« Ansuz Wolfsangel »

La Lame du Vent

Lordess Ananda Teenorag


Titre : « Ansuz Wolfsangel – la Lame du Vent »

Auteur : Lordess Ananda Teenorag

Série : Inazuma Eleven Go

Genre : Alternate Universe – Fantasy, Suspense, Adventure, Supernatural, Romance.

Résumé : Lorsque le dernier Descendant des Lames rencontre l'Elu du Vent, sa nature de Seishin se réveille – héritée du Sang de la Reine des Louves aux Yeux d'Ambre, sa mère. Cible des dirigeants, il n'a d'autre choix que de maîtriser ses pouvoirs avec son nouveau compagnon.

Personnages principaux : Victor Blade (Kyousuke Tsurugi), Arion Sherwind (Tenma Matsukaze)

Personnages secondaires : Vladimir Blade (Yuuichi Tsurugi), Bailong (Hakuryuu), Lalaya Obies (Raraya Obiesu)

Pairing principal : Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) x Arion Sherwind (Tenma Matsukaze)

Pairings secondaires : Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) x Bailong (Hakuryuu), Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) x Goldie Lemmon (Kinako Nanobana), Vladimir Blade (Yuuchi Tsurugi) x Julia Blaze (Yuuka Gouenji), Lalaya Obies (Raraya Obiesu) x Bitway Ozrock (Bittowei Ozurokku)


Mot de l'auteure : Merci à 'Quelqu'un', et à tous les autres !


~…~

Futhark Thurisaz : Le Cœur du Loup

~…~


Plaine des Soupirs.

Aube Profonde.


Et il te dira,

Tout ce que ton cœur rejette,

Mais désire.

Et tu l'aimeras,

Autant que tu l'as haï,

Sans résister.

Roulé en boule comme un petit chaton, l'Innocent Béni du Vent dormait profondément sur une couverture étendue à même le sol.

Et, à deux pas de lui, l'Héritier de la Maison Blade se questionnait sur le dilemme que lui posait le jeune inconscient, en bon Chevalier qu'il était.

« Je crois… que tu as quelques explications à me donner, petit. »

« Lâche-moi ! Lâche-moi ! »

Le petit se débattait de toutes ses – maigres – forces. Le Chevalier était bien plus fort que lui : mais cela ne l'empêchait pas de se démener – comme s'il avait une hypothétique chance de terrasser sa puissante stature.

'Il a un certain cran, je dois le reconnaître.'

Cette pensée avait inconsciemment traversé son esprit…

« Pas tant que tu ne m'aies pas expliqué ce que signifiait ceci. »

et c'était le signe que deux destinées contraires commençaient à fusionner.

« Ce pauvre homme était maltraité ! Mais toi, tu t'en fiches, et… ! »

Les yeux gris le foudroyaient de leur naïve indignation. En voyant l'éclat d'argent pur danser dans les joyaux de l'innocence, le Chevalier sentit un profond mal de crâne lui attaquer les zygomatiques.

« Je ne te parle pas de ça. Mais de ce que tu viens de faire comme… ce que tu as fait pour le libérer. »

'Peut-être que reprendre les choses à zéro, comme pour un enfant de deux ans, marchera ?'

Sans comprendre, le Mage le fixait comme s'il attendait une réelle explication.

« Eh bien ? »

'…ou pas.'

« 'Eh bien' ? 'Eh bien' ?! Jeune inconscient, tu te rends compte que c'est du surnaturel, et que c'est… ! »

« Et alors ? »

'Mais il est bouché ou quoi ?!'

Victor ne savait pas s'il avait envie d'étrangler l'autre pour être aussi ignorant, ou admirer sa ténacité à défendre son point de vue.

« La magie est strictement contrôlée par la Législation de Faram Obius ! »

« Pour quoi faire ? »

'Je vais l'étrangler, je vais l'étrangler… !'

Ces yeux gris le clouaient de leur éclat trop pur, et leur innocence argentée excitait étrangement la folie meurtrière de Victor.

« Parce qu'elle est dangereuse ! »

lui étreignant, en même temps, le cœur d'une innocence passée…

trop lointaine.

