Les parfaits Serpentards


Chroniques de la première année : partie 3

Rogue s'installa dans le fauteuil qui lui était attribué dans le bureau directorial en compagnie des trois autres directeurs de Maisons et du Directeur, une fois le repas achevé et les élèves renvoyés dans leurs salles communes respectives.

Minerva semblait littéralement fumer dans son fauteuil et elle paraissait prête à réduire en charpie la première personne qui aurait la malencontreuse idée de lui adresser la parole. « Dites moi exactement, » gronda-t-elle à travers ses lèvres pincées, « ce que font ces, ces, ces personnes à Poudlard ! J'ai composé avec les enfants, avec une réticence justifiée, mais ceci dépasse les bornes ! »

« Allons, allons, Minerva. » tempéra gentiment Albus.

Rogue grimaça il savait que c'était exactement la chose à ne pas lui dire.

« Albus, » déclara Minerva, sa voix devenue polaire. « Quand j'ai appris que le Survivant venait étudier ici, j'ai été ravie et excitée à cette perspective, ne serait-ce que pour voir le fils de James et Lily. Cet enfant n'est pas leur fils il est le Garçon-qui-a-Survécu pour devenir un cauchemar ambulant ! Si vous n'expliquez pas clairement ce qui se trame, alors je n'aurai d'autre choix que de vous présenter ma démission, effective dès l'instant. »

Albus en resta coi de stupeur et ne put que la regarder avec des yeux exorbités derrière ses lunettes en demi-lune.

« Il y a certaines choses, Minerva, dont je n'ai pas la liberté de discuter. » commença délicatement Albus.

« Alors c'est terminé. » l'interrompit Minerva en se levant. « Je ne vais plus accepter vos demies-vérités quand elles mettent en danger les élèves. »

Albus parut proprement stupéfait, avant de prendre une profonde inspiration. « D'après une prophétie, la seule personne qui puisse vaincre Voldemort lorsqu'il sera de retour, et je suis intimement convaincu de son retour futur, est Harry James Potter. »

Minerva se rassit lentement sur son fauteuil. « Vous êtes convaincu de la véracité de cette prophétie en ce qui concerne Potter ? »

Il hocha la tête. « J'en suis totalement convaincu. Le choix reposait entre Harry et Neville Longdubat. Et le Seigneur des Ténèbres a choisi Harry quand il l'a marqué. »

Rogue eut une expression de mépris. « Si quelqu'un va devoir s'occuper d'un Seigneur des Ténèbres, je sais à qui je n'aimerais pas voir incomber cette tâche. »

« C'est la raison pour laquelle j'ai été contraint de faire autant de concessions. Parce que, comme vous vous en êtes sûrement rendus compte, le fait qu'un grand nombre de personnes mourrait et que l'Angleterre succomberait sans Harry signifie bien peu de choses aux yeux de Morticia et Gomez Addams. »

« Ils sont donc aussi démoniques que ça ? » s'enquit Pomona.

Albus poussa un profond soupir. « Démoniaques ? Par tous standards de mesure que vous pourriez être amenée à prendre, oui. J'ai découvert que Harry était sous leur tutelle seulement après la fin de l'année dernière. Alors j'ai fait autant de recherches sur eux que je le pouvais. Ils ne plaisantaient pas en affirmant qu'ils pouvaient retracer leur famille jusqu'à la période précédent la chute d'Atlantis. Ils sont tous deux les produits de ce qui ne peut qu'être décrit comme étant la plus grande mixité de sang connu. A l'époque ou les Sang-Purs ont commencé à pratiquer la consanguinité, leurs familles se sont aperçues que cela limitait fortement le pool génique.

« Pour cette raison, ils se sont lancés dans une campagne soutenue de métissage. Ils ont obtenu le sang de la plupart des créatures magiques douées de raison dans leur famille. Cela a conduit à certaines mutations surprenantes à travers les siècles, et de toutes nouvelles classifications d'espèces dans certains cas. La Chose par exemple – la main que vous avez vue – semble être parfaitement douée de raison et consciente de son environnement. Ils ont un cousin, qui est d'après ce que j'ai pu en voir, une boule de poils.

