Bonsoir ! Si vous en doutiez, j'aime prendre mon temps pour installer l'histoire... Il y a inévitablement quelques détours zé circonvolutions, mais j'aime bien penser que l'histoire ne se résume pas seulement à un ou deux personnages, surtout quand on a une base aussi riche que celle que nous a offert JKR !
Oh, et désolée pour les foirages de mise en page sur le chapitre précédent (et peut-être aussi sur celui-là, qui sait!) et les fautes qu'il reste par-çi, par-là, je ne suis pas encore tout à fait au point niveau fonctionnement de feufeunet et les modifs que je fais en éditant ne s'enregistrent pas toujours (si vous avez des tuyaux pour une quiche, je suis preneuse !)
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[Edit 6 mai 2012 – Comme ça, ma note d'auteur de l'époque n'aura plus aucun sens ! La mise en page sera parfaite ! Enfin, en tout cas, ça fait moins mal aux yeux !]
Chapitre 3 – « Ceux qui se redécouvrent »
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Perdu dans ses pensées, il ne l'avait pas sentie arriver. Lorsqu'elle s'assit, il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qui était à ses côtés. Il savait bien que son foutu courage Gryffondorien aurait raison du reste et qu'elle finirait par lui parler.
C'est elle déjà, qui avait fait le premier pas en le sortant de sa torpeur ce jour où elle avait sauvé ses heures de travail sur le Glycérolixir.
Il avait fait le suivant, lui préparant les pigments nécessaires à la restauration du Barde Félon. Chacun son tour faisant un petit pas après l'autre. C'était à elle.
Il savait. Et pourtant, quand elle avait prononcé ces quelques mots, l'air qu'il inspirait s'était bloqué dans sa gorge.
« Bonsoir Malefoy, que deviens-tu ? ». Quand il réussit de nouveau à expirer, il rit doucement, sans un bruit.
Ils se regardèrent en souriant une seconde puis, presque dans un murmure, la voix rauque de n'avoir plus parlé pendant si longtemps, il demanda
- « De toutes les phrases d'accroche que tu aurais pu choisir, c'est 'que deviens-tu' qui te paraît le plus judicieux ? Vraiment ? »
Un haussement d'épaules et un sourire lui répondirent.
- « Je veux dire, tu aurais pu choisir quelque chose de plus consensuel. 'Il fait bon ce soir', c'est peut-être mieux, non, pour commencer une discussion ? »
Nouvel haussement d'épaules, nouveau sourire.
- « Je te l'accorde, vu notre passé, je nous vois mal parler de la pluie et du beau temps. C'est pas comme si on avait l'habitude de prendre le thé ensemble ! »
Il sut d'avance qu'il aurait droit à un autre haussement d'épaules et ne fut pas déçu. Il vit ensuite Hermione sortir sa baguette, regarder une des tentes dans le parc et murmurer une formule.
Elle remplit alors les deux tasses blanches serties de fleurs mauves et de fioritures colorées qui venaient d'apparaître devant eux, à l'aide de la théière assortie, d'un goût tout aussi douteux.
Elle en saisit une et lui tendit l'autre
- « Alors, Malefoy, que deviens-tu ?
- J'erre, comme une pauvre âme en peine ! », répondit-il dans un mouvement mélodramatique, portant sa main à son front.
A nouveau, ils se sourirent. C'était étrange d'avoir cet improbable échange, en ce lieu, sur un ton si badin, malgré la gravité qui les marquait désormais.
Il lui parla du procès de ses parents qui aurait lieu dans quelques jours et du fait qu'il n'avait pu les voir depuis le jour de La Victoire. Il minimisa la douleur de se retrouver seul du jour au lendemain.
Elle lui raconta ce qu'elle avait fait aux siens pour les protéger, le sort d'Oubliette pour la faire disparaître de leurs mémoires, l'organisation de leur déménagement et la difficulté à les retrouver.