« Mais, c'est totalement ridicule ! La magie n'a jamais tué personne. Au contraire, elle est très bénéfique. Mon ami Sol joue souvent avec moi, et, quand on a un problème… »

Le garçon s'arrêta soudainement, comme s'il s'était rendu compte qu'il en avait trop dit. Le Cadet Blade choisit de passer outre, pour s'attarder sur des raisons logiques.

« Elle aurait pu blesser un passant. »

« Ah, parce que le fouet du marchand d'esclaves, il ne les blesse pas, par hasard ?! »

Il devait s'avouer que la réflexion n'était hélas pas dénuée de logique. C'était vraiment déprimant de voir comment un gamin aussi naïf pouvait se montrer aussi… vif d'esprit, pour les choses qui lui tenaient à cœur.

« Ce n'est pas la question. »

Une main gifla sa prise, se dégageant de son féroce étau.

« Si, c'est la question. Et, maintenant, si tu ne me lâches pas, je hurle, et la police viendra me sauver et tu seras arrêté ! »

'Il est vraiment… naïf.'

L'Héritier de la Maison Blade dardait ses yeux d'or sur le mystère de l'Innocent.

« Si tu avais hurlé, personne ne serait accouru. Ou si quelqu'un avait accouru, ce serait pour me proposer de t'emprisonner et te vendre comme marchandise. »

Les Magiciens étaient très recherchés par le Département Militaire de Faram Obius. Le Gouvernement se servait de la Loi AS ('Anti-Surnaturel') pour les séquestrer et les obliger à combattre au nom de la Reine Lalaya.

'C'est vraiment un système corrompu que je vais intégrer…'

Si ce n'avait été pour Vlad, il ne se serait jamais présenté pour devenir Chevalier du Royaume.

« …mmm… »

'Qu'est-ce qu'il dit ?'

Ses oreilles aigues s'étaient dressées pour capter les murmures, que fredonnaient ces lèvres innocentes : mais leur enfantine chanson le cloua de son éternel refrain.

« Jouer… jouer… »

La mâchoire du sabreur se crispa, manquant de se démettre.

« Mais quel… ! »

Pourtant, le petit n'avait pas l'air dans son assiette. Il remuait sans cesse comme s'il était malade : et, ses traits ronds semblaient tirés par la tristesse, comme sous l'emprise d'une pensée douloureuse.

« Seul… je… me sens… seul… Sol… »

Inconsciemment, le ténébreux Chevalier s'était approché du minuscule Mage – comme pour le protéger. Sa main s'était baissée sur son front (vérifier sa température était préférable, l'air frais pouvait rendre malade et nul n'y faisait exception)…

« … ! »

…pour se retrouver attrapée, puis tirée : jusqu'à le faire basculer tout entier, dans une position qui n'avait plus rien de chevaleresque.

« …h-hé ! »

A demi couché sur celui qu'il était censé surveiller… ses bras entourant le frêle garçon, ses mains protégeant le rond visage.

'Quelle situation… embarrassante.'

« Oh, pas tant que ça, tu sais. Il est tellement mignon que ça excuse beaucoup de choses. »

Une voix enjouée venait de poindre, espiègle comme le soleil du matin.

« … ! »

Devant lui, une tête blonde comme le blé le fixait avec amusement.

« Hello. Je me présente… Celui qui amène l'Aurore et offre le Crépuscule en rêve, l'Astre des Astres. Et, oh ! Je suis un ami de ton cher petit protégé. D'ailleurs, vous êtes vraiment mignons tous les deux ! J'en serais presque jaloux si je n'étais pas sûr de son affection pour moi. »

L'instant de stupeur passé, sa pâle main musclée passa sur son fourreau et en fit glisser la lame fine – qui étincela de tout son tranchant.

« Qui… es-tu ?! Comment as-tu pu arriver là sans que… ! »

« T'en veux pas de ne pas m'avoir détecté. Je suis plutôt adroit, tu sais. »

Mais, alors qu'il s'apprêtait à se lever d'un bond, et à porter un coup d'avertissement vers l'intrus, le petit Mage pelotonné contre lui se retourna dans son sommeil, l'entraînant dans une position plutôt… embarrassante.

