La suite, en espérant que ça vous plaira. Sam va-t-elle retrouver un semblant de mémoire ?
La troupe de militaires et Sam étaient de retour à Central. Kain se trouvait pour l'heure chez Jean et sa soeur. Sam s'était changée, et explorait sa maison.

" On dirait qu'elle ne se rappelle de rien." fit Kain.

" Oui. Je viens d'appeler un docteur. On va pouvoir l'y amener." dit Jean en revenant près d'eux.

Le lieutenant attrapa sa femme par la taille, et lui expliqua ce qu'ils allaient faire. Samantha eut une moue dubitative, mais les suivit. Chez le médecin, ils le regardèrent s'affairer autour d'elle.

" Alors ? Votre diagnostic ?" demanda Jean quand il eut fini.

" Elle est amnésique, et mutique aussi." annonça le toubib.

" Mu-quoi ?" s'exclamèrent les soldats.

" Mutique. C'est un refus psychologique de parler."

" Qu'est-ce qu'on peut faire pour la guérir ?" interrogea Kain.

" Pas grand-chose. Essayer de lui rappeler des choses de sa vie passée, et découvrir pourquoi elle refuse de parler."

Jean acquiesça, puis il la ramena chez elle tandis que Kain rentrait chez lui. Le blond savait qu'il devrait rentrer au Q.G. Ca signifiait qu'elle allait rester là toute seule. Ce qui ne l'enchantait guère.

" Oh mais j'ai trouvé ! Je vais te laisser au musée, toute la matinée. Dooley pourra certainement t'aider à retrouver la mémoire." dit-il.

Samantha le regarda, sans trop comprendre de quoi il parlait. Jean lui sourit, puis s'approcha d'elle et la prit par la taille.

" J'ai très envie de t'embrasser, mais je crains que tu ne me repousse. Je ne dois être qu'un étranger pour toi." lui dit-il.

Elle ne dit rien, et aucune expression ne passa sur son visage. Jean ressentit une grande tristesse l'envahir, et il la serra contre lui. Samantha lui rendit son étreinte, à son étonnement. Le soir arrivant posa problème. Samantha ne pouvait pas dormir avec lui, vu les circonstances. Jean aménagea un lit de camp, et lui montra leur chambre, disant qu'elle allait y dormir. Mais elle secoua la tête, et choisit le lit de camp.

" Bon, comme tu voudras."

Son lit lui parut horriblement froid, et grand. Le lendemain donc, il la déposa au musée et expliqua la situation à son employeur. Ce dernier en fut désolé, mais il promit de prendre soin de la brunette. Jean l'embrassa sur la joue, et s'éloigna à regret. Samantha le regarda partir, contrariée.

" Allez venez, nous avons à faire." fit Dooley en l'entraînant.

Il lui fit visiter le musée, pièce par pièce. Samantha examina tout, en silence.


Plus tard dans la journée, Jean dut se rendre aux archives du Q.G, afin de chercher des pièces pour une affaire. Il y trouva un lieutenant qu'il détestait.

" Oh berk !" dit le type.

" Je ne te le fais pas dire. Si tu pouvais sortir les choses s'amélioreraient." rétorqua Jean en commençant à chercher ce qu'il cherchait.

" Je t'en offre autant crétin !"

" Faut pas prendre ton cas pour une généralité." reprit Jean.

Dooley amena Sam jusqu'aux archives du Q.G. Son mari y était bien, aussi la laissa-t-il. La brune reporta ses yeux saphir sur le blond, qui se disputait avec un autre soldat. Qui venait de le pousser. Sam ouvrit la bouche pour l'appeler.

" H ..."

" Tu te crois intelligent peut-être ?" s'exclama Jean en repoussant l'autre.

" Et toi alors ? Abruti !"

" A ..." reprit Samantha.

Ses cordes vocales semblaient engourdies. Néanmoins, elle recommença. Ce n'était encore que des chuchotements, mais ça venait.

" An ... ge ! An-ge !"

Les lieutenants commençaient à se battre.

" Ange !" appela Samantha, clairement cette fois.

Mais Jean ne l'entendit pas. L'autre venait de le renverser. Samantha réagit. Les dossiers se mirent à sortir de leurs étagères. Ils formèrent un grand personnage, que Jean fut le seul à voir.

" Ack !" s'exclama son adversaire.

Il venait de recevoir un dossier dans la tempe. Le monstre en livres le repoussa brutalement. Puis il tendit un bras, et les dossiers se mirent à pleuvoir sur le lieutenant. Ce dernier fini par prendre la fuite sous l'avanlanche de dossiers. Samantha fit disparaître le personnage en rangeant les dossiers.

