Je m'excuse de ce léger retard... Mais j'ai eu quelques soucis de connexion ce week-end, et la reprise des cours m'a lessivé...!
Je ne m'attarde donc pas et vous laisse lire la suite de cette histoire! :D
Et si...
Chapitre 2 ;
« Bon, on revoit le tout une dernière fois ? demanda Eric en se frottant les yeux, une tasse de café à la main.
-Tu as un permis de conduire, un dossier chez la police, une carte d'identité de Los Angeles, un rapport de stage de Quantico, une recommandation, un contrat signé par le directeur de la police… Tu habites dans un petit studio à vingt minutes du poste et Hetty essaye de te faire venir une voiture, lança Nell sans reprendre son souffle une seule fois.
-Impeccable, répondit Kensi en hochant la tête au fur et à mesure qu'elle parcourait son dossier des yeux. Et comme matériel ?
-Alors, pour le moment on te donne une oreillette, une balise GPS et une caméra intégrée dans ce stylo, expliqua Eric en passant en revue le matériel, on te fera parvenir d'autres trucs afin que tu puisses enquêter sérieusement sur tes futurs collègues…
-Je pense attendre un peu, la taupe va se douter de quelque chose si je fouine dès le début.
-Ouais, lâcha Eric en retenant un bâillement, pour le reste, on verra avec Hetty des moyens dont on dispose.
-Oh, hé Kensi ! la rappela Nell alors que la jeune femme s'en allait, voilà un téléphone au nom d'Helena Asquéz. »
La jeune femme lui tendit un téléphone gris métallique des plus simples, muni d'un appareil photo et d'un clavier toutes lettres. Kensi l'attrapa et le rangea dans sa poche, mais elle fut à nouveau interrompu par Nell.
« Et voilà exactement le même téléphone, mais avec une autre carte. Nous te joindrons sur celui-ci si jamais nous apprenons quelque chose de capital. C'est un moyen d'être sûr que ta couverture ne sera pas percée.
-Mais… Je ne risque pas de me faire prendre avec deux téléphones ? demanda Kensi d'un air sceptique.
-Il suffit que tu le ranges dans la doublure de ton sac, expliqua Eric d'un ton las, ne le sors jamais au poste mais consulte-le dès que tu auras un moment.
-Ok, répondit l'agent en prenant le deuxième téléphone, merci les gars ! »
Les deux informaticiens la saluèrent alors qu'elle quittait la pièce, un téléphone dans chaque main. Aussitôt, Eric se laissa tomber sur la table en face de lui en grommelant.
« Je rêve d'un lit, marmonna-t-il.
-Eh bien, contente-toi d'un café, répliqua Nell en se rasseyant sur sa chaise de bureau et en se remettant à tapoter sur les touches de son clavier.
-Mmmh, tu es cruelle… »
Il soupira et se redressa, avalant une longue gorgée de café au passage. Alors qu'il dormait, Nell avait commencé à tracer le mobile du tireur. Il s'agissait, malheureusement, d'un téléphone à carte prépayée. Toutefois, la jeune femme ne s'était pas avouée vaincue et était parvenue, au bout de plus de deux heures de travail, à trouver le numéro de téléphone du tireur. Si localiser l'appel était facile, en extraire le numéro était une autre paire de manches… Sans compter le fait que la fatigue l'avait rendu bien plus lente que d'habitude. Lorsqu'enfin elle avait trouvé le numéro, elle s'était empressée de lancer une recherche parmi les opérateurs et avait découvert que l'abonnement était prépayé, comme ils s'en doutaient. Loin de s'avouer vaincue, Nell avait décidé de surveiller l'activité du téléphone afin d'avoir quelque chose de positif à dire à Callen lorsqu'il reviendrait les harceler.
Il ne fallut pas dix minutes au jeune homme pour revenir à la charge. Il entra prudemment, cette fois-ci, mais lorsqu'il constata qu'Eric était réveillé et derrière son ordinateur, il lança de son habituelle voix tonitruante
« Alors ?
-Le téléphone est à carte prépayée, expliqua Nell, impossible de remonter à l'identité de son utilisateur, mais, ajouta-t-elle en voyant que Calen levait les yeux au ciel, je surveille son activité afin de pouvoir…
-Hé ! s'exclama Eric.
-Quoi ? demanda la rousse en faisant pivoter sa chaise de bureau pour se retrouver en face de son ordinateur.
-Je crois que le téléphone est activé…
-Non ? Mais si ! Tu as raison !