« Mais ils sont aussi les personnes les plus tolérantes que vous pourriez rencontrer. J'ai trouvé beaucoup d'exemples de créatures, que la plupart des personnes fuient et exècrent, qui sont accueillies à bras ouverts dans leur domaine. Gomez et Morticia sont tous deux très généreux avec leurs amis – et ils en ont beaucoup. » Albus poussa de nouveau un profond soupir. « J'ai dû les supplier pour avoir leur autorisation de faire venir étudier Harry ici. Ils étaient réellement contre cette idée, indiquant qu'ils étaient capables d'en apprendre bien plus à leurs enfants que nous le pouvions. »

« Comment Harry s'est-il retrouvé sous leur garde ? » interrogea Minerva. « Je pensais que vous l'aviez placé chez des parents ? »

« Je ne sais pas. » admit Dumbledore. « J'ai demandé à Arebella Figg de s'installer dans le voisinage, afin qu'elle puisse garder un œil sur lui, mais un jour il a tout simplement disparu. J'ai tenté pendant une année durant de le retrouver, mais j'ai dû abandonner. Les enchantements que j'avais mis en place m'ont révélé qu'il était vivant, et en bonne santé, mais même ceux-ci se sont désactivés, peu après. C'est lorsque la Plume de Désignation a inscrit les candidats de cette année il y a quelques mois que j'ai pu obtenir un nouvel indice. Je ne suis parvenu à trouver leur adresse que récemment et me suis rendu aux Etats-Unis par Portauloin pour leur parler. » Il leva les yeux vers ses directeurs de maison. « Comment sont leurs progrès académiques ? »

« Ils sont effroyablement brillants. » déclara Filius. « Ils dépriment mes Serdaigles. »

« Vos Serdaigles ont besoin de plus de trois heures de sommeil par nuit et ne sont pas les deux personnes les plus réservées que j'aie rencontrées de ma vie. » ajouta Rogue.

« Severus ? »

Rogue soupira, regrettant déjà d'avoir mis son grain de sel dans la conversation. « Ils ne dorment pas beaucoup, et passent la plupart de leurs nuits ensemble. Ils semblent avoir trouvé une façon de désactiver les protections de la Réserve de la Bibliothèque, et travaillent en utilisant certains des ouvrages s'y trouvant. »

« Pourquoi ne les en avez-vous pas empêchés ? » s'insurgea Minerva.

Il la regarda pendant un long moment. « Parce qu'il se trouve que j'aime respirer. » répondit-il de son ton sec qui lui était coutumier.

Minerva ne sembla pas savoir comment répondre à cela.

« Leur performance en classe est difficile à évaluer. » admit Flitwick. « Mercredi tout particulièrement, semble détester avoir à utiliser une baguette. »

« Et après avoir vu l'habilité de sa mère dans l'usage de la magie sans baguette, je ne suis pas surprise. » renchérit Pomona. « Ils m'apparaissent être magiques à un degré tel que c'en est incroyable, et je ne parle pas seulement de leurs habilités. Ils semblent utiliser la magie de la même façon qu'ils utilisent leur vue. »

« Théoriquement parlant, » ajouta Minerva d'une voix quelque peu contrainte, « ils sont bien loin devant leurs camarades. En ce qui concerne la pratique, je ne peux pas me prononcer. Ils ne semblent pas enclins à vraiment s'essayer à la maîtrise des sorts. »

« Severus ? » demanda Albus.

« En potions, ils font ce qu'ils doivent faire, mais rien de plus. Autant cela me mine de l'admettre, ils ne font cela que pour me ménager. J'ai vu certaines des choses qu'ils préparent de leur propre chef, et c'est au-delà du niveau de tous mes autres élève, y compris mes septième année. »

« Pomona ? »

« Ils ont une affinité avec certaines plantes. J'ai vu Harry caresser des choses que je n'effleurerais pas sans gants. Pour ce qui est de Mercredi, » elle marqua une pause, « eh bien, elle a été mordue la semaine dernière par un Geranium à Crocs, et vous savez à quel point c'est douloureux. Elle s'est juste contentée de le gratter sur la tête jusqu'à ce qu'il la relâche, et Harry a déposé un baiser sur sa main pour faire passer la douleur. » Elle s'interrompit encore. « Et la blessure a littéralement disparu après son baiser. »

Albus hocha lentement la tête. « Donc ils écoutent, assimilent la théorie mais ne démontrent pas en classe, tout particulièrement quand ils doivent utiliser leurs baguettes ? »

Les professeurs hochèrent la tête comme un seul sorcier.

« Mais leurs devoirs sont brillants. » soupira Minerva. « Le genre de chose qui me ravirait si je le recevais de mes septièmes années. Approfondis, concis, et explorant parfaitement les idées et les concepts impliqués. On peut voir qu'ils travaillent ensemble, parce que les idées et théories sont identiques, bien que leur style d'écriture diffère. «

« Et il ne sert à rien de les presser. » ajouta encore Rogue avant qu'il ne puisse s'en empêcher. « Ils répondront à certaines questions avant qu'ils ne décident qu'ils ont assez répondu et ils resteront silencieux. »

« Harry m'a dit qu'il serait juste de laisser quelqu'un d'autre répondre à mes questions. » dit Filius. « Je ne me suis jamais senti aussi embarrassé par un élève auparavant. »

Dumbledore regarda chacun des membres de son corps enseignant. « Quelqu'un d'entre vous a-t-il vu l'autre facette de la famille ? »

« L'autre facette ? » interrogea Minerva.

