Bonjour tout le monde ! Alors désolé pour le retard, mais j'étais vraiment malade ! Merci aux revieweurs qui se sont inquiétés pour moi ^^ !
I Was Here
Chapitre 3
Certaines personnes pourraient se demander pourquoi est-ce que je perds mon temps à observer et à essayer de comprendre les autres. Ils pourraient même dire que je suis un être vraiment bizarre qui a visiblement besoin d'un passe-temps quelconque pour combler le vide de mon existence. L'unique raison pour laquelle je m'efforce de comprendre les gens autour de moi est purement égoïste. La survie voilà tout. N'est-ce pas la seule chose que l'être humain fait dans sa vie? Essayer de survivre? Je dois ma survie à ma compréhension. C'est en comprenant que j'ai réussi à vaincre mon plus grand ennemi, ma haine. La haine n'a rien de charmant. C'est une émotion destructrice, cruelle et qui ne laisse aucun survivant. J'ai connu la haine. Elle était la compagne la plus tenace que je connaisse. La haine me forçait à faire du mal à tous ceux que j'aimais. Et pire, elle me forçait à me faire du mal à moi-même. La haine n'a aucun bénéfice. Si, au moins, la haine permettait de faire du mal à la personne qui nous faisait souffrir, j'aurais pu dire qu'il s'agissait d'une émotion positive. Mais, ceux qui sont hait se fichent éperdument d'être hait. Est-ce que cela les empêche de dormir le soir? Alors que celui qui hait passe sa vie à penser à la personne qu'il déteste, la personne détestée continue de vivre, manger, boire, s'amuser… La personne détestée n'a aucune conséquence. Alors, payez le prix de ma survie sans aucun avantage, cela ne servait à rien.
La haine vient de l'incompréhension. Alors, j'ai du apprendre à comprendre mon entourage pour y échapper. Si on y réfléchie bien, pourquoi hait-on? Parce que nous n'avons pas de réponse à nos questions voilà tout. « Pourquoi il m'a fait ça? ». « Pourquoi il ne m'aime pas? ». « Pourquoi il ne me regarde pas? ». Ne pas avoir les réponses à ces questions amène la frustration et cette frustration se transforme en haine. Une haine brûlante… destructrice… La haine est la pire émotion que l'on peut ressentir. On hurle, on brise, on détruit et on ne sait même pas pourquoi. Il y a quelque chose en nous. Quelque chose de noir, d'écœurant qui veut sortir à tout prix. Mais, j'ai réussi à échapper à cette haine. En trouvant des réponses à ses questions. Ensuite, il faut accepter la douleur de la réponse à ses questions. Pourquoi mes parents ne me regardent pas? Parce qu'ils ne m'aiment pas. Pourquoi est-ce qu'ils ne m'aiment pas? Parce qu'ils en sont incapables. Accepter cette réalité est douloureux et, pour être honnête, cette douleur ne disparait jamais véritablement. Mais, au moins je me contente de souffrir. Entre souffrir et haïr et seulement souffrir. Je choisis de seulement souffrir. Parce que la haine ne peut pas être sans souffrance. Alors qu'on peut être triste sans haïr.
Certaines personnes diront que j'ai une vision de la vie qui est très triste. La vérité est que la vie est triste. La vie n'a rien d'amusant. C'est une longue marche funèbre, voilà ce qu'est la vie. Il faut simplement faire son petit bout de chemin parce que mourir est impensable. Que se passe-t-il après la vie? Est-ce vraiment mieux? Je l'ignore. Alors, je préfère rester dans une douleur qui m'est familière.
Drago leva lentement les yeux en voyant une ombre apparaître sur son cahier. Et il ne fut nullement surpris en voyant le visage souriant d'Harry Potter. Il ignorait ce que le brun désirait de lui. Il flirtait et partait. Flirtait et partait. S'il pouvait se décider et lui demander de sortir avec lui. Ou bien s'il pouvait abandonner cette blague idiote, Drago en aurait été plus qu'heureux. Il n'aimait pas ne pas être en contrôle de sa destiné. Potter était un facteur inconnu. Un facteur qui pouvait lui exploser à la figure s'il ne faisait pas attention.
-Tu écris tout le temps dans ce cahier, c'est ton journal intime? Plaisanta le brun.
-Non.
