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Par ici le chapitre 3 !
Je pensais pouvoir le poster plus tôt, mais désolée, j'ai été super débordée :)
Je remercie ma relectrice de choc, Melacullen : "Merci ma Bella, tu gères :P" !
Ensuite, un autre grand merci à toutes pour les reviews, mises en alerte et favoris.
Les timides, je ne mords pas...sauf si vous me le demandez gentiment lol alors reviewez ^^
Je ne vous retiens pas plus longtemps et vous laisse vous plonger dans cette suite !
Rendez-vous en bas :D
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Réponses aux Reviews Anonymes:
Clara : Merci Clara, j'espère que la suite te plaira tout autant
Fanny : Je suis contente que tu ais aimé, voici la suite ^^
TeamEdward : Loool La vie n'est pas de tout repos sur ce campus ! J'apprécie vraiment ton commentaire sur le pov Ed sachant que je ne suis pas super à l'aise avec (rentrer dans la tête d'un mec…Brrrr lol ).
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Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
\(^o^)/ Bonne Lecture ! \(^o^)/
POV BELLA
(Soundtrack: Mission Impossible Full Theme)
- Alors ? Elle arrive cette réponse ! Demandai-je impatiemment en fusillant mon téléphone portable des yeux.
- Bella, il faut du temps pour pirater le serveur de la CIA, infiltrer leurs fichiers et rassembler les informations ! répliqua Alice comme si c'était l'évidence même.
- Y'en a une qui regarde un peu trop la télé.
Je ne te le fais pas dire Angie !
- La CIA Alice ? A moins qu'Edward Cullen soit un dangereux criminel de renommée internationale, je ne pense pas qu'il soit dans les dossiers de la CIA…
- Peut-être pas dans ceux de la CIA mais dans ceux du…
- Ni du FBI Alice ! La coupai-je avant qu'elle ne recommence à délirer.
- Alors ils les prennent où leurs informations ?
Bonne question, pensai-je en regardant Angela…qui justement était en train de me fixer. Ça lui arrivait souvent depuis cet après midi. Depuis que je leur avais expliqué pourquoi j'étais en panique…
Il avait bien fallu que je passe aux aveux!
J'avais passé tout l'après-midi à leur raconter « l'incident du bureau » – en évitant tous détails liés à mon postérieur bien évidemment – et elles n'avaient pas arrêté de me bombarder de questions. Même après que nous ayons migré vers le studio d'Alice.
- Je n'arrive pas à croire que tu aies couché avec le doyen ! Lâcha Angie.
- Sans protection, enchaina Ali.
- Et c'est reparti ! Soupirai-je en levant les bras au ciel. Ce n'était pas le doyen de la fac mais son fils ! Me justifiai-je pour la centième fois.
- N'empêche qu'à ce moment-là…
- Ecoutez les filles, ce qui est fait, est fait. C'était une énorme erreur et je jure que ça ne se reproduira plus.
La sonnerie de mon Blackberry retentit comme pour appuyer mes propos. Je lui sautai littéralement dessus.
- Merde, c'est Rose. Apparemment, le mec avec qui je l'ai surprise passera la voir ce soir. Autrement dit…
-…reste loin de ta chambre ce soir ! ajouta Angie avec un sourire entendu.
- Y'a que moi qui ne m'envoie pas en l'air sur ce campus ? protesta Alice.
- Oui !
- Et oui ! répondit en même temps Angela.
Nous éclatâmes de rire tandis qu'Alice se renfrognait.
- De toute façon, je me préserve pour mon Jasper !
Je vis Angela froncer les sourcils mais lui fis signe de laisser tomber. J'avais déjà essayé de raisonner ma meilleure amie – en vain – et si Angie en rajoutait une couche, elle se braquerait encore plus.
- Tu ne sais pas ce que tu rates, la taquinai-je.
- Ça doit valoir le détour vu la tête que tu fais à chaque fois que tu penses à Edward ! répliqua Ali.
- …Quelle tête ? Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles, éludai-je avec une totale mauvaise foi.
- Tu rougis et tu bafouilles… elle plissa les yeux en me regardant, il doit être vraiment doué ! Je ne t'ai jamais vu dans cet état, sauf peut-être…
- C'est bon Alice, on a compris, la coupai-je avant qu'elle aborde un sujet que je n'avais vraiment pas envie d'aborder.
- Et dire que je te voyais déjà en couple avec Jake. Avoue qu'il te plaisait bien hier, dit Angie.
- C'est vrai qu'il est canon, répondis-je avec un petit sourire en repensant à la vision horriblement sensuelle de lui à moitié nu, son corps athlétique brillant de transpiration sous les rayons du soleil…
- C'est qui ce Jake ? demanda Alice, sa tête voyageant d'Angie à moi.
C'est vrai qu'Ali ne l'avait pas rencontré, surtout qu'il avait été introuvable à la fête de sa frat.
- C'est le capitaine de l'équipe de foot de la fac et accessoirement le beau gosse de sa team.
- Ouais, ben moi, je vote pour Edward, les médecins sont plus intelligents que les sportifs, tout le monde sait ça !
- Jake est très intelligent et contrairement à ton Edward, il n'a pas l'esprit tordu et ne se fait pas passer pour ce qu'il n'est pas !
Elle marque un point là !
- Il suffit de regarder Bella pour voir qu'elle est totalement accroc ! Jake n'a aucune chance face à Edward.
- Mais oui, continuez à discuter de ma vie sentimentale comme si je n'étais pas là, ce n'est pas comme si j'avais mon mot à dire de toute façon !