-Envoyez-moi l'adresse ! leur lança Callen qui s'était déjà précipité en bas en appelant Sam à plein poumons.
-Comme si c'était fait ! » répondit Nell, un immense sourire aux lèvres.
« C'est là ! s'exclama Sam en désignant un bar miteux coincés entre deux boutiques lugubres, au coin d'une rue.
-Eric ? demanda Callen, pendu au téléphone tout en se garant approximativement sur le trottoir, il est toujours en ligne ?
-Oui ! leur parvint la voix d'Eric sortant du combiné.
-Est-ce que vous pouvez interrompre sa communication une fois que nous serons dans le bar ?
-Ça marche ! On vous prévient dès qu'il ne recevra plus rien ! »
Les deux agents se précipitèrent à l'entrée du bar, puis adoptèrent une posture un peu plus négligée afin de passer inaperçus. Ils poussèrent la porte, Callen ayant toujours le téléphone vissé à l'oreille. Sam jetait des coups d'œil dans tous les coins du bar, dans lesquels étaient assis plusieurs personnes. Seuls trois étaient au téléphone, dont une femme. Ils se focalisèrent sur eux en faisant mine d'avancer nonchalamment vers le centre du café. Au bout de quelques secondes, la voix d'Eric retentit à nouveau dans le combiné
« C'est bon ! »
Aussitôt, Callen raccrocha et regarda autour de lui. La femme continuait de discuter, tous comme les deux hommes… Soudain, l'un d'eux se mit à froncer les sourcils puis à regarder son téléphone d'un air étonné. Il releva la tête et croisa le regard de Sam. Ses yeux s'écarquillèrent et il bondit, renversant les tables et les chaises tout en filant vers la porte de derrière.
« Je passe par devant ! » hurla Callen alors que Sam prenait la suite du fuyard.
G se précipita sur la portée d'entrée qu'il ouvrit à la volée et se mit à courir de toutes ses forces, contournant le bar et les magasins. Il se retrouva rapidement dans une grande avenue où débouchait l'impasse par laquelle s'était sauvé leur suspect. Il se mit à courir et se jeta in extremis sur l'homme qui jaillissait de la ruelle. Il l'immobilisa tant bien que mal et Sam lui tendit une paire de menottes.
« Eh bien ? On avait envie d'un footing ? » railla Sam alors que l'homme continuait à se débattre.
L'inconnu ne répondit pas, l'air furieux. Callen le redressa et ils reprirent le chemin de leur véhicule, serrant l'homme de prêt. Ils avaient atteints le premier maillon de la chaîne, avec un peu de chance il leur donnera les informations sur la taupe avant même que Kensi n'ai à infiltrer la police de Los Angeles.
Une fois l'homme installé dans une des salles d'interrogatoire, les deux agents se dévisagèrent. Ils n'avaient rien sur lui, pour le moment, n'ayant reçu aucune réponse d'Eric et de Nell concernant ses empreintes et sa photo. Or, ils préféraient bénéficier de l'effet de surprise avant d'aller l'interroger. L'homme ne semblait pas très dur à briser nerveux, sans cesse en train de regarder les coins de la salle d'interrogatoire, la mâchoire crispée, il paraissait craindre quelque chose. Quelque chose, ou quelqu'un. Ce qui signifierait que la personne qui dirigeait le trafic était relativement importante pour maintenir cet aura de terreur autour d'elle.
« J'ai une réponse de Nell ! les informa Sam. Jonathan Mayers, trente-six ans. Quelques délits dans sa jeunesse, un passage en prison, rien de bien fameux.
-Pourquoi un voyou de pacotilles se mettrait-il sur le toit d'un immeuble pour lapider des marines ? demanda Callen, les sourcils froncés.
-Sais pas. C'est peut-être pas lui ?
-Alors pourquoi est-ce qu'il s'est enfui ?
-Il n'est peut-être que l'intermédiaire…
-On a qu'à lui faire le test de poudre, comme ça on saura s'il se trouvait sur les lieux au moment des coups de feu…
-Je m'en charge. »
Sam posa son téléphone et parti en direction de la salle d'interrogatoire. Une dizaine de minutes plus tard, il ouvrait la porte, faisant sursauter Mayers. Ce dernier le dévisagea, tentant de garder constance, alors que Sam s'approchait, le kit de poudre dans les mains.
« Monsieur Mayers ?
-Oui… répondit l'homme, sans se demander où Sam avait pu découvrir son nom.
