- Irréversible attirance -


- Temari -


-Tu es sûre et certaine que tu ne veux pas que te raccompagnes en voiture ?

-Non, je t'assure que ça va aller.

Je rehausse la lanière de mon sac sur mon épaule et évite le regard de plus en plus insistant de Sasori.

-Ça ne me dérange pas, tu sais ? Insiste t-il. C'est sur mon chemin et avec le temps qu'il fait tu vas cramer !

Je soupire profondément et plante enfin mes yeux dans les siens. Son regard pétillant et son sourire en coin m'horripilent énormément .

-Et moi ça ne me dérange pas de marcher.

-Mais...

-A la semaine prochaine, je le coupe et lui tourne le dos sans qu'il ne puisse rajouter quoique se soit car je n'ai aucune envie de m'attarder éternellement avec lui.

Sasori a changé depuis quelque temps et à mon plus grand regret. Autrefois il se contentait d'écouter calmement mes explications, puis-qu'après tout il me paît pour ça, mais depuis peu, il n'arrête pas de m'interrompre pour me poser plein de question sur ma vie privé ou me proposer de sortir avec lui. Cela me gêne énormément. Je ne veux pas qu'il s'attache à moi ou qu'il commence à voir en moi un quelconque potentiel pour devenir sa petite-amie. Je ne veux pas de copain. Je n'ai pas besoin qu'on me dise que je sois belle, ou que je sois désirable. Je veux juste que l'on me foute la paix.

D'ailleurs je préfère sans aucun doute marcher sous un soleil brûlant que de partager sa voiture . Il est grand temps que je mette fin à tout ça. Il n'a qu'à se trouver quelqu'un d'autre pour l'aider avec les maths.

Aujourd'hui le soleil trône dans le ciel tel un roi et nous assaille de ses puissants rayons qui me brûlent la peau. Je regrette déjà le temps maussade d'hier et sa pluie diluvienne. Heureusement que nous sommes déjà à la mi-août et que d'ici quelques mois nous retrouverons le temps hivernal. Je suis, encore une fois, la seule de la famille à avoir une préférence pour l'hiver et ses nuits sans fin. Je ne supporte pas de transpirer, la moiteur et les moustiques qu'apportent les saisons chaudes. Même marcher quelques minutes devient un supplice.

Heureusement que je n'habite pas vraiment loin et que j'aperçois au bout de dix minutes mon chez moi. Des perles de sueur dégoulinent le long de ma tempe et disparaissent sous mon chandail , je me sens terriblement dégoûtante . J'ai besoin d'une bonne douche glacé et d'un shampoing au karité. Cependant avant d'entrer, je suspend ma main sur la poignée de porte.

Et s'il est encore là.

Ce midi, lorsque j'ai voulu récupérer un livre, j'ai été un peu surprise de le voir assit à table en compagnie de mes frères et d'Hinata. Encore une fois, son regard océan m'a transpercé. Je n'aime vraiment pas quand il fait ça, parce que ne sais pas vraiment comment le prendre. Et puis même si je n'aime pas l'admettre, il me fait perdre tout mes moyens. J'ai l'impression d'avoir du ciment qui me coule dans les veines à chaque fois que nos regards se croisent. C'est insoutenable.

Oh puis de toute façon , je m'en fous. Ce n'est que le copain de Kankuro, c'est tout. Combien de fois devrais-je me le répéter ? Il ne m'attire pas. Ni ses yeux bleus, ni sa carrure parfaitement athlétique, ni même son sourire en coin, ni ses longs cheveux dorés, ni cette façon dont il a de me regarder.

C'est juste un gars comme ça. Une personne sans importance. Mes doigts agrippent la poignée que je tourne lentement et que j'ouvre tout en retenant ma respiration. Il n'est pas là. Tant mieux.

Personne n'est là à vrai dire. Je délaisse mon sac sur la table et cours presque vers la salle de bain pour prendre une bonne douche. J'enlève un à un mes vêtements et actionne le robinet d'eau froide. Je frissonne et gémit faiblement lorsque l'eau touche ma peau nue. Ça fait un bien fou.

