Chapitre 2 : Comme un parfum d'espérance.

13 Juillet 1993, Manoir Malefoy, quelque part en Angleterre, début d'après-midi

Drago descendit les marches quatre à quatre, le grimoire tenu sous son bras et courut à travers les couloirs du manoir pour atteindre le plus rapidement possible le bureau de son père dans lequel il s'engouffra sans frapper.

Lucius, qui était en train de travailler sur des dossiers importants, releva la tête à cette entrée brusque, surpris et mécontent de cette intrusion et regarda son fils avec reproche.

Il savait pourtant que ce n'était pas le jour pour avoir ce genre de comportement!

Drago, commença t il sévère, enfin…

Père ! le coupa le jeune garçon en avançant jusqu'au bureau où il posa brusquement le grimoire, faisant fit des dossier paternels qui tombèrent à même le sol, et s'attirant par la même un regard meurtrier de son père qui n'allait visiblement pas tarder à le recadrer sur son attitude incorrecte.

Je l'ai trouvé !

Tu as trouvé quoi Drago ? demanda Lucius d'une voix où la colère menaçait d'éclater très prochainement.

Drago lui fit un immense sourire made in Serpentard et répondit avec un ton parfaitement détaché et badin

Mais le moyen de retrouver Gabriel bien sûr !

Lucius regarda son fils un moment comme si celui ci avait perdu la raison – ce qui était certainement le cas- et son regard se radoucit quand il pensa que le jour de l'anniversaire de Gabriel n'était facile à vivre pour personne, surtout pour Draco qui aurait tant aimé connaître son petit frère.

Alors il lui parla avec doucement, du ton qu'on emploie pour faire comprendre quelque chose de très désagréable à un tout petit garçon :

C'est impossible Drago tu le sais bien.

Hum hum, dénia Drago s'en se défaire de son sourire.

Pas grâce à ça ! ajouta-t-il en montrant le grimoire qu'il avait apporté avec lui.

Lucius jeta un regard compatissant à son garçon. En quoi est ce qu'un livre sorti cette année pourrait il les aider ? Le garçon compris visiblement ce regard puisqu'il ouvrit le grimoire fébrilement à la page qu'il avait préalablement cornée ; et désigna à son père l'article en question d'un air surexcité.

Lucius retint un soupir las et consenti tout de même à lire cet article pour faire plaisir à Drago même s'il savait qu'il devrait bientôt lui briser le cœur en lui disant que, non, cet article n'aidait pas du tout.

Le FiliasFidalus

Le rituel du Filais Fidalus ne dépend ni de la magie noire ni de la magie blanche ; il a été créé au 13ème siècle et a progressivement été oublié à partir du 16e siècle. Ceci est dû au fait que l'on a connu une explosion des sorciers entres les catégories de Sang Pur, de Sang Mêlés et de Fils et Filles de Moldus conséquente à cette époque, entraînant la perte quasi totale de certaines traditions familiales sorcières alors vieilles de plusieurs centaines d'année et qui sont encore très rarement connues à notre époque.

Parmi elles on peu compter la pose d'un médaillon de protection à l'effigie allégorique de la nouvelle génération chez les jeune enfants voire les nouveau nés- voir page 352 pour ce qui concerne ces médaillons plus en détails.

Le rituel du FiliasFidalus dépend entièrement de ces médaillons ce qui explique sa disparition en même temps que celle de cette tradition. Il avait pour but de permettre à des parents de retrouver leur enfant perdu et/ou enlevé lorsque ceux-ci étaient préalablement parés d'un talisman familial.

Le rituel fonctionnait en trois étapes :

Dans un premier temps chaque membre de la famille proche de l'enfant perdu (à savoir parents, frères et sœurs) devait placer une goutte de leur propre sang sur un talisman identique à celui que portait l'enfant (la famille en constituant généralement un en plus du nombre d'enfant né pour perpétuer le classement généalogique de ces bijoux). Puis le chef de famille devait placer le bijou ainsi traité devant une carte et prononcer la formule « Fliasfidalus ». Un rayon de lumière apparaissait alors pour désigner l'endroit (ville, village, lieu dit) où l'enfant était perdu et/ou retenu sur la carte. Il désignait également son identité d'emprunt dans le cas de fugue et/ou d'enlèvement.

Dans un second temps, un des deux parents devait se rendre dans ce lieux préalablement indiqué et de nouveau placer une goutte de son propre sang sur le bijou en récitant la formule « mir zeigenwomeineKanzelundmeinBlutist» (1)qui l'aiguillait alors sur la route à suivre pour retrouver l'endroit exacte où se situait l'enfant.

Enfin dans un troisième temps si l'enfant était placé sous un sort d'apparence et/ou un sort de modification de mémoire (en cas d'enlèvement) il suffisait de placer une goutte du sang d'un des parents puis une de l'enfant et de réciter le chant suivant pour que tous ces sorts néfastes soient levés en un instant.

S'en suivait un long chant dans une langue barbare.

Lucius releva la tête vers son fils aîné qui le regardait avec appréhension maintenant, se mordant la lèvre pour savoir s'il avait eu raison ou tort avec ce sort. Le père de famille se leva alors de son siège, fit le tour de son bureau et serra son fils dans ses bras et lui disant d'une voix émue :

Merci mon petit Drago, grâce à toi nous allons retrouver Gabriel.


1 En allemand cette phrase veux dire «Montre moi où se trouve ma chaire et mon sang.»