-Vous aviez l'air pressé tout à l'heure, railla l'ancien Navy Seal en sortant les ustensiles du kit.
-Euh, sans doute… répondit vaguement l'autre.
-Bien. Malheureusement, on nous a dit qu'un type, qui aurait tendance à être pressé, se serait trouvé au coin de la 18e cette nuit, un fusil sur l'épaule… Dingue cette coïncidence, n'est-ce-pas ? »
L'homme ne répondit pas, mais sa déglutition fut perceptible de derrière les écrans de visionnage. Callen leva les yeux au ciel comment une telle mauviette pouvait-elle se retrouver impliquée dans une affaire d'homicides multiples et de trafic d'informations nationales ?
« Enfin, histoire de vérifier qu'on ne s'est pas trompés, je vais vous faire un petit test, rien de bien méchant. Vous refusez toujours à voir votre avocat ?
-Euh… Oui, oui…
-J'ai besoin d'une réponse ferme, Monsieur Mayers.
-Oui, je refuse le droit d'avoir un avocat, dit-il sur le ton de celui qui récite une leçon.
-Bien. Tendez les mains s'il-vous-plaît. »
Callen observa Sam qui appliqua le réactif sur les mains et les manches de Jonathan. L'homme fixait un point au loin devant lui, contractant sans cesse sa mâchoire. Lorsque le test apparu positif, il ne cilla même pas.
« Vous savez ce que ça veut dire, Monsieur Mayers ? demanda Sam en soupirant.
-Que j'ai utilisé une arme à feu récemment, répondit-il en fuyant le regard de Sam.
-Exactement. Vous vous rendez compte que, avec nos preuves, vous pourriez plonger pour une peine à perpétuité ? Voire la peine capitale ? Êtes-vous vraiment sûr de ne pas vouloir d'avocat ?
-Oui. »
Sam eut beau essayer de renouer le dialogue, l'homme s'enferma dans un mutisme, fixant le mur de la salle d'interrogatoire de ses yeux clairs où brillait une lueur d'effroi.
« De deux choses l'une soit ce type est barge, soit trop sûr de lui !
-Ou alors il est terrorisé.
-Ça fait trois ça, G.
-C'est toi qui ne sait pas compter ! répliqua Callen en levant les bras d'un air innocent.
-Ouais… Alors, on fait quoi ?
-On attend les nouvelles de Kensi. Si quelqu'un a réussi à faire peur à nos marines et à ce gars, c'est qu'il doit vraiment être dangereux.
-Il a lui aussi refusé d'avoir un avocat.
-Si celui qui mène le jeu suit ses propres règles… Lorsqu'il saura que nous l'avons arrêté, il le fera tuer.
-Et nous perdrons toutes nos chances… soupira Sam. Il y a quand même un truc qui me chiffonne…
-Quoi ? demanda G.
-Eh bien, si le type qui est derrière tout ça est aussi important qu'il le semble, pourquoi il engage ce… Minable, alors qu'il pourrait mettre la main sur des tueurs disons, plus professionnels ?
-Peut-être pour laisser le moins de trace derrière lui…
-Avec un type comme lui ? Il pleurerait devant Titanic !
-Et alors, toi aussi tu as pleuré, répliqua Callen.
-Quoi ? C'est Kensi qui a pleuré !
-Tu parles, je te voyais sangloter du coin de l'œil !
-C'est ça… Bon, alors pour Mayers ?
-Peut-être que notre gars le tient ? Ou que Mayers lui doit quelque chose.
-Je vais demander à Nell et Eric de fouiller son passé. Peut-être qu'il a trempé dans quelque chose de pas très net en prison, et que quelqu'un comme son compagnon de cellule était au courant.
-On le laisse mariner jusqu'à ce que Kensi soit en place ?
-Je pense que c'est la meilleure solution. Pour l'instant, ce type est une véritable savonnette.
-Une savonnette ? D'où tu me sors cette expression minable !
-Dis par le type qui a un livre pour les apprendre, je prends ça comme un compliment !
-C'est un coup-bas ! Et puis d'abord, c'est toi qui me l'a offert ce livre !
-Justement. J'en avais marre de te voir hausser un sourcil dès qu'on utilisait une expression un peu saugrenue.
-Tu t'écoutes ? Saugrenue… Tu t'entraînes pour quoi ? Le championnat de Los Angeles de mots-croisés ?
-C'est pas parce que tu n'as pas de culture que les autres doivent être pareil, répliqua Sam en évitant une boule de papier lancée par son partenaire.