J'ai l'impression d'être pleinement réveillé maintenant. Je reste quelques minutes à frictionner mon corps avec du gel douche, à laver mes cheveux blonds cendrés, et à m'asperger d'eau le visage. Puis j'enfile un débardeur ainsi qu' un short et me dirige vers la cuisine pour me servir un grand verre de thé glacé à la pêche. Le soleil dehors est toujours aussi fort et je suis bien contente d'être là. Toute seule avec le silence. J'apporte mon verre à mes lèvres lorsqu'un petit mot, que je n'ai pas vu tout à l'heure, posé sur la paillasse de la cuisine, attire mon attention.

Je sais que tu n'as pas pris ton portable avec toi,

Kankuro et Deidara sont allés faire je ne sais quoi en ville,

Gaara et moi on va faire des courses,

on sera là probablement vers 15h00

Bisou, Hinata.

Je ne peux m'empêcher de sourire attendrie . Hinata est vraiment la personne la plus attentionnée de notre petit groupe. Bien avant ça, mes frères et moi, nous nous soucions peu de savoir où se trouvé l'un ou l'autre de la famille. Tant qu'au final on finisse par rentrer à bon port à un moment donné. C'est pourquoi j'étais vraiment surprise au début lorsque je découvrais ses petits mots un peu partout dans la maison.

Je sais que c'est dure pour Matsuri de devoir renoncer à un amour d'enfance, mais je suis bien contente que la Hyuga soit parmi nous. Elle a toujours la solution lorsque l'un d'entre nous est malade, elle a toujours les mots justes et sa douceur ainsi que sa timidité emplissent la maison d'une aura bienveillante. Je repense à mes parents. A ma mère surtout qui n'a jamais été très maternel, aux voyages qu'elle faisait souvent avec mon père alors nous étions gardé par la voisine. Elle n'a jamais voulu d'enfant, nous sommes tout les trois des accidents. Je sais qu'elle nous aime. Elle a juste une manière bien à elle de nous le montrer. C'est pourquoi on a pas appris tous les trois à être câlins , affectueux et sentimentales. J'ai toujours été brusque avec mes frères, tout comme ils le sont avec moi. Hinata change un peu tout ça et cela fait du bien.

Je sirote lentement mon thé glacé tout en me rendant vers ma chambre. J'ai quelque livres qui m'attendent sur ma table de chevet mais en cet torturante après-midi d'été j'ai plutôt envie de regarder un bon film. Je mets en route mon ordinateur et appuie sur la touche trois de mon ventilateur. L'air se balade dans mes cheveux mouillés et je frissonne de bien-être. Cela me donne presque envie d'aller marcher dans la forêt, là où l'air est pure et frais. Sur le littoral, là où nous habitons, la chaleur est insupportable en été. J'aurai peut-être dû accepter de faire Erasmus au Canada avec Konan, une amie à moi, après tout. Une fois mon ordinateur portable entièrement allumé, je cherche donc sur le net quelque chose d'intéressant et passe plusieurs minutes à trier les films que j'ai déjà regardé et ceux que je considère mauvais, lorsque mon portable se met à vibrer. Je ne quitte pas mes yeux de mon ordinateur mais mon cœur lui se sert indéniablement.

Et si c'est lui ?

Je m'humidifie nerveusement les lèvres et secoue la tête . Il faut vraiment que j'arrête de me faire des films comme ça. Hier soir je n'ai même pas pris la peine de lui répondre, je ne pense pas qu'il désire encore me parler maintenant. Il a dû comprendre que je ne suis absolument pas intéressée. La curiosité l'emporte cependant sur ma raison et je m'empare presque avidement de mon portable. Mon cœur ratte un battement lorsque je me rend compte que c'est bien lui.

«Deidara : Salut toi. C'est dommage qu'on est pas pu se voir plus longtemps aujourd'hui. »

J'écarquille mes yeux à la limite du possible alors que mon ventre se tord imperceptiblement. Est-ce qu'il est sérieux ou est-ce qu'il se fout juste de moi ?

Il doit probablement se foutre de moi, en faisant semblant de s'intéresser à moi pour mieux m'avoir dans ses filets. Je décide donc de l'ignorer royalement et de continuer mes recherches sur internet. Au bout de dix minutes, je choisi finalement Djando Unchained de Tarantino. Gaara et Kankuro l'ont vu plusieurs fois et m'ont assuré qu'il est génial et comme Gaara est assez intransigeant en ce qui concerne le cinéma je sais que je peux lui faire totalement confiance . Le film commence à peine à devenir intéressant que mon portable vibre encore près de moi. Cette fois-ci, je n'hésite même pas avant d'aller regarder. Il me fait un peu pitié .Pourquoi se donne t-il tellement de mal ? Il n'a pas compris depuis le début que je ne voulais pas lui parler.

