Bonsoir tout le monde ! Comme promis, le chapitre 3 en avance, histoire de vous donner un peu plus d'action quand même ! Cette fois, du Clexa pur et dur, enjoy !
Point de vue Lexa
Impossible de me concentrer convenablement pendant cet entraînement du samedi soir. Je n'avais qu'une chose en tête, Clarke. Mon adversaire me battait à plate couture et mon entraîneur me hurlait dessus. Mais je n'en avais rien à faire. Il ne restait plus qu'une demie-heure avant que je puisse filer.
Encore quelques coups de fleuret et l'entraîneur nous autorisa à partir. Sauf moi.
- Lexa, je peux te parler cinq minutes ?
- Oui, répondis-je en râlant.
- Qu'est-ce qui t'arrive ce soir ? Tu fais n'importe quoi !
- C'est rien, je me rattraperai la semaine prochaine.
- C'est ce que tu diras pendant les sélections pour les Jeux ?
- Mais… Non, ça n'a rien à voir… Pardon…
- Non, ne t'excuses pas, je me demande juste si tout vas bien… Je ne t'avais pas vu comme ça depuis…
Je savais où il allait en venir et je le coupais.
- Rien à voir ! C'est plutôt l'inverse même ! Je te jure que je me rattrape lundi. Je vais tous les battre, tu verras !
Mon sourire dut le convaincre car il n'en demanda pas plus et se surpris même à sourire lui même.
- Bon, je laisse aller pour cette fois. Allez file, tu m'as l'air pressé !
- Merci !
Je le saluai et filai dans les douches. Je voulais faire vite, mais en même temps je n'avais pas envie de laisser une zone de mon corps suintante de transpiration.
Une fois rhabillée, j'allais d'un pas précipité vers la gare. Je sautai dans mon train de justesse et envoyai un SMS à Clarke. Dans moins d'une heure je serais dans ses bras… Je n'avais qu'une hâte, sentir sa main se refermer dans la mienne. Je regardais les maisons et la campagne défiler par la fenêtre. Il était déjà 21h mais il faisait encore jour. Ça me semblait bizarre d'aller dîner à presque 22h chez Clarke. Mais apparemment cela ne gênait pas sa mère qui comprenait très bien pourquoi je ne pouvais pas arriver plus tôt. Après tout, les samedis étaient fait pour se coucher tard !
Mon train arriva en gare, à peine posai-je le pied à terre que j'apperçus Clarke. J'avançai vers elle, presque timide, un sourire en coin, baissant le regard par intermittence. Une fois à sa hauteur j'eus l'impression que tout se passa lentement. Ses mains se glissèrent dans les miennes, comme je l'avais rêver, et elle se rapprocha pour déposer un baiser sur mon front qui dura plus que convenu. Sa bouche décollée, je lâchai ses mains pour la serrer contre moi et enfouir ma tête dans son cou, respirant ainsi son odeur.
- C'est bon de te retrouver, chuchotai-je.
- Mmmh…
Puis nous nous détachâmes et je la suivis jusqu'au bus qui nous mena en bas de son immeuble. L'attente devant son ascenseur me paru interminable, et une fois à l'intérieur, elle s'approcha, rapidement cette fois, de moi et posta ses lèvres à quelques millimètres des miennes. La tentation était trop grande. Je posai ma main sur sa nuque et attirai Clarke contre moi pour embrasser sa bouche. Je la sentis sourire contre moi. Malheureusement l'ascenseur fut rapide et le baiser court.
Clarke introduisit sa clef dans la serrure et je sentis mon cœur s'arrêter. Je pris sa main dans la mienne par réflexe. Elle me regarda avant de faire un dernier tour de clef.
- Ça va aller Lexa.
Je fis oui de la tête et elle ouvrit la porte. Une odeur magnifique emplie mes narines et me donna instantanément l'eau à la bouche. Et Abby déboula de la cuisine toujours en tablier.
- Bonsoir Lexa, m'accueillit-elle en s'essuyant les mains sur son habit de travail, Je suis désolée je n'ai pas tout à fait fini de cuisiner, vous pouvez vous installer au salon en attendant !
- B-bonsoir, d'accord !
Les seuls deux mots que j'avais réussi à sortir…
- On va d'abord poser nos affaires, répondit Clarke.
- Parfait !
Abby retourna aux fourneaux et Clarke n'emmena avec elle, jusque dans sa chambre.
- Pose tes affaires sur le lit, me dit-elle.
- Elle est jolie, ta chambre.
- Oh, merci ! Je l'aime beaucoup, c'est mon bébé un peu ahah, je vais avoir du mal à la quitter !
