Salut tout le monde ! Voici le 3ème chapitre de cette fic ^^ J'espère qu'elle vous plaira ! Chapitre entièrement dédié à Seb et Ciel ! Quelques révélations se font dans ce chapitre donc vous aurez des réponses à vos questions...
Merci à Nayu-shii et Lovely Keiko-chan pour leurs reviews ! Ça m'a fait énormément plaisir :D
Bref, bonne lecture !
Chapitre3 : Une histoire tragique, ou comment profiter des faiblesses d'une personne pour mieux s'inviter dans son lit.
Aloïs : Tu croyais vraiment qu'on ne t'avait pas vu ?
Ciel ne réfléchit pas plus longtemps et se mit à courir. Mon dieu, ces mecs allaient le tuer ! Il se retourna et vit Sebastian qui le poursuivait. Il pris peur et courut encore plus vite. Cependant, alors qu'il était sorti du lycée, il l'entendit rire. Tout cela n'était-il qu'un jeu pour lui ? Une simple traque ? Son souffle s'accéléra et Ciel fût contraint de ralentir en sentant la crise d'asthme s'insinuer en lui.
Il appuya ses mains contre sa poitrine, le cœur au bord des lèvres. Il vit Sebastian arriver près de lui, l'air inquiet, mais il ne parvenait pas à se calmer. Sebastian prit Ciel délicatement par la taille et le serra dans une étreinte chaude.
Sebastian : C'est de l'asthme n'est-ce pas ? Calme toi, je ne te ferrais aucun mal. Tu es bien trop intéressant Lord Phantomhive.
Ciel ne comprenait plus rien. Pourquoi ne le tuait-il pas ? Comment savait-il que c' était un Lord ? Toutes ces questions tournaient dans sa tête et il avait du mal à se calmer. Alors tout doucement comme si c'était une poupée de porcelaine, Sebastian prit son visage entre ses doigts et l'embrassa, lui insufflant l'air qui lui manquait. Ciel se détendit en sentant les lèvres de Sebastian et l'air s'engouffrer dans ses poumons. Les joues en feu, il s'accrocha à la chemise de Sebastian. Au bout d'un moment, celui-ci rompit l'étreinte.
Sebastian : Ça va mieux ?
Ciel : Pourquoi... tu ne m'as pas tué... Je vous ai vus...
Sebastian : Je te l'ai dis, tu es bien trop important pour mourir. De plus, tu ne diras rien à personne n'est-ce pas ? Qui te croiras ? Et puis... Maintenant, tu fais partie de notre groupe.
Ciel : Je ne veux... tuer personne...
Sebastian : Pas même les assassins de tes parents ?
Ciel : Comment ? Comment tu sais ?
Sebastian : J'ai mes sources. Indique moi le chemin jusqu'à chez toi, on va parler.
Sebastian prit Ciel dans ses bras et le porta comme une princesse. Le jeune Lord trop fatigué pour protester, lui montra le chemin .
Ciel avait un petit studio près du lycée. Ce n'était pas le luxueux manoir Phantomhive mais c'était néanmoins confortable. Sebastian ne parut pas choquer le moins du monde. Il déposa Ciel sur son canapé. Celui-ci le regarda d'un air suspicieux et le détailla. Sebastian se laissa admirer, il savait bien que Ciel n' était pas habitué à le voir ainsi. Le jeune Lord remarqua qu'outre le fait que Sebastian soit encore plus beau dans ses habits « du soir », il avait du vernis noir sur les ongles des ses longs doigts.
Ciel : Joli verni.
Sebastian : Merci.
Ciel : C'est pour ce « travail » ou...
Sebastian : Non c'est par goût.
Ciel : Ça fait gay.
Sebastian : Je suis gay.
Ciel : … Ah.
Sebastian : Je pensais que tu l'avais remarqué aux vues de mes rapports avec Claude.
Ciel : Je pensais que tu préférait les femmes de chambres.
Sebastian : Serais-tu jaloux ?
Ciel : quoi ? Mais là n'est pas le sujet ! Comment sais-tu que je suis un Lord ? Pourquoi vous avez tué cette fille ? Vous êtes qui !
Sebastian : Nous nous renseignons sur tout les nouveaux élèves quand à ce que nous sommes... Disons que dans les milieux riches, existent des magouilles à plusieurs millions de dollars. Des meurtres sont commis, des drogues sont vendues. Cependant, personne n'ira soupçonner des gens riches et même si c'était le cas, il ne se ferait jamais punir. Il n'existe pas de jugement pour ce genre de personnes. La seule loi existante est celle de l'argent. De très bons avocats et des pots de vin, c'est tellement simple pour eux.
C: Alors... Il faut que quelqu'un rende la justice. Des gens qu'on ne soupçonnerait absolument pas... Des lycéens par exemple ?
