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CHAPITRE 3 : RENCONTRES

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1er septembre 1920, Poudlard

Un léger tremblement fit frémir les doigts moites d'Albus Dumbledore. Surpris, celui-ci suspendit son geste. Il n'avait pas ressenti une telle pointe d'anxiété depuis des années.

« Allons, je ne suis plus un adolescent » se morigéna-t-il.

Le sorcier inspira profondément et attendit quelque secondes, se débarrassant des derniers vestiges de sa nervosité. Enfin, il saisit la poignée et fit glisser le battant de la porte, dévoilant une pièce large et lumineuse. Des tentures défraîchies et des portraits solennels se côtoyaient sur les murs de lambris sombre. Au fond de la salle trônait une imposante cheminée de marbre blanc, au manteau couvert de bibelots divers.

« Bonjour, Albus. »

Phineas Black se tenait sur le seuil, le visage impénétrable. Derrière lui se trouvaient une dizaine de sorcières et sorciers. Installés autour d'une table de bois massive, ils fixaient le nouveau venu avec curiosité.

« Vous connaissez sans doute déjà la majeure partie des professeurs de Poudlard mais je tiens tout de même à faire les présentations d'usage. Vous n'y voyez pas d'inconvénient n'est-ce-pas ?
- Pas le moindre » assura poliment Dumbledore.

Le directeur se retourna pour faire face à l'assemblée.

« Mes chers collègues, j'ai le plaisir de vous présenter notre nouveau professeur de Métamorphose : Albus Dumbledore » annonça-t-il d'une voix imperturbable.

Un silence pesant accueillit l'annonce et le directeur se raidit imperceptiblement, un pli sévère barrant son front dégarni.
L'attribution du poste de professeur de Métamorphose à l'un des sorciers les plus prometteurs du vingtième siècle n'avait pas encore été rendue publique. Les deux hommes avaient jugé préférable de ne pas dévoiler cette nomination avant le jour de la rentrée. Ainsi, les détracteurs éventuels de cette décision ne pourraient plus faire grand-chose pour s'y opposer.
Mais cette stratégie n'incluait pas les professeurs, il fallait bien les mettre au courant avant l'arrivée des élèves.

« Albus Dumbledore ? LE Albus Dumbledore ? » couina finalement une sorcière chétive au long visage émacié.

Elle se contorsionna sur son siège et plissa ses yeux myopes pour mieux contempler le sorcier, ses longs doigts osseux tapotant nerveusement l'accoudoir du fauteuil.

« Bonjour, professeur Têtenjoy » la salua Albus.

La vieille femme pâlit.

« Phineas, qu'est-ce que cela signifie ? Vous ne pouvez pas être sérieux !
- Galatea, voyons… » tempéra celui-ci, agacé.

Ses yeux parcoururent froidement la foule stupéfaite et se posèrent discrètement sur Albus. Le sorcier conservait une expression digne et sereine. Il ne semblait pas le moins du monde affecté par l'agitation du corps professoral.

« C'est absurde ! protesta la vieille femme.
- Calmez-vous Galatea, c'est surprenant en effet, mais vous n'avez pas besoin de vous montrer aussi sévère » fit remarquer quelqu'un.

Quelques grognements vaguement approbateurs parcoururent la tablée. Galatea Têtenjoy fixa Albus, le regard réticent et les lèvres pincées. Celui-ci décida d'intervenir.

« J'ai effectivement posé ma candidature au poste de professeur de Métamorphose, annonça-t-il d'une voix calme. C'est un choix mûrement réfléchi et strictement personnel, j'en mesure l'importance et je compte l'assumer comme il se doit. J'espère devenir un bon enseignant à l'avenir et ne pas décevoir vos attentes. »

Ce monologue pompeux eut l'effet escompté : l'incrédulité désapprobatrice des professeurs s'atténua sensiblement.

« Êtes-vous sûr de votre choix ? Un sorcier tel que vous pourrait aisément se hisser à la tête du ministère, glapit le professeur Cornfoot d'une voix aiguë.
- Sûr et certain » affirma Dumbledore, le visage serein.

Galatea Têtenjoy frappa du poing sur la table et regarda le sorcier droit dans les yeux.

« C'est donner de la poudre de licorne aux Veracrasses ! répliqua-t-elle vivement.
- Allons Galatea, ne soyez pas si virulente, on dirait une vieille chouette aigrie ! »

Elle fusilla du regard l'auteur de ce commentaire narquois, ignorant les gloussements qui s'élevaient autour d'elle.

« Vous devez bien admettre, Armando, que Dumbledore a un énorme potentiel ! Vous connaissez ses récentes découvertes, n'est-ce-pas ? Et sa contribution au Magenmagot ? Je l'ai eu dans ma classe lorsqu'il était étudiant et jamais un élève n'a aussi bien maîtrisé la Défense contre les Forces du Mal ! Vous ne voudriez pas qu'il passe sa vie à faire de la Métamorphose tout de même ! »

Phineas Black décida de reprendre les choses en main avant qu'elles ne dégénèrent d'avantage.