« Oubliez l'étrangeté, la magie, et tout le reste. Regardez-les en tant que famille. »

« Hmm, » songea Filius. « Ils sont proches, très proches. La distance que Harry et Mercredi semblent entretenir avec les autres ne semble pas s'appliquer avec leurs parents, ou leur oncle. Ils semblent tous les deux réagir positivement aux compliments, et le fait qu'ils aient fait un cadeau à leur père en dit long. »

Albus acquiesça.

« Du sang de Vélane ! » s'exclama soudainement Rogue.

« Severus ? » s'enquit Minerva.

« Je me demandais comment ils sont capables de capturer l'attention quand ils le désirent. Albus a dit qu'ils avaient croisé leur sang avec d'autres espèces. »

« Excellent, Severus. » félicita Albus. « Je pense que vous avez raison. Cela expliquerait certainement beaucoup de choses. C'est bien plus subtil que ce dont nous avons l'habitude. Je devrais être d'autant plus sur mes gardes à l'avenir. »

« Alors qu'allez-vous faire ? » demanda Minerva. « La plupart des autres enfants sont terrifiés par eux. »

« Non. » déclara Pomona. « Je parle beaucoup avec mes Poufsouffles, et nous avons eu une réunion de Maison à leur propos eh bien nous avons aussi discuté de Pugsley. »

« Et ? » pressa Severus, intéressé.

« Pugsley est très apprécié. Mes Pouf' le trouvent amusant. Ils savent que du moment qu'ils évitent certains sujets, il les fera rire et sera amical. Il n'est, par ailleurs, pas aussi effroyablement intelligent que les deux autres.

« Mais, » elle balaya la table du regard alors qu'elle poursuivait, « il est d'une loyauté indéfectible et digne de Poufsouffle elle-même envers Harry et Mercredi. Il n'acceptera aucune médisance à leur égard, et s'il entend quelqu'un parler d'eux de travers, vous apprenez alors très rapidement qu'il est bel et bien un Addams. Je pense sincèrement qu'il mourrait pour eux s'ils le lui demandaient.

« En ce qui concerne Harry et Mercredi. Ils ne sont pas appréciés. Mais ils ne sont pas détestés non plus. Mes Pouf' savent que s'ils les laissent tranquilles, ils n'auront jamais avoir affaire à eux, et ça leur suffit. »

« Mes Serdaigles disent de même. » continua Filius. « Seulement, ils essaient de garder une trace de certaines recherches menées par le duo. Certains d'entre eux ont demandé d'étudier avec eux, y compris certains de mes seniors. Il leur a été répondu qu'ils travaillent seuls, et ce fut tout. Mes Serdaigles étaient plutôt fiers de s'en être tirés sans recevoir de maléfices. »

« Minerva, les Gryffondor ? »

« Ils les détestent, comme un seul homme. Et je n'arrive pas à savoir qui de Harry ou Mercredi, ils haïssent le plus. Je pense qu'ils se sentent trahis par Harry, parce qu'il est supposé être un Gryffondor. Beaucoup d'entre eux sèment la rumeur qu'il sera le futur Seigneur des Ténèbres, et qu'elle sera son exécuteur. »

Rogue renifla.

« Une partie de cela, » continua Minerva en ignorant Rogue, « est due au fait qu'on ne leur a toujours pas joué de tours, et que Fred et Georges Weasley refusent catégoriquement de le faire. Ils trouvent cela frustrant. »

« Oh, comme c'est dommage. » déclara sarcastiquement Rogue. « Votre maison ne peut pas terroriser d'autres personnes, alors ils boudent. Peut-être devrai-je leur envoyer quelques pantins sur lesquels passer leur frustration. »

Minerva lança un regard torve à Rogue mais retint sa langue. « Il y a aussi le problème Hermione Granger. » poursuivit-elle. « Elle est la troisième meilleure élève de l'année, mais elle passe tout son temps avec eux. »

« Avec Pugsley. » corrigea Filius.

« En effet. J'ai peur pour sa sécurité dans la Salle Commune de Serpentard. Elle peut être un peu trop enthousiaste parfois. »

« Granger pourrait se poster au centre de la Salle Commune de Serpentard et crier 'Voldemort est un crétin', et personne ne la toucherait. Elle est sous la protection de Pugsley, et si quelqu'un ose le toucher, lui ou sa protégée, les deux autres sont impliqués. Et personne, mais alors personne dans ma maison ne désire se retrouver face à eux. » déclara Rogue avec une certaine mesure de fierté.

« Comment sont les Serpentards à leur propos ? »

« Absolument terrifiés. » admit Rogue d'un air badin. « Et pourtant, » il s'interrompit, « ils s'impliquent davantage dans leurs études, il y a moins de politiques, et eh bien, je pense que beaucoup d'entre eux sont en train de reconsidérer sérieusement le problème concernant la pureté du sang. Mercredi a adressé un long argumentaire sur les problèmes de la consanguinité il y a quelques mois et a tenté de persuader Harry qu'il serait 'plus gentil' de tuer tous les Sang-Purs pour mettre un terme à leur agonisante extinction. »

Pomona eut un demi-sourire.