S: Tu es perspicace. Nous sommes employés par l'État pour rendre justice, enquêter, démasquer et punir les coupables, c'est notre métier. Nous pouvons tuer, torturer, violer, pendant nos enquêtes car si nos ennemis sont au dessus des lois, nous sommes forcés de l'être aussi.
C: je trouve cela affreux...
S: peut-être, mais c'est le seul moyen pour que ceux qui ont été capturés, torturés et humiliés aient enfin justice .
Ciel regarda Sebastian droit dans les yeux. Il savait ça aussi. Après avoir tué ses parents et brûlés son manoir, ces assassins l'avait enlevé et torturé. Il n'en parlait à personne, ces hôtes devaient donc être très renseignés. Il devait cependant reconnaître que Sebastian avait raison, les meurtriers étaient des professionnels et pour pouvoir anéantir une famille de la haute ils devaient vraiment avoir le bras long. Très long. Et Ouran était là où toutes les familles les plus puissantes mettaient leur rejetons. C'était donc au lycée que Ciel trouverai des réponses. Sebastian finit par détourner son regard.
Sebastian: Je suis .. désolé de ce que tu as vécu, ça a vraiment du être horrible. Tu as bien failli y passer...
Ciel: Je suis bien vivant maintenant, et j'en ai réchappé.
Sebastian: Mais comment ? Ils devaient te tuer, non ?
Ciel: Tu veux que je te fournisse des informations sur mon compte ? Pourquoi ?
Sebastian: Tu es décidément très perspicace. Disons que j'aimerais que tu travailles avec nous dans l'ombre, en contrepartie, tu recevras toute l'aide nécessaire pour démasquer les coupables du meurtre de tes parents . Pour tout te dire, cela nous serait profitable à nous aussi car c'est ce genre de personnes que nous cherchons à arrêter.
Ciel: Comment je peux être sur que tu ne me mens pas ?
Sebastian : Je te donnerai le numéros de notre employeur demain . Alors ?
Ciel : … J'accepte. Je veux trouver le coupable.
Sebastian : Alors, tu acceptes de me dire ce qu'il c'est passé cette nuit ? Il faut que j'ai le plus d'informations possibles si je veux avoir des indices .
Ciel : Ils étaient tous masqués. Il m'ont mis sur un autel avant de me poignarder. Je suppose que c'était une cérémonie religieuse.
Sebastian : Ils t'ont poignarder et tu es toujours en vie ?
Ciel : C'est là que ça coince. J'étais à demi conscient, et j'ai vu quelqu'un. Je discernais à peine mes agresseurs mais je sais que cette personne les a tués jusqu'au dernier. Elle a bien fait. La suite, je ne la connais pas. Quand je me suis réveillé, j'étais sur un lit d'hôpital. Apparemment, après s'être occupés des assassins, mon sauveur m'a emmené me faire soigner. Je lui dois la vie, pourtant je ne connais rien de lui, ni son visage, ni son nom.
Sebastian : …
Ciel : Sebastian ?
Sebastian : Pas d'autres indices sur ces meurtriers ?
Ciel hésita un moment puis finalement, tourna le dos à Sebastian et souleva sa chemise. Dans le bas du dos, une marque était imprimée. Elle avait été faite au fer rouge et représentaient deux lignes entrelacées. Sebastian s'approcha, détaillant la marque. Il n'imaginait même pas la douleur que Ciel avait dû ressentir. Il l'effleura du bout des doigts, et Ciel tressaillit.
C: Je.. J'aime pas qu'on la touche...
Sebastian : Désolé..
Ciel : Et puis cet œil violet que vous semblez tant apprécier vous les hôtes, c'est aussi un de leur « cadeau ». Ma tête a frappé contre la cage où ils m'avaient mis et mon œil c'est comme... voilé, je ne sais pas ce qu'il c'est passé mais il a changé de couleur et je ne vois pratiquement plus rien de cet œil là.
Sebastian : On te fera des lentilles sur mesure. C'est paradoxal qu'un œil aussi beau ne puisse pas voir.
Ciel rougit légèrement et remit sa chemise en place, beau prétexte pour ne pas regarder Sebastian dans les yeux.
Ciel : Comment vous vous y prenez pour résoudre les enquêtes ?
Sebastian : Nous disposons des dossiers de la police, et nous enquêtons sur le reste, nos jeunes clientes sont très bavardent.
Ciel : et personne ne sait pour vos... activités nocturnes ?
Sebastian : A part quelques aides du lycée non. Tout le monde croît que la nuit est réservée aux activités peu catholiques...
Ciel : Parce que tuer des gens c'est catholique ?
Sebastian : Nous ne tuons pas des gens tout les soirs. Si il y a une enquête en cours on met en commun nos indices, et on établit un plan d'action, sinon, on s'entraîne dans les sous-sols.
Ciel : Les sous-sols ?
Sebastian: Sous la 3ème salle de musique, il y a des sous-sols reconvertis en salle d'entraînement.
