Auteur : Fire Serendipity
Bêta-Lecture : Lyly u
Rating : T.
Note : Merci pour toutes vos reviews enthousiastes. Comme je vous l'ai dit, je ne m'attendais pas à un tel feedback !
And burn we will, until the day we die
Melancholy
Axel se sentait acculé. Chaque année il se sentait acculé, après le défilé, mais là, il avait vraiment l'impression de manquer d'air – et Dieu sait à quel point c'était ridicule, pour l'amour du Diable, puisqu'Axel était un épouvantail et que par définition, il était mort. Il n'avait même plus de poumons !
- Ah, Axel, tu as encore mis le feu, cette année ! Gloussa le maire en lui tapotant l'épaule - ce que pour faire il devait presque lever la main au-dessus de sa propre tête car Axel était très grand.
- Merci, Marly, répondit le Roi des Citrouilles en souriant bravement.
Notre maire, Marluxia, avait « l'air» relativement normal, bien qu'il n'en fût rien. C'était un homme de taille moyenne, mince, qui portait un pantalon rayé et un veston au dessus d'une chemise blanche ainsi que des souliers vernis. Une araignée vivante – qui avait un peu trop tendance à aller se balader un peu partout à son goût – se tenait sur son col, la où se fermait le dernier bouton. Il avait les cheveux d'un rose passé et posé sur sa tête un très long et très fin chapeau haut-de-forme, et sa peau était blanche et ressemblait à du cuir. Hormis ça, il ne semblait pas y avoir quoi que ce soit de bizarre chez lui. Hormis sa passion pour les fleurs séchées et sa collections de faucilles et de serpes, mais disons que pour Halloween, c'était encore très modéré comme hobby.
De l'autre côté, une sorcière blonde se pendait au bras d'Axel, en proie à une véritable crise d'hystérie.
- C'était parfait, Ax ! Oh bien sûr, c'est toujours parfait ! Il te suffit d'apparaître pour terroriser qui tu veux, mais quand même ! C'était horrifique ! Stupéfiant ! A en hérisser les cheveux sur la nuque !
Et elle continua comme ça un moment, sans le lâcher, sans prêter une seule seconde à sa réaction car si elle s'était donné la peine de vraiment le regarder, elle aurait vu dans son regard qu'il était las et fatigué.
Mais il ne faisait rien, rien d'autre que de dire merci, merci à tous, merci à tous vous êtes bien aimables, et de reculer peu à peu vers la porte du cimetière, mais Larxène était toujours pendue à son bras à l'idolâtrer à l'infini et la foule ne cessait de se masser autour de lui, au point que même le maire fut écarté. La petite sœur de Larxène, une petite sorcière au teint blafard nommée Naminé, était accrochée des deux bras et des deux jambes au mollet d'Axel, ce qui rendait sa fuite encore plus malaisée. Heureusement, une diversion fort bienvenue vint le libérer. Marluxia avait grimpé sur son estrade et fait une annonce :
- Approchez, approchez, chers concitoyens, nous allons maintenant procéder à la distribution des prix !
La distribution des prix fait partie des traditions de Halloween. Une année, moi et mes compagnons en avons même gagné un pour avoir ingurgité plus de vingt-cinq litres de sang chacun dans la soirée. En fait, c'était inexact, cent litres avaient bien été bus, c'est vrai, mais pas uniformément répartis entre nous… Luxord et Xigbar avaient bu plus des deux tiers, et la majeure partie du reste, c'était Xemnas qui l'avait avalée. C'était beau à voir. Xigbar et Luxord ivre morts ça s'était déjà vu, mais Xemnas… ça valait le détour. Peut-être que je vous raconterai, un jour…
En un instant, la place était nette autour de lui et Axel en profita pour filer en douce. Il remonta jusqu'à la sortie de la ville qui donnait sur le cimetière de la Colline aux Citrouilles. Il passa sous le portail sur lequel était perché Demyx. Sa face rêveuse tournée vers la lune, il pinçait distraitement les cordes de son Sitar et quelques funambules dansaient doucement, créant une musique douce et mélancolique.