« Bien sûr, il subsiste un certain nombre d'élèves dans ma maison dont le soutien envers la cause du Seigneur des Ténèbres reste inconditionnel, et ils ont essayé d'aider Drago à faire front, mais ils ne sont pas allés bien loin. » Il marqua une pause. « Cela peut paraître ridicule de ma part, mais je pense honnêtement que Harry les protège. »

« Excusez-moi ? » intervint Minerva interloquée.

« Lorsque quelqu'un menace Mercredi, Harry réagit. Sa réponse tend à être violente, elle tend à être brutale et disproportionnée. Mais cela ne s'avère jamais fatal, et ce n'est jamais rien qui ne puisse être réparé aisément. » Il s'interrompit à nouveau. « Que pensez-vous qu'il se passerait si Mercredi se chargeait des représailles ? Vous avez vu comment elle a défait le Troll. Une fille de onze ans a traité un Troll des Montagnes adulte comme s'il n'était qu'un Niffleur errant. »

Tout le monde demeura silencieux.

« C'est mon problème, Albus, cette fille est une meurtrière. » proclama Minerva.

« En effet. » acquiesça Rogue. « Mais elle obéit à Harry, si la situation est sérieuse. »

« Et Harry ? » s'enquit Minerva.

Rogue soupira. « Il n'est pas aussi psychotique. Il subsiste toujours en lui un peu, eh bien, un peu de ses parents. Mais si quelqu'un en venait à toucher Mercredi, Pugsley, et à présent probablement Hermione, je ne voudrais pour rien au monde me mettre en travers de sa route. Ils vont détruire Voldemort, ne serait-ce pour la seule raison que Voldemort ne sera pas en mesure de laisser Harry en paix. »

« Et s'il le faisait ? »

« Alors il ne nous restera plus qu'à trouver un petit coin où nous terrer une fois que le pays sera tombé parce qu'ils ne lèveront pas le petit doigt pour nous aider. Néanmoins, les choses étant ce qu'elles sont, j'ai un certain degré d'optimisme sur la question. »

« Pourquoi ? » interrogea Filius.

« Si le garçon était un Gryffondor, je serais inquiet de le voir se confronter au Seigneur des Ténèbres, mais en tant que Serpentard, tout particulièrement avec la manière dont il se comporte, je crois que le seul qui sera amené à regretter cette confrontation sera le Seigneur des Ténèbres. »

« Vous voyez donc mon problème ? » demanda Albus. « Nous cinq sommes les seules personnes à réellement croire au retour de Voldemort, et notre destin repose sur un garçon, et au lieu que le problème réside dans la capacité du garçon à effectuer la tâche, le problème réside dans le fait de le garder assez impliqué pour qu'il décide de s'occuper de Voldemort. » Il marqua une pause. « Et en même temps, je suis plus que conscient des problèmes que cela cause. Mais jusqu'à ce qu'ils fassent quelque chose que je pourrai prouver, et dont j'aurai une preuve irréfutable que je pourrai utiliser contre eux, il n'y a pas grand-chose que je puisse faire. Cela a constitué mon principal problème avec les partisans de Voldemort depuis le début. Jusqu'à ce qu'ils fassent quelque, il n'y a rien que je puisse faire. Je les observe, mais ils sont bien trop prudents. »

Minerva soupira. « Et les parents ? Ils ont blessé Malefoy tout de même. »

« Vraiment ? » argua succinctement Albus.

« Nous avons entendu ses os craquer » ajouta Minerva.

« Prouvez-moi que c'était une blessure. » défia Dumbledore.

« Je ne le peux pas, il a été guéri. »

« Alors de quelle blessure voulez-vous les rendre coupables ? Vous savez que Gomez est un avocat, n'est-ce pas ? »

Minerva soupira. « Donc vos mains sont liées. Nous avons davantage besoin de lui qu'il n'a besoin de nous, et si nous tentons quoique ce soit contre lui ou Mercredi, ils plieront simplement bagages ? »

« Exactement. Je suis plus que disposé à entendre tout suggestion que vous pourriez me proposer. »

Le silence fut sa seule réponse.


Severus se retrouva curieusement à redouter le petit déjeuner. La famille Addams s'était évanouie la veille, et personne n'avait la moindre idée d'où ils s'en étaient allés. Ils n'avaient même pas demandé l'autorisation pour faire quitter les enfants de l'école.

Il entra dans la Grande Salle et s'installa à sa place à la table des Professeurs, légèrement soulagé lorsqu'il se rendit compte qu'ils n'étaient pas là. Le soulagement fut de courte durée, car la famille entière ne tarda pas à entrer à son tour dans la Salle. Fétide racontait une blague à Pugsley, Mercredi et Harry. Les deux derniers semblaient vaguement amusés, tandis que Pugsley se contorsionnait à la mort de rire.

