal à l'aise. Il n'avait pas l'impression d'être lui même, il se sentait comme déguisé à être tiré à quatre épingles. Il soupira profondément avant de secouer la tête, et d'ébouriffer ses cheveux cassant l'image trop parfaite que lui renvoyait le miroir. Se sentant un peu mieux il descendit ensuite dans les cuisines où deux jeunes servantes s'affairaient déjà au petit déjeuner. D'un œil expert il aperçut quelques appétissantes pâtisseries qui reposaient sur la table près des jeunes femmes. Sachant qu'il n'avait pas le droit de manger avant que la table soit dressée il se para alors de son plus beau sourire et s'avança de manière assurée. Son père étant souvent partit, il vivait pour la plupart du temps en compagnie des servantes (hormis son précepteur et maître d'escrime) et avait vite remarqué qu'elles semblaient sensible à son charme et avait appris à s'en servir pour obtenir ce qu'il souhaite.
- Bonjour Sara, dit il en souriant à la plus ronde avant de se tourner vers la rousse. Abigaïl...!
Il avait toujours bien traité les personnes employées par son père, les appelants par leur prénoms et leur donnant même parfois un coup de mains pour certaines tâches. Les jeunes femmes s'arrêtèrent un instant pour le saluer joyeusement avant de reprendre la préparation du repas, ne se doutant de rien. Killian continua de s'avancer innocemment.
- Si je peux me permettre, d'où vient cette bonne odeur ? demanda t-il en levant un sourcil curieux.
Il savait avec pertinence qu'elles avaient préparé une tarte aux pommes, le plat préféré de son père, mais il voulait les amadouer pour qu'elles lui cèdent un des pains aux raisins qui se trouvaient non loin, objet de toutes ses convoitises. Sara surprit son regard affamé et lui jeta un œil attendrit.
- Nous avons fait une tarte aux pommes pour fêter le retour de Monsieur ! dit elle avec un petit sourire.
- Avez vous vu mon père ? demanda t-il.
- Il reçoit le lieutenant Tenat en ce moment même dans son bureau, intervint Abigaïl.
Killian trouvait cela bizarre qu'il fasse venir Tenat si tôt et ressentit une pointe de jalousie car le lieutenant passait beaucoup plus de temps que lui avec son père. Néanmoins, ne perdant pas son objectif de vue il fît la moue.
- Tenat ?! répéta t-il d'un air contrarié. C'est un moulin à paroles, il en a pour des heures...
Il regarda de nouveau d'un air affamé les pains aux raisins avec un petit soupir à fendre le cœur. Abigaïl se mordit la lèvre, bataillant intérieurement entre lui en donner un et courir le risque de subir les foudres de la gouvernante à cheval sur les bonnes manières et devoir supporter l'air triste du jeune garçon. Heureusement, Sara lui épargna ce choix. Elle prit l'un des pains aux raisins et le fît glisser jusqu'à lui. Killian leur fît un sourire de Cheshire et tendit la main pour s'en emparer.
- KILLIAN ERIC ROBERTS ! s'écria une voix venant de l'entrée des cuisines et qu'il ne connaissait que trop bien. Sara et Abigaïl grimacèrent légèrement tandis que Killian se figea, touchant son rêve du bout des doigts. Il pesta intérieurement, il avait été si près du but...Il se retourna lentement, dégainant son sourire.
- Polly ! s'exclama t-il. Tu es ravissante aujourd'hui...tenta t-il.
La vieille femme le coupa d'un geste de la main.
- Gardez votre salive Killian, j'ai changé vos couches; votre charme n'a aucun effet sur moi, dit elle avec une grimace moqueuse.
Killian fît une mine boudeuse,La vieille gouvernante se tourna alors vers les jeunes cuisinières.
- Je rappelle que vous n'avez pas le droit de lui donner à manger en dehors des repas, rappela t-elle sèchement.
Elle se tourna ensuite vers le jeune garçon.
- Vous, suivez moi. Et que je ne vous retrouve plus dans les cuisines !
Killian sortit donc des cuisines, Polly derrière lui. Ils se dirigèrent vers le salon, où il savait qu'il aurait droit à sa punition habituelle et infantile. Polly savait qu'il connaissait par cœur les bonnes manières et qu'il choisissait sciemment de ne pas les appliquer. Le bourrage de crâne ne marchant pas (et comme elle n'était pas une adepte des châtiments corporels) elle le punissait en l'infantilisant, chose qu'elle savait qu'il avait en horreur. Arrivés dans le salon, elle s'assit sur son vieux fauteuil et attrapa un livre qui reposait sur la table basse tandis que Killian pris sa place habituelle en traînant des pieds c'est à dire au coin, face au mur. Il allait y passer la prochaine heure, sans bouger ce qui était une vraie punition pour cet adolescent hyperactif. Il soupira ce qui fît sourire Polly. Puis, le silence se faisant, ils entendirent des vois fortes émanées du bureau de son père non loin. C'était étrange, on aurait dit comme une dispute, mais son père et Tenat avaient toujours été proches. Jamais il n'aurait cru les entendre se disputer un jour. Le jeune garçon bougea de sa place pour essayer d'entendre mieux, ça avait l'air assez grave, son père ne criait presque jamais.
- J'imagine que cela a à voir avec ce qui s'est passé hier soir...murmura Polly pour elle même.
Killian l'entendit toutefois et lui jeta un coup d'œil intrigué. La vieille femme voyant qu'elle avait gaffé décida de continuer tout de même.
