2ème étage

Bien que cet étage ne contenait aucun réveil, le propriétaire de cette chambre pleine de jouets se réveillait tous les matins à la même heure. À croire qu'il avait un réveil intégré dans le cerveau au plus grand malheur des autres habitants de l'étage. C'est ainsi que, comme chaque matin, une fusée brune avec des tâches de rousseur jaillit de son lit pour se diriger vers la seconde chambre à la vitesse de la lumière. Il referma le battant de la porte derrière lui et avança lentement dans la pièce sombre aux volets clots avec pour seuls mobiliers deux armoires, une coiffeuse et son tabouret ainsi qu'un lit double occupé. Le gamin grimpa sur ce dernier et se faufila dans les couvertures, s'imposant entre les corps des deux occupants, sans prêter la moindre attention aux grognements de mécontentement.

- Chopper... Grogna l'une des deux silhouettes en se redressant sur ses coudes. Je t'ai déjà dit d'arrêter de faire ça.

Le jeune homme qui venait de prendre la parole avait des cheveux noirs crépus qui lui arrivaient aux épaules, une peau mat, de beaux yeux noirs ainsi que des muscles saillants. Malgré son visage fatigué et sa voix ensommeillée, on le sentait clairement agacé par le prénommé Chopper. Ce dernier se tourna dans sa direction et fit une moue désolée.

- Mais je me sentais seul... Geignit-il.

Le plus vieux soupira longuement mais avant qu'il ne puisse rétorquer, la seconde silhouette remua et deux bras jaillirent autour de l'enfant pour le serrer contre un corps chaud de façon protectrice. Deux grands yeux noirs et profonds s'ouvrirent dans l'obscurité et fixèrent le jeune homme avec insistance.

- Ussop chéri. Mumrura une douce voix féminine. Il n'et encore qu'un enfant.

- Un enfant de 12 ans tout de même. Soupira Ussop. Et puis c'est sûr que si tu intervient à chaque fois que j'essaye d'être sévère, ça...

Un doigt fin le stoppa dans sa plainte en se posant sur ses lèvres avec douceur avant de lui caresse la joue tendrement.

- Profite. Reprit la jeune femme en souriant. Dans quelques années tu raleras parce qu'il n'acceptera plus aucune marque d'affection, comme tous les ados.

Le brun ner répondit pas et attrapa la main de sa femme pour déposer un baiser sur la paume. Vaincu, il se rallongea confortablement pour se rendormir tout en jouant avec les cheveux étrangement roses de sa bien-aimée.