Ils s'assirent, comme une famille unie, calme et composée. Leur petit déjeuner apparut instantanément sous leurs yeux. Rogue n'avait aucune idée de ce qu'ils mangeaient, et il était certain de ne pas vouloir savoir.

Il laissa ses yeux vagabonder vers la table des Serpentards avant de s'arrêter sur Drago Malefoy. Il grogna dans sa barde. Le garçon avait un sourire satisfait sur son visage et jetait des coups d'œil à l'entour avec anticipation. Quelque chose allait manifestement se produire. Rogue joua avec la nourriture dans son assiette suspectant quelque peu qu'il n'allait pas désirer avoir quelque chose dans son estomac.

Ce fut vers la fin du repas que les portes de la Grande Salle s'ouvrirent pour laisser entrer Lucius Malefoy. Il s'arrêta à la hauteur des Addams, qui ne daignèrent pas lever les yeux.

« Lucius ? » s'enquit Albus; Rogue pouvait percevoir une légère nuance d'amusement dans le ton de sa voix.

« Puisque vous dirigez un moulin, » railla Lucius, « j'ai pensé avoir quelques mots avec vos autres invités. »

« Mais je vous en prie. » l'invita Albus.

Lucius se retourna vers la famille, qui continua de l'ignorer totalement. Au bout d'un moment, il finit par rugir, « Addams ! »

Ils l'ignorèrent tous, continuant leurs discussions à voix basse.

Lucius sembla hésiter sur la marche à suivre. Il n'avait aucune expérience lorsqu'il s'agissait de composer avec des personnes qui le traitaient comme s'il n'existait pas. Il y eut quelques gloussements, tout particulièrement provenant de la table des Gryffondor.

« J'exige que vous me prêtiez attention. » rugit-il, frappant sa cane sur la table à laquelle ils déjeunaient.

La chose, sauta, saisit la cane, l'arracha d'une secousse experte de la main de l'homme et la fit décrire un arc de cercle comme s'il s'agissait d'une batte de baseball, frappant ses genoux.

Cette fois-ci, il y eut des rires distincts de la part de tous les élèves.

Lucius gronda et dégaina sa baguette.

« Puis-je vous aider ? » s'enquit Gmoez en se retournant gaiement vers l'homme.

Lucius cligna des yeux.

« Un autre Sang-pur ? » demanda Gomez à Harry.

Harry hocha la tête.

« Je commence à croire que tu as raison, Mercredi. » déclara-t-il. « Il serait bien plus charitable de tous les tuer maintenant. Voyez-donc, celui-ci semble avoir temporairement perdu son habilité à parler. »

« On peut voir son apparentage avec son fils, n'est-ce pas ? » commenta froidement Mercredi. « On peut voir qu'il a plus de pouvoir que Drago, et qu'il a été dilué dans la génération subséquente. Il serait bon d'avoir sa mère aussi. Nous pourrions mener des expériences sur eux. »

« Splendide idée. » apprécia Gomez. « Vous, mon bon ami, allez chercher votre femme et revenez prestement pour expérimentation, voulez-vous. » ordonna-t-il à Lucius d'une voix affable.

« Comment osez-vous. » fuma Lucius.

« Comment j'ose quoi ? » s'enquit curieusement Gomez.

« Savez-vous qui je suis ? » interrogea Lucius en tentant de reprendre contenance.

« Un pâle produit sans aucun pouvoir résultant d'un programme de reproduction faussé et qui ne peut retracer sa famille que jusqu'à un simple millénaire. » répondit Mercredi d'un ton polaire.

« Vous devriez surveiller votre langue, jeune fille. Et rester silencieuse quand ceux qui vous sont supérieurs discutent. »

Mercredi se retourna pour lui faire face, concentrant tout son être sur lui. « Surveiller sa langue vous fait paraître idiot. » fit-elle observer tranquillement. « Et vous ne m'êtes pas supérieur. »

Lucius lui adressa une expression méprisante et ouvrit sa bouche. Presque dans un geste au ralenti, Harry sortit sa baguette et jeta un sort à Lucius. Lucius sauta sur le côté pour éviter le sort et trébucha lorsque son genou blessé se déroba sous son poids. Il se mit à lever sa baguette seulement pour voir sa main armée se faire planter au sol par un couteau. Harry eut l'ombre d'un sourire et retourna son attention vers sa famille.

« Comment oses-tu, je te ferai enfermer en prison pour ça. »

« Prison ? » s'enquit Morticia avec espoir. « Un sombre et humide donjon plein de ces merveilleux Détraqueurs sur une île sinistre ? »

« Azkaban. » gronda Lucius en guise d'acquiescement.