- Désolée ! répondirent-elles en cœur même si elles continuaient à se disputer en murmurant dans mon dos.
Quelques minutes plus tard, le lap top d'Angela - sur lequel elle aussi cherchait des infos sur Edward. Merci Facebook !- commença à sonner. Si un rire démoniaque pouvait être qualifié de sonnerie…
- Oh ! Oh ! Oh ! Les filles, c'est l'heure des révélations ! Chantonna-t-elle gaiement.
Alice et moi, on se regarda sans comprendre tandis qu'Angie s'excitait sur sa chaise.
- La rubrique « Tu t'es fait prendre ! » du Blog UCLA Fever de Lady Gossip vient de sortir un nouvel article.
- La rubrique quoi ?
- Lady Gaga ? ajouta en même temps Alice, perplexe.
- Lady Gossip ! Arrêtez de poser des questions et venez plutôt lire.
« Une nouvelle Fashion Victime est née…
…mais sûrement pas celle à laquelle vous pensez !
Les Girlz, qui d'entre vous n'a jamais rêvé de magnifiques sous-vêtements en dentelle,
de porte jarretelle et de bas en soie. Et bien, il y a une personne qui a enfin réalisé son rêve ! Enfin, une, je devrai plutôt dire UN !
Trop occupé à défiler en petite tenue devant son miroir, Mr Porter n'a malheureusement pas vu le paparazzi
du dimanche qui rôdait dans le coin et qui a eu la gentillesse de nous ramener quelques clichés.
Oui ! Oui ! Vous avez bien lu mes chéris !
Monsieur Porter, membre du conseil d'administration de cette chère faculté.
C'est la petite Kendra qui sera contente de voir papa déguisé en maman au prochain Halloween.
En attendant, passez une bonne soirée et n'oubliez pas…Je vous vois !
XoXo
Lady Gossip »
- Qui est Mr Porter ? Demandai-je sidérée, les yeux parcourant la dizaine de photos qui accompagnaient le texte.
- C'est un des membres du conseil d'administration de la fac. C'est un homme respectable, très sérieux, la mine toujours sévère. Kendra, sa fille, étudie ici depuis deux ans.
- La pauvre !
- Oh mon dieu ! Comment a-t-il fait pour trouver des Louboutin en taille 48 ? s'écria ma meilleure amie, fashion victime de son état, le nez collé à l'écran.
- Bientôt tout le campus sera au courant…
Je me sentais vraiment désolée pour cette fille.
- Oooh oui ! Tout le monde suit les post de Lady Gossip. Les infos sont toujours fiables – la plupart en tout cas - et sont surtout accompagnées de photos pour les prouver.
- Mais qui est cette fille et pourquoi elle fait ça ? Révéler au grand jour les petits secrets des gens, c'est…méchant ! Se récria Alice
- C'est quelqu'un du campus ? Demandai-je nerveusement.
La crainte que quelqu'un nous ait photographié Edward et moi par la fenêtre du bureau de son père remonta à la surface, me faisant presque suffoquer.
- Personne ne connait sa véritable identité. Ca pourrait être n'importe qui ici. Mais ne t'inquiète pas Bella, si on vous avait vu, tu serais déjà en première page.
- Mouais, répondis-je, pas vraiment convaincue.
- Ces articles ont déjà ruiné la vie de pas mal de monde. Au début de l'année, elle dénonçait un prof qui entretenait une liaison avec une élève, il s'est fait renvoyé aussi sec.
Je jetai un coup d'œil éloquent à Alice, mais celle-ci préféra m'ignorer.
- Et juste avant les vacances, un des joueurs de l'équipe de baseball s'est fait « outer », photos à l'appui.
- Tu veux dire qu'elle a révélé à tout le monde son homosexualité ?
- Exactement. Et ça a eu des répercutions terribles sur sa vie sociale et sentimentale, surtout qu'il était en couple avec une des pom-pom girls …
J'ai vraiment intérêt de me tenir à carreaux !
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Vers 22h, alors que nous discutions de Lady Gossip et de ses plans machiavéliques visant-à-ruiner-la-réputation-des-honnêtes-gens, mon téléphone sonna encore, et cette fois, c'était la bonne.
- Allo ?
- Dossier Edward Cullen,…
Bonsoir à vous aussi !
- … rendez-vous dans une heure, au kiosque, bâtiment de science, ajouta rapidement la voix avant de raccrocher.
- Alors ? Alors ? Qu'est-ce qu'ils ont dit ? S'impatienta Alice
- Rendez vous dans une heure près du bâtiment de science, dans le kiosque.
- C'est à coté du Sin's, je dois retrouver Ben là-bas, je vous déposerai en y allant, ok ?
Faudrait penser à s'acheter une voiture non ?
Vu mon compte en banque, ce sera plutôt une bicyclette que je m'offrirai la semaine prochaine !
- Merci Angie ! On peut se retrouver là après si tu veux.
- Pas de problème !
- Ok Bella, commença Ali, la tête dans son armoire, enfile ça, ça et ça !
Je vis un tregging, un bustier et une petite veste en cuir voler dans les airs pour atterrir sur son lit.
- La parfaite panoplie de la cambrioleuse chic, se moqua Angela en inspectant les fringues.
- Idéale pour se fondre dans la nuit, ajouta mon amie.
- On ne va rien cambrioler du tout !
- On doit passer inaperçues Bella, regarde, j'ai même les cagoules qui vont avec…
Quelqu'un pourrait me dire ce que cette fille fabrique avec des cagoules de gangsters dans son armoire.
- Le kit commando passe encore mais la cagoule, tu oublies !