- Elle te correspond bien je trouve.
Il y avait plein de dessins aux murs, encadrés ou non, de grands artistes ou de sa propre main. Le reste était simple, un bureau, un ordinateur, une tablette graphique, une armoire et quelques babioles en exposition. Un dessin m'intrigua, je m'en approchai. C'était celui qu'elle m'avait montré à la fête foraine et qui m'avait fait fuir… Il était encadré, je levai la main pour le toucher, mais me ravisai par politesse.
- Tu l'as gardé…
- J'ai déchiré beaucoup d'essais, mais oui, celui-là, je l'ai conservé…
Elle s'approcha dans mon dos, m'entoura de ses bras et posa son menton sur mon épaule.
- Il est beau tu sais, Clarke. Je n'ai pas eu l'occasion de te le dire…
- Merci…
Je me retournai dans ses bras et l'embrassai encore une fois. Nos lèvres se détachèrent et se soudèrent plusieurs fois avant qu'on ne finisse par retourner dans la salon pour s'asseoir à la table basse où étaient déjà disposées plein de bonnes choses . J'avais une faim de loup !
J'eus un peu de mal au début, j'étais toute timide. Mais la mère de Clarke était si avenante qu'elle me décoinça bien vite. Elle réussit à me faire parler plus que ce dont je pensais en être capable. Et lorsque nous passâmes à table je crus défaillir tellement sa cuisine était un délice. Ça me faisait maintenant réellement plaisir d'être autour de cette table avec elles. Tout mon stress s'était envolé. J'étais simplement heureuse. Abby s'intéressa beaucoup à mon parcours sportif, très admirative elle posait plein de questions. Clarke semblait presque jalouse de ne pas me les avoir déjà toutes posées avant, mais elle écoutait avec concentration. J'en découvris aussi un peu plus sur Clarke, et même sur sa mère. Elles vivaient toutes les deux dans cet appartement depuis la mort du père de Clarke. Cette dernière avait choisi son université en fonction de la proximité du logement car elle n'avait aucune envie d'aller vivre ailleurs. De mon côté je leur appris que ma famille et moi avions déménagé près de l'école sportive que nous avions trouvé. Ils avaient tous dû chambouler leur quotidien pour moi.
- Je me suis longtemps sentie coupable de les avoir fait déménager, dis-je, Mais Bellamy m'a si souvent répété qu'il adorait notre nouvelle maison et ses nouveaux amis que j'ai fini par l'accepter.
Cela fit sourire Abby. Ce souvenir fit gronder mon estomac. C'était juste après cette période que j'avais rencontré Costia. Elle m'avait aussi aidé à m'intégrer dans ce nouvel environnement. Et tant de joie avait mené à tant de tristesse… Abby enchaîna sur un nouveau sujet mais mon esprit était déjà parti. Fort heureusement, Clarke posa sa main sur la mienne me ramenant à la réalité.
- Lexa ? Tu m'aides à débarrasser la table et à mettre le tout dans le lave-vaisselle ?
- Euh oui bien sûr !
En effet, à plus d'une heure du matin, déjà, nous avions terminé le repas. Nous nous y mîmes à trois pour tout débarrasser plus vite.
- Je vous laisse finir les filles, dit Abby, Je vais me coucher, je suis éreintée !
- Ahah, d'accord maman, tu as bien mérité une bonne nuit de sommeil, c'était délicieux !
- Oui ! J'ai adoré ce soir…
- Merci, répondit l'intéressée avec un large sourire, Bonne nuit !
Elle s'approcha de sa fille pour lui déposer un baiser sur le front, puis elle me fit un petit geste de la main, auquel je répondis par un sourire.
- Elle est chouette ta mère, dis-je lorsqu'elle fut éloignée.
- Tu vois, je t'avais dit que ce ne serait pas si terrible !
Elle s'approcha de moi pour m'entourer la taille et embrasser mon nez.
- Mmmmh je sais…
Je collai tendrement ma bouche contre la sienne. Ses bras s'enroulèrent autour de mon corps et je me surpris à lui caresser instantanément le bas de son dos sous son t-shirt.
- Viens…, dit-elle contre ma bouche avant de se décoller et de me prendre par la main pour m'amener dans sa chambre.
Elle ne prit pas la peine d'allumer la lumière, les rideaux n'étaient pas fermés, les lampadaires de la ville éclairaient assez la pièce pour savoir où nous diriger. Clarke m'invita à m'allonger sur son lit, et avant de m'y rejoindre, elle enleva sa veste qui lui tenait chaud.