- Des soldats du roi sont venus alors que vous dormiez, expliqua t-elle.
Killian se retourna vers elle, surpris.
- Des soldats royaux ? répéta t-il.
C'était très inhabituel que des soldats du rois viennent jusqu'à Salort, ils ne se déplaçaient jamais que pour des occasions spéciales, bonnes ou mauvaises.
- Pourquoi, il a des problèmes ? demanda t-il aussitôt.
Polly leva les mains en l'air en signe d'apaisement. Elle s'en voulait un peu de lui avoir dit après coup, mais elle estimait qu'il avait le droit de savoir.
- Je n'ai pas pour habitude d'écouter aux portes. J'ignore pourquoi ils étaient là, répondit sa gouvernante. Ils sont repartis tard dans la nuit et votre père avait l'air soucieux. Mais c'est un grand homme votre père, et un homme de bien. Ne craignez rien à ce sujet. Quoiqu'il se passe, il vous en parlera quand il sera prêt...Evitez d'aborder le sujet néanmoins, je ne pense pas qu'il serait content d'apprendre que je vous l'ai dit...ajouta t-elle vivement.
Killian acquiesça rapidement, mais un mauvais pressentiment lui serrait la poitrine.
Son père se trouvait dans son bureau, avachi sur l'un des fauteuils une bouteille de cognac à la main, la mine douloureuse. Son lieutenant et ami Tenat debout, face à la fenêtre alors qu'il relisait le papier qui portait le sceau du roi.
- Je suis un homme finit, répéta le capitaine Roberts en reprenant une gorgée à même le goulot.
Son ami se tourna vers lui, les sourcils froncés.
- Ne dis pas ça, rien n'est encore joué, dit il d'une voix peu convaincue.
Le capitaine se releva en titubant et lui arracha la lettre des mains en la brandissant.
- Ma vie est fichue ! Je fais l'objet d'une enquête pour haute trahison ! Haute trahison, répéta t-il avec colère en jetant sa bouteille qui s'écrase contre le mur en face de lui, faisant des débris de verre et une tâche sur le tapis.
Tenat l'empoigna fermement et le rassit de force.
- Calme toi Eric, tu ne voudrais pas que toute la maisonnée te crois devenu fou !
- Fou serait un sort moins cruel que le déshonneur, répliqua t-il amèrement. S'ils arrivent à prouver leurs soupçons je serais renvoyé de la Marine Royale, déchu de mon titre et de mes terres, je serais pendu comme un vulgaire criminel et mon nom sera traîné dans la boue...Mon fils portera le poids d'être le fils d'un traître...
Il froissa la missive et la jeta loin de lui, comme si elle la brûlait.
- Tout cela pour avoir apporté mon soutien à la mauvaise personne... Ce Duc m'a roulé...se lamentait il. Il m'a tout mis sur le dos, il n'assume aucune part de ses responsabilités dans cette histoire. Il a profité de mon absence pour me faire porter toute la responsabilité avec les Ogres...
- Tu pourrais leur dire...tu pourrais leur dire qu'il ment, que c'était lui le responsable ! conseilla Tenat.
Eric ricana sombrement.
- C'est un ami d'enfance du roi, sa parole bat la mienne. Mon seul espoir est de partir avant qu'ils ne trouvent suffisamment de preuve contre moi...
Tenat lui jeta un œil soucieux.
- Partir ? Où ?
- N'importe où, peu importe, dit il agacé. Mais je ne vais pas rester ici à attendre qu'ils me cueillent !
Il se mit à faire les cent pas.
- Et ton fils ? Et Killian ?
Il s'arrêta net et lui jeta un regard scandalisé.
- Je l'emmène avec moi évidemment ! dit il les sourcils froncés. Pour qui me prends tu ? Je n'abandonnerais jamais mon fils, on va partir tout les deux, très loin et il n'en saura jamais rien...Jamais.
Voilà ! Donc dans ce chapitre j'explique pourquoi Killian est aussi à l'aise avec les femmes, il avait l'habitude depuis l'enfance de les côtoyer (même s'il y a une autre raison que vous apprendrez plus tard)... Vous voyez aussi quel genre d'enfant il était, turbulent, du mal avec les règlements (futur pirate) avec un goût prononcé pour les tenues de cuir (plus résistantes) son mal être à l'idée de ne pas correspondre à l'image que son père à de lui..
Pour Eric, vous aurez reconnu les mots Duc et Ogres...En effet, il est responsable de la guerre des Ogres !
Donc le responsable de l'appel de Rumple vers le front et de tout ce qui suit dans la série ! Sans la guerre des ogres, rumple n'aurait pas rencontré la voyante, ne se serait pas cassé le genoux, ne serait pas devenu lâche. milah ne l'aurait pas detesté pour ça et n'aurait pas rencontré Killian. Baelfire ne serait jamais appelé à la guerre et Rumple ne serait pas le dark one, il n'y aurait jamais eut de malédiction pour retrouver Bae et la série n'existerait pas...
PFFOU ça en fait un de ces effets boule de neiges ! Vous en saurez plus, au fil de l'histoire à ce sujet...Mais vraiment, quand on connaît l'avenir on voit de l'ironie partout !
Prochain chapitre, Eric emmène Killian sur un bateau pour partir découvrir le monde...(même si on sait tous que les choses tourneront mal à un moment donné...)