Le lorialet s'arracha à sa contemplation pensive pour accorder un regard à l'épouvantail qui passait. Balançant dans le vide ses jambes enveloppées de soie usée, il s'adressa à lui d'une voix douce, comme elle l'était toujours.
- Bien joué, vieux sac d'os…
Axel leva les yeux vers lui et ils échangèrent un bref regard, puis le Roi des Citrouilles lui accorda un sourire triste.
- Oui, je suppose. Tout comme l'année dernière… Et l'année d'avant… et l'année encore avant…
Demyx ne se retourna pas pour le regarder s'éloigner. Il releva la tête et laissa ses yeux se perdre à nouveau dans la contemplation de l'astre nocturne. Contrairement à Axel, le spleen lui était une émotion familière, presqu'une seconde nature. Il ne s'en inquiétait pas, pas plus pour les autres que pour lui.
Axel traversa lentement le cimetière. Il s'arrêta brièvement à côté d'une petite tombe pour tapoter la pierre. Un fantôme translucide en sortit. C'était le spectre d'une petite créature assez semblable à un ours en peluche aux oreilles pointues, avec de petites ailes de chauve-souris battant dans son dos. Il avait aussi une longue antenne au bout de laquelle pendait une boule en forme de citrouille brillant d'une lueur orangée.
- Viens, Mog…
Il emmena le petit spectre avec lui dans une promenade entre les tombes. Il finit par se laisser tomber sur l'un des sépulcres, étendant ses longues jambes maigres sur la dalle grise et froide, adossé à la large pierre taillée pour figurer un fantôme traditionnel. Il poussa un soupir à fendre l'âme d'une pierre, si toutefois la pierre en avait une et se laissa aller contre le dossier improvisé.
Le fantôme nommé Mog lui tournicota autour, curieux et inquiet de voir son maître si triste. Axel le regarda d'un air las.
- Oh, Mog… C'est de notoriété publique que je suis le meilleur dans ce que je fais… Mes dons d'épouvantail sont sans égal, tu sais ? Tout le monde m'admire pour ça. Je claque des doigts et tout se détraque, comme ils disent, je suis capable de terroriser n'importe qui sans le moindre effort, même les hommes les plus courageux qui soient... Chaque année c'est la pagaille, la même. C'est pour ça que je suis le Roi des Citrouilles… C'est parce que personne n'est plus effrayant que moi.
Mog pencha sa tête fantomatique, le pompon-citrouille oscillant doucement au bout de son antenne.
- Tout le monde m'adore et me trouve génial, mais je me sens si seul, Mog… J'ai l'impression que personne ne me comprend et je me sens tellement vieux, et fourbu… Je m'ennuie à mourir, je ne ressens plus rien pour rien. Je suis tellement vide !
Il frappa du poing sa poitrine creuse. Bien sûr, il était vide, ironie. Il le savait. Il remonta ses jambes contre son torse et les enlaça avant d'appuyer son front sur ses genoux.
- Vide et fatigué jusqu'au fond de mes vieux os… J'ai beau être mort depuis des siècles, j'avais encore l'impression d'être vivant. Mais maintenant je me sens mort… C'est de pire en pire chaque année. Ils s'amusent et se font peur et moi…
Axel se tut.
- Puuuuuuuu, fit Mog, car c'était un des seuls sons qu'il savait produire, et la lumière de son pompon-citrouille s'éteignit presque. C'était là sa façon d'exprimer sa tristesse pour le pauvre épouvantail.