«Deidara : Est-ce que tu viens ce soir, aux feux d'artifices ?»

J'arque un sourcil tout en faisant la moue. Est-ce que j'ai envie de me mêler à plein de gens pour aller regarder une absurdité pareil. Non, absolument pas.

«Deidara : Temari ?»

Décidément il ne lâche pas l'affaire. Alors je décide à contre cœur de lui répondre.

« Temari : Non je ne viendrai pas.»

Voilà, maintenant c'est clair. Si avec ça, il n'a pas compris c'est qu'il est vraiment bête. Je reprend la lecture de mon film mais j'ai à peine le temps de le remettre en route que je suis encore interrompu par Deidara.

«Deidara : Pourquoi ça ? Tout le monde aime les feux d'artifices.»

Je rumine intérieurement. Il est décidément très tenace.

« Temari : Pas moi. Ça te pose un problème ? »

Il ne lui a même pas fallut dix secondes pour me répondre de nouveau.

«Deidara : Pardon, je ne voulais pas te vexer. Qu'est-ce que tu aimes alors ?»

Il n'a pas l'intention de me lâcher et je sais que c'est un peu de ma faute parce que j'ai pris la peine de lui répondre. Oh mon dieu, j'aurai vraiment dû l'ignorer.

« Temari : J'aime être au calme et lire.»

Je ne sais pas si j'aurai vraiment dû lui dire ça. Peut-être qu'il va me trouver barbante maintenant ? Oh et puis tant pis, ça n'a aucune importance de toute façon. Je me fiche complètement de ce qu'il peut penser de moi.

«Deidara :Moi aussi, j'arrive mieux à me concentrer lorsque je peins.»

Je ne sais plus quoi lui dire.J'opte pour la faciliter et lui balance un " Cool." qui j'espère fermera une bonne fois pour toute notre conversation. J'attend quelques secondes mais mon portable reste indéniablement silencieux. Tant mieux, de toute façon je voulais voir un film, pas me prendre la tête avec lui. Je remet donc Django unchained en route . Le film aurait pu être tout à fait intéressant si j'arrivais à me concentrer ne serait-ce qu'un quart de seconde sur l'intrigue. Mais c'est impossible parce qu'à cause de Deidara, je suis incapable de penser à autre chose qu'à lui maintenant. Je n'arrive pas à croire que je vais dire ça mais...mais...Je n'ai pas envie de regarder Django, j'ai...j'ai envie que Deidara me dise quelque chose, n'importe quoi. Nom de Zeus. Pourquoi lui ais-je répondu ?

Le vibreur de mon portable m'interromps dans mes pensées et je le prend rapidement en main pour lire ce qu'il m'a écrit.

«Deidara :Temari, est-ce je peux t'appeler ? »

Il...il...hum...il veut me téléphoner. J'ai le cœur qui bat tellement vite que j'ai l'impression qu'il va sortir de ma cage thoracique. Mes doigts tremblent un peu quand je lui rédige mon message. Il veut que l'on se parle de vive voix. Mais pour se dire quoi ? On ne sait jamais adressé la parole. Je ne sais vraiment pas ce que je pourrais lui dire. Et pourtant j'ai ce désir presque affligeant d'entendre sa voix.

« Temari : Oui si tu veux.»

Aussitôt dit, aussitôt fait, mon portable se met à sonner. Je prend une profonde inspiration avant de décrocher.

-Allô ?

-Temari ?

Sa voix est grave au bout de fil. Presque ensorcelante.

-O..oui .

La mienne tremble un peu et je trouve ça pathétique. Il doit me trouver débile. Je dois très certainement lui faire pitié.

-Bordel, ça fait du bien d'entendre ta voix.

Je reste complètement coite. J'ai la bouche grande ouvert et je suis incapable de formuler quoique se soit. Je ne m'attendais absolument pas à ça.

-Merde, pardon, j'ai parlé trop vite, désolé, c'était...

-...

-...c'était totalement stupide...enfin non, te parler à toi n'est pas stupide...c'est ce que j'ai dit juste avant qui l'était...oh merde.

J'avala nerveusement ma salive et m'éclaircis la gorge. Certes il m'a un peu surprise en me balançant une phrase comme ça, mais cela ne m'a pas dérangé.

