Et voilà la suite ! J'crois que j'aurais pas la patience d'attendre une semaine entre deux chapitres pour les 4 premiers x) Par contre pour écrire la suite de la bad end, ça risque d'être plus long bizarrement =P
Bref, voici la seconde fin du 1er dérapage, bonne lecture !
Fin où Conan se réveille
(Je me sentais pas d'appeler ça une happy end, je sais pas pourquoi)
Ran s'agenouilla près de l'enfant, ne sachant pas qu'elle attitude adopter, quel geste faire. Sa tête était en sang, mais ses yeux fermés indiquaient qu'il était peut-être juste inconscient. Enfin, façon de parler...
De lourds bruits de pas s'arrêtèrent derrière elle indiquant que le professeur s'était arrêté, figé devant la scène de quelqu'un qu'il avait vu grandir inconscient et blessé, alors que Ai se précipitait à côté de la lycéenne, lui passant devant pour vérifier si le détective était en vie. Elle mit une main sur son poignet pour chercher un pouls et ouvrit sa paume devant la bouche de Conan pour sentir une respiration. Ce n'était normalement pas la méthode idéale pour ça mais cela suffirait largement.
Ran et Agasa retinrent leur respiration dans une atmosphère extrêmement tendue. De toute évidence, ils s'en remettaient au jugement de la scientifique, qui ne tarda pas à détendre légèrement ses épaules. Ne sachant comment interpréter cela, si c'était un signe défaitiste ou rassuré, Ran voulu lui demander mais elle fut prise de vitesse par Ai qui se retourna et les apostropha :
-Il est vivant, il respire, mais son pouls est faible. Il faut appeler une ambulance immédiatement !
Elle n'avait regardé personne en particulier en disant cela, aussi Ran et Agasa se mirent aussitôt en quête de leur téléphone.
-Professeur, je vous laisse vous en charger, décida Ai. N'oubliez pas d'appeler la police après.
La lycéenne tourna un regard surpris vers lui alors qu'il hochait la tête en direction de la scientifique. Elle n'avait pas réalisé qu'il était en train de faire la même chose qu'elle. Lorsqu'elle se tourna à nouveau vers Ai, cette dernière rajouta :
-Inutile que vous soyez deux à appeler les secours. Mais nous ne pouvons pas faire grand chose en les attendant. Edogawa-kun est déjà dans se qui se rapproche d'une position latérale de sécurité, et vu qu'il est presque en position fœtale, c'est possible qu'il ai reçu d'autres coups que celui à la tête, mais j'ignore lesquels, il vaut donc mieux éviter de le bouger.
La lycéenne hocha la tête et regarda autour d'elle.
-Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi on s'en serait prit à lui ?
-Je ne sais pas.
La scientifique observa également les alentours, espérant y trouver des indices sur ce qui s'était passé. Son regard tomba alors sur une barre de fer non loin, et qui semblait maculée de sang à une extrémité.
Misaki referma la porte derrière elle, puis observa les alentours avec attention. Elle avait déjà fait un tour rapide avant de partir pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié. Elle avait normalement pensé à l'essentiel, à savoir les chaussures de l'enfant et sa montre, qu'elle avait remis en place avant de partir. Mais ça ne coûtait rien de revérifier, elle ne pourrait pas retourner à l'endroit où elle avait laissé le corps de Conan mais s'il avait laissé quoi que se soit mieux valait s'en débarrasser le plus vite possible, au cas où.
Elle observa le rez de chaussée tout en s'approchant des escaliers, puis monta à l'étage pour aller ranger la valise utilisée. Elle vérifia quand même l'intérieur avant, car la luminosité dans la rue tout à l'heure ne le lui avait pas vraiment permit. Elle ne remarqua aucune trace, et sourit en fermant et rangeant la valise. Elle s'en doutait. Elle avait bien remarqué qu'il bougeait à l'intérieur, mais il avait du s'employer à récupérer sa montre dans sa poche. Et de toute façon, elle voyait mal comment il aurait pu laisser un message dans le noir, mais avec ce gamin, on ne savait jamais.
Elle retourna dans la pièce où ils avaient discuté. Elle y avait juste fait un tour, elle était allée s'habiller ensuite. Elle en profita donc pour enlever le jus d'orange de Conan, auquel il n'avait pas touché, et enleva également les débris de verre qu'il lui avait indiqué.
Satisfaite, elle balaya les alentours du regard. Ses mensonges devraient tenir la route, il n'y avait plus qu'à attendre le lendemain. Elle avait réussit à baratiner la police pour son mari Yaginuma, il n'y avait pas de raison qu'elle n'y arrive pas une troisième fois.