« Fais en sorte qu'il nous arrête, Chéri. » requit Morticia, « tu m'as promis une quarante-troisième lune de miel. »

« Harry, quel est le meilleur moyen pour que nous soyons arrêtés et envoyés à Azkaban ? »

« Est-ce que tu veux qu'il survive ? » demanda Harry froidement.

Gomez marqua une pause, une expression pensive apparaissant sur son visage. « Est-ce que cela a une quelconque importance ? » interrogea-t-il curieusement.

« Il y a trois sorts qui vous feront enfermer à Azkaban aisément. » discourut Harry. « Si tu veux tuer quelqu'un de manière rapide et facile, tu utilises le sort de la mort. Son icantantion est Avada Kedavra, bien que, » ajouta-t-il après une seconde de pause, « l'idée d'une mort facile et rapide m'apparaît hautement inintéressante. Si tu veux totalement contrôler une personne, tu emploies le sort de l'Imperium. L'incantation est Imperio. Et si tu veux causer énormément de douleur, tu utilises le sortilège Doloris. Il est jeté en scandant Endoloris.

« Si tu veux mon avis, » poursuivit Harry, « c'est exactement le problème de ce pays. Au lieu de tuer ou torturer proprement, ils utilisent des sorts à deux sous pour le faire à leur place, ainsi ils n'ont jamais à faire face aux répercussions de leurs actions. C'est hautement répréhensible. »

« Des cultures différentes possèdent différentes croyances, Harry, nous ne devrions pas juger une autre culture, même s'ils apparaissent lâches à nos yeux. » admonesta Morticia.

« Oui, Morticia. » acquiesça Harry.

Lucius parvint finalement à retirer la lame du couteau de sa main, et se leva en s'appuyant sur des jambes mal assurées et un genou encore tremblotant. Il leva sa baguette et la pointa vers eux. « Vous allez venir avec moi. » ordonna-t-il.

« Mais bien entendu. » approuva Gomez. « Dois-je utiliser un bâton ? » demanda-t-il dans un demi-chuchotement à Harry.

« Prends la mienne. » offrit Harry, en lui présentant sa baguette. « Mais il se peut que tu veuilles t'exercer d'abord. »

« Endoloris. » dit tranquillement Gomez, en pointant vaguement sa baguette en direction de Morticia.

Morticia agrippa le coin de la table et trembla violemment.

Gomez eut un sourire joyeux et se tourna vers Lucius. « Endoloris. » répéta-t-il négligemment.

Lucius tenta d'éviter le sort, mais ne fut pas assez rapide. Il hurla à la mort et s'effondra sur le sol. Gomez parut interloqué. « Est-ce que j'ai fait une erreur quelque part ? » interrogea-t-il. Il arrêta le sort et le lança de nouveau sur sa femme. Comme précédemment, elle trembla simplement. Il retourna à Lucius et jeta de nouveau le maléfice. « Je suppose que c'est efficace. » commenta-t-il avec scepticisme, « mais il manque vraiment la touche personnelle. »

« Ne l'annule pas encore, Gomez. » dit Morticia. « C'est assez exaltant de ce côté. »

Gomez finit par arrêter le sort au bout de cinq minutes et retourna la baguette à Harry. « Merci. »

« Je t'en prie. »

« Bon, j'ai commis un crime, où est la police ? »

« Cinq, quatre, trois, deux, » compta Mercredi, « un. »

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent à la volée, et un groupe d'Aurors, mené par un homme noir de grande taille et à la tête rasée entra en trombe. « Le Ministère a reçu une notification d'usage d'un sort illégal en ces lieux. » déclara-t-il d'une voix profonde et calme, sa baguette à la main.

« C'était nous. » admit joyeusement Gomez. « Nous exigeons un procès complet. Je me nomme moi-même en tant qu'avocat. »

« Nous ? Seulement une personne a lancé le sort. » fit remarquer l'Auror d'un air soupçonneux.

« Comme c'est fatigant. » murmura Morticia. « Puis-je t'emprunter ton bout de bois, Mercredi ? »

« Bien sûr, Mère. » dit-elle avant de lui présenter sa baguette.

« Imperio. » dit-elle d'une voix tranquille, en dirigeant la baguette à Lucius.

« Baissez votre baguette. » hurla l'Auror.

« Va sauter d'un pont. » instruisit-elle à Lucius. « Voilà, » déclara-t-elle en rendant la baguette à Mercredi. « Satisfaits ? »

« Vous deux, vous allez venir avec moi. »

« Je pense que nous allons y aller aussi. » dit Fétide. « J'ai envie d'aller au Mont Fuji. Si Gomez et Morticia prennent des vacances, alors moi aussi. Tu viens, la Chose ? »

La Chose sauta sur son épaule et ils sortirent de la Grande Salle d'un pas allègre.