« Il est bien assez vieux pour décider lui-même de son avenir Galatea » affirma-t-il sèchement.

Un murmure d'approbation générale se fit entendre et Dumbledore arbora un léger sourire, amusé par l'ardeur de la vieille sorcière. Il avait presque quarante ans mais elle le considérait encore comme un gamin irresponsable et inapte à choisir lui-même son destin. Il ne savait pas s'il devait en rire ou se sentir vexé.

Phineas et Galatea se fixèrent intensément pendant quelques secondes avant que cette dernière ne détourne le regard avec un reniflement de dépit, vaincue. Le directeur accueillit l'abandon de la sorcière avec une pointe de soulagement, mais il ne laissa pas cette émotion apparaître sur son visage sévère. Il pourrait toujours ignorer les flots de hiboux qui ne manqueraient pas d'inonder son bureau lorsque la nouvelle se serait répandue. À Poudlard, au moins, la question était réglée.
Le professeur Galatea Têtenjoy soupira bruyamment, l'œil noir.

« Bien, nous sommes fixés quant au nouveau professeur de Métamorphose, commença-t-elle d'un ton clairement désapprobateur. Mais qu'en est-il du remplaçant d'Arsenius ? »

Le directeur fixa sa montre, la mâchoire crispée.

« Il est déjà plus de dix heures et quart, constata-il avec agacement. De toute évidence il est en reta…
- Excusez-moi, je suis en retard ! »

La porte venait de s'ouvrir à la volée. Un jeune homme rond comme une barrique se tenait dans l'encadrement, essoufflé. Il parcourut la pièce du regard et avisa Phineas.

« Monsieur le directeur ! s'exclama-t-il d'un ton faussement douloureux. Je suis terriblement navré, je me suis égaré en venant.
- Ne perdons pas plus de temps et faisons les présentations » répliqua Phineas.

Le jeune homme souleva le chapeau de feutre vert qui ornait son épaisse crinière couleur paille et s'adressa respectueusement à l'ensemble des professeurs présents.

« Je vais remplacer Arsenius Beaulitron au poste de professeur de Potions à partir d'aujourd'hui. Certains d'entre vous se souviennent peut-être de moi, j'ai quitté Poudlard il y a sept ans à peine.
- Merlin… » marmonna Galatea.

Un regard irrité du directeur enraya la remarque perfide qui avait manqué lui échapper.
Le jeune homme fit rapidement le tour de la table, distribuant généreusement les salutations polies et les poignées de mains. Devant son insistance, la vieille sorcière finit par lui tendre la sienne avec réticence et il la secoua avec plus de vigueur que les autres sous l'œil outré de sa propriétaire. Enfin, il parvint jusqu'à Dumbledore et haussa exagérément les sourcils en le reconnaissant.

« Albus Dumbledore, n'est-ce pas ? Je ne m'attendais pas à vous rencontrer à Poudlard, vous m'en voyez ravi ! J'ai été extrêmement impressionné par votre article sur les effets du foie de cocatris sur les troubles du sommeil, et bien sûr j'ai dévoré d'une traite votre thèse sur les douze propriétés du sang de dragon. Vous venez à Poudlard pour vos recherches ?
- Absolument pas, je suis le nouveau professeur de Métamorphose » répondit sobrement Albus, intrigué par ce personnage haut en couleur.

Le jeune sorcier parut surpris mais ne fit pas le moindre commentaire. Il lissa les plis de son extravagant costume de velours brun et tendit la main.

« Horace Slughorn, se présenta-t-il. Ravi de faire votre connaissance. »

...

20 ans plus tôt
Le 7 juillet 1899 à Godric's Hollow

« Gellert Grindelwald, ravi de faire votre connaissance. »

Albus dévisagea le jeune homme avec circonspection. Un corps svelte, de longues boucles blondes et un regard clair, il avait tout d'une représentation séraphique. Pourtant, c'est avec réticence qu'il le salua à son tour.

« Albus Dumbledore » répondit-il froidement.

Bathilda gloussa bruyamment, ne remarquant pas la réserve des deux sorciers.

« Prenez votre temps pour faire connaissance, je vais préparer le thé » annonça-t-elle gaiement.

Ils la suivirent des yeux alors qu'elle quittait la pièce d'un pas guilleret, puis s'observèrent sans enthousiasme. Albus toussota, mal à l'aise devant le regard scrutateur de Gellert, les mots de Bathilda résonnaient encore dans sa tête.
La sorcière lui avait parlé de son neveu toute la semaine et quelques révélations inquiétantes lui avaient parfois échappé. L'une en particulier, incommodait beaucoup Dumbledore.