Il ne voyait pas pourquoi Potter s'obstinait à lui poser des questions. Il pouvait le voir dans le regard abasourdi de ses amis. Eux aussi ne comprenaient pas le sportif. Que pouvait-il bien trouver d'intéressant en lui.
-Alors c'est quoi?
-Un cahier où j'écris mes pensées.
-Un journal intime alors! Comme c'est mignon.
Drago haussa un sourcil perplexe.
-Qu'est-ce qu'il y a de mignon dans le fait que je sache écrire? Demanda-t-il impassiblement.
Il ne s'étonnait même plus de voir Potter éclater de rire pour des raisons qui lui échappaient complètement. Il n'avait rien dit de drôle pourtant. Peut-être ne conversait-il pas assez avec les autres? Non, il savait qu'il ne conversait pas assez. Mais, c'était bien plus intéressant de les observer de loin que de se mêler à la conversation. En étant dans la conversation, on perdait toute objectivité. Et comment était-il censé comprendre s'il n'était pas objectif.
-Et est-ce qu'écrire est ton seul passe-temps? Poursuivit le brun.
-Oui.
Il vit le visage de Potter se décomposer alors qu'il se creusait la tête.
-Et les films? Tu n'aimes pas ça?
-Pas le genre que tu regardes.
-Qu'est-ce que ça veut dire ça? Rétorqua le sportif, visiblement amusé.
-Les films américains où le héro est l'élu pour une raison qu'on ignore qu'il doit vaincre le méchant et ensuite gagner la fille… Ce n'est pas mon -genre.
-Je ne regarde pas que ce genre de film. C'est un stéréotype.
-Il y a une raison pourquoi ces stéréotypes existent.
Le sourire de Potter revient aussitôt alors qu'il s'asseyait en face de lui, ses yeux ne le quittant pas. Drago détestait rougir et il ne pouvait empêcher la réaction de ses joues dès que Potter apparaissait dans son champ de vision.
-Normalement, les gens s'excuseraient d'avoir dit une chose pareille. Fit remarquer le brun.
-Ils s'excuseraient et continueraient à le penser alors à quoi cela sert-il de s'excuser?
-Tu sais quoi? Plus je te parle, plus je te trouve sexy.
Ça y est… Il était aussi rouge qu'une tomate maintenant. Il n'était pas sexy, bon sang! Il était petit, maigrichon et aussi blanc qu'un drap. Pourquoi est-ce que Potter s'obstinait-il à dire des choses pareilles?
-Est-ce qu'il s'agit d'un pari?
-Quoi?
-Tu n'arrêtes pas de flirter avec moi. Est-ce que c'est un pari? Tu dois coucher avec moi avant la fin du mois sinon tes amis riront de toi?
Une lueur fugace traversa le regard de Potter avant que son sourire ne s'élargisse.
-J'imagine que je devrais être vexé.
-Tu es vexé. Rétorqua Drago.
-De quoi est-ce que tu parles?
-Ton sourire est faux. Tu es en colère contre moi. Arrête de sourire. Il est évident que tu voudrais plutôt me donner une claque.
Une étrange expression s'installa sur le visage expressif du sportif avant qu'il ne se mette à rire aux éclats. Sérieusement, Drago ignorait qu'il était si drôle. Sa grand-mère n'avait jamais véritablement rit avec lui. Elle était bien trop occupée à lui mentir encore et encore sur l'absence de ses parents.
-Premièrement, je ne te donnerais jamais une claque. C'est bien trop féminin et je suis un homme viril.
-Il y a des filles qui peuvent donner des claques qui feraient frémir tes coups de poing virils.
-Tu veux que je te montre à quel point je suis viril?
Drago haussa un sourcil avant de pencher la tête sur le côté.
-Est-ce que tu essayais de me draguer avec cette phrase? Si oui, tu ferais mieux de reprendre les lignes traditionnelles.
-Je croyais que tout le monde aimait l'originalité.
-Pas quand c'est aussi pathétique.
-Aie. Tu sais comment blesser les sentiments d'un gars.
À sa grande surprise, le brun se pencha un peu plus vers lui, ne laissant que quelques centimètres entre leurs deux visages. Était-il censé s'éloigner? S'approcher? Son corps était figé par le choc. Jamais personne ne s'était approché de lui à ce point hormis sa grand-mère. Il ne savait plus quoi penser. Son cœur battait trop vite. Il avait chaud. C'était vraiment… vraiment étrange. Il avait l'impression d'être sur le point de tomber malade. Sauf que cette maladie venait de Potter. Et qu'il ne connaissait aucune maladie qui apparaissait en présence d'une personne.
