Bonjour !
Comme j'ai fini mon chapitre dans la soirée, je vous le poste. J'espère que vous aimerez ! Merci pour les encouragements. Désolée pour le très gros retard mais je manque de temps en ce moment dû à mon travail. J'ai malgré tout tenu ma promesse de poster un chapitre cette semaine.
Rating
: K+
Pairing
: aucun.
Droits
d'auteur : Tout appartient à Matsuri Hino.
Bonne lecture et bonne journée !
Chapitre 3 :
Le téléphone sonna alors que Kaien était plongé dans une pile de copies à corriger. Il soupira. Pas moyen d'être tranquille deux minutes entre les étudiants voulant de l'aide et les téléphones concernant le concert.
-Kaien
Cross.
-Bonjour,
Professeur Cross.
Le Professeur se détendit en entendant la voix de son interlocuteur.
-Ah,
bonjour Kaname ! Comment vas-tu ?
-Très
bien merci, vous-même ?
-Je
vais très bien merci. Mais dis-moi, pourquoi me téléphones-tu de
si bon matin ?
-Je
voulais savoir pourquoi votre ancien élève n'a jamais intégré
une école.
Kaien enleva ses lunettes d'une main et frotta ses yeux fatigués, se demandant quelle réponse donner au pianiste.
-Hum…
je ne crois pas vraiment que j'ai le droit de te dire une chose
pareille, Kaname. Disons seulement que c'est assez dispendieux.
-Je
vois. Il me semblait surprenant qu'il n'ait jamais intégré une
école vu son talent.
Kaien fronça les sourcils, songeur.
-Oui,
c'est vrai qu'il a beaucoup de talent.
Ses
parents n'auraient jamais voulu, pensa Kaien. Pas après tous les
sacrifices qu'ils ont fait pour faire des économies pour ses
études. Ce métier est trop aléatoire. Il est difficile de se
trouver un poste permanent et qui rapporte un montant d'argent
permettant de vivre décemment.
-Y'a-t-il
autre chose que tu voulais savoir, Kaname ?
-Oui.
Est-ce que vous croyez que…
Au même moment, Takuma ouvrit les yeux, surprit de trouver sa mère près de lui, lui secouant une épaule,
-C'est pour toi, dit-elle en lui tendant un combiné de téléphone sans-fil.
Il passa une main sur son visage avant de prendre le combiné.
-Oui
?
-Takuma
? Mais qu'est-ce que tu fais ? Ça fait une demi-heure que je
t'attends au magasin !
Un silence suivit puis…
-Tu as oublié de te le lever n'est-ce pas ?
Oups ! Il avait effectivement promis à son patron de travailler.
-J'arrive
!
-J'espère
bien.
Yagari raccrocha sans plus de cérémonie.
-Non mais quelle tête en l'air celui-là !
Deux jeunes femmes sursautèrent quand il lança le téléphone sur le comptoir avant de tendre la main pour prendre leurs articles. Une rousse lui tendit sa pile de cartes postales avec hésitation. Le remarquant, Yagari lui décocha un sourire chaleureux. La jeune femme rougit avant de sortir son porte-monnaie. Il était en mode ``requin``.
L'homme cessa de maugréer seulement quand le blond apparut à la porte de la boutique, les joues rouges et les cheveux en bataille. Il avait rapidement enfilé un t-shirt vert émeraude et un jeans bleu. Takuma avait mangé un toast tout en marchant.
-Désolé
!
-Que
ça ne devienne pas une habitude ! gronda Toga quand il le vit
entrer.
Deux minutes plus tard, Takuma se faufilait dans la foule peuplant le petit magasin de souvenirs et se mit en quête de clients ayant besoin d'aide.
-Hey, Takuma.
Se retournant, le blond tomba nez à nez avec Shiki, un camarade de l'école secondaire. Il était accompagné de Rima, sa petite amie. Le roux avait été son premier petit-ami. À l'époque, il avait 17 ans. Lui et Shiki s'étaient mis ensemble après une soirée trop arrosée. Ils s'étaient découvert plusieurs points communs. Ils avaient passé un an ensemble avant qu'ils ne décident de rompre.
Entre
la carrière de mannequin de Shiki et les études de Takuma, ils
n'avaient pas le temps de se voir.
Quelques
mois plus tard, Shiki avait rencontré Rima à l'agence pour
laquelle il travaillait. Heureusement, les deux jeunes hommes ne
s'étaient pas laissés en mauvais terme et étaient restés de
bons amis. Et il était toujours aussi beau. Une beauté magnétique,
ensorceleuse. On se retournait souvent sur son passage ce qui, à
l'époque, dérangeait un peu Takuma.
