Je tiens à remercier mon bêta, j'ai nommé Messire Sombreval, j'ai beau faire attention à mon orthographe... Y à rien à faire, je suis une quiche XD Donc un grand merci à lui pour supporter mes textes pleins de fautes :P
Et aussi un grand merci à ma première fan : Roselia001 3
Chapitre 2
Mon regard se fixa sur la tente de l'autre coté du campement, Braden en sortit, ma cousine eu un temps d'arrêt et je supposai qu'elle avait elle aussi remarqué la gracieuse sortie du gars le plus canon, le plus gentil, le plus tout, que je connaissais.
Dans le temps nous avions eu une petite histoire très brève, rien qu'un baiser chaste échangé, mais je sentais toujours les regards appuyés dans ma direction quand il se trouvait dans les parages. Son regard azur se fixa au mien, et je remerciai mentalement la distance assez éloignée de nos deux tentes. Je détestais rougir de la sorte... Et le pire c'est qu'il le savait, mais c'était plus fort que moi...
Braden était un homme tailler comme un ours, oh pas le genre d'ours mal lécher plein de graisse, non, lui était fait tout en muscle. Grand d'au moins 2 têtes en plus que moi – et on ne peu pas dire que je sois petite avec mon mètre 70.
Il avait l'allure d'un guerrier millénaire, il l'avait déjà maintes fois prouvé à ses adversaires.
Il me gratifia d'un sourire et d'un hochement de tête que je lui rendis poliment, tandis que je sentais Morrigann reprendre le tressage de mes cheveux en soupirant.
«Tu craque pour ce gars depuis des lustres, tu pense pas qu'il serait temps ...»
Je ne la laissais pas finir sa phrase.
«Non, il n'est pas temps!»
«Pourquoi est-ce que tu continue à te torturer ainsi ? Tu sais, si c'est écrit que tu rencontrera ton âme-soeur, tu le rencontrera point barre!»
«Le jour où je le rencontrerais, je le saurais, et ce n'est pas Braden!»
Morri' souffla d'exaspération. Je savais que mes rêves d'amour avec un grand A n'était que de la pur fantaisie, je me rendais bien compte que me priver de la compagnie d'un homme sous prétexte que ce n'était pas Lui, était ridicule! Mais j'avais essayé, et ensuite résigné...
Ma coiffure finie, je décidai d'aller me balader parmi les artisans, peut-être trouverais de nouvelles acquisitions et n'était-il pas normal pour une femme de faire du shopping quand elle se sentait mal? Bon, d'accord, les autres, elles allaient certainement vider leur carte bancaire chez H&M, ou encore dans les magasins de chaussures... Moi, je jetais un coup d'œil rapide aux bijoux en argent et m'attardai longuement sur les épées et les haches. Chacun son truc après tout!
Je jetais d'ailleurs mon dévolu sur deux petites haches toute simple. Je les pris en main, testant un ou deux mouvements et décidai qu'elles étaient juste faites pour moi.
Il était encore tôt, et les visiteurs n'étant pas encore nombreux, je décidais de continuer ma crise dépensière.
Environs une heure plus tard, je me retrouvais les mains pleines de chose divers, mais nécessaire – du moins j'essayais de m'en convaincre; du tissus – on a toujours besoin de tissus, essayais-je encore de me convaincre?; un nouveau service en bois, et d'autres babioles, quand mon regard s'arrêta sur une lame, qui semblait m'appeler – si si je vous jure, elle chuchotait mon prénom .
Je me rapprochais, laissais tomber toute mes courses et demanda au gars de me passer l'épée en question, bien que je dû parler avec des signes car je ne pète pas un mot de polonais!
Elle était légère, mais on remarquait directement que la lame avait été travailler pour faire en sorte qu'elle brise tout sur son passage, la garde était joliment décorée par des gravures celtiques, et le pommeau était rond et lui aussi gravé de symboles celtes.
« Excalibur » soufflais-je. Oui ça peu paraître débile, mais sur le moment c'est tout ce qui est sortit de ma boucle.
«Elle lui ressemble» fit une voix derrière moi que je reconnu sans peine, bien que ça ne fusse que la deuxième fois de ma vie que je ne l'entende.
