Auteur: Lady Ange Shadow

Disclaimer: petit pote Potter n'est pas à moi, pas plus que son monde et ses copains. Par contre, cette histoire l'est, tout comme les nouveaux personnages et lieux qui vous sont inconnus.

Note: j'ai enfin un ordi connecté à Internet et qui ne plante pas quand je veux lire des films!

Note 2: j'adoooooore mes lecteurs! En particulier les revieweurs! x)

Note 3: MERCI À TOUS LES GENTILS (ET COMPRÉHENSIFS) LECTEURS QUI LAISSENT DES COMMENTAIRES! Ça me fait super plaisir! Z'vous z'aime! X3

Note 4: et un bisou spécial pour les lecteurs anonymes, un! x) (et aussi une petite pensée pour malfoy44 qui a paumé son mot de passe...)

Note 2: fic dédiée à Lady Shadow Cassandra ^ ^

Bonne lecture!


Green Eyes Demons


Princesse


Personnages:

Arsenic Thanatos de Luxiria y Mora del'Vanesco y Calastos de Mne'Sil-Doloniel Arkatria: dit Harry James Potter, c'est le Prince des Incubes et des Succubes

Cassandra: 666e Grande Epouse, la femme d'Arsenic

Lyca Potter: l'une des jumelles Potter. Blonde aux yeux verts. 17 ans dans quelques jours.

Jack Potter: l'autre jumelle. Cheveux et yeux noirs. Mauvaise. 17 ans dans quelques jours.

Adrian Potter: petit frère des jumelles, 15 ans environ. Blond cendré aux yeux gris. Très calme et réfléchi.

Julius: on se sait encore rien de lui.

Aube: succube, meilleure amie de Cassandra.

Chapitre deux :

10 ans.

Au moins.

Cela faisait plus de dix ans qu'elle n'avait pas vue sa mère, et maintenant elle était là, devant elle ? Impensable. Et pourtant.

Elle mit quelques secondes à se remettre de sa stupéfaction et à prendre du recul face à la scène. Sa mère était dans les bras de son père. Elle semblait avoir abandonner le combat contre lui, se contentant de les fixer, eux, ses enfants, insensible à l'étreinte à laquelle elle était soumise. Et puis, derrière elle... une femme, d'une trentaine d'années. Étrange, avec des cheveux noirs méchés de mauve, et des yeux d'un violet intense. Et à côté... un jeune garçon. Un garçon blond aux yeux noirs, aussi noirs que ceux de Jack, aussi noirs que ceux de Cassandra... son fils, assurément. Stoïque, apparement indifférent, il se contentait de regarder sa mère dans les bras d'Arsenic.

Un frère. Un demi-frère. Un de plus. Lyca se demanda vaguement si il y aurait assez de place dans la maison, au cas où un jour ils seraient tous réunis sous le même toit, demi-frères et demi-soeurs ensemble. Pour l'instant, peut-être. Dans quelques années si ses parents continuaient sur leur lancée... probablement pas.

Que devait-il penser, le garçon, de voir sa mère dans les bras d'un homme autre que son géniteur ? Était-il venu ici en sachant que sa mère avait eu d'autres enfants, un autre mari, une autre famille ? Et pourquoi était-il ici ? Qu'est-ce qui justifiait sa présence en ces lieux ?

Elle n'avait pas de réponse à ces questions.

OoO

Dans le salon, le silence était tendu. Cass était assise dans un fauteuil -le jeune garçon sur l'un des accoudoirs, les trois autres enfants lui faisant face sur un canapé. Arsenic prenait un canapé à lui tout seul, et Aube se tenait en retrait, dans l'ombre –on semblait avoir oublié sa présence dans la pièce.

-Qui est-il ?

La voix de Jack brisa le silence. Cass se tendit imperceptiblement.

-Mon fils, Tom.

« Encore un... » aucuns des trois ne le dit à voix haute, mais les trois enfants légitimes du couple pensèrent la même chose. Un demi-frère de plus.

-Et eux, maman ?

La voix, neutre et affreusement morne pour un enfant, s'éleva pour la première fois, faisait écho à la précédente question de Jack.

-Tes demi-soeurs : Lyca et Jack, et ton demi-frère, Adrian.

-Et lui ?

Il désigna d'un geste Arsenic, le seul vrai « homme » de la pièce.

-Leur père.

-Ah. Tu as aussi couché avec lui, alors ?

-Tom !

Cass devint rouge. Non pas de honte mais de colère.

-Est-ce ainsi que je t'ai élevé ? Où sont tes manières ?

L'enfant soutenait le regard de sa génitrice sans ciller, il semblait totalement étranger à la scène.

-Tu te trompes, mon garçon.

L'intervention d'Arsenic les surprit, surtout Cassandra. Depuis quand parlait-il français ?

-Je n'ai pas « couché » avec ta mère. Je l'ai aimée. Et je l'ai baisée comme ton père ne l'a probablement jamais baisée.