" Ange, ça va ?" demanda-t-elle en se penchant vers lui.

" C'est moi que tu appelle ange ?" demanda Jean en souriant.

" Oui."

Jean se releva, et la serra contre lui.

" Mais dis-moi : c'est toi qui as fait ça avec les dossiers ?" demanda-t-il.

" Oui, c'est un don que j'ai depuis que je suis dans le centre." dit-elle.

" Oh. C'est étonnant ça. Comment est-ce possible ?"

" Je ne sais pas. Je peux déplacer toutes sortes d'objets sans les toucher." expliqua-t-elle.

" Je vois. Bon, je dépose ces dossiers, et je ramène à la maison, d'accord ma puce ?"

Samantha acquiesça. Jean retourna au bureau, et dit que sa femme était là et qu'il devait la ramener. Kain demanda s'il pourrait la voir ce soir.

" Oui bien sûr. A tout de suite."

Jean déposa donc Samantha chez eux, et repartit. Roy avait décidé de donner un congé à son lieutenant afin qu'il puisse s'occuper d'elle. Le soir venu, Kain lui rendit visite accompagné de Dark. Jean fit les présentations. Sam était pour le moment accrochée à son bras.

" Mon frère ? " répéta Sam en regardant Kain.

" Oui. Toi et moi ... on a toujours été très proches." répondit le sergent.

" Et vous, vous êtes mon amie ?" reprit la brune à Dark.

" Exact, une très bonne amie. Comme Riza, la jeune femme blonde que tu as vue chez les soldats."

" Ah oui, je vois qui c'est."

Jean leur proposa des boissons, et demanda à sa femme qu'elle leur montre ce qu'elle savait faire. Samantha se concentra sur un cendrier qu'elle fit venir juqu'à elle.

" Mais que !" s'exclama Kain.

" Apparemment c'est un don qu'elle a développée durant son séjour dans ce centre. A ce sujet mon coeur, j'aimerais avoir quelques explications." dit Jean.

" Comme quoi ?" demanda Samantha.

" Eh bien, si tu peux commence par nous dire comment tu t'es retrouvée là-bas, et ce qu'ils t'ont fait."

" Ils m'ont trouvé près d'une grotte. Je ne sais pas comment j'y suis arrivée. Ils m'ont conduite dans ce centre. Il y avait d'autres personnes, qui étaient aussi amnésiques. Je crois que les scientifiques voulaient savoir quels effets avaient le gaz qu'il y a dedans. Ils nous ont injectés divers trucs, ça a fini par tuer tout le monde sauf moi." raconta Samantha.

Les autres en furent estomaqués. Voilà pourquoi elle avait perdu l'usage de la voix.

" C'est un peu après que j'ai découvert que je pouvais déplacer les choses sans les toucher."

" Je parie que le centre n'avait aucune intention de nous rappeler." fit Kain.

" Ils doivent vouloir encore faire des expériences sur elle. Ils savent sûrement qu'elle est télékinésique." ajouta Dark.

" Quelle bande de ( censuré ) ! Qu'ils essaient de la toucher et je vais leur montrer de quel bois je me chauffe !" s'exclama Jean.

" On n'en doute pas. Mais avant qu'ils ne la localisent, vous devriez être tranquilles. Et qui sait, Samantha aura peut-être retrouvé la mémoire." reprit Dark.

" Je l'espère." reprit Jean.

Voyant qu'il commençait à se faire tard, Dark donna le signal du départ. Jean se rendit dans la cuisine pour préparer le dîner. Samantha insista pour l'aider, et mit le couvert.

" Dis ange, où sont les verres ?" demanda-t-elle.

" Le placard du haut. Au fait, pourquoi m'appelle-tu ange ?" répondit Jean.

Samantha rougit et baissa les yeux :

" Parce que je rêvais de toi chaque nuit. Tu m'apparaissais toujours comme un ange tout auréolé de lumière, et tu m'emmenais hors du centre. Je ne savais pas qui tu étais, mais ça me faisait du bien." raconta-t-elle en attrapant les verres.

" Oh ce que c'est mignon ! Je suis vraiment très touché." dit-il.

La rougeur de la jeune femme s'accentua, et elle s'assit à table tête baissée. Jean servit le repas, et ils dînèrent en silence. La pluie commença à tomber doucement. Puis l'orage se fit entendre. Jean se coucha une fois de plus seul.

L'orage grondait tel un fauve déchaîné. Soudain, alors que le sommeil venait doucement le chercher, Jean sentit la couverture glisser. Il alluma vivement la lumière.