Après nous être douchées et habillées, nous nous mîmes en route…- gaiement en ce qui concernait Alice !
On y était. L'endroit était sombre, mal éclairé et surtout désert. D'après Angie, le kiosque était abandonné et dissimulé dans le petit parc jouxtant le bâtiment scientifique. En gros, le parfait endroit pour se faire agresser ou enlever…
- Ali, toi tu restes surveiller les alentours et tu me préviens si quelqu'un de suspect arrive. Si je ne suis pas là dans cinq minutes, appelle Angie.
- Ne t'en fais pas, je protège tes arrières. On synchronise nos montres.
- Fais moi penser à ne plus te laisser regarder en boucle les redifs d'Alias !
- C'est ça Bee ! En attendant, tu ferais mieux de te bouger si tu veux ce dossier.
Je m'avançai jusqu'à la lisière avant de me retourner pour jeter un coup d'œil à Alice, debout sous le lampadaire. Elle me fit un signe d'encouragement et je me décidai à traverser les buissons. J'empruntai un petit sentier presque caché par les feuilles mortes et arrivai sans problème au pavillon en bois au centre duquel trônait une vieille table ronde à moitié pourrie. Je grimpais les deux marches quand j'entendis des pas précipités s'éloigner dans les fourrés. Je me retournai rapidement, juste à temps pour voir une forme s'éloigner.
- Il y a quelqu'un ? …Qui est là ? Demandai-je d'une voix forte… mais qui tremblait un peu quand même…
J'inspectais les alentours quand mes yeux tombèrent sur la pochette cartonnée posée sur la table. Je m'en approchai avec précaution et tendis lentement la main vers elle.
T'as peur qu'elle te morde ou qu'elle t'explose à la figure ?
Me fustigeant mentalement, je me saisis du dossier et l'ouvris impatiemment.
- Dossier verrouillé ? Comment ça « verrouillé » ? Si c'est une blague, elle n'est pas drôle du tout !
Je fis un tour complet sur moi-même en scrutant les alentours mais il n'y avait apparemment personne pour me répondre. Je reportai mon attention sur l'unique feuille qui constituait de « dossier » Edward Cullen, avec écrit au centre :
« Nous ne pouvons vous donner accès aux informations demandées.
- Dossier verrouillé -
Merci de votre compréhension »
Et au cas où je n'avais pas encore bien intégré l'info, un énorme cadenas occupait le reste de la page. Agacée, je refermai la pochette en soupirant. Merci l'arnaque ! Venir ici avait été une pure perte de temps. Ils n'auraient pas juste pu répondre « désolé, on ne fait pas dans le Cullen ici » et raccrocher. Le résultat aurait été le même après tout.
- Il est temps que je me casse d'ici !
Je repris le sentier en sens inverse jusqu'à l'orée des arbres.
- Ali, tu ne devineras jamais le sale coup qu'ils…commençai-je avant de me rendre compte que je parlais toute seule.
Non ! Mais où elle est encore ?
J'avançai jusqu'à la rue et me postai sous le lampadaire, à l'endroit exact où je l'avais laissé trois minutes plus tôt.
- Alice ? ALICE ? L'appelai-je sans obtenir la moindre réponse.
J'hésitais entre m'arracher les cheveux et me mettre à hurler, lorsque mon portable sonna. Ça devait être Ali, pensai-je rassurée en ouvrant hâtivement le message.
« Nous retenons le petit lutin qui te sert de copine.
Si tu veux la retrouver, rends-toi au Sin's Grill immédiatement
Aucun mal ne lui a été fait… »
« Le parfait endroit pour se faire enlever» tu disais…
- Putain ! Y'a qu'à moi que ce genre de conneries arrivent. Si c'est encore une histoire de bizutage... !
J'étais énervée mais pas vraiment inquiète. Après tout, ce grill était un endroit public et ils ne lui avaient pas fait de mal.
…Mouais !
Et ils n'avaient pas demandé de rançon, après tout.
Vraiment rassurant !
J'appelai le portable d'Alice. A chaque essai, je tombais sur sa messagerie. Je décidai d'appeler Angela avant de me rendre sur place. Elle aurait peut-être aperçu mon amie et ses « kidnappeurs ». Pas de réponse non plus, mais au moins il sonnait. Je réessayerai encore plus tard. Ne voulant pas attendre plus longtemps, je sortis mon plan du campus et me dirigeai vers le Sin's Grill.
J'avais eu dix minutes pour passer d'agacée à totalement furieuse, c'est-à-dire le temps du trajet entre le parc et ce resto. Je m'étais d'abord trompée de chemin – la laverie automatique n'était définitivement pas un bar branché – ensuite, une bande d'étudiants éméchés avait trouvé amusant de me draguer pendant la moitié du chemin et pour couronner le tout, la paire de bottes à talons aiguilles d'Alice me faisait souffrir le martyr.
Mais t'as une super dégaine avec quand même !
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(Soundtrack: Take Me On The Floor, The Veronicas)
Je m'arrêtai un instant devant la façade du grill, considérant l'enseigne. L'écriture stylisée était noire, deux petites cornes rouges surmontaient le premier « S » et une queue fourchue, rouge également, s'enroulait sous le deuxième « s ».
On est où la ? Dans un refuge de satanistes se livrant à la débauche ? *
En tout cas, les étudiants avaient l'air de beaucoup apprécier l'endroit, le parking était blindé et de nombreux jeunes discutaient à l'extérieur. Une fois à l'intérieur, je me rendis compte que c'était beaucoup plus agréable que ce à quoi je m'attendais. Sans m'attarder sur la déco, je fouillai la salle des yeux en espérant repérer un groupe louche et un lutin apeuré. J'étais encore à chercher mon amie lorsque cette dernière passa par une sorte d'arcade, sauta par-dessus deux marches et atterrit dans mes bras.