-AR-SE-NIC...

Les lèvres de la blonde s'étirent, dévoilant des dents étrangement pointues. Elle émit une sorte de grognement rauque, guttural, qui provoqua un frisson chez les trois enfants –pas habitués- et chez Aube –qui l'avait justement trop entendu. Arsenic ne paraissait pas s'en soucier, et Tom... et bien...

-Maman ! Tu avais dit que tu ne le ferais plus !

Cassandra reprit ses esprits, secouant la tête, et s'excusa vaguement à l'attention de son fils, fixant toujours Arsenic d'un oeil noir.

Personne ne remarqua (ou alors ils eurent la décence de ne pas le relever) les traces relativement profondes que les ongles de Cass avait laissé dans ses accoudoirs de bois sculpté.

-Toujours aussi... irritable, chérie. Je suppose qu'on ne te changera pas ?

-Ne-m'appelle-pas-« chérie » !

-Oh, pitié ! Nous sommes mariés à la vie/à la mort, je t'ai laissé faire ta vie pendant plus de dix ans telle que tu l'entendais, tu pourrais au moins reconnaître notre union telle qu'est est, non ? Éternelle...

-Va te faire foutre !

-Avec toi, sans problème !

Elle voulut répliquer mais Tom exerça une légère pression sur son genou, l'encourageant. Il avait raison. Mieux valait-il qu'elle se taise, au lieu de dire quelque chose qu'elle regretterait par la suite.

-Pourquoi être revenue, maman ?

Elle s'y attendait à cette question. Néenmoins, comme elle ne savait pas exactement quelles informations Arsenic leur avaient donné, elle éluda la question :

-Pour empêcher quelque chose d'irréparable se produise. Pour éviter un acte contre-nature.

-C'est-à-dire ?

-...

-Je crois qu'il vaut mieux que la discussion s'arrête ici, intervient Arsenic. Adrian, montre sa chambre à Aube. C'est la Rouge. Lyca, Jack, soyez courtoises et laissez votre mère se réinstaller. Lyca, conduis Tom jusqu'à la chambre Bleue. Jack, j'aimerais que tu ranges la cuisine. Vous l'avez laissée dans un bordel pas possible.

-Mais... !

-Pas de discussion.

Jack partit en fulminant vers la cuisine, bousculant son père sous le regard étonné du petit Tom. Celui-ci se retrouva entraîné par la blonde, Lyca, sans trop rechigner. Sa mère venait de lui expliquer rapidement ce qu'il se passait.

Le salon se retrouva déserté, à l'exception d'Arsenic et de Cassandra.

-Allons ma chère, en route vers tes appartements !

-Nul besoin que tu m'accompagnes, je connais parfaitement le chemin. Et je vais aller dormir avec Tom, il est hors de question que je le laisse seul.

-Laisse, va ! C'est un grand garçon, je suis sûr qu'il se débrouillera très bien !

Il lui saisit le bras et la traîna à travers les couloirs jusqu'à sa... leur chambre. Où il s'était réinstallé ce matin. Il ouvrit la porte et la poussa à l'intérieur.

-Tu ne me feras pas l'outrage de dormir ailleurs qu'ici, n'est-ce pas ?

Elle fit mine de protester et il lui mit la main sur la bouche.

-Chuuuuuuuut, ma douce. N'oublie pas qu'il me suffit d'un mot et ton fiston adoré passe de vie à trépas.

De son autre main, il commença à tracer paresseusement des cercles sur son cou, puis il eut un sourire moqueur en remarquant son regard brillant de colère.

-Voyons... tu sais qu'il est inutile d'espérer de me contrer avec le semblant de magie que tu possèdes, je te rappelle que c'est MOI qui t'ai donné ces pouvoirs ! Ton pouvoir n'est qu'une infime partie du mien, n'oublie pas...

Il resserra brusquement la prise qu'il avait sur son cou, et elle commença à suffoquer, les larmes de douleur lui montèrent aux yeux.

-Et ne crois même pas que j'hésiterai à trancher la gorge à ton fiston, le sang à déjà couler sur mes mains... après tout, je suis... un démon !

Il disparut par enchantement, comme autrefois lors de la scène du bain au Palais. (1) Elle s'effondra, elle ne tenait encore debout jusque là que parce que sa prise la forçait à rester debout. Quand elle eut reprit son souffle, elle se releva, chancelante, et partit examiner son cou dans le grand miroir de la psyché qui fut autrefois sienne.

Elle grimaça en voyant la trace nette de sa main, rouge vif sur sa peau délicate, il ne l'avait pas manquée !

Pourquoi avait-elle fini par emmener Tom avec elle ? Elle n'avait fait que l'exposer inutilement ! Maintenant qu'elle y pensait, c'était Aube qui l'avait persuadé que le prendre avec elle ne pouvait que l'aider. Et maintenant, maintenant... elle se retrouvait piégée, une fois de plus.

