-Ginny, Hermione, désolé pour cette scène. Ma femme a quelque saut d'humeur.
Lorsqu'il a prononcé son nom, ma tante a sursauté, elle ne devait pas s'attendre à tant de familiarité de sa part. Pourtant, maman n'a pas bronché, elle parait même froide et distante -comme si elle en voulait à M. Malfoy, pour quelque chose que j'ignore.
-Bien, monsieur le directeur, je pense qu'il est l'heure de nous séparer. Votre femme doit vous attendre. Lâche froidement ma mère.
Tandis que nous nous éloignons en silence, je capte un dernier échange de regard entre Tati Mione et le directeur. Tout ça est plus qu'étrange. Arrivé près des autres, maman informe mon père :
-Nous avons croisé, par malchance, la famille Malfoy.
Papa a l'air surprit, et Albus réagi au quart de tour. Sûrement à l'idée de voir Catelyn, alors j'ajoute :
-Mais il n'y avait pas leur fille, seulement ce petit blond prétentieux !
Al parait déçut, mais change bien vite d'humeur à l'arrivé de James. Celui-ci est accompagné de Rose et Jon. Ils ont du faire un tour dans les magasins.
Papa nous entraine vers la boutique d'Ollivander, où je suis la seule à entrer, avec des Gallions dans la poche. Je n'étais jamais entrée dans la boutique, lorsque mes frères sont venus chercher leur baguette, j'étais restée dehors avec mes parents. Regardant à travers la vitre, qui malheureusement ne laissait pas voir grand-chose d'intéressant. Or cette fois c'est à mon tour d'entrer ici et de choisir ma baguette, ou plutôt la laisser me choisir. Un jeune homme m'accueil.
-Bonjour mademoiselle, vous êtes là pour votre première baguette je suppose.
-Excusez-moi, mais où est M. Ollivander ?
-Il a prit sa retraite, je suis son neveu, et je m'occupe du magasin à sa place. Alors, une baguette ?
J'acquiesce d'un hochement de tête. Le jeune homme retourne dans ses immenses étagères à l'arrière de la boutique, et monte sur une échelle coulissante qui lui permet de monter vers la plus haute des étagères. Je le vois parcourir le dessus des boites du bout du doigt, par moment il tire l'une d'elles et l'empile dans ses bras. Il revient les mains pleines de boites diverses et les étale sur son bureau, il m'en tend une première. Je l'attrape et la fais tourner lentement entre mes doigts, un vent faible soulève quelques feuilles de la pièce mais je ne sens rien de particulier. Alors le jeune homme récupère la baguette pour m'en tendre une autre, mais il ne se passe à nouveau rien de spécial. Nous essayons toutes les boites qu'il a ramenées sur son bureau, en vain. Je ne sais pas combien de temps nous avons essayé les baguettes, mais lorsque je me tourne face à la vitrine, je ne vois plus ma famille dehors. Ils ont sûrement dû partir faire un tour. Le vendeur retourne sur son échelle et choisit plusieurs boîtes, avec plus de réflexion cette fois ci. Pourtant aucune des baguettes proposées ne me conviennent. Lasse, le jeune homme se laisse tomber sur son tabouret avec un long soupir.
-À la vitesse où ça va, tu auras essayé tout le magasin avant de trouver la bonne baguette.
-Laissez-moi la chercher parmi vos rayons !
-Jamais personne n'a fait ça ! Remarque le vendeur, surprit.
-Ce sera une première. J'ajoute, impatiente.
Alors il se lève et me fait signe de le suivre dans l'arrière boutique. Là il me montre du doigt les différents rayons. Je monte sur l'échelle et longtemps je glisse mon doigt sur les boites, avant d'enfin sentir une énergie différente en passant sur l'une d'elles. Je la tire alors de son étagère, longue et marron, elle semble vieille. Je n'ose pas l'ouvrier, alors je descend et la tends au vendeur. Il me regarde perplexe, passant de la boite à mon visage. Lorsqu'il l'ouvre enfin, je sens une irrésistible envie de prendre la baguette dans mes mains. Mais je patiente.
-Longue de 26,75 centimètres ; en bois d'hêtre et plume de Phoenix ; inflexible. Un excellent choix. Essaie là !
Je la prends dans ma main droite, un frisson me parcoure, mon cuir chevelu me piquer, la magie court dans ce bout de bois, je la sens. Alors je tends la main vers un vase sur une petite table au fond, aucun mot ne sort de ma bouche, mais le vase se lève dans les airs. J'entends le vendeur souffler derrière moi. Je me tourne vers lui et lâche :
-C'est celle-là que je veux !
Nous retournons à la caisse où je règle le payement. En sortant, je vois qu'il ne reste que ma mère et ma tante qui discute devant la vitrine.
-Où sont les autres ?
-Tu as pris tellement de temps, qu'ils sont partis nous attendre au Chaudron Baveur. Alors tu as ta baguette ? Répond ma mère.
Je lui tends ma baguette, fier comme un pou. Elle l'observe sous toutes ses coutures, avant de la passer à Tati pour qu'elle fasse de même. Lorsqu'elles me rendent enfin ma baguette, je la glisse avec délicatesse dans mes sacs.
Nous rejoignons le reste du petit groupe au Chaudron Baveur, où je me commande un jus de citrouille. James s'est assit en bout de table et ne parle pas, contrairement à son habitude. Je demande alors à Albus :
-Il lui arrive quoi à James ?
-Papa l'a réprimandé pour son comportement envers toi, du coup il fait la tête. M'explique Al en chuchotant.
Notre commande arrive, et je finis mon verre d'une traite, pressée de rentrer à la maison. Lorsque papa déclare enfin être fatigué et vouloir rentrer, je me lève -enthousiaste. Nous saluons le reste de la famille, Tati Mione me serre dans ses bras, et nous choisissons le réseau de cheminées pour rentrer.
Une fois à la maison, je file dans ma chambre pour vider mes sacs. J'admire tous mes achats, avant de les ranger dans ma valise pour Poudlard, sauf -bien sûr-, Snow. Que je laisse dans sa cage, près de la fenêtre. Quelqu'un toque à la porte.
-Entrez !
C'est James qui apparait dans l'embrasure de la porte, qu'il referme derrière lui. C'est rare qu'il vienne me parler.