'Mais, mais, qu'est-ce qu'il… !'

« Que viens-tu faire ici ?! »

Désormais condamné à protéger de son corps l'innocence du garçon, il darda ses yeux étincelants sur l'ennemi, leur expression aussi aiguisée que la lame qui se tendait vers sa chair. Ledit adversaire recula légèrement, non sans prendre un ton apaisant.

« Calmos, calmos, monsieur le vampire. Je viens juste veiller sur Arion. Il est un brin innocent, et je préfère m'assurer que personne ne lui veuille de mal. Quoique, à voir la mignonne petite scène d'avant, j'ai tort de m'inquiéter. »

'Vampire ?!'

L'insulte lui fit sortir les crocs – mais le blond continuait à sourire avec espièglerie. S'il n'avait pas été coincé avec le corps du petit dans ses bras et son sabre à la main, Victor lui aurait fait avaler cette expression exaspérante.

« Tu es QUI, exactement ? »

Le sourire s'élargit jusqu'à toucher le ciel.

« L'Ami du Soleil. Rengaine ton sabre, j'ai fait ce que j'avais à faire ici et je serais le dernier à toucher à un cheveu d'Arion. Par contre, tu pourrais me rendre un petit service ? »

« Dégage. »

Sans prêter la moindre attention à son 'amabilité', l'étrange individu se pencha vers le petit Mage, caressant ses cheveux d'un geste tendre.

« Tu peux veiller sur lui ? Je ne peux pas trop me montrer, Maître Zhuge n'aimerait pas ça. Mais je ne peux pas laisser mon petit Arion sans protection dans ce monde de brutes. Il est capable de se laisser emprisonner et réduire en esclavage juste pour aider quelqu'un. Et je sais ce que tu es de cet avis, comme moi. »

« Qui te dit que je ne suis pas une de ces brutes, qui le vendrait au premier venu pour une rondelette somme ou le réduirait justement en esclavage ? »

Les yeux aigus brûlèrent l'espace entre eux de leur sauvage lueur dorée, mais, cette fois, l'ensoleillé ne recula pas.

« Mon petit doigt. Je ne crois pas qu'un garçon dans ton genre (même très méfiant et sombre, hein), qui défend un Innocent de tout son corps, pourrait ne serait-ce que penser à le vendre, le tuer ou je ne sais quoi. Et puis… il a l'air de bien t'aimer, même s'il te crie dessus. »

Il y avait une lueur presque attendrie dans l'azur de ces orbes espiègles, qui étonna le Chevalier.

« Vous étiez très mignons tous les deux. »

« …hein ? »

Un éclat de rire lumineux perça l'air, alors que l'Ami du Soleil disparaissait en une éclipse éclatante.

« … »

'C'est officiel. Je suis maudit.'

Victor Blade n'avait jamais eu autant envie d'étrangler des gens, depuis qu'il avait rencontré le petit Mage. Décidemment, son karma confinait au désastre : d'abord, Vlad qu'il n'avait toujours pas pu joindre, ensuite, un gamin magicien naïf qui courait dans les bras des méchants (dont lui, ajoutons-le), et maintenant, un abruti qui venait lui demander de prendre soin de ce petit gamin magicien neuneu pas même capable de comprendre la différence entre 'gentil' et 'méchant'.

Et quelque chose lui soufflait, au plus profond de son être, que ce n'était que le début des ennuis.

« …mmm… »

'Oh, il se réveille.'

Des prunelles argentées le fixèrent, légèrement embrumées. En dépit de sa précédente pensée sur les facultés intellectuelles de leur détenteur, Victor ne put s'empêcher de les trouver plutôt charmantes.

« …oh, c'est toi. »

« Qui veux-tu que ça soit d'autre ? »

Par contre, son amabilité n'en ressortit point grandie. La diplomatie n'avait jamais été son point fort, ce que n'avait jamais manqué de souligner Vlad.

« Monsieur le Chevalier. »

Pourtant, le petit ne semblait nullement lui en tenir rigueur. Les yeux gris clignèrent vaguement, avant de se refermer, alors qu'il berçait sa tête contre la poitrine de son sauveur.