« Et mon père ? » s'écria Drago, alors que Lucius s'était déjà mis en marche pour aller effectuer ce qu'on lui avait ordonné.

L'Auror l'observa pendant un long moment. « D'après les notes Ministérielles, votre père a beaucoup d'expérience en ce qui concerne la lutte contre l'Imperium, alors je suis certain qu'il ira bien. » répondit-il après de longues minutes. Il entreprit ensuite de conduire Gomez et Morticia hors de la pièce sous la menace de sa baguette. Pas que cela semblât nécessaire, étant donné que le couple avançait joyeusement de son propre chef.

« Père ! » héla Drago en se mettant à poursuivre le chef de la Maison Malefoy.

« N'êtes-vous pas inquiets ? » s'enquit Hermione dans le silence qui s'ensuivit.

« Bien sûr que non. » répondit joyeusement Pugsley. « Papa n'a jamais remporté d'affaire de toute sa vie il parviendra à les faire envoyer à Azkaban. »

Hermione ouvrit sa bouche, mais ne semblait pas capable de trouver une autre question.

« Harry, » dit Mercredi. « Je veux que tu apprennes ce sort aussi vite que possible. »

« Je l'ai déjà appris. Mais je ne vais pas l'utiliser sur toi avant que tu ne sois plus âgée. »

« Ce n'est pas juste ! » s'écria Mercredi, en frappant ses mains sur la table. « Je suis presque une femme, Harry. J'ai des besoins, tu sais. Tu ne veux pas me torturer, tu ne veux pas m'attacher au lit, ni utiliser les jouets qui sont dans mon coffre d'espoir, tu ne me fouettes pas jusqu'à ce que je ne sois plus qu'une épave délirante, et tu ne veux même pas m'enfermer dans un caisson d'isolation sensorielle pendant un mois.

« C'est vraiment injuste ! » Elle quitta la Grande Salle comme un ouragan, claquant la porte derrière elle, laissant derrière elle une audience silencieuse et stupéfaite.

Harry échangea un regard avec Pugsley.

« Les femmes. » dit-il avec un haussement d'épaules impuissant.


Au grand amusement de Rogue, Lucius avait fini par se jeter du haut d'un pont et s'était cassé la jambe. Il essaya ensuite d'attenter un procès aux Addams, mais se retrouva à plaidoyer contre Gomez. D'une manière inexpliquée, le père de la famille Addams parvint à perdre l'affaire de façon spectaculaire, et pourtant laissa Lucius complètement ruiné, tandis que les Addams profitaient d'un séjour de quatre mois à Azkaban. Il ne lui échappa pas qu'ils seraient sortis juste au moment où l'année scolaire serait terminée.

Drago avait complètement battu retraite à ce stade. La nonchalance totale avec laquelle son père avait été défait avait creusé un trou béant dans sa vision du monde, et avec un peu de chance les effets de cette débâcle paternelle subsisteraient dans l'esprit du garçon pour le reste de sa vie.

Il avait eut plusieurs autres discussions plaisantes avec Daphné, et sa loyauté envers ses parents signifiait qu'elle avait décidé de se positionner où ils le voulaient – aux côtés des Malefoy – cependant, elle commençait à faire preuve de signes intéressants de pensée indépendante.

La chose suivante de grande importance qui marqua l'année fut la Pierre Philosophale. Albus était conscient que la sécurité était déficiente, mais c'était le mieux qu'un groupe d'enseignants pouvait faire – tout en la gardant accessible si le besoin s'en faisait sentir. Poudlard elle-même constituait le plus important dispositif de dissuasion, allié au fait que personne ne savait que la pierre se trouvait à l'école.

Ce ne fut que plus tard qu'il apprît d'Hermione le véritable récit de ce qui s'était passé.


« Harry ! » s'écria Pugsley alors qu'il poussait Hermione à travers la bibliothèque jusqu'à eux.

Harry ne leva pas les yeux de son travail. « Assieds-toi. » ordonna-t-il.

Pugsley s'assit sur le seul fauteuil disponible et fit s'asseoir Hermione à côté de lui.

Trente secondes plus tard, Harry déposa sa plume, et attendit. Quinze secondes supplémentaires passèrent et Mercredi déposa à son tour sa plume.

« Que puis-je faire pour toi ? » demanda Harry.

« Dis-lui. » ordonna Pugsley à Hermione.

« J'étais à la bibliothèque tout à l'heure, et Weasley faisait des recherches, en compagnie de Finnegan et Longdubat. » commença nerveusement Hermione. « Ils étaient à la recherche de Nicolas Flamel. C'est un… »

« Alchimiste, de même que sa femme, c'est aussi le créateur de la Pierre Philosophale. » la coupa Harry.

Hermione cilla. « Oui. » confirma-t-elle. « Je les écoutais, et ils pensent qu'elle se trouve à Poudlard et que Rogue va essayer de la voler pour Voldemort et qu'elle se trouve… »

« Dans le couloir interdit du troisième étage, derrière le Cerbère. » termina Mercredi.