-C'est pas grave.

-J'suis vraiment désolé, je sais pas pourquoi j'arrête pas de...de dire des trucs bizarre et tu dois vraiment me prendre pour un fou !

-Deidara, je t'assure que ça va.

Je l'entend soupirer. Peut-être de soulagement, je ne sais pas trop.

-Alors, hum, alors comme ça tu n'aimes pas les feux d'artifices ?

-Ce n'est pas tant les feux d'artifices que je n'aime pas, c'est plutôt...la foule que ça attire.

-Ça n'a jamais tué personne, rigole t-il.

-Ouais mais le truc c'est que je suis un peu...

Je me mord la lèvre inférieur, je n'ai jamais en parlé à personne. Sauf ma famille le sait.

-...agoraphobe.

-Oh.

-C'est toi qui dois me prendre pour une folle maintenant.

-Quoi !? Non absolument pas, Temari je ne te prendrai jamais pour une folle. Jamais tu m'entends.

Je rougis délibérément et suis bien contente qu'il ne s'agit que d'une conversation téléphonique. Je pense que s'il avait été la devant moi, j'aurai baissé la tête et pris mes jambes à mon cou. Je déteste être vue en situation de faiblesse. Ce n'est tellement pas moi.

-Mais tu sais, si ce n'est que ça, je connais un endroit au calme où on pourrait les voir les feux, juste toi et moi.

Ma main se resserre sur mon portable et mes joues deviennent de plus en plus rouge. Qu 'est-ce qu'il entend exactement par toi et moi ?

-Enfin, si tu veux bien venir bien sûr.

-Eh bien, je euh...j'ai hum...

Il faut que je refuse, que je lui dise non, que c'est une idée stupide, parce que cela ne mènera à rien . Il faut qu'il comprenne qu'entre nous cela ne marchera jamais.

-Temari ?

Mais la façon dont il prononce mon prénom, avec une douceur que je n'ai jamais entendu dans la voix d'un homme, fait palpiter mon cœur de manière tout à fait surnaturelle . Il est entrain de me détraquer. Il va me rendre dingue.

-Ok d'accord. Je viendrai.

Je crois que je viens de perdre pied.

-Vraiment ? ! Ok, ok, alors je viens te chercher à dix-huit heure devant chez toi, ça te va ?

Il n'est peut-être pas trop tard pour refuser après tout. Je peux toujours lui dire non, l'envoyer bouler, je suis assez douée pour ça.

-Oui, c'est cool.

Je raccroche sans lui laisser le temps de dire quoique soit. Oh mon dieu, qu'est-ce que je viens de lui dire ? C'est...pourquoi j'ai dit une chose pareil ? Je viens tout juste d'accepter de sortir avec lui, avec le copain de mon frère. Enfin, ce n'est pas vraiment un rencard, on va juste voir des feux d'artifices, juste lui et moi. Juste nous deux. Ça sonne un peu comme un rendez-vous quand même...

Non ce n'est pas un rencard. Je ne veux pas que cela soit un rendez-vous. C'est juste lui et moi, c'est tout. Je ne vois pas pourquoi je perds mon temps à en faire tout un plat. J'appuie sur la touche espace de mon ordinateur pour remettre le film lorsque j'entends dans la maison un remue ménage. Je suppose qu'Hinata et Gaara sont rentrés des courses. Je me dirige mécaniquement vers eux et les aide à ranger presque comme une automate. Je n'arrive toujours pas à réaliser que je me suis laissée aller. Comment est-ce que j'ai pu...

-Temari, tu es entrain de ranger du produit vaisselle dans le congélateur !

Je sursaute alors que Gaara me prend des mains le produit.

-Temari, est-ce que tout va bien, me demande inquiète Hinata.

J'hoche vigoureusement de la tête, n'ayant pas envie de parler puisque je sais pertinemment que ma voix va trembler et qu'elle va se douter de quelque chose.

-On va aller voir les feux ce soir, tu veux venir avec nous ? Me propose la Hyuga, on restera hors de portée de la foule ne t'inquiète pas.

Je n'ose pas me retourner pour lui annoncer que je suis déjà prise et fixe la boite de conserve que j'ai entre les doigts. C'est tellement rare que ce genre de chose m'arrive à moi de toute façon.

-A vrai dire j'y vais déjà avec...avec quelqu'un.