L'ambulance qui emmenait Conan s'éloigna, silencieuse malgré les gyrophares allumés. A cette heure, et surtout ici, il n'y avait personne, inutile d'allumer la sirène, pour le moment en tout cas.
La police venait d'arriver, tout comme Kogoro.
-Je suppose que vous voulez accompagner Conan-kun à l'hôpital ? Suggéra le commissaire Megure.
-Oui, s'il vous plaît, fit Ran.
-C'est inutile, non ? Grogna Kogoro. Vous ne pourrez pas le voir tout de suite, le temps que les médecins s'occupent de lui. Prenez au moins le temps de raconter ce qu'il s'est passé au commissaire.
-Je serais d'avis de ne pas laisser Edogawa-kun seul, fit Ai.
Des regards surpris se tournèrent vers elle.
-Comment ça ?
-Vu la situation, ça ne m'étonnerait pas que la personne qui l'a agressé le pense mort.
Les policiers comprirent de suite ce qu'elle entendait par là. Ils racontèrent rapidement comment ils avaient trouvé l'enfant, puis partirent vers l'hôpital. Ils reparleraient de l'enquête plus tard, lorsqu'ils seraient sûr que Conan était sauf, laissant la police inspecter les lieux. Ai leur avait déjà signalé la barre de fer qui avait sans doute été utilisée. En revanche, elle n'avait pas parlé de ses doutes sur le fait que la femme avec qui se trouvait l'enfant juste avant puisse être responsable.
D'après les informations qu'elle avait récolté, et connaissant Conan, il était tout à fait possible que cette Misaki soit en réalité coupable du meurtre de son mari et du voleur qui l'avait sans doute aidée. Et si le détective rajeunit en avait découvert les preuves en allant chez elle... Cela lui ressemblerait bien. Et il ne pouvait pas se mettre dans de telles situations dangereuses et s'en sortir à chaque fois indemne. Elle l'avait sans doute emmené ici pour qu'il n'y ai pas de soupçons sur elle, et pour éviter de laisser des traces chez elle. Néanmoins, Ai avait à peine évoqué cette hypothèse que Kogoro s'était mit à défendre Misaki, et elle avait préféré ne pas continuer. Du moment que la police avait saisit la nécessité de protéger l'enfant, c'était l'essentiel. Surtout qu'ils risquaient de ne pas tarder à appeler cette femme pour confirmer à quel endroit et à quelle heure elle avait déposé le petit détective, et elle comprendrait alors qu'il n'avait pas succombé à ses blessures. Pas pour le moment en tout cas.
Si ce n'était pas Misaki, alors Ai ne voyait pas la raison qui aurait pu pousser quelqu'un a agresser un enfant aussi sauvagement, surtout sans rien lui voler. Rien dans les environs ne trahissait qu'il ai pu être témoin d'un crime. Enfin, s'il s'en sortait, il devrait être en mesure de le leur dire.
Pour l'heure, Ran, Ai, Agasa et Kogoro attendaient dans les couloirs de l'hôpital qu'un médecin ai le temps de les informer de l'état de Conan. Aucun policier ne les accompagnait pour l'instant. Kogoro avait insisté pour que Megure garde tous ses hommes à disposition pour inspecter les lieux, affirmant que sa présence était suffisante, étant un ancien policier et judoka, sans parler de Ran, une championne régionale de karaté, dont les compétences lui avaient déjà servit à mettre KO plusieurs criminels.
Après une attente qui sembla durer une éternité, où ils discutèrent mollement de théories sur ce qui avait pu se passer sans pouvoir aller très loin avec le manque d'éléments, Ai ayant plus été préoccupée à surveiller l'état de Conan qu'à chercher des indices, idem pour Ran et Agasa, un médecin s'approcha enfin d'eux.
Ran fut la première à s'approcher de lui avec une mine inquiète, suivie par les trois autres. Ils n'eurent pas le temps de poser la moindre question que le docteur leur adressait un sourire rassurant en s'approchant.
-Tout va bien, ne vous inquiétez pas. Il a perdu un peu de sang à cause de sa blessure à la tête mais rien de grave. La plaie a été recousue avec des points de suture. En revanche vous avez bien fait de ne pas le déplacer. Comme on le craignait, il a reçu un choc dans le haut du dos, mais aucune lésion grave, ne vous en faites pas, on s'en est occupé. Ses yeux ont également été en contact avec un produit nocif mais heureusement ça n'a fait aucun dégât sur le long terme. Il a déjà reprit connaissance et a l'air en pleine possession de ses moyens. Il devra se reposer pendant quelques temps, et on va devoir le garder en observation pendant minimum 24h, mais vous pouvez aller le voir si vous voulez. On va lui donner à manger pour ce soir pour l'aider à récupérer, vous pouvez rester avec lui pendant ce temps.
