Salut à tous.

J'espère que cette histoire vous plaît, même si elle ne fait que commencer. J'essaie de ne pas trop m'attarder dans les descriptions ou les états d'âme. Juste le nécessaire pour faire avancer plus facilement l'histoire. C'est ce que je reproche dans certaine fic, la moitié du texte est coincé là dessus. Du coup sur 20 lignes, plus de 10 freinent l'avancer, et souvent pour se répéter. Bref.

Vous avez pu aussi remarquer « l'arc ». C'est juste un moyen de se repérer plus facilement. Je ferais un petit résumé du précédent à chaque changement d'arc. Je fais ça car j'aime bien relire certain chapitre d'autre fic, et j'ai du mal à mis retrouver, surtout quand il n'y a pas de titre. Je n'accuse personne.

PETIT APPEL : si cette fic vous plaît, que vous êtes doué en anglais et motivé, je serais plus qu'honoré que vous la traduisiez en anglais. Je lis moi même des fics anglaises (merci google trad). Je pourrais bien sure aider (j'ai quand même quelque notion), surtout pour les expressions.

Sur ce, bonne lecture.


Arc I – sauver l'hiver

Chapitre 2 : absence injustifiée

Loin de toute habitation, loin de la douce chaleur et de la végétation, là ou seul le bleu du ciel et le blanc des glaciers se côtoyaient dans le paysage , une gigantesque bâtisse. Faite de bois en forme de dôme avec une multitude de fenêtres émettant une douce lumière chaleureuse, c'était là la fameuse résidence et lieu de travail du grand père noël, Nicholas St North.

Bien que l'atmosphère extérieur était calme et silencieuse, l'intérieur était à l'inverse un véritable chaos. Les yétis déambulaient ici et là, les bras chargés de caisses rempli de jouets ou matériels diverses, criant des ordres à d'autres qu'ils croisaient ou aux elfes. Ceux-ci se faufilaient entre leurs jambes, faisant tinter leur cloche au sommet de leur chapeau pointu et renversant parfois une table sur leur passage.

Parmi ce vacarme, les notes d'un grand orchestre de cuivres résonnaient dans l'atelier. La musique provenait d'une des pièces les plus importantes, située dans les hauts étages. Penché sur son bureau, le corpulent propriétaire des lieux fredonnait joyeusement avec la voix mélodieuse de la cantatrice qui chantait la gloire du « prince Igor ». Malgré ses mains de charpentier, il taillait avec dextérité et minutie un bloc de glace qu'il transforma peu à peu en une ballerine. Il souffla sur la petite statuette faisant voler les derniers éclats de glace. Dans la seconde qui suivi, la danseuse prit vie devant les yeux bleus ébahis de son créateur. Ses premiers gestes furent saccadé, mais rapidement des pas gracieux accompagnèrent chaque accord, jusqu'à la dernière note où elle exécuta son salut final.

- Velikolepnyy (magnifique) ! S'écria Nord tout en frappant ses mains charnues, satisfait de la prestation.

Fier de son travail, il installa la fragile ballerine sur une étagère, puis se dirigea vers la grande fenêtre, attrapant au passage un cookies sur le bureau. Juste à côté, sur un grand pan de mur était accroché un magnifique calendrier mécanique fait de bois vernis rouge et de métal doré, et entouré d'une multitude de petites horloges. Au centre était affiché les nombres 21 et 12 en lettres dorées. Puis Nord porta son regard vers le vaste paysage froid. Les flocons de neige dansaient paresseusement sur les montagnes à pertes de vue.

Il y avait eu tant de chamboulement depuis ces dernières années. Avec l'arrivé du dernier Gardien, ils avaient du tous faire des efforts pour apprendre à mieux se connaître, mais aussi changer un peu leur mode de travail. En particulier, passer un peu de temps avec les enfants. Et ça, Jack Frost ne leur permettait pas de l'oublier. Finalement, chacun avait trouvé sa place, formant une famille. Et bien que leur travail ne leur permettait pas de se voir souvent, ils pouvaient compter les uns sur les autres pour avoir un soutien, quel qu'il soit.

Sauf qu'aujourd'hui, quelque chose sonnait faux.

Jetant un dernier coup d'œil sur le chiffre 21, il sortit de son bureau et s'installa au bord de son balcon pour observer l'agitation en contre bas. Le globe tournait et scintillait paisiblement. Des jouets et ballons volaient autour. Les yétis faisaient leur travail. Et les elfes …. leurs trucs d'elfe.