« Comment avez-vous appris ça ? »

« Ou d'autre se trouverait-elle à Poudlard ? » rétorqua la jeune fille aux yeux sombres, ignorant la question sur la manière dont une telle connaissance leur était parvenue.

« Ils vont essayer de la sauver demain. Ils disent qu'ils ont essayé d'en parler à McGonagall, mais qu'elle ne voulait rien savoir. »

« Est-ce que nous la voulons ? » interrogea Mercredi.

« C'est bientôt l'anniversaire d'Oncle Fétide. » fit remarquer Harry.

« Qu'est-ce que nous en ferions ? » demanda encore Mercredi.

« Rien, elle est pratiquement inutile comme moyen de gagner l'immortalité. Mais, nous pouvons demander aux Flamels de lui donner quelques leçons d'Alchimie. Ca fait des années qu'il cherche à être capable de transformer l'or en plomb. »

« En effet. » acquiesça Mercredi. « Nous allons la récupérer alors. »

« Mais et V-V-Voldemort ? » balbutia Hermione.

« Quoi donc Voldemort ? »

« Et s'il était là ? »

« Alors nous nous occuperons de lui, ou nous mourrons. » déclara Mercredi avec un haussement d'épaules.

« Comment peux-tu être si indifférente à ce propos ? » se récria Hermione.

« Je crois que votre Directeur se plait à dire que la mort n'est rien d'autre que la prochaine grande aventure. » offrit Harry. « Cependant, nous préférons croire que la mort est juste la transition entre cet endroit et le suivant. » Il jeta un regard à sa montre. « Prends un livre pour faire tes devoirs. » ordonna-t-il. « Nous irons la récupérer lorsque tout le monde sera au lit. Personne ne fera attention à ton absence, tu passes assez de temps avec nous pour que cela ne leur paraisse pas suspect. »

Hermione acquiesça et fit ce qu'on lui disait.

Mercredi l'observa pendant une minute, avant de regarder Pugsley, puis reporter ses yeux sur Hermione. Elle finit par soupirer et se leva, se dirigeant vers une rangée dans un coin éloigné de la bibliothèque. Elle saisit un livre et revint sur ses pas, et le fit tomber devant Hermione.

« N'écris pas un mot de plus jusqu'à ce que tu aies appris à rédiger une rédaction correcte. » dit-elle d'une voix ferme. « Les professeurs n'ont aucun désire de voir leurs notes de cours leur être régurgités d'une manière semi-littérale. »

Hermione piqua un fard et porta son regard sur le livre. « Merci. » marmonna-t-elle et elle ouvrit le livre avec enthousiasme et se mit à lire. Le livre était fantastique.

Harry regardait Mercredi, une expression énigmatique sur son visage.

Elle haussa un sourcil inquisiteur à son intention.

Il leva son bras et saisit ses cheveux, tira violemment la tête de Mercredi vers l'arrière et l'embrassa fougueusement.

Un frisson parcourut le corps de la jeune fille, et une expression presque heureuse apparut sur son visage alors que Harry se détachait d'elle et reprenait sa place. Elle adressa à Harry un sourire éblouissant avant de ramasser sa plume et de retourner à son travail.

Il fallut cinq minutes de plus pour que le sourire bienheureux disparaisse de son visage.


Nda : Voilà pour ce chapitre qui devait paraître le mois dernier (hier…) et qui ne sort qu'en ce début du mois de février, un jour de retard donc, mais de toute façon je pense que vous êtes tous habitués à mes retards maintenant _ ( sisi j'ai honte mais que voulez-vous !). J'ai essayé d'étrenner l'écriture par petits bouts dans l'espoir que ca me permettrait d'être plus efficace sur la fréquence de parution, mais bon j'ai fini par mettre deux semaines pour écrire ce chapitre alors que d'habitude j'ai à peine besoin d'un après-midi pour écrire un chapitre de cette longueur…(échec donc ? Oui on dirait bien T_T). Mais je ne m'avoue pas vaincu et je vais essayer (c'est souligné exprès hein !) de publier au moins trois chapitres ce mois-ci pour relancer la machine fanfictions gravement enrouée par les études et le boulot ces derniers mois.

Quoi qu'il en soit, je tenais à vous remercier pour votre soutien exprimé dans vos review et vos mails. Cela me fait très plaisir et m'aide beaucoup à trouver la motivation nécessaire pour écrire en dépit du reste ! Et même si je ne réponds pas à tous, sachez qu'ils sont reçus avec beaucoup de plaisir et de reconnaissance (oui oui même les mails de remontrance m'ordonnant de me bouger un peu et de publier plus vite que ça !)

Merci encore pour vos lectures (mince alors votre nombre grossit chaque semaine xD) et je vous dis à la prochaine!

Ysfrael