Elle n'a pas du tout l'air apeuré, si tu veux mon avis !
- Oh ! Bella ! Te voila enfin !
- Mais qu'est-ce qui s'est passé Alice ? Qui t'a emmené ici ? La pressai-je d'une voix où perçait ma colère. Ce sont les Mu Zeta Sigma ? Ces folles veulent encore me recruter ?
Au lieu de répondre, elle se tordit les mains et jeta un petit coup d'œil à ce qui semblait être une aire de billard. Je suivis son regard alors qu'elle lâchait :
- Ne soit pas fâchée Bella, il voulait juste s'assurer que tu acceptes de le voir.
- Quoi ? Qui a… ?
Et c'est là que je le vis.
Comme c'est étonnant… !
Adossé bras croisés au mur du fond, derrière la table où jouaient plusieurs étudiants – les fameux kidnappeurs sûrement –, Edward me fixait à travers ses paupières mi-closes. Son attitude nonchalante eut le don de me mettre encore plus en rogne. J'allais lui arracher les yeux ! De quel droit il se permettait d'enlever ma meilleure amie pour me faire céder à ses caprices ?
De quoi tu te plains ? Tu le cherchais non ? Finalement c'est lui qui t'a retrouvé !
Je voulais le retrouver c'est vrai, et c'était une occasion de mettre les choses au clair. Mais je ne supportais pas le fait qu'il m'ait manipulé – encore ! – et je n'avais pas l'intention de discuter avec lui ce soir. Ignorant Alice, je me dirigeai vers lui d'un pas décidé. Me voyant approcher, il se redressa et fit un signe en direction des autres. L'espace se vida comme par magie alors que je me jetai sur lui, essayant de refermer mes mains autour de son cou. Malheureusement, il m'attrapa au vol, me retourna et m'immobilisa dans ses bras.
- Rentre les griffes chaton, tu risquerais de te faire mal ! Se moqua cette espèce de petit…Grrrrr !
J'avais envie de lui effacer son petit sourire à coup de baffe.
- Lâche-moi Edward ! Protestai-je en me débattant, consciente que nous attirions l'attention des gens autour de nous.
- Tiens-toi tranquille alors !
- Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi.
- Arrête de me frapper et je te relâcherai.
- Je te jure que je…continuai-je en criant de plus belle.
- ÇA SUFFIT BELLA ! Tu te calmes maintenant ! Éclata brusquement Edward.
Je me figeai au ton autoritaire de sa voix. Sa patience avait des limites apparemment … Marre des coups de coudes dans le ventre sans doute … A moins de vouloir passer pour une totale hystérique, j'arrêtai de me démener dans ses bras. Je fus soudain très consciente de ma position et de son corps pressé contre mon dos tandis qu'il me serrait contre lui.
Et surtout, n'allez pas me dire que c'est une lampe de poche que je sens contre le bas de mon dos !
Lorsqu'il fut sûr de ne courir aucun danger, il me libéra de son étreinte et recula de quelques pas. Je me retournai vers lui, fulminant toujours, et repris à voix basse mais néanmoins furieuse.
- C'est Isabella pour toi, Cullen ! On peut savoir ce qui t'as pris d'enlever mon amie ? C'était ignoble de me faire cette frayeur pareille, c'était…
- Le seul moyen de pouvoir te parler, me coupa Edward d'une voix calme en totale contraste avec la mienne, la dernière fois qu'on s'est vu, tu n'avais pas l'air très enthousiaste a l'idée de me revoir, je me trompe ? Continua-t-il, amusé.
- Ça ne te donne pas le droit d'enlever mon amie ! Je me suis inquiétée pour elle !
- La fin justifie les moyens comme on dit, déclara-t-il, comme si cela excusait tout.
Il se déplaça jusqu'à la table pour s'y appuyer. Il jouait distraitement avec une boule de billard tout en me considérant de ses prunelles vertes. Je faisais abstraction des sensations - exacerbées par la colère - que me procuraient son odeur, la vue de son corps tout proche, le son de sa voix…mais je ne pouvais m'empêcher de réagir face à son regard. Quand il me regardait comme ça, je perdais tous mes moyens.
La meilleure défense, c'est encore l'attaque !
- Et je dois m'attendre à quelle fin ? T'entendre encore chercher des excuses à ce que tu as fais ?
- Je me suis déjà excusé pour ça, mais si ça te fait plaisir, je te présente encore mes excuses pour ce qui s'est passé hier après midi.
- Excuses rejetées !
- Ecoute, on l'a voulu, on l'a fait. Ça a été bon, plus que bon même…pour tous les deux, alors pas de quoi en faire un drame.
- Ce n'est pas aussi facile. De toute façon, je pars et j'emmène Alice avec moi.
Je me dirigeais vers l'arche quand ses paroles me figèrent sur place.
- Vous pouvez vous en aller, mais avant, dis pourquoi tu cherchais des informations sur moi.
- Comment tu … ? Commençai-je en me retournant vers lui
- Peu importe comment je le sais, je veux juste savoir pourquoi.
Je regardai autour de moi. Il n'y avait personne près de nous mais il restait du monde aux autres tables et je n'avais pas du tout envie que cette conversation s'ébruite. Surtout avec l'ombre menaçante de Lady Gossip planant au dessus de ce campus.