« Vous devriez la prendre, elle vous va à merveille» continua l'inconnu en se plaçant devant moi, alors que je brandissais toujours l'arme pointe vers le bas et que mes yeux ne ce détachais pas des symboles graver.
«Vous semblez tellement hypnotisée, Dame Ailinn, que je me fais un plaisir de vous l'offrir»
Sa voix était lointaine, c'était comme si l'épée me parlait réellement, mais sa dernière phrase eu le mérite de me sortir de ma contemplation.
«Quoi? Me l'offrir? Mais en quel honneur, Monsieur? Je ne connais même pas votre nom d'ailleurs!»
L'homme tendis un paquet de billets à l'artisan forgeron, et quand je voulu protester, il leva la main afin de me faire taire sur le champ. J'en restais bouche béa, ce type n'était décidément pas clair dans sa caboche!
«Mon nom, jeune Ailinn, tu le connais... Essaye juste de te souvenir»
Et voilà qu'il se mettait à me tutoyer le Monsieur Mystère... Et puis comment il connaissait mon prénom d'abord? Je vous le demande!
Mais la fin de sa phrase résonna un instant dans ma tête:
«Essaye de te souvenir!»
Tenant toujours l'épée en main, je scrutais le visage de l'homme, non décidément ce type ne me disait vraiment rien, j'avais beau essayer, et rien du tout. L'homme me gratifia d'un sourire gêné tandis que je le détaillais; Il était grand et mince, mais je constatais tout de même que sa carrure était assez importante. Ses yeux avaient la couleur de l'azur, tandis que ses cheveux avaient la couleur de l'ébène, quelques tresses pendaient ici et là et une mèche retombais gracieusement sur son visage, cachant honteusement la beauté de son œil droit, mais lui donnait un certain style.
Bizarrement – et là vous allez vraiment me prendre pour folle dingue rôliste de mes deux – il avait un air à Aragorn - vous savez le gars super canon dans Le seigneur des anneaux? ... Oui le pote à l'elfe et au nain... Ben voilà, il ressemblait à peu près à ça! - Autant dire qu'il était carrément beau à regarder.
Sa tenue était quand à elle, très médiéval fantastique ! Et je remarquais instantanément qu'il cachait une lame à sa ceinture, sous sa cape de laine noire.
«Vous êtes armé, Messire!» dis-je en levant un sourcil interrogateur... Tout de suite il me plaisait moins le Aragorn de mes fesses!
« Vous aussi, Demoiselle » me rappela t'il alors qu'il ramassa mes paquets au sol.
«Puisque vous semblez ne plus vouloir lâcher le présent que je viens de vous faire, je me propose de vous raccompagner, vous ne vous en sortirez guère avec tout ce paquetage, Gente Dame»
Putain il était décidément bien trop poli à mon goût celui-là et il commençais sincèrement à me taper sur le système à pas vouloir me donner son nom!
Mais je le laissais passer devant moi, l'invitant à retourner vers ce qui était ma maison pour le week-end.
Il parût amusé par la situation, tandis que moi je fulminais de plus en plus. Ce qui eu le mérite de l'amuser plus encore... Quand nous arrivâmes au camp, Morrigann tourna le visage vers moi, ses yeux s'ouvrirent comme des soucoupes – Pariez combien qu'elle s'attendait pas à me voir débarquer avec autant d'achat... Et surtout avec un porteur... Là, la situation avait un coté amusant.
Mais c'est quand les yeux de Braden se braquèrent sur Mysterious Boy, que tout amusement, autant chez moi que chez ma cousine, disparut instantanément. Les yeux plissés, le regard noir, il avança d'un pas décidé dans notre direction. Cet homme avait franchement l'art de me mettre dans tout mes états psychiques. Quand il arriva à notre hauteur, il me salua d'un signe de tête en prononçant mon prénom, mais ses yeux se braquèrent de suite sur mon porteur de paquet.
«Excusez moi Monsieur, mais le camp n'est pas encore accessible aux touristes» dit Braden en insistant bien sur le mot Touristes.
«C'est bon Braden, il m'accompagne, pour porter mes paquets... Je crois que j'ai encore exagéré dans les achats.» répliquai-je dans un petit rire de gorge qui n'avait rien d'amusant...