- Tu m'as beaucoup trop manqué, dit-elle en m'embrassant le cou et les joues.
- Pendant toute la soirée j'ai eu envie de poser ma main sur ta cuisse, mais je me suis retenue…
- Ahahahah ! Pourquoi ?
- J'avais peur de ma réaction…
- Ah oui ?
- … Toi aussi tu m'as beaucoup manqué tu sais…
En finissant ma phrase je vins mordre sa lèvre inférieure. Je l'entendis grogner légèrement et elle captura mes lèvres pour un baiser plus osé que celui de la cuisine. J'avais envie d'elle depuis le moment où nous nous étions quitté après notre nuit sous les étoiles…
- Clarke… Tu me rends dingue…
- Lexa…
Mon prénom se perdit dans mon oreille, me rendant encore plus accro. J'agrippai mes mains à son t-shirt et le lui retirai avec une habileté qui me surpris encore une fois. Je ne me reconnaissais plus lorsque j'étais dans ses bras. J'étais plutôt timide, pas du genre autant entreprenante… Elle me faisait un tel effet… Je ne pouvais pas rester de marbre devant une femme comme elle…
Puis ce fut à son tour de déboutonner mon chemisier et de passer ses mains froides sur ma peau nue. Je me redressai un instant pour retirer mon haut, et elle retint ma chute sur l'oreiller. Pendant que ses mains passaient sur ma brassière, les miennes dégrafaient son soutient-gorge. Il libéra sa poitrine que je pris un plaisir à venir caresser, lui tirant quelques gémissements timides. Ses caresses sur mes seins devinrent de plus en plus insistantes, le frottement du tissu de ma brassière contre mes tétons me rendait dingue. Mon bassin commençait déjà à se cambrer sans que je ne puisse rien contrôler. Mais… Je voulais prendre les devants. Je rassemblai mes esprits et donnai de la force pour faire basculer Clarke sur le côté. Elle se laissa choir sur le lit et me regarda venir sur elle en se mordant la lèvre avec son regard coquin. Je descendis vers sa bouche mais sans l'atteindre, je reculai à quelques centimètres. Je sentis la frustration en elle. A la place j'embrassai son cou, ses épaules, et enfin sa poitrine. Et comme le mien précédemment, son corps se mit à se cambrer à son tour. Mes mains baladeuses déboutonnèrent sa braguette et firent glisser son pantacourt le long de ses cuisses. Je suivis sa descente avec des baisers, et je remontai le long de ses cuisses nues avec quelques coups de langues. Puis je retournai enfin vers sa bouche. Le contact de sa langue moite me manquait… Ses mains caressèrent mes fesses avec avidité, les miennes descendirent le long de son corps. Une s'arrêta sur un sein, l'autre descendit se poser entre ses cuisses, sur son dernier bout de tissu. Je m'amusai ainsi un long moment. J'aurais continué encore si Clarke n'avait pas chuchoté dans mon oreille un puissant en sensuel « je suis à bout... ». Mon sang ne fit alors qu'un tour et je passai aussitôt ma main sous sa culotte, lui tirant un gémissement bien plus prononcé que les autres. Une sorte de soulagement.
Elle initia le mouvement pour retirer son sous-vêtement qui restreignait mes mouvements. J'eus ensuite toute la liberté de faire des mouvements plus amples et plus agréables. Je restai près de sa bouche pour l'embrasser. Je sentais son souffle puissant s'engouffrer dans mes oreilles, dans ma bouche. J'adorais ça. L'entendre ainsi me serrait le cœur, me faisait tomber amoureuse d'elle encore plus. Le bruit de son souffle, le goût de sa peau et l'odeur de sa transpiration m'étourdissaient. J'avais l'impression d'être si proche d'elle qui nous aurions pu fusionner.
Ma main glissait tellement que je finis tout naturellement par la pénétrer, lui extirpant un énième gémissement, qu'elle retint tout de même. Elle guida un peu ma main pour que je ne lui fasse pas mal et elle se laissa complètement aller. Elle retint également le son de sa jouissance pour ne pas faire trop de bruit. Elle décida de m'embrasser pendant l'orgasme. Je sentais que sa bouche cherchait à dévorer la mienne. Ses baisers à ce moment précis étaient toujours d'une intensité phénoménal. Comme si sa bouche devenait un gouffre prêt à tout avaler, à tout suçoter, à tout grignoter. Et lorsqu'elle redescendait, ses baisers devenaient de moins en moins suffoquant. Et elle devait finir par les stopper pour reprendre son souffle. J'en profitai pour embrasser ses joues, son nez, son menton, son cou. J'aimais la couvrir de baisers quand elle reprenait ses esprits. Je ne voulais pas la lâcher d'un millimètre.