« J'ai quelque chose à te confier. »

Au contact de la peau douce comme celle d'un bébé, le sabreur se raidit – sans pour autant esquisser le moindre geste de recul.

Il y avait des jours, pleurer était presque une option.


Victor n'avait pu se résoudre à abandonner l'Innocent dans la Plaine des Soupirs. Là-bas, rôdaient tant de créatures dangereuses, à commencer par les Chasseurs de Têtes…

Résultat des courses : il gravissait la Colline des Regrets, un petit Mage dans les bras. Aussi léger fût-il, le poids pesait lourd sur la conscience du jeune homme.

'Mais qu'est-ce que je fous ?! Je devrais en train d'être en train de foncer vers le Palais pour mon affectation, et, au lieu de ça… !'

« J'ai pour mission de capturer le Paladin Zéphyr. Telle est ma tâche. Rien ne m'en détournera. »

Le petit étant sans doute possible un Mage affilié à l'air, ses pouvoirs étaient donc liés au Légendaire Béni du Vent – Pégase le Paladin Zéphyr, le Seishin du Vent. Le ramener au Palais de Faram Obius était donc une obligation, s'il voulait obtenir des informations sur sa cible.

'Non, non. Ce n'est PAS pour le protéger. Oui, les Chasseurs d'Esclaves sont nombreux dans la Cité, oui, les bandits feraient n'importe quoi pour s'emparer d'un gamin aussi naïf qu'habile en magie, tandis qu'au Palais, il y aura moyen de le cacher, mais, NON, je ne fais pas ça pour lui, SEULEMENT pour MA mission.'

Satisfait de cette tournure de pensée (qui le confortait dans son état d'esprit logique), le Chevalier s'élança de plus belle vers le chemin du Château.

« … »

Par contre, ce qui n'avait pas d'explication logique, c'était pourquoi il venait d'écharper lesdits bandits, qui avaient tenté de capturer son précieux fardeau. Pourquoi il avait récolté une montagne de fruits, pour lui donner du jus à boire. Et pourquoi il s'obstinait à garder le petit dans ses bras, alors que le traîner sur une mule ou dans une carriole à marchandises aurait largement suffi.

Certaines choses ne devaient pas être logiquement explicables.

« Bonsoir, Victor. J'attendais ton message… tu as été occupé ? Habituellement tu me joins plus tôt. »

Le Cadet Blade venait d'activer la boule de cristal qui servait à communiquer avec les êtres éloignés : à présent, ses prunelles ambrées fixaient son Aîné avec douceur.

« Bonsoir, Vlad. Excuse mon retard. J'ai eu des ennuis. »

…à tel point, qu'il en avait oublié le précieux fardeau qu'il protégeait de ses bras. Qu'il serrait avec une certaine possessivité, sans même s'en rendre pas compte.

« Oh, quel mignon petit oiseau que tu as là. Tu as sauvé un damoiseau en détresse ? »

Le mal de crâne revint assaillir ses zygomatiques puissance mille.

« Ce jeune hurluberlu a fait de la magie devant la Cité entière. »

« Effectivement, c'est un problème. »

Pourtant, il sembla à Victor qu'une note légèrement amusée perçait dans le ton de son grand frère.

« Vlad. Qu'est-ce que… qu'est-ce que je dois faire ? »

« Attendre qu'il soit réveillé pour faire connaissance avec lui. C'est extrêmement chevaleresque de ta part de le protéger au péril de ta vie, mais la communication consciente est toujours la plus appropriée dans toute relation. »

Grand silence. Moment de stupeur. Un blanc passa dans l'esprit pourtant vif du sombre Chevalier, avant qu'un neurone de protestation ne s'étouffe dans un accès d'embarras.

« Vlad. »

Une légère rougeur avait coloré le teint pâle du sabreur, mais, heureusement pour lui (et pour tous les infortunés qui auraient eu vent de ce secret), seul son frère pouvait contempler la variation de couleur qui affluait sur son visage.