Mais pas de neige, ni de motif givré sur les murs, ou d'elfes gelés, de vent froid, de grognements de yéti, encore moins le rire enfantin d'un esprit espiègle. Pourtant noël était dans trois jours et le jeune gardien essayait de passer le plus de temps possible dans l'atelier à l'approche de la fête depuis qu'il pouvait y entrer. Chaque année il venait de plus en plus tôt, excité et heureux de pouvoir apporter son aide. Ainsi il essayait de suivre Nord dans sa tournée, faisant tomber la neige dans son sillage et créer de magnifique fête. La magie de noël.

Mais Jack Frost n'était pas là. Et cela faisait près de dix jours qu'il ne s'était pas montré au pôle.

- Phil ! Cria Nord au yéti au pelage brun qui passait en contre-bas près du globe. Avez vous vu Jack ?

Le yéti, dans un grognement, répondit par la négation en haussant les épaules. Il lui précisa dans sa langue « pas depuis la semaine dernière ».

Quelque chose clochait, il le sentait.

- Allez à Burgess s'il y ai. Et passez voir Jamie au cas où. L'enfant sait peut-être où il est.

Et deux heures plus tard, la lumière des aurores boréales sillonnèrent le ciel à travers le monde.


Qui a mis une pierre dans la boule de neige ?!

C'était là la première pensée du jeune esprit d'hiver et Gardien. En faite, ce n'était pas logique car il n'autorisait jamais ce genre de chose pendant les batailles de boule de neige et personne ne parvenait à le toucher. Il avait une réputation à tenir ! Il était Jack Frost après tout ! Donc, d'où venait cette migraine qui lui tambourinait le crâne ?!

Il essaya alors de changer de position pour adoucir le mal de tête. Mais là encore il y eu un autre problème : il ne sentait plus vraiment ses bras, ou du moins ses épaules étaient endoloris et ses bras ankylosé.

Après quelques minutes, lorsque sa migraine se fit enfin plus silencieuse, il décida qu'il était temps d'ouvrir les yeux. Il faisait très sombre, mais pas suffisamment pour voir les murs de pierre ternes qui l'entouraient. La seule source de lumière venait d'une petite lampe de mineur posé au sol le long d'un mur près d'une porte de bois noircie et usée.

Il tourna la tête pour voir le reste de la pièce, mais fut rapidement bloqué. Il se rendit compte qu'il était debout et le tintement dans la pièce répondit à plusieurs de ses questions. Regardant d'un côté puis de l'autre, il constata que ses bras étaient tendu par des chaînes fixé à ses poignets par des menottes. En baissant la tête, il vit ses pieds suspendus à quelques centimètres au dessus du sol, menottés ensemble aux chevilles et accrochés au sol par une autre chaîne. Voilà qui expliquait la position, et les douleurs aux bras et à la nuque au passage.

- Je crois que je me suis fait avoir ….., murmura t-il.

- Il fallait bien que cela arrive un jour, mon ami.

Surprit par la réponse, Jack se redressa pour reconnaître son interlocuteur. Cette voix sinueuse et théâtrale lui rappelait de vagues souvenirs, mauvais. Lorsqu'il vit les ombres bouger autour de la lampe, son idée de la personne fut confirmée.

- Pitch.

- Jack, répondit l'homme vêtu de noir au teint terne, tout sourire. Ravi de te revoir.

- Plaisir non partagé, renvoya le jeune esprit.

Pitch ricana doucement devant le sérieux de son prisonnier. Tranquillement il s'approcha de lui, les mains dans le dos, puis vint attraper le menton de l'adolescent dès qu'il fut à sa porté. À son contact, le garçon serra les poings, la seule chose qu'il pouvait bouger sans contrainte.

- Oh, Jack, roucoula le croquemitaine en fixa les iris bleus remplis de dégoût. Ne fais pas cette tête. En tout cas ça me plaisir que tu ais répondu à mon invitation. J'avais tellement hâte de te revoir.

- Pour ce qui est de l'invitation, une simple lettre aurait suffit. Pour le reste, tu vas avoir de gros ennuis.

- Des ennuis ?

Pitch lâcha brusquement le visage du garçon et commença à rire aux éclatx en s'éloignant. L'innocence et l'entêtement du gamin était vraiment hilarant. Une réaction que Jack n'appréciait pas vraiment, blanchissant les jointures de ses mains et durcissant son regard.

- Des ennuis … , reprit l'homme en souriant. Non, je ne crois pas. Toi par contre, oui.