Axel aurait pleuré si son corps creux lui avait permis de verser des larmes. Mais même quand il brûlait sa peau pour remettre de la couleur sur ses marques (chaque année, au fer rouge, juste avant Halloween. Elles palissaient rapidement jusqu'à devenir simplement mauves) il ne versait pas une larme de douleur. Il ne la sentait pas, de toute façon…
Celui que les habitants éperdus d'adoration appelaient la Rafale de Flammes Dansantes resta recroquevillé un long moment sur la tombe en essayant de trouver autre chose que de la nostalgie dans ce gouffre qui occupait la place où s'était naguère trouvé son cœur. Finalement, de guerre lasse, il déplia lentement ses longs membres décharnés et se remit debout.
- Allez, Viens, Mog, on va aller faire un tour…
Il monta en haut du Mont Spirale et continua d'avancer tandis que ce dernier se déroulait lentement sous ses pas. Arrivé à l'orée de la forêt, il jeta un regard par-dessus son épaule, puis sans hésitation, il s'engagea dans les sous-bois en chantant doucement, sa voix languissante dans la nuit :
But who here would ever understand
That the Pumkin King with the skeleton grin
Would tire of his crown, if they only understood
He'd give it all up if he only could…
Oh there's an empty place in my bones
That calls up for something unknown
The fame and praise come year after year
Does nothing for these empty tears…
Tapi derrière la pierre tombale en forme de fantôme contre laquelle Axel s'était assis, Roxas l'observa s'en aller, son cœur artificiel battant la chamade, la main crispée sur quelques brins de Nocturnaline. Il était venu là pour en cueillir car il avait mis tout ce qu'il lui restait dans le thé du docteur ce soir-là. Il n'avait pas voulu espionner mais quand la voix d'Axel s'était fait entendre, à quelques centimètres à peine de lui, juste de l'autre côté de la tombe derrière laquelle poussait la plante et où il s'était agenouillé pour en récolter, il était resté pétrifié – Axel avait toujours cet effet-là sur lui – puis il s'était détendu mais n'avait pas signalé sa présence, car Axel était en train de se confier à Mog, et Roxas savait que l'épouvantail était très fier, et ne supporterait pas sans mal d'avoir été découvert dans une telle position de faiblesse.
L'homonculus avait donc écouté un peu malgré lui, et ce qui avait entendu lui avait serré le cœur. Pauvre Axel… Comme il le comprenait ! Et comme les inflexions douloureuses de sa voix lui faisaient mal à l'intérieur ! Roxas savait comment c'était d'occuper un corps qui bouge et qui marche mais d'être vide à l'intérieur, de ne rien ressentir. Il avait éprouvé ça, lui aussi, et c'était grâce à Axel qu'il était devenu vraiment vivant…
La poupée se laissa retomber sur le sol derrière la tombe. Axel avait disparu dans la forêt, et il se demandait s'il ne devrait pas s'en inquiéter. Après tout, personne n'y allait jamais… mais il ne pouvait évidemment pas partir à sa suite. Pourtant, il aurait tellement aimé pouvoir faire quelque chose pour lui, et l'aider…
Soupirant, Roxas cueillit encore de la Nocturnaline qu'il rassembla de son unique main valide – puisque l'autre était restée Place de la Guillotine. Puis il se leva et quitta la Colline aux Citrouilles. Demyx se trouvait toujours là, perché sur le porche. La nuit était complètement tombée et seuls les noctambules se trouvaient encore dans les rues. Bien sûr, à Halloween les créatures de la nuit sont bien nombreuses, mais deux tiers de la population était rentrée se coucher, repue de spectacle et de frissons. Les enfants rêvaient déjà du prochain Halloween.
Les lorialets sont des créatures nocturnes. Pas dans le même sens que nous autres vampires, car ils peuvent marcher au soleil, mais ils préfèrent la nuit. Ils adorent la lune, ils l'aiment au point qu'ils ont le mal du pays d'être loin d'elle. Moi qui connais bien Demyx, je sais que c'est pour ça qu'il a tout le temps le nez dans les étoiles, et qu'il ne dort pas la nuit. Il était donc là quand Roxas passa en dessous de lui, sur le chemin pavé. Les funambules dansaient encore lentement, produisant la même musique douce et nostalgique.