- Lexa…, Chuchota Clarke entre deux respirations.
- Oui ?
J'avais comme l'impression qu'elle allait dire quelque chose, mais finalement elle secoua la tête et se précipita sur ma bouche. Comme j'étais à bout de désir j'oubliai vite cet instant. Clarke se mit à nouveau sur moi, elle aimait bien avoir cette position de domination, et ce n'était pas pour me déplaire. Ma brassière sauta bien vite. Sa bouche couvrit mon corps de baisers. Je me laissai complètement aller. En me retenant un minimum, pour éviter de faire trop de bruit… Ce fut pour cela que je me mordis le bout de la langue, un peu trop fort, lorsqu'elle déposa ses lèvres sur mon sexe. Ses coups de langue experts n'emmenèrent vite vers l'orgasme. J'aurais voulu lui dire d'arrêter pour profiter encore un peu, mais je le sentais arriver si vite et si fort que c'eut été du gâchis. Mes deux mains s'agrippèrent au drap, Clarke renforça sa poigne sur mes cuisses pour ne pas perdre le contrôle, je laissai mon corps se cambrer. Et je fermai les yeux pour apprécier. Je m'entendis souffler de bonheur. Puis mon bassin retomba, mes doigts se décrispèrent, et Clarke diminua la cadence. Ses coups de langues se transformèrent en baisers.
Prise d'une envie folle, j'attrapai son visage et l'amenai presque de force contre moi. Elle remonta en riant. Je pressai fortement ma bouche contre la sienne et y pénétrai tout de suite ma langue. Peu m'importait de goûter par son intermédiaire mon intimité, j'avais juste envie de l'embrasser. Mais je dus bien vite m'arrêter pour reprendre de l'air. Elle me laissa respirer et m'embrassa le nez, le front. Avant de se décoller, de se soulever un peu, pour me regarder, pour voir mon visage en entier. Même dans la faible lumière je distinguais la couleur de ses yeux, et le malice qui y régnait.
C'était le moment. Je le sentais et mon cœur qui battait à tout rompre avait envie de le crier. Je m'étais jurée de ne plus jamais le faire, mais ça en devenait vital.
- Je t'aime, lâchai-je tout simplement.
Ma déclaration sembla claquer dans l'air, rompant nos halètements. Au début je vis le sourire de Clarke s'élargir. Elle ouvrit la bouche, à peine, et son front se rida. Comme si d'un coup un flash lui était passé devant les yeux. Son sourire s'évanouit. Elle bougea lentement et se posa à mes côtés, sur le flanc. Je me retournai vers elle pour reprendre ses yeux dans les miens. La lueur de ses pupilles avait disparue. Je sentis mon cœur se serrer. Si fort que j'avais l'impression qu'il allait se briser. Alors, ce n'était pas réciproque ? J'allais ouvrir la bouche pour m'excuser, mais Clarke posa son doigt sur mes lèvres pour m'en empêcher. Une fois qu'elle fut sûre que je ne dirais rien, elle retira son doigt pour caresser ma joue. Puis un nouveau sourire, plus timide cette fois, gagna son visage.
- Merci Lexa…, dit-elle après ce silence insupportable, Je suis désolée, je suis encore incapable de te le dire… Mais je tiens énormément à toi…
- Mmmh…
Je sentis mon nez me piquer et des larmes venir à mes yeux. Encore une fois, j'aurais mieux fait de me taire. Et surtout…
- J'aurais mieux fait de t'oublier complètement cet été, quand il était encore temps…
C'était sorti presque sans que je n'y fasse attention. Je pensais que mes yeux se remplissaient de larmes, mais ce n'était rien comparés à ceux de Clarke.
- Pourquoi…, essayai-je de dire.
- Ne dis pas ça, s'il te plaît, je… Je tiens à toi je te le jure. Je suis bien avec toi, je veux être avec toi, tout le temps. T'embrasser, te toucher…
- Mais tu n'es pas amoureuse.
Je devenais amer.
- Ce n'est pas ça… Je ne peux juste pas te répondre pour le moment… Fais-moi confiance, s'il te plaît Lexa…
- Tu sais très bien ce que j'ai vécu et…
- Je sais…
Elle s'approcha doucement de moi et déposa sa bouche contre la mienne. Je ne pus plus retenir mes larmes qui déferlèrent sur mes joues. J'aimais tant ses baisers…
- Laisse-moi un peu de temps, dit Clarke sur ma bouche.