-T'es sérieuse ? Me dit d'un ton moqueur Gaara.

Je me retourne vers lui et le foudroie du regard. Il m'affronte de ses yeux turquoises nullement effrayé.

-Absolument !

-Vraiment ! C'est Deidara ? Demanda Hinata avec un sourire éclatant .

Je fronce les sourcils alors qu'elle se rapproche de moi et serre mes mains entre les siennes. Comment a t-elle su ?

-C'est lui, n'est-ce pas ?

Je me contente d' acquiescer alors qu'elle hurle littéralement de joie. Pourquoi est-elle aussi contente ?

-C'est tellement excitant, alors qu'est-ce que tu vas te mettre ?

-Ne t'emballe pas comme ça, ce n'est pas en rendez-vous, c'est juste...il veut juste qu'on aille voir les feux.

-Rien que vous deux ou avec d'autre personne ? Me demande t-elle en plissant des yeux.

-Ben juste tout les deux...

-Ahahah je le savais ! Je le savais ! Gaara tu vois que j'avais raison !

Gaara, qui sort deux briques de jus de fruit d'un sachet de course, lève les yeux au ciel et pousse un profond soupir.

-Comment ça tu le savais ? je demande un peu hébétée.

Hinata met fait un clin d'oeil malicieux et me prend par la main pour m'entraîner dans ma chambre.

-Tu devrais mettre quelque chose de jolie, comme ta jolie robe bleu, d'ailleurs où est-elle ?

-Hinata, tu n'as pas répondu à ma question !

Elle ne m'écoute pas et fouille dans mes tiroirs .

-Hinata arrête de la chercher , je ne vais pas mettre de robe de toute façon, je te l'ai dit, ce n'est pas un rencard !

Elle se retourne vers moi, un sourcil arqué , la mine amusée.

-Et c'est moi que l'on a toujours traité de naïve ? Temari c'est un rencard, et tu le sais très bien, d'ailleurs tu as accepté non ?

Je mords nerveusement ma lèvre inférieur et croise mes bras contre ma poitrine. Je n'ai pas envie de lui dire que je suis lamentablement tombée dans le panneau, j'ai l'air assez ridicule comme ça.

-Oh Temari, ça va aller, je suis sûre qu'il n'est pas comme lui.

-Qu'est-ce que tu en sais de toute façon ?

-Il m'a l'air adorable, et tu sais que j'ai un bon feeling pour ça en plus.

Oui ça je le sais. Elle a su voir en Gaara ce que personne d'autre pas même nous sa famille n'a réussi à voir. Elle a vu sous cette carapace, ce masque de glace, que lui aussi recherché de l'affection, de la tendresse. Mais là ce n'est pas pareil. On parle de moi. Gaara est sûr de lui et sait ce qu'il veut . Moi je suis maladroite et indécise quand il s'agit d'amour. Ma dernière et seule relation en date a été un véritable désastre. Je n'ai pas envie de revivre ça encore une fois. Je ne veux pas entendre de nouveau que tout est de ma faute et que je suis la fille la plus froide et insensible du monde. Ça m'a fait beaucoup trop de mal. Je ne sais même pas pourquoi j'ai accepté au final de sortir avec Deidara. Il me fait faire des trucs complètement dingue, des trucs qui ne me ressemblent pas.

-Et s'il ce rend compte au final que je suis...que je n'en vaux décidément pas la peine.

-Alors c'est un crétin, clame Gaara derrière moi. Et s'il te fait du mal je lui péterais la gueule.

Je bat des cils abasourdie et fixe mon frère accoudé à ma porte.

-Tu..tu ne l'as pas fait pour Kiba.

-Eh ben j'aurai dû.

-Bon alors, reprend d'une voix enjouée Hinata tout en tendant deux robes dans chacune de ses mains, tu prends la bleu ou la violette ?


Et voilà, le point de vue de l'indécise et perturbée Temari.

J'espère que ce chapitre vous plait autant qu'à moi :)

Promis juré mangé la prochaine fois vous aurez droit plein de moment DeiTema. ;)

A plus mes loulous,

Chichichi.

RAR :

Elikia : Très original le pseudo soit dit en passant.. :). Ton petit mot au contraire est pour moi très utile car cela m'encourage à écrire puisque je vois que cette histoire plait à plusieurs personnes. Je te remercie chaleureusement du compliment, et j'espère que tu apprécieras ce couple original !