J'étais surtout sur mes gardes. Braden était très – même trop – protecteur envers moi; et sur les camps, il s'était donné la mission de m'éviter tout souci avec la gente masculine -autre que lui bien entendu!
«Merci pour votre aides, et pour le présent, mais je ne peux décemment pas accepter, donc si vous le permettez, je vais vous rembourser de suite» dis je en sortant ma bourse de ma besace.
«Je n'accepterais même pas un sous venant de votre part!» répondit l'homme.
Voyant que je voulais protester, il me fit signe de me taire et reprit: «Par contre, j'ai un marché à vous proposer»
«Ah? Et quoi donc?» demandais-je interloqué
«Le baptême de votre nouvelle lame... Vous gagnez, je vous accorde le droit de me rembourser mais vous me permettez de vous inviter à prendre un verre à la taverne ce soir, avec bien entendu le risque que vous ne veniez pas. Tandis que si JE gagne, l'épée est un présent, et nous avons rendez-vous ce soir pour un verre.» Dit-il simplement comme si tout cela était d'une logique imparable!
Donc, il me proposait un combat en échange... Bien qu'il y gagnait presque sur tout les tableaux... je trouvais ça plutôt correct et acceptai sous le regard offusqué de ce cher Braden, et le sourire sadique de ma cousine bien aimée.
Nous déposâmes les paquets près de ma tente. Braden sur mes talons. Morrigann m'aida à placer ma ceinture avec «Excalibur l'épée magique des dieux» - ironie quand tu nous tiens!
Braden s'adossa au bois de la tente, bras croisés sur le torse, ce qui faisait encore plus ressortir son coté bourru. L'inconnu enleva sa cape, qu'il laissa tomber au sol;
«Comptez vous m'affronter ainsi vêtue?» Demanda t il soudainement l'air plus sérieux.
«Cela vous pose t il problème, Messire?» Rétorquais-je de but en blanc.
«Pas le moins du monde, Ma Dame.»
J'entendis un grognement sourd accompagner d'un «je t'en foutrais des Ma Dame» - Tout compte fait, parfois il avait l'air d'un ours mal léché...
Morrigann finit d'installer Iseult dans son fourreau, bien plaquer contre mon dos. Elle me gratifia d'un clin d'œil voulant dire – je vous le donne en mille - «Fais lui sa fête cousine», alors que mon protecteur du dimanche fut moins discret sur ses encouragements.
J'allais rejoindre mon adversaire dans la lice, tandis que mes compagnons et amis, se placèrent tous à l'entour des bois de sécurité. Brennan et Caen, les deux «chefs de clan» me donnèrent leur approbation quand à ce combat improvisé...
Je respirai à grand coup, me concentrai au maximum, mes sens à l'affût.
Mon adversaire semblait répéter les mêmes gestes de concentration que moi, je ne connaissais pas sa façon de se battre et décidai de ne pas y aller trop fort pour commencer, que j'allais aviser au moment venu. D'habitude, je combattais contre des adversaires connus, et là pour la première fois, j'allais aller direct vers l'inconnu – et c'était le cas de le dire!
Nous nous plaçâmes en garde, il tenait fermement son épée avec ses deux mains, mais à voir la position de ses bras, il était plutôt à l'aise. Excalibur dans la main droite, je commençai à avancer, lançant instantanément les hostilités. Nous nous tournâmes autour quelques seconde, quand dans une monté d'adrénaline, je porta le premier coup. Nos lames s'entrechoquèrent, il avait paré le coup avec une légèreté dans ses mouvements, à peine perceptible. Sa lame revint vers moi dans la seconde et je ne pu faire autrement que l'éviter en me jetant sur le coté. Il était donc décider à employer la manière forte... Très bien!
Je fus alerté par le sifflement de la lame fendant l'air, j'eus le temps de parer le coup avant que celui-ci ne m'atteigne droit dans les côtes. Mais tout aussi vif et précis, mon adversaire ne se laissa guère distraire, ma lame glissa le long de la sienne tandis que je lui fourrai un coup d'épaule là où il avait lui-même tenté de me toucher.