-C'est ça, file va ! » cria G alors que Sam disparaissait dans la pièce voisine, le sourire aux lèvres.
Lorsque Kensi poussa la porte du poste de police de Los Angeles, la brusque odeur de café qui lui parvint aux narines la fit sourire. La légende des flics et du café, c'était donc vrai…
Sa couverture avait été mise au point entre Hetty et le directeur de la police, un certain Lenny Mackins. Ils s'étaient mis d'accord sur le fait que Kensi devrait passer par le bureau de ce dernier qui lui ferait ensuite visiter les locaux avant de la présenter à l'équipe. Au passage dans le bureau de Mackins, Kensi en profiterait aussi pour vérifier qu'aucun mouchards d'aucune sorte n'avaient été placés, même si l'homme avait déjà vérifié après la découverte des fuites.
La jeune femme se senti observée alors qu'elle marchait en direction du bureau de Lenny. Les têtes se tournaient en sa direction et des chuchotements lui parvenaient aux oreilles. Apparemment, une bonne partie de l'unité était au courant de son arrivée… Quelle discrétion.
« Ah ! Mademoiselle Asquéz ! s'exclama Mackins après que Kensi ai frappé à sa porte. Entrez, je vous en prie ! »
Il s'écarta et la laissa passer avant de refermer la porte sur eux. Dès qu'ils se retrouvèrent seuls, son visage changea d'expression et le masque de bonne humeur détendue qu'il affichait laissa place à une importante ride, creusant son front. Il sourit poliment à Kensi alors qu'elle s'asseyait en face de son bureau.
« J'ai à nouveau vérifié cette pièce, lui dit-il en désignant l'espace autour d'eux, il n'y a rien, pas de micro, pas de caméras ou de quelconques moyens d'enregistrements… Ce qui signifie qu'il y a bel et bien une taupe parmi mes hommes. Et dans ma meilleure équipe, en plus ! grogna-t-il.
-Avez-vous des soupçons particuliers ?
-Eh bien… Ce sont mes gars, vous savez. J'ai du mal à me dire que l'un d'entre eux est en train de revendre des informations à l'ennemi…
-Je comprends.
-Bon… Venez, je vais vous faire visiter. L'équipe est au courant de votre arrivée. Il manque juste un de mes gars, en infiltration.
-Quand est-il parti ?
-Ce matin, ou plutôt cette nuit, mais la mission dure depuis un petit bout de temps maintenant.
-D'accord.
-Ne vous inquiétez pas, normalement l'affaire devrait être rapidement terminée. Vous le rencontrerez très vite. »
Kensi senti la voix du directeur légèrement osciller alors qu'il parlait de son officier. Peut-être qu'elle pourrait commencer à creuser du côté de cet inconnu. Après tout, les absents ont toujours tort… !
Mackins l'entraîna dans le couloir, lui expliquant rapidement les différentes parties du commissariat. Il avait immédiatement retrouvé son masque jovial alors qu'ils commençaient à croiser les policiers, et il lui parlait de son office d'une voix emplie de fierté.
Lorsqu'ils arrivèrent dans les bureaux de l'équipe que Kensi allait infiltrer et que Lenny lui présenta comme étant la meilleure, trois individus vinrent à sa rencontre. La première, une femme grande, élancée, aussi blonde que Chris mais avec des yeux bleus, lui fit un immense sourire alors que Lenny la présentait.
« Les gars, voici Helena Asquéz, votre nouvelle équipière. Elle arrive tout droit de Quantico et ne s'est pas encore faite au décalage, alors ménagez-là ! Asquéz, je vous présente le lieutenant Tamara Jolth, l'officier Gregory Barks, et le lieutenant Ryan O'Connor.
-Salut !
-Le dernier membre de l'équipe, le lieutenant Deeks, est en infiltration pour le moment. J'espère que vous le rencontrerez rapidement.
-Une façon pour lui de dire qu'il espère que l'affaire finisse vite, plaisanta O'Connor alors que le directeur s'éloignait.
-Ouais, enfin cette affaire empêche pas Marty de revenir couiner de temps à autre, plaisanta Barks alors qu'ils retournaient vers leurs bureaux.
-Ton bureau est ici, l'informa Tamara en lui souriant gentiment.
-Pour le moment, on n'a pas d'affaires vraiment particulières en cours… On tape nos rapports en retard, pour tout dire, avoua O'Connor. Disons que tu as le reste de la journée pour prendre tes marques !