Ran poussa un soupir rassuré tendit que les autres se détendaient également. Kogoro ne put s'empêcher de commenter :
-Ce gamin alors !
-C'est ta faute papa, lui reprocha Ran. Si tu avais dis à Misaki-san de le déposer directement à l'agence ça ne serait pas arrivé !
-Peut-être qu'elle l'a fait mais qu'il a été voir je ne sais quoi, argumenta le moustachu. Et puis ce n'est pas de sa faute s'il est trop curieux ! Elle ne pouvait pas savoir !
-Hé là, tous les deux, calmez vous, les tempéra Agasa. On est dans un hôpital et il est tard, ce n'est pas le moment. Et je ne pense pas que Conan-kun apprécie de vous entendre crier, il a sans doute besoin de calme.
Cela eu l'effet escompté, d'autant que les infirmiers arrivèrent à cet instant avec Conan. Aussitôt, leur attention se porta sur lui tandis qu'ils entouraient son brancard pendant qu'ils allaient jusqu'à sa chambre.
-Ça va Conan-kun ? Lui demanda Ran en avisant le bandage sur sa tête.
-Oui, ça va.
Ai n'avait pas forcément le meilleur angle de vue étant donné sa taille, mais le simple ton de l'enfant suffit à confirmer que le médecin avait dit vrai.
Elle préféra donc suivre un peu en retrait, avec le professeur et Kogoro, laissant Ran à côté du jeune détective jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une chambre. A peine les infirmiers eurent-ils terminés de l'installer qu'on lui amena un plateau repas. Aussitôt, Ran se proposa pour l'aider.
-Ah, merci mais je pense que je peux manger seul, répondit Conan, gêné.
-Fait quand même attention, grogna Kogoro. Il paraît que tu as eu un choc à la colonne vertébrale et que tu dois éviter de trop bouger.
-Je peux manger quand même. Et puis c'était un disque qui s'était légèrement déplacé et qui pinçait légèrement la moelle épinière, mais ils l'ont remit en place et ont dit qu'ils n'y avait pas de lésion donc ça va, expliqua le blessé.
-Tu es sûr ? S'enquit Ran.
L'enfant hocha la tête et commença à manger. Ai remarqua néanmoins qu'il procédait par des mouvements lents mais précis. Contrecoup de ses blessures ou précautions ? Ou les deux.
-Tu nous as fait une de ces peurs ! Soupira Agasa. Pendant un instant, j'ai cru que tu étais mort.
-Moi aussi, confia Ran qui était restée près du détective rajeunit. C'était effrayant de te retrouver inconscient et la tête en sang. Je sais que tu es très curieux, mais essaie quand même d'être plus prudent.
-D'ailleurs, qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Demanda Kogoro.
-Tiens, vous ne deviez pas prévenir la police quand Conan-kun se réveillerait ? S'étonna soudain le professeur.
-Je pourrais le faire tout à l'heure, et leur dire du même coup ce que le gamin a vu, même s'ils passeront sans doute pour avoir des détails, expliqua le moustachu avant de reporter son attention sur le blessé. Alors ?
-Ce n'était quand même pas cette Misaki-san chez qui tu étais ? Devina Ai.
Il y eu quelques regards étonnés devant cette question de la scientifique, mais avant que quiconque ai pu le formuler à voix haute, Conan confirma d'un ton clair et assuré :
-Si. Elle a orchestré le vol et le meurtre de son mari puis a tué son complice.
-Et a voulu te faire taire quand tu l'as découvert, termina Agasa.
Conan se rendit compte un peu trop tard qu'il abordait un air très sérieux et que tout cela ne risquait pas d'aider Ran à se départir de son air inquiet. Mais plutôt que de s'étonner de la maturité de Conan, elle se tourna avec un air menaçant vers son père.
-Je te l'avais dis qu'on aurait du lui demander de nous le ramener à l'agence, ou même proposer de venir le chercher, elle n'aurait pas pu faire ça !
-Du calme, les devança Agasa avant que Kogoro n'ai le temps de répondre. Ce qui est arrivé est arrivé, si vous tenez à en discuter, vous le ferez plus tard. En attendant ça pourrait être mieux de prévenir rapidement la police pour qu'ils aillent l'arrêter non ?
-Et éventuellement permettre de sauver les preuves qu'elle n'aurait pas encore eu le temps de détruire ou d'effacer, fit Ai.
Kogoro reprit son sérieux et hocha la tête.
-Je préviens le commissaire tout de suite. Néanmoins j'ai peur qu'il l'ai déjà appelée pour lui demander quand et où elle l'aurait déposé, et donc qu'elle sache déjà qu'il est toujours en vie.