- Je voulais…je voulais parler de…de ce qu'on à oublié pendant…essayai-je de lui faire comprendre d'un mouvement de tête en écarquillant les yeux.
- Oh ! Je vois que tu t'es rappelée de ce petit détail. Je suis à ta disposition maintenant, me fit-il remarquer en écartant les bras, alors discutons.
- Je ne suis pas à ta disposition moi ! Répliquai-je en croisant les bras.
- Te me cherchais non ?
- En ce moment précis, je n'ai pas vraiment envie de discuter avec toi, répondis-je, butée.
Je le vis froncer les sourcils, perplexe.
Tu le cherchais pour discuter, il t'a trouvé et toi tu te casses au lieu d'en parler …Logique !
Je crus même l'entendre murmurer un « Les femmes ! » alors qu'il passait une main nerveuse dans ses mèches déjà bien désordonnées.
- Ecoutes Bel…Isabella, on est adultes, on devrait donc pouvoir en parler raisonnablement, non ? dit-il lentement comme s'il parlait au contraire à une enfant récalcitrante.
Fous ton orgueil de coté Bella et mettez les choses à plat !
- Ok mais pas ici, pas dans un endroit public, ajoutai-je en inspectant la salle bondée.
- Comme tu veux, on peut aller chez toi.
- Non ! J'avais répondu plus vivement que nécessaire mais en repensant au texto de Rose…Beurk ! Chez moi ce n'est pas possible.
- D'accord, chez moi alors, …je promets de ne pas te toucher, ajouta-t-il rapidement, levant les mains en signe d'innocence, armée son petit de sourire en coin. En plus, j'ai quelque chose à te donner.
- Ce n'est pas mon anniversaire ! Je le toisai suspicieusement.
Il se dirigeait déjà vers la salle principale.
- Ce n'est pas un cadeau.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Tu le verras quand tu y seras.
- Encore du chantage Edward !
- Tu as le choix Isabella. Tu l'as toujours eu…me dit-il d'une voix douce.
Ne fais pas l'enfant et suis le !
- Ok, j'accepte mais au moindre faux pas, je rentre chez moi.
- C'est toi qui décide ce soir ma belle, déclara-t-il en plongeant son regard dans le mien. L'instant d'après, il n'était plus là.
Dans la grande salle, je trouvai Alice en compagnie d'Angie et de son chéri Ben, qui se trouvait être un ami d'Edward.
Qui crie au complot là ?
Lorsque je les avertis que je partais avec Edward, Angie protesta, Alice sauta de joie et Ben fut soudain fasciné par son plat de frites.
- N'hésite pas à m'appeler s'il y a le moindre problème.
- Il n'y aura aucun problème Angie, arrête de t'inquiéter pour rien, se plaignit Ali
- Contente de t'avoir rencontré Ben.
- Moi aussi Bella.
- J'y vais les filles, à plus tard.
Une fois dehors, je m'avançai vers Edward qui m'attendait, appuyé sur une grosse voiture gris foncée dont j'étais incapable de citer la marque. Je le regardai alors qu'il m'ouvrait galamment la porte. C'était sûrement la première fois que quelqu'un agissait comme ça avec moi et je me sentis un peu gauche en m'installant à l'intérieur. Je le regardai faire le tour de la voiture et priai pour que cette soirée ne tourne pas au pugilat…
Ou à l'orgie, au choix !
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- Waw, c'est vraiment chez toi ? Demandai-je, abasourdie en passant la porte de chez Edward.
Je n'avais pas pu retenir mon exclamation en contemplant sa magnifique entrée illuminée par de délicates petites lampes. L'ensemble était élégant et raffiné, loin de ce que j'aurais imaginé.
- Non, en fait, j'ai ligoté les proprios dans le sous sol de l'immeuble et je squatte chez eux.
Je me retournai vivement vers lui, alors qu'il me considérait d'un air moqueur.
- Je vois que kidnapper les gens est un passe-temps chez toi…
- Oh, mais ne t'inquiète pas, j'en ai encore plein d'autre.
Avec un petit sourire en coin – oui, oui celui la même –, il passa devant moi pour poser ses affaires sur la desserte et éclairer le reste de l'appartement.
- C'était l'appartement de mes parents…
Le contraste entre le hall d'entrée et le salon était flagrant. Ça ressemblait déjà plus à un appartement de jeune et non à une couverture d'Intérieur Magazine. L'appartement d'Edward était immense, dénué de cloisons, à la manière d'un loft. Sur la droite, délimité par un bar en forme de L, se trouvait le salon. A lui seul, il devait faire au moins trois fois la taille de notre chambre, à Rose et à moi.
La décoration de la salle à manger, tout comme celle de l'entrée et de la cuisine, était très élégante et soignée avec ses chandeliers en cristal, ses bibelots de porcelaine et les tableaux accrochés aux murs. D'ailleurs l'un d'eux me semblait familier. Ça ne m'étonnerait pas que ce soit un original d'un grand peintre...
- …j'ai emménagé il n'y a pas longtemps…
Tout en avançant dans la pièce, je contemplai les murs d'un blanc immaculé. A gauche de l'entrée, se trouvait une cuisine spacieuse. L'une des façades de la salle à manger attenante était constituée de baies vitrées. De ces dernières, on avait une vue imprenable sur tout le campus. Un escalier, partant du coin de la salle, descendait vers ce qui semblait être les chambres. La chambre d'Edward…Je chassai cette idée de mon esprit, préférant ne pas avoir à connaitre cette partie de chez lui.
-… je n'ai pas encore refait la déco, sauf au salon.