Ciel : Eh bien, vous êtes bien équipés...
Sebastian : Le gouvernement ne plaisante pas avec les criminels.
Ciel: Je vois... Encore faut-il qu'ils se fassent attraper.
Sebastian : Tu te sens seul ?
Ciel : Pardon ?
Sebastian : Est-ce que depuis l'incendie tu te sens seul ?
Ciel : Non. Et quand bien même, qu'est-ce que ça pourrait te faire ?
Sebastian : Je n'ai pas envi de te laisser dans ta solitude.
Ciel : Mais tais-toi ! Qu'est-ce que tu sais de moi ? Je vais bien, et je n'ai besoin de personne !
Sebastian : Comment peux-tu le savoir si tu restes fermé à tout le monde ?
Ciel : L'enfer c'est les autres ! Oh et puis pourquoi je discute, rentre chez toi ! Merci de m'avoir raccom-
Ciel n'eut pas le temps de finir sa phrase, écrasé par Sebastian dont le visage était beaucoup trop proche. L'homme en noir lui caressa doucement le visage et Ciel était tellement abasourdi qu'il ne fit pas un geste pour l'en empêcher.
Sebastian : Quand on est seul durant toute sa vie , on ne se rend pas compte à quel point les autres sont vitaux et on se complaît dans sa solitude. Mais toi Ciel, tu es différent. Tu as vécu avec des gens qui t'aimaient profondément. Et tu les a perdu.
Ciel : Ne parle pas d'eux ! Arrête !
Sebastian : C'est difficile à entendre n'est-ce pas, cependant je dis la vérité.
Ciel : Stop !
Sebastian : Tu as perdu ceux auxquels tu tenais le plus, alors, pour ne pas revivre une telle douleur, tu t'es fermé au monde, devenant froid et distant.
Ciel : La ferme !
Sebastian : Le monde entier est devenu ton ennemi... Mais que se passerait-il si quelqu'un venait à t'aimer ?
Sebastian prit le visage de Ciel à deux mains et colla son front au sien. Ciel, surpris de nouveau, ne dit plus rien. Ils restèrent tous deux ainsi pendant quelques secondes, puis Sebastian déplaça ses mains qui se retrouvèrent dans le dos du plus jeune. Il le serra contre lui, fermement mais tendrement.
Sebastian : L'enfer ce n'est pas tous les autres, moi, je peux te guider jusqu'au paradis.
La voix de Sebastian était atrocement enivrante. Ciel en avait marre de résister, il finit par passer ses mains dans le dos du plus âgé, au grand bonheur de celui-ci.
Ciel : Le 7ème ciel n'est-ce pas ? « là où les mensonges n'existent plus » ?
Sebastian : Tu te souviens toujours de tout ce que je dis ?
Ciel : Non mais cette phrase m'a marqué.
Sebastian : Parce que tu veux que je t'y emmène ?
Ciel : C'est pas ce que j'ai dis !
Sebastian sourit à Ciel. Comme ce garçon l'amusait ! Il s'approcha lentement de ses lèvres. Ciel sentit son cœur s'accélérer et ses joues rosirent. Cet homme allait le rendre fou avant la fin de la semaine. Il ferma les yeux, c'est ce moment la que choisit Sebastian pour déposer délicatement ses lèvres sur celles de Ciel. Ce dernier garda ses yeux fermés, il voulait juste sentir ses lèvres au parfum si doux et si dangereux. Il eut vaguement conscience que Sebastian c'était servit de son histoire personnelle pour se retrouver sur lui mais là tout de suite, il n'en avait que faire. Les représailles viendraient plus tard. Pour l'instant... Sebastian lui léchait les lèvres, lui intimant d'ouvrir sa bouche. Il s'exécuta, curieux de voir ce qui allait se passer . Le plus âgé approfondit le baiser, mettant la langue. Ciel, d'abord malhabile, car peu habitué, se recula. Puis, Sebastian lui expliquant le mouvement implicitement, il finit par s 'abandonner à l'étreinte de son aîné. Ils s'embrassèrent durant de longues minutes sans qu'aucun des deux ne veuillent arrêter. Sebastian caressa le dos de Ciel, le faisant frissonner, il allait passer ses mains sous le pantalon du plus jeune, mais Ciel se détacha de lui.
Ciel : Stop Sebastian. Pour ce soir tu te contentera de mes lèvres et estime toi heureux,c'est déjà beaucoup. Je ne suis pas homo mon cher.
Sebastian : Rectification : tu n'es pas encore homo. ça viendra, j'arrangerai ça.
Ciel : On verra.
Sur ces mots, ils se jetèrent l'un sur l'autre.
Ah comme ils sont mignons... Alors ça vous a plût ? Et éclairci ? Les hôtes ne sont pas si méchants que ça... Ou pas xD N'oubliez pas de laissez votre avis , il compte beaucoup !
A samedi prochain ! ;)