-D'accord ! »
Kensi leur sourit et s'assit à son bureau. Rapidement, elle rangea ses affaires dans ses tiroirs, posant sa plaque au nom d'Asquéz sur un coin du bureau. Elle réprima une expression de surprise en sentant l'habituelle Beretta des flics dans le creux de sa main. Elle n'avait pas l'habitude d'utiliser ce genre d'arme… Heureusement qu'elle s'était reprise suffisamment tôt.
« Bon, tu t'y colles ?
-Ah non, c'est à toi ! Je l'ai déjà fait la dernière fois, gémit Callen.
-C'est ça… » bougonna Sam en poussant la porte de la salle d'interrogatoire.
Mayers leur jeta un coup d'œil morne alors qu'ils posaient un dossier devant lui, tirant une chaise afin de s'assoir de l'autre côté de la table. Alors que Mayers baissait la tête, Sam jeta un regard noir à G qui fit mine de regarder ailleurs.
« Monsieur Mayers, êtes-vous sûr de ne pas vouloir d'avocat ? demanda Sam d'une voix douce qui fit relever la tête du suspect.
-Oui… répéta-t-il sans conviction, réprimant un frissonnement.
-Ecoutez lança Callen d'une voix puissante qui le fit sursauter, je crois que vous ne vous rendez pas compte de la situation. Vous êtes accusé de meurtres de sang-froid, prémédités et de tentative de meurtre sur des agents fédéraux…
-Mais je… commença Mayers.
-De plus, vous êtes notre seul suspect, donc le seul à payer pour le meurtre de nos quatre marines !
-Ce qu'il veut dire, monsieur Mayers, c'est que vous risquez la peine capitale, alors qu'il est clair que vous n'êtes pas le commanditaire. Vous ne perdez rien à nous donner son nom, bien au contraire. Vous gagneriez auprès du procureur et cela jouera en votre faveur au moment de votre procès.
-Je, je…
-Après, si vous ne voulez pas, renchérit Callen, il est peu probable que vous passiez le début de l'été. Aucun avocat, commis d'office ou non, ne pourra empêcher votre condamnation. En plus, comme vous refusez toute défense…
-Je le connais pas ce gars ! finit par exploser Mayers, je… D'habitude j'obéissais aux ordres d'un de vos marines… Lui ! s'exclama-t-il en leur montrant la photo du Colonel Lang, mais c'était toujours sans importance… Livre tel truc à tel endroit et se taire… Alors quand… Quand j'ai reçu l'ordre je ne me suis pas posé de question…
-Dommage pour vous, railla Callen. Pourquoi lui obéissez-vous aveuglément ?
-Dettes de jeu… marmonna Mayers en fuyant leur regard.
-Et vous avez toujours eu affaire à cet homme ? demanda Sam en lui montrant la photo de Lang.
-Oui… Enfin, je ne l'ai vu que quatre ou cinq fois.
-Aucune autre info' sur le gars pour qu'il bosse.
-Non…
-Vous en êtes bien sûr ?
-Oui. »
Sam échangea un coup d'œil avec Callen. Il était évident que Mayers ne jouait pas totalement franc-jeu avec eux. En même temps, être tellement sous l'emprise de quelqu'un qu'on en vient à tuer… Cette affaire était décidemment plus complexe qu'elle n'y paressait.
G fit signe à Sam qu'il voulait sortir discuter, et l'ex-Navy Seal le suivit. Une fois dehors, Callen répondit à l'interrogation silencieuse de son partenaire.
« Ecoute, c'est clair que, même s'il ne dit pas totalement la vérité, il est notre seul lien avec la tête de toute cette affaire…
-Où veux-tu en venir ?
-Je pense que je suis prêt pour une mission d'infiltration…
-Pardon ? Kensi est déjà rentrée par un côté, laissons-lui du temps !
-On a pas de temps, Sam ! Mayers est notre seule piste fiable… Kensi pourrait rester infiltrée des mois avant d'avoir la moindre information. Alors que si nous infiltrons les deux côtés de cette histoire, on finira par coincer celui ou celle qui tire les ficelles. Il ne pourra pas se cacher à la fois sur le plan professionnel que sur son plan d'action. On finira par le coincer, tu verras. »
Ah ah! Je sais, je suis sadique pour ceux qui attendaient l'arrivée de Deeks... Toutefois, elle ne saurait tarder désormais! ;)
Que pensez vous de Mayers? Coupable? Non coupable? Juste un pion...? N'hésitez pas à le faire savoir et à la semaine prochaine! ;D