Il tituba légèrement sous la bousculade et j'en profitai pour lui faire voir de quel bois je me chauffais... Je portai des coups rapides et précis, qu'il para avec une habilité mal gérée, pensait-il pouvoir gagner ce combat facilement ? Je n'en doutais point! Je le faisais reculer sous le poids d'Excalibur alors que nos lames s'entrelaçaient tel des amantes, le regard fixé l'un dans l'autre, j'appuyais de toute mes forces sur sa lame.
J'avais l'impression que l'épée elle même me procurais une force incommensurable, avec elle, je me sentais invincible... j'avais l'impression qu'elle faisait partie de moi.
Mais mon valeureux adversaire résista, et sans même me rendre compte de ce qu'il m'arrivait, je reçu un coup dans l'estomac, qui me fit me plier en deux de douleur alors que je lâchais prise.
Essayant de reprendre mon souffle, je leva mes yeux embué vers ma cousine, elle avait un air sérieux affiché sur son doux visage, ses yeux me transperçaient, comme pour me donner de la force, tandis qu'un Braden hors de lui, arme en main s'apprêtait à entrer en lice régler son compte à l'homme en face de moi qui courtoisement attendait ma remise en forme.
D'un geste rapide, je tirai Iseult de son fourreau et me jetai sur l'homme, des deux mains je le harcelais de coup, la rage au ventre, comme si ma vie en dépendait. Un coup de lame, deux coup de lame, rapide et légère comme le vent, je me laissais envahir par ce pouvoir qui dormait depuis bien trop longtemps en moi. Un pouvoir que jusqu'ici je n'avais jamais exploité aussi profondément. L'homme, quand à lui parait les coups, encore et toujours, me laissant croire qu'il ne ressentait aucune fatigue, aucune peur, rien, vide... Mais c'était ce que les autres percevaient de lui, moi je pouvais sentir son aura tout autour de moi. Il était puissant, extrêmement puissant, pas une pointure au combat au corps à corps, mais il était certain que jamais, Ô grand jamais je n'aurais voulu être la cible d'une éventuelle mauvaise humeur.
Rien qu'un instant, un flash me parcourut et j'entendis la voix de l'homme dans ma tête: «souviens toi Ailinn, souviens toi de qui tu es, de qui tu as été!Nous en avons besoin!»
Le flash me déconcentra et je perdis le file de ma concentration, en un éclair, je me retrouvais dos contre torse avec une lame affûtée sous la gorge. Mon sang ne fit qu'un tour !
«J'ai gagné, je crois!» me glissa t'il à l'oreille en chuchotant presque. Ensuite, je fus libre.
Frottant ma gorge, je fus heureuse qu'il n'ai pas appuyer plus fort, sans cela, j'aurais été jolie à voir. Je remis Iseult dans son fourreau, tandis que je gardais Excalibur – ptin faudrait vraiment que je lui trouve un autre nom – en main. C'était comme si mes doigts étaient scellés autour, je ne pouvais plus m'en détacher. Chacun était retourné vaquer à ses occupations, tandis que Morrigann, Braden et l'inconnu restaient figés à leurs place, attendant que je réagisse enfin. Je levais la main droite, et observa les symboles celtes, ils étaient d'une couleur rougeâtre, comme ... des flammes... Oui les symboles brillaient littéralement.
Un éclaire traversa mon cerveau... un flash, encore...
Une femme, de la trentaine d'année, plutôt jolie, au visage fort, avec un bébé dans les bras. Elle chantait... Ses paroles étaient lointaines, comme un écho...
«Nous rentrerons, nous rentrerons... Nous rentrerons, par de la les montagnes»
Des visages d'hommes... des guerriers d'après ce que je pouvais en déduire. Beaux, élégants... Mais triste... non pas triste... Nostalgiques plutôt. Et là... Lui... Son visage... Lui... Non, ce n'était pas possible !
Comme si ça en était trop pour moi, dans une rafale de vent glacial, tout se stoppa, et je vacillai, me rattrapant à la réalité quand mon fessier heurta le sol, et que mes 3 compagnons s'élançaient vers moi.
J'espère que ça vous à plus :)
A bientôt pour la suite ^^
Bisous Bisous
Aude*