Je me dirigeai vers le canapé d'angle en cuir noir, faisant face à un écran plat d'une taille monstrueuse. De cet emplacement, j'avais une vue d'ensemble sur le salon tout entier : la table basse chargée de livres, le tapis noir aux motifs blancs, le grand piano à queue noir, la bibliothèque remplie d'ouvrages, de vieux vinyles, de CD et DVD.
- Installe-toi, tu veux quelque chose à boire avant de passer aux aveux ?
- Non, merci, ça ira, répondis-je agacée par sa manie de toujours se moquer de moi.
A peine assise sur le cuir que je me relevais. Je ne pouvais décemment m'assoir et boire le thé avec Edward alors que tant de questions étaient en suspens. Autant lancer les hostilités tout de suite !
- Pourquoi t'es-tu fais passer pour le directeur de la fac ? C'était une sorte de pari entre copains ?
- Quoi ?
- De bizutage pour le jour de la rentrée ? Tu fais souvent ça ? Continuai-je sans tenir compte de son intervention.
- Tu délires Isabella !
- Tu peux soupirer et lever les yeux au ciel, Edward mais je n'ai toujours pas eu de réponses acceptables.
Non je n'étais pas trop agressive !
- Imagine si quelque nous avait surpris ! Tanya, ton père, un des sbires de Lady Gossip ! Tu as vraiment été inconscient !
Je me mis à faire les cent pas sur le tapis. Avec ma chance, je me prendrais les pieds dedans, tomberais, me cognerais la tête contre la table basse, m'ouvrirais le crane et finirais la nuit à l'hôpital…loin d'Edward !
Aussi agité que moi, ce dernier quitta son siège pour se poster devant moi. Apparemment, je n'étais pas la seule à perdre mon calme. Et je dois avouer que je me retenais de reculer, légèrement effrayée par sa haute silhouette qui me dominait.
- Tu es loin d'être irréprochable dans l'histoire Isabella, je veux bien reconnaitre que me faire passer pour mon père n'était ma meilleure idée mais tu es aussi fautive que moi !
- QUOI ? Ce n'est pas moi qui ai menti sur mon identité et tout ça pour pouvoir coucher avec moi !
- Parce que tu penses que j'avais PRÉVU DE M'ENVOYER EN L'AIR AVEC TOI ?
- TIENS ! CE N'ÉTAIT PAS POUR ÇA, LA PETITE MISE EN SCÈNE ?
Le niveau sonore grimpait à une vitesse alarmante et le regard qu'il posa soudain sur moi n'avait plus rien d'amène.
Déjà qu'il ne l'était pas tant que ça !
- Il faut apparemment que je te rafraichisse la mémoire. A la seconde où tu es entrée dans ce bureau, j'ai vu clair dans ton jeu. Tes cheveux, tes lèvres, tes…ce chemisier... Un véritable appel au sexe. Comment pensais-tu que j'allais réagir ?
Alors ? Plus rien à répondre ?
J'étais de plus en plus rouge à mesure que je me rappelais son regard voyageant sur moi, la première fois, dans ce fameux bureau. Il m'avait dévoré littéralement des yeux.
- Ton apparence à elle toute seule était une avance alors ne me fais pas passer pour le grand méchant loup et toi, l'innocente victime. Tu es venue dans le but de séduire le doyen de ta fac Isabella. Tu étais là pour éviter le renvoi et pourtant je ne te traite pas de tous les noms, moi !
Je ne voyais pas beaucoup d'arguments valables à lui opposer pour me justifier. Au point où j'en étais, autant choisir la vérité, même si c'était à contrecœur. Je préférai ça plutôt que de passer pour une allumeuse sans scrupule qui couche pour réussir.
- Je ne voulais pas faire du charme au directeur de ma fac,…C'EST LA VERITE EDWARD ! Insistai-je alors qu'il voulait m'interrompre. Je n'aurais pas fait…ce que j'ai fais, si ça avait été ton père dans ce bureau, ou même quelqu'un d'autre…
Même si en repensant à papa Cullen,…
- Ah non ? Insista-t-il en se rapprochant de moi.
- NON !
- Pourquoi l'as-tu fais alors ?
Il semblait attendre quelque chose, ses yeux parcouraient mon visage comme si la vérité était écrite dessus. Son changement d'attitude me prit un peu de court. Il était plus facile pour moi de le garder à distance quand il était en colère. Lorsqu'il passait en mode « turn on », je ne pouvais guère lui résister.
- Comme si tu ne le savais pas ! Protestai-je en me tournant vers la baie vitrée du salon.
Me concentrer sur les lumières de la ville et non sur lui, voila ce que je devais faire.
- Dis-le, à voix haute Bella.
Sa voix n'était qu'un murmure à ce moment-là, mais je décelai néanmoins la provocation qu'elle contenait, comme s'il me mettait au défi d'avouer. Mais avouer quoi au juste ? A quel point il me rendait folle, à se tenir si près ? Comment j'avais cessé de penser quand, il m'avait touché ? Ou le plaisir incroyable qui s'était emparé de mon corps quand j'avais jouit dans ces bras ?
- Je l'ai fais,…je l'ai fais, parce que c'était toi Edward. Dès l' instant où je t'ai vu, je me suis sentie…attirée. Dans ce bureau, je te voulais toi, l'homme et pas le doyen !
Comme il ne répondait rien, je levai les yeux vers son visage qui se reflétait dans la vitre.