Ils se comprirent, virent à quel point ils étaient chacun désemparés. Ils surent qu'ils s'étaient pris pour des adultes trop tôt et que, maintenant qu'on les mettait devant le fait accompli, ils se sentaient trop jeunes, tout petits et piégés.
Ils avaient voulu ardemment qu'on reconnaisse leur maturité et leur indépendance et aujourd'hui, elle leur manquait, l'étincelle d'innocence qu'ils avaient perdue.
Elle lui demanda quand aurait lieu son procès, il ne fut pas étonné qu'elle sache qu'il serait jugé. Il ne savait pas. Il ne « faisait pas parti des urgences ». Ce qu'il ferait d'ici là ? Il n'en savait rien.
Elle l'informa du programme HADES et tenta de le convaincre d'y participer. A quoi bon ? Il ne savait pas ce qu'il adviendrait de lui dans quelques mois.
Elle ne le rassura pas. Elle n'était pas là pour ça. Ce n'était pas son ami. Il devait assumer ses prises de position, quels qu'aient été ses choix ou non-choix, il avait lui-même tracé sa route.
Il devait assumer. Elle l'incita tout de même à terminer son cursus. Les études, c'est important ! Et dans un autre sourire, elle ajouta qu'au moins, il pourrait le faire même dans la bouche de l'enfer, puisque c'était un programme de cours par correspondance.
Il eut un rire teinté d'ironie. Oui, en fait, peut-être qu'il pourrait faire ça. Continuer et agir pour ne pas trop penser.
Ils regardèrent alors le lac, sous cette nuit noire, quelques rares étoiles se reflétant sur sa surface moirée.
Ils ne savaient pas depuis combien de temps ils étaient là quand ils entendirent la voix de Ron héler Hermione. Dans un soupir, elle prit appui sur l'épaule de son compagnon du moment et se releva sans un mot.
En s'éloignant, elle entendit une voix claire « Merci Granger ! ». Elle sourit. Encore. Sans se retourner.
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- « Ah ! Te voilà ! Je commençais me demander où tu étais passée !
- Besoin de prendre l'air », répondit-elle avant d'embrasser Ron.
- « Ma mère ne supporte plus de vous savoir ici, Harry et toi. Viens, on va à la maison !
- Ron... » se plaignit-elle doucement, penchant sa tête sur le côté
- « Allez, venez au moins pour le dîner ! Je ne sais pas ce qui vous retient ici, mais vous n'allez quand même pas refuser un bon repas ! »
Inutile de discuter, elle ne voulait pas gâcher les instants qui venaient de s'écouler et, en toute honnêteté, la cuisine de Molly lui manquait.
Ils transplanèrent avec Harry vers la maison biscornue des Weasley. En arrivant, ils passèrent de bras en bras et crurent ne pas en sortir vivant.
Il aurait été dommage de mourir étouffés par ces embrassades après avoir survécu à tant d'épreuves !
Seul Charlie manquait à l'appel, reparti depuis peu auprès de ses dragons, et Ginny descendait l'escalier pour les rejoindre, ayant entendu leurs effusions. En bas des marches, elle se sentit misérable.
Elle n'avait pas revu Harry depuis l'inhumation de Fred. Elle s'était enfermée, puis l'avait évité. Ils s'étaient évités aurait été plus juste. Elle n'était pas allé plus loin que le village voisin depuis, et encore, contrainte et forcée par sa mère.
Et là, elle le revoyait, l'homme qu'elle aimait, toujours aussi beau, amenant la joie dans cette maison par sa simple présence.
Elle se précipita pour le rejoindre, bousculant un de ses frères au passage, le serra dans ses bras en fondant en larmes.
Quand elle releva la tête, il pleurait avec elle. Les autres les avaient laissés seuls, se retirant dans la cuisine.