Puis elle s'éloigna et passa ses pouces sur mes joues pour retirer les larmes. Ses yeux avaient séchés.
- S'il te plaît ?, demanda-t-elle.
- D'accord… De toute façon, je suis trop… folle de toi pour te laisser partir…
J'allais dire « amoureuse », mais tant qu'elle ne partagerait pas mes sentiments, je ne le lui dirais plus.
- Merci… Lexa.
Sa voix se cassa en prononçant mon prénom. Il y avait comme une infinie tristesse dans son intonation. Je ne savais pas d'où elle venait, mais il était évident qu'elle avait aussi un lourd vécu. Il n'y avait pas que moi. Tout comme elle avait été patiente avec moi, il allait falloir que je le sois avec elle.
Je l'embrassai calmement, puis me retournai pour me trouver dos à elle. Je tirai sur son bras pour qu'elle m'entoure et me serre contre elle. Elle obtempéra et se rapprocha au plus près, collant son nez dans ma nuque.
- Bonne nuit, Clarke…
- Bonne nuit…
Point de vue Clarke
- Je t'aime, venait de dire Lexa.
Sa déclaration bourdonna à mes oreilles. Non, pas maintenant, pas encore… Il était trop tôt… Pas alors que je lui mentais… Non… J'avais envie de hurler. Je l'aimais. Tout autant qu'elle. Je l'aimais, et j'aurais voulu le lui dire. Mais je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. Je n'avais pas le droit de prononcer ses mots alors que je lui cachais quelque chose… Je m'allongeai à ses côtés car mes bras commençaient à lâcher sous l'émotion. Je sentis qu'elle voulait en ajouter plus . Mais c'était à moi de parler. Je mis un doigt sur sa bouche pour la faire taire, puis je caressai son visage pour l'apaiser. Des larmes me montèrent aux yeux, mais comme Lexa semblait attendre une réponse, au bord du gouffre, elle aussi les yeux humides, je sortis la première chose qui me passa par la tête :
- Merci Lexa… je suis désolée, je suis encore incapable de te le dire… Mais je tiens énormément à toi…
- Mmmh…
- J'aurais mieux fait de t'oublier complètement cet été, quand il était encore temps…
Mon cœur se stoppa. C'était légitime qu'elle me réponde ça. Mais ça me faisait mal. J'étais entrain de lui faire comprendre le stricte opposé. Je ne voulais pas la perdre, au contraire… Des larmes brouillèrent ma vision.
- Pourquoi…, dit-elle sans suite.
- Ne dis pas ça, dis-je bredouillante en essayant de rattraper les choses, S'il te plaît, je… Je tiens à toi je te le jure. Je suis bien avec toi, je veux être avec toi, tout le temps. T'embrasser, te toucher…
- Mais tu n'es pas amoureuse.
Son ton devenait dur.
- Ce n'est pas ça… Je ne peux juste pas te répondre pour le moment… Fais-moi confiance, s'il te plaît Lexa…
Je devenais suppliante, c'était ridicule...
- Tu sais très bien ce que j'ai vécu et…
- Je sais…
Et je ne pensais qu'à ça. La faire souffrir, c'était la dernière chose que je voulais. Je voulais être celle qui lui faisait reprendre goût à l'Amour. Mais j'avais déjà tout foutu en l'air en couchant avec son frère… J'avais l'impression de la perdre, et de me perdre… Je m'avançai vers elle pour l'embrasser doucement. Je sentis les coins de ma bouche s'humidifier . Elle pleurait cette fois.
- Laisse-moi un peu de temps, dis-je sur sa bouche.
Je tentais le tout pour le tout. Puis je séchai ses larmes.
- S'il te plaît ?, implorai-je encore une fois.
- D'accord… De toute façon, je suis trop… folle de toi pour te laisser partir…
Mon cœur se raviva. Elle me laissait une seconde chance… Une troisième chance… Je n'avais pas intérêt à la gâcher, je n'en aurais sûrement pas de quatrième...
- Merci… Lexa.
Ma voix se cassa en prononçant son prénom. Elle m'embrassa, à ma surprise, puis me présenta son dos en m'obligeant à l'enlacer. Je ne me fis pas prier et me blotti contre elle, enfouissant mon nez dans son cou pour mémoriser son odeur.
- Bonne nuit, Clarke…
- Bonne nuit…
Première scène d'amour de ce deuxième tome, j'espère qu'elle vous aura convaincu !
A priori je poste le prochain chapitre jeudi, alors à bientôt ;)
Et merci à tous ceux qui s'abonnent et qui laissent des reviews, je vous aime !