« Il a toujours été intelligent, mais si peu sociable, avait déploré Bathilda deux jours auparavant. Ma sœur se fait beaucoup de soucis pour lui. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle l'a envoyé ici, elle espère qu'un peu d'air frais lui remettra les idées en place. Son renvoi de Durmstrang en particulier l'a beaucoup affectée. »

Albus avait failli lâcher sa tasse de thé, sous le choc.

« Renvoyé de Durmstrang ? Qu'a-t-il fait pour recevoir une telle sanction ? »

Bathilda s'était trémoussée sur sa chaise, mal à l'aise.

« À vrai dire je l'ignore, avait-elle avoué. Mais Gellert est encore jeune, on fait tous des bêtises quand on est adolescent. Je suis certaine qu'il regrette ses erreurs. »

Dumbledore n'avait pas répliqué, ne souhaitant pas alarmer la sorcière. Durmstrang était réputé pour son laxisme et seul un acte particulièrement grave pouvait entraîner un renvoi définitif. Qu'avait bien pu faire l'adolescent pour mériter un tel châtiment ?
Un raclement de gorge discret tira Dumbledore de ses souvenirs.

« Ma tante est une sorcière charmante, fit remarquer Grindelwald, mais légèrement insistante n'est-ce-pas ? On n'ose pas lui refuser quoi que ce soit. »

Albus comprit immédiatement l'allusion. L'adolescent avait remarqué sa froideur et lui faisait savoir poliment qu'il n'était pas plus enthousiasmé que lui par leur rencontre.
Il soupira. Bathilda prenait volontairement son temps et ce tête-à-tête inconfortable s'éternisait.

« Dans ces circonstances, je devrais probablement vous parler de Quidditch, continua Gellert d'un ton badin. En vérité je n'y connais pas grand-chose et ce sport ne m'intéresse pas particulièrement. Mais si nous attendons le retour de ma tante, je crains que nous ne supportions ce silence tout l'après-midi. »

Il se tut et observa Dumbledore, un sourire narquois au coin des lèvres.

« Aimez-vous le Quidditch, Albus ? »

...

1 septembre 1920, Grande Salle de Poudlard

Albus se sentait étrangement euphorique en contemplant la foule grouillante, mouvante et bruyante qui se mouvait sous ses yeux.

« C'est un spectacle impressionnant n'est-ce-pas ? » commenta Horace avec ravissement.

Assis à la table des professeurs, les deux nouveaux venus bénéficiaient pour la première fois de cette vue privilégiée sur la Grande Salle.
Un grincement sonore retentit et les portes s'ouvrirent lentement. Les élèves de première année se faufilèrent entre les tables, le visage tendu.

« La répartition, enfin ! » s'exclama Horace, la voix teintée d'excitation.

Un grondement réprobateur retentit à sa gauche, Galatea Têtenjoy le fixait avec agacement.

« À quoi pensait Phinéas en vous engageant ? grogna-t-elle en secouant la tête.
- Je suppose qu'il n'a pas trouvé mieux que moi » répliqua Horace, sans se départir de sa bonne humeur.

Dumbledore esquissa un sourire, il appréciait la bonhomie du jeune homme.

« Ne seriez-vous pas le lauréat du Concours National des Inventeurs de Potions de l'année dernière ? » demanda-t-il avec intérêt.

Horace parut ravi.

« En effet, j'ai même été interviewé par le magazine Filtres et chaudrons à l'occasion de la remise des prix, annonça-t-il fièrement.
- C'était une potion d'ébriété n'est-ce-pas ? Une mixture inutile. Les concours ne sont plus ce qu'ils étaient » fit perfidement remarquer Galatea.

De nouveau, Slughorn l'ignora. Il avait reporté son attention sur la répartition.

« Tugwood Aldoric » appela le Choixpeau.

Une élève gringalet se dirigea vers le tabouret d'une démarche chancelante.

« Le fils de Sacharissa et Midas Tugwood, commenta Horace. Cette famille possède l'une des plus importantes lignes de produits de beauté de toute l'Angleterre.
- Poufsouffle ! annonça le Choixpeau.
- Dommage » soupira Slughorn, une moue déçue sur le visage.

Il suivit le reste de répartition avec attention, commentant de temps en temps le statut social ou financier d'un élève. Dumbledore l'écoutait distraitement, peu intéressé par ce genre de détails.

En s'installant dans la Grande Salle, Albus avait craint d'être l'objet de toutes les attentions. Finalement ses peurs se révélaient infondées. Les élèves préféraient parler du dernier succès d'Edna Bristympan que de sa nomination comme professeur de Métamorphose. Lorsque Phineas le présenta à la foule, seuls quelques élèves de septième année parurent déconcertés par la nouvelle, les autres se contentèrent de l'applaudir poliment.