-Bonjour
à vous deux.
-Bonjour,
répondit Shiki.
Rima hocha la tête à son intention, une sucette dans la bouche, l'air d'être complètement ailleurs. Elle était en train d'observer un petit porteclé représentant une pomme. New-York, la ``Grosse pomme``.
-Tu
penses avoir le temps de manger avec nous ce soir ? Ça fait un
moment qu'on n'a pas discuté.
-Probablement.
Il pouvait bien dépenser puisque, de toute façon, il abandonnait l'Université.
-7 :00 au Sotto Voce.
Le Sotto Voce était un petit restaurant italien où ils avaient l'habitude d'aller de temps à autre.
-Je serais là.
Shiki lui envoya la main avant de remorquer Rima derrière lui. Aussitôt que le blond fut libre, un groupe de touristes l'entoura, pressés de trouver des cadeaux pour des proches.
À 7 :05, Yagari décréta qu'il pouvait partir. Il était épuisé. Il téléphona à sa mère pour l'avertir qu'il sortait. Celle-ci lui souhaita une bonne soirée. Elle aimait bien Shiki et trouvait qu'il était un garçon charmant.
Merde ! Il était en retard ! Officiellement, il aurait dû terminer à 17 :30 mais le magasin était bondé. Il n'avait ainsi pas pu partir à l'heure prévue et avait arrêté de regarder l'horloge murale.
Lorsque l'étudiant arriva enfin au restaurant, il avait une faim de loup. Il trouva ses deux amis assis devant des verres de limonade.
-Tu
es en retard.
-Je
sais. Il y avait trop de monde pour que je parte à l'heure.
Désolé.
Le blond posa son sac près de sa chaise et se mit distraitement à feuilleter le menu.
-Vous avez fait un choix ?
Takuma leva les yeux et croisa deux améthystes. Le serveur lui sourit avant de lui redemander s'il avait fait un choix.
Il était habillé d'une chemise blanche et d'un pantalon noir. Sa taille mince était ceinte d'un tablier et son badge l'identifiait comme étant Zero. Ses cheveux étaient d'argent et il semblait pressé de prendre la commande. Le restaurant était plein et il n'avait pas de temps à perdre, d'autant plus que Shiki et Rima l'avaient attendu durant près d'une heure.
-Je
vais prendre les fettucinis sauce bolognaise.
-Bien.
Pour Mr et Mme ce sera ?
Zero griffonna rapidement les commandes avant de s'éloigner.
Takuma le suivit du regard quelques instants. Même avec son air maussade, il avait un charme certain.
-Takuma. Takuma !
Le blond sursauta quand Shiki posa sa main sur son épaule.
-Pardon
?
-Je
te disais que nous partons pour l'Europe. Nous avons été choisis
pour une campagne publicitaire.
-Félicitations
à vous deux !
Rima lui adressa un fin sourire.
-Vous
serez partis durant combien de temps ?
-Au
moins 3 semaines.
-Profitez
bien du voyage et surtout, donnez le meilleur de vous-même. Qui
sait, vous pourriez devenir célèbres !
Un
peu plus tard, Shiki lui demanda ce qu'il avait décidé de faire
pour ses études. Le roux l'écouta, posant une question de temps à
autre.
Takuma
parlait de sa rencontre avec Kaname quand Zero revint avec leurs
plats. Comment un type comme lui pouvait avoir rencontré Kaname
Kuran ? LE Kaname Kuran ? Le pianiste ?
Le serveur ne put s'empêcher de froncer les sourcils et de dire :
-Le
pianiste ?
-Oui.
-Ce
type est un génie.
-Ah
oui ?
-Il
a fini premier de sa classe durant toutes ses années d'étude à
la Juilliard.
-Vous
le connaissez ?
-De
réputation.
-Je
vois…
Alors comme ça Kaien avait raison de ne dire que du bien de lui. Le personnage gagnait en substance. Un génie du piano à qui on avait coupé les ailes. Le serveur observa le blond quelques secondes et le trouva mignon. Takuma était songeur.
Zero s'éclipsa rapidement en voyant que ses clients ne touchaient pas à leur plat, semblant réfléchir à ses propos. Ils ne pourraient ainsi pas se plaindre que tout était froid par sa faute ! Qu'ils essaient pour voir…
Le jeune homme repassa derrière le comptoir et s'y appuya. Il laissa son esprit dériver durant quelques minutes. Inconsciemment, il se mit à taper sur le comptoir, en rythme avec la musique. Le jeune homme repensa à son audition pour la Juilliard quelques semaines plus tôt. Kaname Kuran faisait partie du jury et avait semblé apprécier sa performance. Dans les couloirs, on ne parlait que de lui et de ce que signifiait intégrer une académie aussi prestigieuse que la Juilliard. Peut-être seraient-ils le prochain génie à sortir de l'Académie, qui sait. Il faut bien rêver. Pourquoi son client blond affirmait-il l'avoir rencontré ?