- Je savais que tu l'avais ressenti aussi,… l'attraction. Je n'ai pas pu résister…
Je le vis plonger le nez dans mes cheveux alors que son regard assombri et plein de convoitise capturait le mien. Des visions de membres enchevêtrés, de peaux humides, de respirations haletantes emplissaient mon esprit, électrisaient mon corps. J'avais envie de lui, et à mon grand dam, mon corps en présentait tous les symptômes. Ce serait si facile de répondre à son désir et se laisser aller. Mais quelque chose me retenait. Une petite voix, dans un coin de ma tête, me disait de ne pas céder. Pour une fois, dans ma vie, je devais arrêter d'agir impulsivement.
- Maintenant qu'on a établit que tu n'es pas totalement diabolique et que je ne suis pas une trainée, on peut passer à autre chose ? Lui demandai-je en m'éloignant.
Enfin, en essayant de m'éloigner car un bras vint me barrer le passage.
- J'ai plutôt envie de creuser le sujet, au contraire.
- On n'aurait jamais dû coucher ensemble la première fois Edward, je pense que ce n'est pas la peine de réitérer l'exploit, essayai-je de le raisonner, une main sur sa poitrine, tentant en vain de l'écarter de moi.
- Je ne regrette rien, j'ai adoré chaque moment passé en toi Bella et même si tu ne veux pas le reconnaitre, tout ce que tu désires, c'est recommencer, toi aussi…
Ce ne fut qu'un chuchotement, qu'un souffle dans mon cou, qu'un frôlement sur mon oreille mais je frissonnai de la tête au pied.
- A ta place, je serais moins arrogant Edward, commençai-je d'une voix tremblante en me dégageant.
- Moi ? Arrogant ? Ok ! La tête dans le sable, ça me va aussi !
Oui je sais, je suis la reine du déni ! Mais je me soigne !
Je repris place nerveusement sur le canapé alors qu'il s'asseyait sur le fauteuil en face de moi. Nous nous dévisageâmes en silence pendant quelques secondes. Je ne savais vraiment pas par où commencer.
- Alors, qu'est-ce que tu voulais me donner ? Questionnais-je Edward qui attendait visiblement que je prenne la parole.
Il se leva en soupirant devant mon impatience, prit l'escalier qui descendait et revint quelques secondes plus tard avec une enveloppe qu'il me tendit.
- Qu'est-ce que c'est ?
- On t'a déjà dit que tu étais insupportable, Isabella ?
Je ne pouvais décemment pas lui tirer la langue comme avec Alice donc je l'ignorai en saisissant l'enveloppe. Je l'ouvris et en tira la seule feuille qu'elle contenait. Les mots « Dépistage », « VIH » et « IST » me sautèrent à la figure et je me sentis rougir, mal à l'aise. Une fois de plus, il me prenait au dépourvu.
- Il tient toujours ce verre ? Lui demandai-je en détournant les yeux du papier.
- Bien sûr, tu veux quoi ?
Je constatai avec soulagement qu'il ne faisait aucun commentaire.
- Peu importe mais rien de trop fort.
Le but étant de se détendre, pas de finir saoule !
Il passa derrière le bar et en sortit des verres, une bouteille de jus de fruit et une étrange boisson noire. Il ramena le tout sur la table basse qui nous séparait et nous servit tout les deux. La couleur verdâtre de mon mélange n'était pas très ragoutante mais je portai quand même mon verre à mes lèvres. Mine de rien, c'était bon, assez doux et très frais. Je sirotai mon cocktail pendant un moment, puis me resservis un deuxième en essayant de calmer ma nervosité. Mais malheureusement, mes yeux tombèrent sur la fameuse enveloppe. Je ne pus réprimer une grimace en pensant au pourquoi de sa présence.
Deux beaux irresponsables !
- Je me suis dis que tu ne me croirais pas sur parole donc j'ai fait tous les tests nécessaires, précisa Edward, en se passant une main nerveuse dans les cheveux.
Je considérai le document que je n'avais pas consulté. Bizarrement, je l'aurais cru, même sans tests. Mais qu'il les ait fait, volontairement, pour me rassurer, et ça me touchait vraiment.
- Normalement, il faut au moins une semaine, comment les as-tu eus aussi vite ?
- Je les ai fais moi-même.
Je le regardai sans comprendre
- J'ai accès aux infrastructures de l'hôpital universitaire, dont les labos, même quand je ne suis pas en stage.
Oh ! J'avais complètement oublié qu'il était en médecine. Ça présentait certains avantages apparemment. Bon, je n'étais pas très à l'aise avec cette conversation mais c'était en partie ma faute si on en était là.
Un peu de maturité Bella !
Je mis donc ma gêne de coté pour lui répondre.
- Heu…merci Edward…enfin…d'avoir fait ces tests, j'apprécie beaucoup…je peux les faire aussi, m'empressai-je de rajouter, c'était la moindre des choses après tout.
- Si tu me garantis qu'il n'y a pas de danger que…
- Je suis saine, répondis-je vivement, je veux dire, je me suis toujours protégée, enfin jusqu'à présent.
- Je te crois alors. Et pour les…
Tiens ! C'était lui qui gigotait sur son siège maintenant !
- …risques de grossesse ?
Seigneur… achevez-moi !
- Aucun risque Edward, sois tranquille.
- D'accord, si tu prends la pilule, c'est parfait.
- Je ne prends pas la pilule…
- Mais…commença-t-il en fronçant les sourcils avant d'ajouter en souriant, si tu portais un patch, je l'aurais vu.
Je souris également à cette pensée. Après avoir parcouru tout mon corps de ses lèvres, il l'aurait sans aucun doute remarqué sur ma peau.
- Tu as raison, je n'ai pas de patch contraceptif.
- Stérilet ?
- Non !
- Tu comptes ? me demanda-t-il, incrédule.