Bon, si ce n'était que dormir... et puis, elle pouvait toujours l'obliger, lui, à dormir dans une autre chambre, ou dormir sur un autre matelas !

« Ma pauvre fille, tu es bien optimiste... pensa-t-elle. Il va falloir t'y faire ! Tant que tu restes dans cette maison, tu es condamnée à partager son lit... vraiment, en quinze ans, tu te retrouves toujours aussi acculée qu'avant... toujours au pied du mur. Mais comme avant, tu finiras bien par trouver solution ! Allez ! Courage ! »

OoO

Pendant que Cassandra s'encourageait mentalement, Lyca aidait son demi-frère à s'installer. Épuisée après avoir trimballer la valise du gamin dans l'escalier (elle était peut-être petite mais ne manquait pas de force dans les bras ! À force de porter des piles monstrueuses de bouquins, elle s'était musclée...) elle se laissa tomber peu gracieusement sur la moquette de la chambre Bleue. Elle dévisagea sans gêne le garçon, sachant qu'il le faisait également.

Au bout de quelques instants, elle parla :

-Peux-tu... apprendre à moi ?

-Quoi ?

-Français.

Oulà ! Ses souvenirs remontaient à loin ! Elle savait que sa mère l'avait élevée en français, et que les elfes de maison qu'elle avait engagés autrefois parlaient aussi cette langue. Malheureusement, ceux-là avaient été licencié quand elle devait avoir six/sept ans, donc ses souvenirs dataient vraiment. Mais si le garçon pouvait servir à quelque chose, comme lui réapprendre le français... et bien, autant que ce soit le cas, n'est-ce pas ?

Après l'avoir jaugée, le garçon acquiesça d'un mouvement de tête. Au final, ce n'était pas comme s'il avait énormément d'autres choses à faire.

OoO

Lyca venait de sortir de la chambre de Tom lorsqu'elle croisa Adrian, qui revenait vraisemblablement de la chambre d'Aube. Ils discutèrent un peu et ils finirent par se diriger vers l'aile de la maison où se trouvaient leurs chambres.

La blonde se plaignait :

-Et encore un demi-frère de plus ! Tu te rends compte ! Ils en ont pas marre, à la fin, de faire tant de gosses ? Et quoi ? Ce sont tous les deux de pauvres orphelins qui ne rêvent que d'une grande famille ? Parce que là, ça commence à devenir franchement lourd ! Et puis... Adrian ?

Il s'était arrêté, la tête entre les mains. Elle était inquiète, peut-être était-il malade ?

-Adrian ?

-Arrête !

La voix rauque la statufia sur place. Non...

Elle sentit qu'on la plaquait contre un mur, elle ne put retenir un cri en sentant sa tête se cogner, la douleur l'envahit, elle ne sentait plus qu'elle et ces deux mains qui la maintenaient...

-Il me semblait avoir pourtant été clair, la dernière fois...

Elle frissonna en sentant ce souffle brûlant contre sa peau. Pourquoi... pourquoi elle...

-Je n'ai pas eu le temps de finir ma leçon, quand comprendras-tu ma belle ?

Elle faillit défaillir en sentant une main chaude desserrer son poignet pour malaxer sans aucune douceur son postérieur.

-Ne me touche pas ! Tu me dégoûtes...

-Mh ? Comme c'est mignon, elle parle ! J'aurais fini par croire que tu étais muette, à force... Dis-le plus fort, j'ai rien entendu ma belle...

-...

Elle était littéralement terrorisée, il la répugnait, et elle se dégoûtait. Elle sentit ses jambes trembler, elle mourrait de frousse...

-Alors ? On a perdu sa langue, ma mignonne ? Peut-être faudrait-il que je t'aide à la retrouver...

Elle trembla en le sentant se rapprocher de ses lèvres.

Non ! Elle ne voulait pas !

-Lâche-moi !

Le cri était sorti tout seul de ses lèvres, et il la dévisagea, surpis qu'elle sache encore parler, paralysée par la terreur qu'elle était.

Il finit par se pencher lentement et lui chuchota d'un souffle brûlant à l'oreille :

-Appelle-moi encore une seule fois « Adrian »... et, crois-moi, je te ferai endurer les pires humiliations... maintenant, si tu ne veux pas que je te viole, ici et maintenant, je te conseille de te rappeler de mon prénom, et tout de suite...

Un mot s'échappa de ses lèvres, à peine articulé.

-Comment ? J'ai pas entendu.

-Ju... lius.

-Bien.

Par la suite, elle ne se souvint que de son regard vert sombre et d'un baiser avide aux lèvres chaudes. Elle s'effondra comme une poupée de chiffon et l'adolescent finit par se mettre à genoux devant elle :

-Lyca ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi tu pleures ?

Devant le regard gris et inquiet qui la scrutait, les pleurs de Lyca ne firent que redoubler.


(1) ...Il disparut par enchantement, comme autrefois lors de la scène du bain au Palais. (1): voir Green Eyes Demons I: Prince, chapitre V