- « Allez, viens, on aura bien le temps de parler plus tard. Je t'aime, tu m'aimes, on a rien à se prouver, non ? »
Qu'elle se sentait bête quand elle pensait qu'Harry l'avait ensorcelée. Et pourtant, il lui suffisait de voir ses beaux yeux verts, de sentir ses bras l'entourant et qu'il lui dise n'importe quoi pour se sentir fondre.
Ils rejoignirent la cuisine où tout le monde donnait des nouvelles à Hermione.
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Arthur était désormais à la tête d'un nouveau Département au Ministère, réunissant le Service de Détournement de l'Artisanat Moldu et celui des objets à Ensorcellement Prohibés.
Il avait beaucoup de travail mais s'amusait énormément à retravailler les lois éditées sous le règne de Voldemort et à réactualiser les autres !
Percy avait été engagé au Département de Contrôle du Ministère de Régulation des Créatures Magiques, bien que ce ne fut pas son choix initial. Il planchait actuellement sur l'amélioration des conditions de vie des lycanthropes et leur intégration dans la société.
C'était un dossier ultra-secret requérant des enquêtes d'opinions approfondies afin de ne pas heurter la population déjà fragilisée par cette guerre. L'équipe ministérielle espérait toutefois que cette période de transition et la fin de l'oppression offriraient une plus grande ouverture d'esprit et donc un bon accueil à ce projet. Finalement, il était satisfait de son travail.
Bill et Fleur étaient revenus travailler à Gringott's. Tandis que la vélane leur parlait de ses projets, Hermione, perdue dans ses pensées, s'amusait à la regarder poser ses mains sur son ventre parfaitement plat, et le caresser en un lent balayage parfait de haut en bas, puis de bas en haut, trois fois, puis un cercle. Et recommencer.
Sa « belle-soeur » aurait voulu faire passer un message, elle n'aurait pu s'y prendre d'une meilleure façon.
C'est étrange de voir la capacité de certains couples à précipiter une relation, se dit-elle non sans cynisme.
- « … qu'en penses-tu Hermione ?... Hermione ? »
- ... pardon ?
- Je te demandais si tu avais lu l'interview de Harry dans la Gazette », reprit Percy en articulant exagérément.
- « Oh, euh, oh, non, tu sais, je ne lis pas vraiment les journaux ces temps-ci, pourquoi ?
- Ils ont publié la partie de l'interview où je parle de Rogue et Percy pense que j'aurais dû prendre un autre angle d'approche. »
Chacun commentait l'article à la lueur de ce qu'il avait pensé de l'homme de son vivant.
Hermione se saisit de la Gazette et lu le passage de l'article de Mathilda Tordenoy dont il était question :
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« Est-ce que Severus Rogue était un homme bon ? Non, je ne crois pas.
Il était pétri de défaut, mais il était loyal et c'est ça qui, au final, est important.
Sans lui, nous en aurions sûrement eu pour des années encore avant de vaincre Voldemort...»
Tout comme vous, je frissonne en entendant ce nom honnit.
« Vous savez qu'il est mort ? Il faudrait peut-être vous habituer à entendre son nom, les tabous sont fait pour être transgresser, » me rabroue le survivant !
Il reprend : « Sans lui, je serais peut-être même déjà mort depuis 5 ou 10 ans. Non, en effet, Rogue n'était pas bon.
Il pouvait être méchant et mesquin, mais il était loyal, sincère et quand il aimait, il le faisait sans condition.
Est-ce que ce n'est pas mieux que d'être bon, au final ? »
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En lisant cette dernière phrase, elle se senti heureuse et fière de son ami.
- « Oh, Harry, tu n'aurais pas pu trouver de mots plus justes !
- Il faut bien qu'on remette certaines choses à leurs places. Il y a eu tellement de non-dits et de contre-vérités ces dernières années ! Rien n'est encore paru sur le meurtre de Dumbledore, ni sur les implications de chacun.