L'attention du serveur fut bientôt attirée par un couple qui voulait une nouvelle bouteille de vin. Zero colla un sourire sur ses lèvres et se dirigea vers le couple d'un pas souple.
Quand il repassa près de la table du groupe, ils avaient fini de manger et demandaient les additions. Shiki prit galamment celle de sa petite amie qui dit :
-J'ai de l'argent pour payer, Shiki. Je te rappelle que l'on fait le même travail.
Il sourit mais ne dit rien. Takuma se dit qu'ils allaient bien ensemble. Peu bavards mais ils s'entendaient parfaitement bien. On aurait même dit qu'ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. Un couple assorti.
Le blond jeta un coup d'œil à sa facture : 16,88 $
Takuma tendit un billet de 20 dollars au serveur qui plongea la main dans son tablier pour lui rendre sa monnaie.
-Non. C'est très bien comme ça. Garde la monnaie.
Quand ils sortirent dehors, Takuma se retourna pour jeter un coup d'œil à l'intérieur du restaurant. Zero était au comptoir, concentré sur son ordinateur, probablement en train d'imprimer une facture.
-Tu viens ?
Un peu plus loin, engoncé dans un trench-coat couleur chocolat au lait, Shiki l'appelait. À son bras, Rima avait sorti une boite de pocky de son sac à main et en offrait à Shiki.
Un taxi passa à toute vitesse et éclaboussa la jeune femme qui jeta un regard désolée à la boite de sucrerie. Tant pis. Elle en avait d'autres dans son sac à main. Elle les adorait mais pas au point de les manger trempés d'eau de pluie. Il avait plu un peu durant la journée.
-Chauffard, maugréa le blond.
Shiki ôta son manteau et le tendit à la jeune femme trempée. Elle enfila le vêtement avec reconnaissance.
Zero leva la tête et aperçut le groupe qui s'éloignait. Le blond était intriguant. Deux yeux verts comme les feuilles et un sourire séduisant.
Takuma laissa ses amis à quelques rues de chez lui. Ils promirent de se revoir quelques jours plus tard. Le jeune homme ouvrit la porte de l'immeuble et monta les marches quatre à quatre, pressé d'aller se coucher.
Un mot l'attendait sur la table de la cuisine. L'écriture de sa mère s'y étalait en grosses lettres rondes.
Mon
chéri,
Tu
dois rappeler un jeune homme du nom de Kaname Kuran. Il a dit que ça
concernait le concert du professeur Cross.
Bonne
nuit,
Maman.
Le cœur du musicien rata un battement avant de s'affoler dans sa poitrine. Il devait téléphoner à Kaname Kuran ? Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir ? Il n'était même un élève ou un professeur de l'établissement !
Et pour commencer… comment avait-il eu son numéro ? Kaien… le professeur devait le lui avoir donné, ce qui voulait dire qu'il appuyait le projet du Kuran, si projet il y avait mais pourquoi, autrement, lui aurait-il téléphoné ? Il n'était personne après tout ! On ne le connaissait pas dans le milieu de la musique. Il était un étudiant sans le sous, rien de plus.
L'admiration du serveur face au pianiste lui revint en mémoire. Le blond fixa le numéro quelques secondes, ayant presque peur qu'il s'efface ou le morde. Levant les yeux, il constata qu'il était près de 10 :00. Beaucoup trop tard pour téléphoner chez quelqu'un… et encore plus pour téléphoner chez quelqu'un qu'on ne connait pas !
Le musicien prit le papier et le posa sur sa table de chevet. Demain matin. Il réglerait le tout le lendemain matin.
Takuma prit une douche rapide avant d'aller s'asseoir dans le salon. Il alluma la télévision et mit un film dans le lecteur de DVD. Il mit une serviette sur ses cheveux et les sécha en attendant que le film commence.
Un
écran noir apparut bientôt suivi de montagnes. Une musique légère
se fit entendre .La caméra montrait les cimes et les flancs de
montagnes enneigées quand une voix d'homme brisa la sérénité du
moment. Gandalf se battait contre le Balrog de Morgoth. Le Seigneur
des anneaux : les deux tours.
De
la musique magnifique et des paysages à couper le souffle. Takuma
sourit avant de se caler confortablement dans son fauteuil, oubliant
rapidement le pianiste et le serveur.
Il oublia les évènements des derniers jours et se laissa porter par la magie du film.
Alors ? Vous en pensez quoi ?