- Tu retournes d'où tu viens, constata-t-il tristement.
Roxas s'arrêta le temps de lui répondre.
- Il faut bien…
Et comme pour donner plus de poids à ses mots, il porta la main à son épaule, où l'absence de son bras laissait un trou dont dépassaient quelques feuilles mortes. Il les repoussa à l'intérieur avec un sourire aigre-doux.
- Bonne nuit, Pierrot-la-Lune, souhaita Roxas.
- Bonne nuit, Arlequin, souhaita Demyx.
Et l'homonculus reprit sa route vers le laboratoire. Arlequin était le surnom que Demyx lui avait donné, en hommage au patchwork bariolé qui lui tenait lieu d'habits. A Halloween tout le monde avait des surnoms, c'était presqu'inévitable. Demyx en avait quelques-uns lui-même : Pierrot-la-Lune, comme l'avait appelé Roxas, ou Pierrot tout court. Les plus poétiques l'appelaient la mélopée nocturne. D'autres encore, quand ils parlaient de lui, le mentionnaient simplement comme l'amoureux de la lune.
Roxas, de son côté, s'était vu lui-même attribuer plus de sobriquets qu'il ne l'aurait voulu. Arlequin, qu'il aimait bien, clé du destin, qu'il aimait moins, car cela faisait référence à son don de double-vue, qu'il considérait pour sa part davantage comme une malédiction. D'aucuns le nommaient parfois augure ou mauvais augure, mais tout le monde l'aimait beaucoup. Parce que tout le monde se trompait sur son compte.
Les prémonitions lui étaient venues avec la vie. Peu après son éveil, il avait commencé à faire des rêves prémonitoires, puis il s'était mis à avoir des visions. Bien souvent, c'était complètement subit et parfaitement inopportun. La plupart du temps il voyait des choses sans importance – il pressentait quel temps il allait faire, prévoyait des visites ou savait où étaient des objets perdus. Plus rares étaient les véritables présages, mais ils s'avéraient toujours justes, et Roxas vivait au quotidien une version tronquée de la tragédie de Cassandre. Car les autres habitants de Halloween le considéraient comme un grand farceur - ce qui était bien sûr un fort beau compliment – qui s'investissait beaucoup dans la préparation de ses blagues. Ainsi, il avait prédit que l'un des ponts de la rivière qui faisait le tour de la ville allait s'effondrer, et personne ne l'avait pris au sérieux. Mais lorsque le pont s'était effectivement écroulé, alors des enfants étaient en train de passer dessus, faisant à une grande partie de la ville une des plus belles frousses qu'elle avait connue de mémoire d'immortel, tout le monde avait commencé à se comporter différemment avec lui. On lui tapait sur l'épaule, on lui faisait des clins d'œil entendus en lui demandant « Comment iras-tu ? » et les enfants avaient commencé à traîner dans son sillage dans l'espoir que quelque chose d'intéressant se passerait. Même Axel lui avait fait un beau sourire couturé et lui avait serré la main avec emphase, un air enthousiaste sur le visage.
Mais Roxas retenait bien ses leçons, et après une ou deux expériences de cet acabit, il avait gardé ses pressentiments pour lui. On s'était lassé après quelques semaines. Les enfants avaient cessé de le suivre et Axel ne l'avait plus tant regardé, et cela il le regrettait mais il n'avait pas changé d'avis pour autant.
L'homonculus se glissa discrètement dans le laboratoire et fila droit à la cuisine, dans les fondations. Dans un placard de traviole, il prit en pot en faïence ébréchée dont il souleva le couvercle aux charnières grinçantes et rouillées pour y ranger les brins de Nocturnaline qu'il avait rassemblé.
- Roxas !