« Enfin ! Je mourrais de faim ! »

Une multitude de plats divers et variés étaient apparue sur la table et Horace se jeta sur sa fourchette avec appétit, s'attirant un nouveau regard mauvais de la part de son acariâtre voisine.

« Mais qui vois-je ! Horace la limace ! »

Peeves passa à travers la table et s'installa sur un plat de viande en sauce, le regard rusé.

« Je me souviens de toi, tu faisais léviter des Bombabouses pour les faire passer par la fenêtre du bureau de Cornfoot. »

Horace s'étrangla dans son assiette, livide.

« Ce n'était pas le bureau du professeur Cornfoot » annonça Galatea, d'une voix dangereusement calme.

Une aura maléfique planait désormais au-dessus du pauvre Slughorn. Le jeune homme déglutit difficilement en se tournant lentement vers une Galatea Têtenjoy furieuse. Dumbledore comprit alors pourquoi la vieille femme se montrait aussi perfide et Horace aussi insensible à ses piques. Leur animosité ne datait visiblement pas d'hier.

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À propos de ce chapitre

Ce chapitre était centré sur la rencontre de Dumbledore avec deux personnages diamétralement opposés : Horace Slughorn et Gellert Grindelwald.

Je ne me suis pas vraiment creusé la tête pour Slughorn, on connaissait déjà le personnage. Il fallait juste que je retranscrive ses principaux traits de caractère : jovialité, gourmandise, attirance pour le rang social, etc... Même s'il est beaucoup plus jeune, généralement les traits de caractère d'un homme qui n'a pas été traumatisé à un moment X ou Y de sa vie ne changent pas. Et si j'ai décidé d'en faire un élève frondeur, c'est parce que ça ne s'opposait pas à ce qu'on connaissait de lui, et que c'était nettement plus fun. XD

Pour Grindelwald il y avait plus de place pour l'imagination. Je voulais qu'il soit hautain, car pour moi le caractère qui lui convient, c'est celui d'un adolescent qui se pense clairement supérieur aux autres. En partant de là, que Bathilda lui impose la compagnie d'une autre personne l'aurait forcément agacé.
Au début, je pensais les faire sympathiser assez vite car je ne me rappelais pas que Dumbledore savait qu'il s'était fait renvoyer. Puis j'ai relu le tome sept et en fait, dans la lettre qu'Albus envoie à Grindelwald, il dit clairement qu'il est au courant. Bref, finalement leurs premiers rapports seront tendus (Dumbledore aurait pu l'apprendre après leur rencontre, mais je préfère qu'ils partent directement sur de mauvaises bases et que ça s'améliore plutôt que de jouer au yoyo avec leurs sentiments. :P)

Pour le professeur Têtenjoy, j'avais simplement envie d'une vieille harpie mécontente, et je pense sincèrement que Dumbledore devrait lui proposer un rendez-vous galant avec Barnaby, ils s'entendraient très bien. XD

Et enfin, Phineas Black. On m'a fait remarquer qu'il était un peu soft pour « le pire directeur de Poudlard » et effectivement, sans être outrageusement sympathique non plus, il n'est pas aussi froid que pourrait l'être quelqu'un qui a hérité de ce surnom. De plus, l'affaire Dumbledore ne le laisse pas de marbre, en particulier face à Galatea Têtenjoy. Je vais donc expliquer mes choix le concernant. :D
Il faut savoir que celui qui le surnomme « le pire directeur de Poudlard » dans le livre n'est autre que Sirius Black, et je ne pense pas qu'il soit très objectif. Il déteste sa famille après tout. Du coup je n'ai pas vraiment prêté attention à ce détail.
Ensuite, dans le livre il est effectivement peu sympathique (en tant que tableau), mais il a contribué à la chute de Voldemort, et il s'est montré très fier de ce fait. Je ne pense pas qu'il soit foncièrement mauvais.
C'est vrai, il aurait pu gérer la situation avec plus de brio dans ce chapitre. Il montre quelques signes d'autorité mais Têtenjoy l'ignore la plupart du temps. C'est dû au caractère de la sorcière, il aurait fallu sacrifier son fichu tempérament pour donner plus de froideur à Phineas… et je ne voulais pas. :P
Mais il faut prendre en compte les circonstances. Aussi rigide soit-il, la situation est tout de même relativement sensible. Dumbledore est un génie, tout le monde a de grandes attentes le concernant et en tant que directeur, c'est sur lui que va retomber la faute. Il sait que toutes les critiques seront dirigées contre lui ou presque, même au sein de ses professeurs, alors il peut être nerveux. XD
Du coup je pense que c'est une question de point de vue et que ça dépend en partie de notre interprétation du livre, en l'écrivant ça me paraissait naturel mais je vois que les lecteurs ne voient pas forcément les choses de la même manière. :D Peut-être que je suis tordue. XD