À ces mots, la porte grinça laissant entrer un individu massif. Jack reconnut là l'homme qui l'avait traqué. Il avait laissé son lourd manteau pour une chemise à carreau noir et bordeaux. À sa taille, tenant un pantalon ample noir, il portait une large ceinture où était accroché une sacoche de cuir et le poignard qui avait assommé l'adolescent. Le fouet était aussi présent, entouré autour de son bras droit.

- Ah, Balthazar Trap te voilà, s'exclama Pitch voyant le nouvel arrivant s'approcher. Je ne fais pas les présentations Jack. Vous avez déjà pu faire connaissance avant de venir ici. Ça faisait très longtemps que Balthazar souhaitait te rencontrer. Et ça tombe bien car il s'occupera de toi dans les jours à venir. Amusez vous bien, chanta t-il en disparaissant dans les ombres.

Jack se retrouva donc, seul, solidement enchaîné, face à un homme qui ne semblait pas envier la force du père noël. Depuis son entré, il n'avait pas bougé, ni même oscillé un sourcil. Jack pouvait le confirmé, car il ne l'avait pas lâché du regard. Le silence étant retombé, il se retint de frissonner, mal à l'aise face à la situation. Il savait évidement que les jours à venir n'allaient pas être agréable. Après tout il en avait vu d'autre. Des esprits, il en avait mis pas mal en colère. Sauf qu'ils n'avaient jamais pris la peine de l'enchaîner, juste un passage à tabac. Mais là … il n'allait pas pouvoir récupérer dans un coin en Antarctique ou ailleurs d'ici un bon moment.

À l'extérieur de la pièce, Pitch Black traversait son dédale d'escaliers et de couloirs satisfait du cours des événements. Tout ce passait bien. Sans se presser, le maître de ces lieux lugubres, sombres et poussiéreux vint s'installer au centre d'une plate forme face au globe des croyants creux et sinistre. Peu à peu, des claquements et des hurlements lointain vinrent combler le silence.

- Quelle douce musique, fit une douce voix féminine dans un murmure.

Une femme s'installa juste à côté, vêtue d'une longue robe blanche et d'un châle blanc vaporeux sur sa tête. On ne pouvait voir que le bas de son visage à la peau blafarde et fantomatique avec un petit sourire dessiné sur ses lèvres carmins.

Le croquemitaine ignora la nouvelle arrivante et se focalisa dans un coin en contre-bas, là où il y a quelques années, s'entassait des montagnes de cartouches dorées renfermant des dents. Parmi les cris, on pouvait entendre un des chevaux de cauchemars hennir de frustration. Il vit une étrange silhouette courbée qui essayait d'attirer vers elle l'équidé qui ne semblait pas très coopératif.

- J'espère que vous savez ce que vous faites, mon chère, reprit la femme d'un ton suave. Je suis honoré de vous aider. Mais demander à cette … créature, dit elle en désignant la scène en bas. Quant aux deux autres, je n'ai pas vraiment confiance en leur loyauté.

- Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, répondit Pitch. Chacun y trouvera son compte. En attendant, tenez vous prêt. Dès que les Gardiens partiront à sa recherche, les choses deviendront plus passionnante.

Attiré par la discussion, un oiseau géant noir vint se poser sur l'une des cages vides suspendues au plafond, un grand bâton au bout recourbé dans une de ses serres. Cette fois-ci, Pitch porta son attention sur le corbeau, plus sérieux.

Aussitôt un nuage de fumé éclata à l'emplacement de l'oiseau. Quand elle se dissipa, un adolescent élancé aux cheveux en bataille avec un sweat trop grand pour lui se tenait à la place. Des iris rouges brillaient de malice rivés sur le bâton qu'il tenait dans les mains.

- Ils ne vont rien voir venir.


BONUS : origine des personnages

(uniquement les miens, les autres on ne les présente plus)

N°1 : Balthazar Trap

autrement dit, le père fouettard

Dans les contes, il est connu sous différent nom tel que Hans Trap, Rubelz, Zwarte Piet (Pierre le noir) ou même Krampus où il a une apparence bien différente (que j'ai découvert dans d'autre fic).

En fonction des origines, il a une fonction plus ou moins différente. Mais en général il punit les enfants pas sage, pendant que le père noël distribue ses cadeaux (chacun son truc).

Moi, j'utilise plus celui du père fouettard, qui kidnappe les enfants. Pourquoi Balthazar ? À cause d'une chanson : « Elle s'appelait Marie-Noël, il s'appelait le Jean-Balthazar. C'était la fille du père noël, c'était le fils du père fouettard. »