-Alors beauté fatale, tu vis encore chez tes parents? Ricana le brun.
-J'ai 17 ans, j'espère bien que je vis encore chez mes parents.
-Moi, je ne vis pas chez mes parents et j'ai 17 ans. Répliqua Potter.
-Pourquoi?
Le sourire du brun s'agrandit alors.
-Parce qu'ils sont morts.
-Arrête de sourire. Déclara Drago.
-C'est une étrange réaction. D'habitude lorsque je dis ça les gens me disent plutôt « Je suis désolé » « Ça doit être difficile » « Oh pauvre toi ».
-Je ne peux pas être désolé puisque ce n'est pas moi qui ai tué tes parents. Bien évidemment que c'est difficile, pourquoi dire l'évidence. Je ne te dirais pas « pauvre toi » puisqu'il est évident que tu as un ego surdimensionné et que tu n'apprécierais pas.
-C'est fou comment tes insultes peuvent m'exciter.
Il avait besoin d'air. Il était trop rouge. L'exciter? Il n'avait jamais excité personne. Il ne savait pas comment réagir à une déclaration pareille. Devait-il rire? L'ignorer? Pourquoi est-ce que Potter se faisait-il un devoir de mettre son monde à l'envers? Il ne lui avait rien demandé pourtant. Et pourquoi ne lui disait-il pas de s'en aller? Ça aurait tout arrangé. Sa vie serait redevenue normale.
-Est-ce que cela veut dire que tu aurais des tendances sadomasochistes? Rétorqua froidement le blond.
-Peu importe comment je te drague, tu m'envoies toujours balader. C'est décourageant.
-Tu dragues mal. Ce n'est pas de ma faute.
-Aucune fille ne m'a jamais dit ça.
-Je ne suis pas une fille.
Le brun fronça alors les sourcils, semblant plonger dans ses pensées. Potter n'était pas assez stupide pour croire qu'il était une fille. Il ne ressemblait pas à une fille. Enfin, il l'espérait. Et même s'il ressemblait à une fille, il était évident qu'il était un homme. Ou bien il manquait quelques neurones au sportif. Ce qui ne l'étonnerait pas outre-mesure.
-Malfoy, j'ai besoin d'un homme viril pour s'occuper de moi. Tu veux bien être mon papa?
Il se serait volontiers étouffé avec sa propre salive s'il avait pu. La réaction de Potter ne se fit pas attendre et il se mit à rire aux éclats, des larmes d'amusement coulant de ses yeux. Il ne la trouvait pas drôle. En fait, peut-être un peu. Mais, juste un peu. Parce qu'il s'agissait certainement de la drague la plus merdique qu'il lui ait été donné d'entendre.
-Tu dragues vraiment mal Potter.
-Tu veux me donner des leçons?
-Non.
-Tu es vraiment ennuyeux Malfoy. Je dois être fou, même cela m'excite.
-Pour une fois, je suis d'accord avec ce que tu viens de dire, Potter.
A-lors, comment suis-je censé te convaincre de sortir avec moi si je suis aussi nul?
Pourquoi est-ce que Potter avait un aussi beau sourire? Et des yeux tellement verts… C'était franchement agaçant. Le blond finit par laisser échapper un léger soupir.
-Pourquoi est-ce que tu voudrais sortir avec moi? Tu es Harry Potter, l'étoile montante de Poudlard.
-Hum… Par où commencer… Tu es étrange, voilà tout.
-Étrange? Tu veux sortir avec moi parce que je suis étrange?
-Et parce que dans mes rêves tu portes très peu de vêtement et laisse-moi te dire que cette vision est très…
Drago fut sauvé par la cloche annonçant le début de leur cours. Un sourire carnassier se forma sur les lèvres fermes du brun avant qu'il ne se lève de sa chaise.
-Je te dirais le reste de mon rêve plus tard. Bye Malfoy.
Et il le planta là sans un autre mot. Drago ne pouvait qu'espérer qu'il n'entendrait pas la fin de ce rêve. Il n'était pas convaincu que son cœur puisse y survivre.
À suivre…