Là, j'éclatai franchement de rire.
- Non je ne compte pas ! Quelle idée !
Cette séance de devinette – bon, les verres de vodka aussi j'avoue – avait au moins le mérite détendre l'atmosphère. Pour le coup, je me sentais même un peu trop détendue.
- Ici, dis-je finalement en indiquant l'intérieur de mon bras gauche.
Je ne m'attendais pas à ce qu'il vienne voir de plus près, pourtant il fut près de moi en un éclair. Près, trop près !
- C'est un implant, ajoutai-je précipitamment en espérant qu'il ne se rapprocherait pas davantage.
Mais Edward m'avait déjà saisit le bras, son pouce frôlait le léger relief du tube et moi, je venais d'ajouter une nouvelle zone érogène à ma liste. Je savais très bien ce qu'il se passait quand je laissais Edward poser les mains sur moi. Mes pulsations redoublaient, ma respiration s'accélérait et je finissais par mettre ma petite culotte à la poubelle. C'était exactement ce qui était en train d'arriver, comme un peu plus tôt. Pas moyen qu'il se tienne à moins d'un mètre de moi sans que j'ai envie de lui mettre la main aux fesses.
- On ne sent presque rien, murmura-t-il doucement. Il était absorbé par mon bras et ne semblait pas remarquer mon trouble.
Et bien moi, je ressentais tout !
Son doigt me caressait toujours, ses lents va et vient qui me brûlaient la peau. J'avais pris la décision de rester sage ce soir mais, mon dieu, s'il ne reculait pas, je…
- Je me rappelle en avoir entendu parler en CM mais très rapidement. C'est très pratique ! Tu as eu mal ?
Il faisait exprès de ne pas voir mon agitation ou quoi ?
- Isabella ?
Je me forçai à détourner les yeux de sa bouche – tellement proche de la mienne – et à aligner trois mots.
- Hum ? Non, complètement indolore !
- Tant mieux ! En plus, tu es tranquille à ce niveau, pas de contrainte ou d'oubli de pilule. On devrait en profiter je trouve ! Termina-t-il avec un grand sourire goguenard.
S'il était déterminé à tester l'efficacité de mon implant, il me fallait vraiment un autre verre…
.:.
Mmmm…j'avais rêvé d'Edward, encore, pensai-je en m'étirant sur les couvertures. Son odeur enivrante emplissait toujours mes sens, provoquant une réaction délicieuse en moi. Cet homme me hantait littéralement. J'étendis le bras, à la recherche de mon portable sur ma table de chevet mais ne rencontrai que le matelas. Je me retournai sur le ventre et tendis une nouvelle fois la main. Encore la surface fraiche d'un drap de soie sous ma paume.
De la soie ? Je n'étais définitivement pas dans mon lit là !
J'ouvris les yeux brusquement et contemplai la chambre. Il faisait encore nuit et elle était plongée dans la pénombre. Je m'étais apparemment endormi alors qu'Edward s'apprêtait à me ramener chez moi mais ça n'expliquait pas pourquoi j'étais dans son lit. Un sacré lit king size d'ailleurs, remarquai-je en balayant la pièce des yeux.
Et bien sûr, au moment où je le vis, mon cœur rata un battement.
Oh God. Edward.
Je baissai immédiatement les yeux et découvrir avec soulagement mes vêtements encore bien accrochés à mon corps. Ce qui n'était pas le cas de mon cauchemar personnel ici présent. Edward était aussi allongé dans le lit - nu à première vue -, un drap reposant négligemment sur ses reins. Couché sur le ventre, la tête enfouie dans l'oreiller, il avait l'air profondément endormi. Mais il était vraiment, vraiment nu ou pas là ? Parce que je ne crois pas pouvoir survivre à ça une seconde fois. Lentement, je soulevai le drap et constatai qu'il était portait encore son boxer. Boxer qui moulait outrageusement ses fesses musclés.
Il faisait très chaud tout d'un coup ! Je relâchai le drap comme s'il m'avait brulé. J'avais intérêt de sortir de ce lit en vitesse avant de faire une bêtise. J'entendais déjà la petite voix en moi me pousser au crime. Edward était là…vulnérable…à ma portée…Je pouvais faire de lui ce que je voulais – tant qu'il était endormi évidemment ! – c'est-à-dire me venger de son sale coup. Parce que NON ! Je ne lui avais pas pardonné. Et que OUI ! Je voulais lui rendre la monnaie de sa pièce. Je réprimai un rire – hystérique de sorcière – en tendant la main vers lui, mon plan prenant peu à peu forme dans ma tête…
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* Sins = Péchés (sens biblique)
Voila ! Voila !
J'espère que ce chapitre vous a plu
J'avoue que j'ai eu un peu de mal à le boucler celui la
Vous l'avez compris le chapitre suivant sera lemoné
(Comme dirait ma relectrice : "C'est obligé que ça couche au 4ème chapitre!" Mdr !)
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Si certaine ont des idées de vengeance...n'hésitez pas ! Parce qu'on a toutes un petit côté sadique en nous :P
Si certaines veulent juste dire qu'elle on aimé...n'hésitez pas ! Ca me fait super plaisir mais surtout ça m'encourage à écrire plus vite :d
Et si certaines ont des réclamations concernant quelque chose qui leur a déplut...n'hésitez pas non plus ! Les critiques constructives permettent de s'améliorer
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Sur ce, je vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année (Je ne sai spas si on se reverra entre temps)
Passez de bonnes vacances, pour celles qui en ont !
Moi, je vous fait plein de bisou et je vous dis à très bientôt
Khassidy