" Sam ? Qu'est-ce qui t'arrive ma chérie ?"

" Ange, je peux dormir avec toi ?" dit-elle.

" Mais bien sûr mon amour. Allez viens."

Samantha sauta sur le lit, et vint se pelotonner contre lui. Jean passa un bras autour de sa taille, heureux de la sentir contre lui. Dans la semaine, le lieutenant décida de l'amener chez les parents de la jeune femme.

" Bonjour Jean, entrez vite." dit Lena, en ouvrant.

" Merci belle-maman."

Havoc lui avait exposé la situation au téléphone deux jours plus tôt. Il les laissa se plonger dans les albums photos.

" Tu vois là ? C'est toi quand tu avais quatre ans, et là c'est Kain ton petit frère. Il n'avait que deux ans." fit Lena.

" Il avait raison, on a l'air très proches." commenta Samantha.

" Oh ça oui ! Vous étiez toujours l'un après l'autre." sourit sa mère.

Sur la photo, Sam tenait son petit frère comme une peluche. Lena fit défiler sa vie devant ses yeux. Mais rien de tout ça ne lui disait quelque chose. Quand sa mère eut terminé, Sam s'empressa de rejoindre son mari.

" Alors, ça été ?" demanda ce dernier, allongé sur le lit de jeune fille de Sam.

Elle s'allongea tout contre lui.

" Je ne me rappelle pas du tout ma vie d'avant. Absolument rien. C'est dramatique." répondit-elle.

" Mais non ma biche. Ca va forcément revenir."

Il passa une main dans les cheveux noirs. Un peu plus tard, ils partirent en balade dans les rues de son enfance. Mais Samantha ne savait pas quoi dire aux gens qui lui demandaient de ses nouvelles. Jean volait à son secours comme il pouvait. Hélas, au lieu de lui faire du bien cette promenade eut l'air de la déprimer davantage.

" Aïe, j'ai fait une bourde je crois." dit Jean en la regardant monter les escaliers.

" Ne vous blâmez pas. N'importe qui aurait fait comme vous." dit Lena.

Jean décida d'aller la voir. Samantha avait ouvert sa fenêtre et contemplait le ciel bleu.

" Pardonne-moi si je t'ai fait de la peine." dit-il à mi-voix.

" Ce n'est pas de ta faute. Tu essaie juste de m'aider." répondit-elle en se retournant.

" Peut-être mais ça t'as fait plus de peine qu'autre chose."

" C'est sûr que ce n'est pas évident, quand tout le monde sait qui tu es sauf toi."

Jean lui caressa la joue, et elle se blottit à nouveau contre lui. Ils restèrent quelques jours dans la maison des parents de la jeune femme, puis rentrèrent. La visite familiale n'avait rien donné, et Sam désespérait de parvenir à recouvrer la mémoire.

" Peut-être que je devrais recommencer une nouvelle vie." dit-elle à Jean un matin.

Il en avala son café de travers. Ca ne lui disait rien qui vaille, cette idée-là. Parce que si ça mémoire n'était pas revenue, qu'en était-il de ses sentiments envers lui ? Elle avait l'air de l'aimer encore, mais était-ce bien le cas ?

" Tu sais ... rien ne presse." dit-il avec un sourire embarrassé.

" Que tu dis. Ca fait trois mois que ça dure. Et y'a strictement rien qui me revient. Mis à part toi évidemment."

" A ce propos ... je t'ai dit que nous étions mariés. Mais ... " commença-t-il.

" Tu te demande si je t'aime encore c'est ça ?" devina-t-elle.

Il hocha la tête, attendant sa réponse avec angoisse.

" Ca me paraît évident non ?" sourit-elle.

Jean reposa sa tasse, l'air interrogateur.

" Eh ben ! T'avais peut-être l'air d'une ampoule allumée dans mes rêves, mais t'as pas l'air d'une lumière pour autant !" lança-t-elle.

" Hé ho !" fit Jean, l'air vexé.

Samantha pouffa de rire, et vint s'asseoir sur ses genoux. Elle passa ensuite ses bras autour de son cou et l'embrassa. Jean lui répondit en la serrant fortement, et avec avidité.

" Et là c'est assez clair pour toi ?" murmura-t-elle.

" Très clair mon amour. Je t'aime si tu savais à quel point."

" Mais je le sais. Et ne t'en fais, je veux pas te quitter. Jamais."

Jean sourit, rassuré. Il posa ensute la tête juste sous son cou, savourant sa présence.