- Tu sais bien qu'on ne peut pas non plus tout dire. Ce serait prendre un risque considérable que de révéler la possibilité de diviser son âme comme 'Il' l'a fait. Nous ne sommes pas à l'abri de voir d'autres Mages Noirs tenter de prendre le pouvoir !
- Ne t'inquiète pas, j'ai été briefé par la Commission de Communication ministérielle, Percy, comme nous tous. On sait quoi révéler ou non. On m'a dit quoi dire et je ferai pas de connerie. Je dirai ce qu'on m'a dit de dire. Ne me regarde pas comme ça ! Je ne peux pas non plus permettre qu'on salisse la mémoire de Rogue simplement parce qu'on ne sait pas ce qu'il a fait pour nous aider !
- Le sujet est clos ! », intervint Molly avant que son fils ne relance le débat, « Ce que tu as dit est très juste, Harry, mon chéri. Passons à table et changeons de sujet ! Je veux un peu de légèreté dans cette maison ! »
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Comme de coutume, le repas fut faste et généreux. Les nouvelles fusaient !
Lavande sortirait de l'hôpital la semaine suivante et Bill, ayant été lui-même attaqué par Greyback, était déjà allé lui donner quelques conseils sur les conséquences qu'elle pourrait rencontrer.
Il lui avait dit, en riant, qu'il restait à sa disposition si elle avait une envie subite d'un steak bien bleu !
Neville et Luna préparaient une expédition autour du monde en vue de combler leur curiosité de faune et de flore, et qui sait, peut-être découvriraient-ils de nouvelles espèces exotiques !
Harry et Hermione se dirent que ces deux êtres lunaires n'auraient pas pu mieux se trouver et qu'il fallait absolument qu'ils voient ces « nouveaux explorateurs » avant leur départ !
Arthur leur avait donné la vieille Ford Anglia qu'ils retapaient maintenant. Georges, qui venait de reprendre son travail à la boutique, les aidait le week-end.
Ils s'étaient également inscrit dans une auto-école moldue, afin de passer leur permis de conduire, condition sine qua non pour que Molly et Xenophilius adhèrent à ce projet fou de voyage autour du monde !
Mrs Figg, quant à elle, était retournée auprès de ses chats où elle vivait la même vie paisible. Parfois même, un peu trop tranquille, maintenant qu'elle n'avait plus à surveiller Harry.
Hagrid et Madame Maxime songeaient à emménager ensemble, mais le choix du pays de résidence et la proximité inévitable de Graup avait tendance à agacer profondément la belle française.
Elle et Fleur se voyaient régulièrement, pour philosopher sur ces rustres d'anglais et leurs coutumes étranges.
Bien sûr, comment ne pas penser aux pertes, quand on fait le tour de ceux à qui l'on tient, comment ne pas penser à Fred, à ce qu'auraient pu faire Tonks et Remus à cette heure-ci, imaginer Colin devenir le photographe officiel du Ministère ou encore... Mais non, non !
Chacun fit l'effort de songer aux vivants, de se projeter et de laisser la colère et la tristesse derrière soi. Juste pour ce soir. Pour profiter ensemble, sur cette belle tablée, de ces moments partagés.
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Après le repas, ils trinquèrent, tous ensemble, autour d'un Firewhisky. Sauf une certaine blonde, bien sûr, qui réclama une infusion de framboisier rouge, ce qui agaça évidemment Molly.
Certaines choses ne changeaient pas, et ce n'était pas si mal de retrouver certains repères.
Chacun s'éclipsa au fur et à mesure que la soirée avançait. Percy rejoignit la propriété Victorienne qu'il partageait avec trois colocataires sorciers, à côté de Dulwish Park. Fleur et Bill transplanèrent vers la Maison aux Coquillages tandis que Georges se rendit au Chaudron Baveur pour prendre un dernier verre avant de rentrer chez lui.
Arthur partit se coucher, suivit de près par Molly qui, épuisée, avait décidé de laisser la cuisine en l'état.