« Ha ha ha… Victor, Victor. Tu es vraiment trop facile à taquiner, tu sais ? »

Le rouge de l'embarras devint exaspération.

« C'est vraiment tout ce que tu as à me dire ? »

« Non, non. Il y a quelque chose d'important… »

Le jeune Chevalier tendit l'oreille.

« Tes cheveux sont défaits. »

Et soupira, devant tant de légèreté.

« Oh, pas ça, Vlad. »

« Victor, Victor. Tu as encore fait ton loup solitaire… n'est-ce pas ? »

L'exaspération revint hanter ses silences, tandis que son frère riait doucement.

'Oui, Vlad, j'ai ENCORE fait mon loup solitaire. En même temps… je ne suis pas venu ici pour faire ami-ami avec les gens !'

« … »

L'Héritier de la Maison Blade n'avait jamais laissé personne le toucher. Personne. Pas même sa mère, qui n'avait jamais pris soin de son existence : encore moins son père, qui avait conquis la gloire de la famille loin de ses fils.

Seul son frère l'avait pris dans ses bras : et, aujourd'hui, seul son frère pouvait le toucher.

« Comme je ne suis pas à côté pour m'en occuper… tu pourras demander à quelqu'un de te recoiffer ? »

« Tu sais bien que c'est impossible. »

Oui, Victor Blade détestait qu'on le touche. Les seuls qui avaient osé (que Dieu aient leur âme, malheureux qu'ils sont désormais), à l'Académie des Chevaliers ou ailleurs, avaient – malencontreusement – réussi à survivre pour le regretter. Et cela n'était dû qu'au fait que Vladimir lui avait formellement défendu de tuer un imbécile sans raison valable. Car transgresser son précieux espace personnel n'en était pas une, selon le Sage de la Maison Blade.

Aussi belle et fascinante fût-elle, la plus fine Lame de Gaia ne laissait personne s'approcher de lui – homme ou femme.

« Tu n'as qu'à demander à ton petit prince endormi. Qu'il puisse se tenir à côté de toi sans avoir été réduit en charpie tient déjà du miracle. Je suis sûr que c'est un signe du destin. »

« Vlad ! »

La rougeur étaient revenue, dans toute sa splendeur. Parfois, Victor Blade maudissait la perspicacité de son grand frère – qu'il adorait pourtant comme personne d'autre au monde.

'Maudit teint pâle. Quelle malchance que je sois le seul à en hériter. Encore quelque chose qui vient de maman, je le crains. Déjà que mes yeux…'

« Victor, quand est-ce que tu… »

« Je te recontacte. »

La menace avait finalement surgi des buissons, que les prunelles aigus du Chevalier avaient suivie bien avait son apparition. Aussi, pour la énième fois dans la journée, son sabre s'était dégainé : mais, face à cet escadron de soldats armés, le combat s'avérerait difficile.

« Qui êtes-vous ? »

« C'est plutôt à nous de te poser la question, étranger. Tu te promènes dans le territoire royal sans guide ni blason… et tu es armé en plus. Sais-tu que cela équivaut à une déclaration de guerre ? »

Ses sens affûtés ne frémirent même pas. Ses yeux perçaient la menace, le calme enveloppait son être.

« Je viens en ami. Je n'ai nulle velléité d'agression envers la Nation de Faram Obius. »

Les armes se dressèrent vers lui – alors que lui les transperçait de son regard.

« C'est à la Reine Lalaya d'en décider. En attendant, tu vas nous suivre bien gentiment. N'espère même pas t'enfuir ou te battre, ce qui t'arriverait ferait pleurer ta mère. Mais… tiens, tiens. Qu'est-ce que tu tiens dans tes bras ? »

Alors, les yeux du Loup étincelèrent d'une émotion violente.

« … ! »

L'or pétrifia les assaillants de sa sauvagerie, et – involontairement – le cœur des ennemis trembla face à leur meurtrière beauté.

« Qu'est-ce que… ! »

Un étrange hurlement s'éleva du néant : et les sabres adverses tombèrent de surprise.

Le Loup…

Le Loup…

son Cœur s'est…

Sous aucun prétexte, il ne lâcherait son précieux fardeau.