-Alors elle pourrait s'enfuir avant leur arrivée ?! S'inquiéta Ran.
-Je vais l'appeler tout de suite, dit Kogoro en s'éclipsant.
Misaki jura en sortant précipitamment dans le couloir.
La police venait de l'appeler. Elle se doutait qu'on finirait par la contacter pour lui demander quand et où elle avait déposé Conan, mais d'abord elle ne pensait pas que se serait aussi rapide, étant donné que Kogoro n'avait pas son numéro, seule la police l'avait. De plus, et c'était surtout ça qui l'inquiétait, l'enfant était toujours en vie. Le dernier témoin de ses mensonges risquait à tout moment de les révéler au détective et aux forces de l'ordre. C'était peut-être déjà trop tard, et y aller pour essayer de le réduire au silence était déjà inutile ou trop risqué.
Comment avait-elle pu se louper ? Elle était sûr qu'un seul coup à la tête suffirait. Et elle n'avait pas remarqué de signes vitaux en lui remettant ses affaires. Mais c'est vrai qu'elle n'avait pas vérifié sérieusement, ni ne savait vraiment comment faire.
La question maintenant était plutôt de savoir quoi faire. Est-ce que le coup à la tête aurait altéré sa mémoire ? C'était un pari beaucoup trop risqué. Et même s'il n'y avait aucune preuve, son témoignage en constituait déjà une, elle ne pouvait se permettre de tenter de le nier.
Non, vraiment, la seule option qu'il lui restait semblait la fuite. Avec quelques affaires et les objets les plus petits et ayant le plus de valeur, elle devrait pouvoir s'en sortir pendant un bon moment, voir réussir à partir à l'étranger. Ce n'était pas le bonheur dont elle rêvait et qu'elle avait faillit atteindre mais c'était toujours mieux que la perspective de finir ses jours en prison dans le meilleur des cas.
-Alors c'est sûr, la criminelle qui a essayé de tuer Conan-kun a réussit à s'enfuir ? Demanda le professeur.
C'était le lendemain. Ils étaient à nouveau dans la chambre d'hôpital de Conan, avec une personne en plus, à savoir Megure, qui hocha la tête.
-Hélas. Nous avons été chez elle tout de suite après l'appel de Mouri-san, mais elle était déjà partie. Et ce matin, on a retrouvé sa voiture. On peut donc en déduire qu'elle a changé de véhicule. La retrouver va être délicat, mais ce n'est pas impossible.
Lui et Kogoro semblaient frustrés d'avoir laissé s'échapper une meurtrière, d'autant qu'ils n'y avaient vu que du feu au départ. Même si Conan le montrait moins, Ai savait que cela lui déplaisait également. Elle ajouta donc :
-Enfin, l'essentiel c'est qu'Edogawa-kun aille bien. Si elle avait réussit son coup, non seulement elle serait en liberté mais elle ne serait même pas suspectée.
Ils furent plusieurs à tiquer devant la formulation et le fait que ça vienne en apparence d'une enfant, même si elle avait raison. Le commissaire en profita pour leur fausser compagnie.
-Sur ce, je vais retourner au commissariat. Je vous tiendrais au courant s'il y a du nouveau. Repose-toi bien Conan-kun.
L'intéressé hocha la tête tandis que Megure refermait la porte derrière lui. Ran regarda son père avec surprise.
-Tu ne l'accompagnes pas ?
-Non, je ne servirais à rien. Ils ont déjà fouillé la maison pour chercher des indices sur où elle aurait pu aller, j'y suis passé mais je n'ai rien trouvé de plus. Et ils connaissent tout aussi bien que moi la procédure lorsqu'on recherche une personne, sans doute même mieux vu qu'elle a du s'améliorer depuis.
Il se tourna vers l'enfant et ajouta :
-Ceci dit je reconnais que tu avais raison au sujet de Misaki-san, Conan.
-Dommage que sa beauté t'ai empêcher de te rendre compte de sa culpabilité, lança Ran.
Cette fois, le professeur fut impuissant à les empêcher de partir dans une dispute. Il essayait vainement de leur faire entendre raison mais semblait relativement invisible à leurs yeux, tandis que Conan et Ai les regardaient faire avec des expressions exaspérées, avant d'échanger un regard.
Effectivement, la criminelle s'était peut-être enfuie, mais au moins, pour eux, tout était redevenu comme avant.
J'avoue que j'ai eu du mal à conclure cette fin. Est-ce que ça s'est senti ? J'avais l'impression d'écrire de façon assez factuelle et pas très fluide, mais les gens n'ont pas toujours la même impression que moi quand ils me lisent, donc j'attends vos retours ^^' (Même moi j'ai pas eu la même impression en me relisant en fait xD)