Restés seuls au salon devant un feu de cheminée ronflant, Harry, Ginny et Ron, profitaient d'une douce quiétude.
A leurs côtés, Hermione regrettait l'absence de Pattenrond. Aujourd'hui, elle aurait préféré ne pas l'avoir laissé à ses parents l'année précédente. Il pourrait alors se lover sur ses genoux et frotter sa tête poilue contre son menton en ronronnant.
C'était stupide de penser que son chat lui manquait, alors que cela faisait tout aussi longtemps qu'elle n'avait pas revu ses parents mais, quelque part, elle s'était préparée à leur absence à eux, à la possibilité de ne plus jamais les revoir. Elle l'avait anticipé.
A aucun moment elle n'avait pensé au chat ! Et là, elle remarquait son absence et il lui manquait. Vraiment.
Elle posa sa main sur la cuisse de Ron et demanda à Harry s'il rentrait avec elle à Poudlard. Il regarda Ginny qui lui saisit la main et souffla une supplique « Reste ! ».
Hermione hocha la tête et se releva. Ron, entrelaçant ses doigts aux siens, l'accompagna dehors.
- « Tu es sûre de ne pas vouloir rester ?
- Ne le prend pas mal Ron, mais je ne préfère pas. J'ai beaucoup de choses à faire demain, je n'ai rien pris pour me changer et,
- Harry non plus n'a rien pour se changer, mais il reste !
- Et tu sais que j'ai besoin de calme. Je t'adore et j'adore ta famille, mais ça fait beaucoup d'un coup.
- Je te demande de passer la nuit ici, pas de faire une fête ou une conférence de presse ! C'est pas la fin du monde !
- La question n'est pas là, Ron. Tu sais aussi bien que moi que si je reste, on finira pas avoir cette discussion qu'on repousse depuis des semaines et toi non plus, tu ne veux pas l'avoir. Toi aussi, tu fuis. Toi non plus, tu ne veux plus rester dormir au camp avec moi !
- Ce n'est pas pareil ! Ici, on est bien, on dort dans un lit confortable, il fait chaud, on a un vrai petit-déjeuner !
- Ici tu es chez toi. Là-bas c'est presque chez moi. C'est là où je me sens bien ! »
Il comprenait ce qu'elle voulait dire. Chacun avait son territoire, son endroit, celui où on pouvait se sentir plus fort.
Ils étaient amoureux depuis si longtemps et lorsqu'ils s'étaient embrassés pour la première fois pendant la bataille, cela avait été tellement merveilleux !
Ron pouvait encore sentir les frissons qu'il avait ressenti à ce moment-là ! Mais, depuis, il se rendait bien compte qu'un fossé s'était creusé entre eux.
Bien sûr, savoir qu'on avait une épaule sur laquelle s'appuyer, qu'un corps chaud pouvait répondre à nos appels, avait un côté réconfortant. Mais, lorsqu'il la touchait, lorsqu'ils faisaient l'amour, il sentait que leurs gestes étaient déjà mécaniques, artificiels. Sans passion.
Et tous deux, ils se trouvaient des excuses, pour oublier qu'ils ne devraient pas être ensemble. Pour se rassurer. Pour ne pas regretter d'avoir déjà vécu leur histoire avant de la commencer vraiment.
Et ils n'avaient pas peur. Parce qu'ils n'étaient pas seuls tant qu'ils faisaient semblant d'être en couple. C'était sans conséquence, non, de rester ensemble pour ne pas avoir peur ?
Finalement, il faudrait bien que l'un ou l'autre lâche du terrain, pour qu'ils l'aient cette discussion. Peut-être qu'en trouvant un lieu neutre...
En attendant, c'était tout aussi bien de la serrer dans ses bras, de déposer un baiser sur ses lèvres, de la regarder disparaître dans la nuit et d'aller se coucher en rêvant de ces premières fois, de ces trop rares étreintes où ils s'étaient vraiment aimés.