Il sursauta. Une lumière s'était allumée plus haut, et Roxas aurait reconnu entre mille la voix haut perchée du docteur Vexenstein. Rapidement, il rabattit le couvercle, remit le pot dans l'armoire et la referma. Il eut tout juste le temps de se retourner et de s'adosser au placard avant que le fauteuil n'apparaisse en haut de l'escalier. Pendant un instant ils ne firent que se regarder, Roxas soutenant le regard de son créateur, l'air résigné.
- Te revoilà tout de même, enfin fin de compte, finit par dire le scientifique.
Roxas poussa un soupir accablé.
- Je n'avais pas vraiment le choix, n'est-ce pas ?
Le docteur eut un sourire de travers et lui montra ce qu'il tenait.
- Pour récupérer ça, je me trompe ?
Roxas vit son bras levé, dont la main s'agitait pour le saluer. Il baissa la tête, dépité.
- Vous le savez très bien.
- Alors, on peut y aller ? Demanda le docteur en reposant délicatement le bras dans son giron. Roxas monta les escaliers et le suivit.
Quelques instants plus tard, il était solidement attaché à la table du laboratoire, et le simple fait de se trouver là, incapable de bouger, même s'il savait que c'était seulement pour quelques minutes et que c'était pour que son créateur puisse lui rattacher son bras, lui donnait envie de mordre et de griffer. Roxas était comme un chat, il ne supportait pas d'être maintenu quelque part contre sa volonté.
- C'est la deuxième fois ce mois-ci que tu mets de la Nocturnaline dans mon thé avant de te sauver, le morigénait le docteur en tirant l'aiguille. Excédé, l'homonculus ne put résister à l'envie de provoquer le scientifique, histoire de se venger un peu.
- La troisième, le corrigea-t-il insolemment, et le savant s'enflamma aussitôt.
- Petit impertinent ! S'énerva-t-il. Tu m'appartiens, tu m'entends ? Tu es ma chose ! Je t'ai créé des mes propres mains, tu me dois jusqu'à ton existence ! Et j'attends de ta part un minimum de reconnaissance et d'obéissance !
Roxas laissa échapper un grognement exaspéré.
- Alors vous n'avez qu'à créer d'autres choses ! C'est plus fort que moi, je ne tiens pas en place !
Le docteur tira sur le dernier point et coupa le fil avec ses dents.
- Ce n'est qu'une phase, mon cher. Une étape dans ton développement, ça te passera.
Roxas se mit à se débattre dans les courroies, n'y tenant plus. Le scientifique lui enjoignit sévèrement de se calmer et entreprit de défaire les liens. Après un instant, Roxas était libre et à nouveau entier, et le docteur le regardait d'un air un peu peiné.
- Ça finira vraiment par te passer, Roxas. Il nous faudra un peu de patience, voilà tout…
L'homonculus jeta ses jambes dans le vide. Assis au bord de la table, il se prit la tête dans les mains, saisissant ses cheveux à pleines poignées.
- Mais je ne veux pas être patient, gémit-il.
Le docteur soupira en rangeant son matériel.
- Il faudra pourtant bien que tu apprennes, très cher…
But who here would ever understand / Mais qui ici serait capable de comprendre
That the Pumkin King with the skeleton grin / Que le Roi des Citrouilles, au sourire de squelette
Would tire of his crown, if they only understood / Se lasserait de sa couronne, si seulement ils comprenaient
He'd give it all up if he only could… / Qu'il laisserait tout tomber si seulement il le pouvait…
Oh there's an empty place in my bones / Oh, il y a un endroit vide à l'intérieur de mes os
That calls up for something unknown / Qui réclame quelque chose de nouveau
The fame and praise come year after year / La gloire et l'honneur reviennent chaque année
Does nothing for these empty tears… / Ne changent rien à ces larmes vides…
Note : les mogs savent vraiment faire : « puuuuuu », c'est l'onomatopée du non contentement, par opposition à « kupo » qui exprime le bien-être. Regardez sur Wikichose, vous verrez ^^
