Disclamer: les personnages d'IEGO ne m'appartiennent pas.

Et le chapitre 2! J'espère qu'il vous plaira (et oui, j'ai la flemme d'ajouter autre chose u_u)

Chapitre 2:

Victor faisait le tour du portail, veillant à ce qu'aucun démon ou intermédiaire ne s'y trouve. Malgré la décision qu'il s'était persuadé d'avoir pris le jour de son arrivée en enfer, il y était retourné dès qu'il en avait eu l'occasion. Et de nombreuses autres fois par la suite. Il n'y avait jamais revu l'adolescent étrange qui lui avait confié cet endroit, ni personne d'autre d'ailleurs. Pourtant, quelques années étaient passées depuis son arrivée. Du moins, c'était ce qu'il lui semblait. Difficile d'évaluer le passage du temps quand rien ne rythmait les journées. Ici, ils n'avaient besoin ni de manger, ni de dormir et les horaires des patrouilles étaient choisies au bon vouloir des chefs.

Il acheva sa ronde. Toujours personne et rien de suspect n'avait attiré son attention. Parfait. Il préférait ne pas avoir de travail supplémentaire à faire: les démons et leurs manigances occupaient déjà une grande partie de son temps. Étrangement, ces derniers semblaient mettre un point d'honneur à le convaincre de devenir un des leurs et à ce qu'il accepte sans contraintes. Leur obstination ne faisait que renforcer sa résolution à rester humain.

Il traversa le fleuve puis la forêt à pas vifs. Les créatures qui y habitaient se contentèrent de l'observer. Elles ne parvenaient pas à décider de l'attitude à adopter à son égard, surtout depuis que ses pouvoirs se développaient...

Sans esquisser un arrêt, il entra dans la forteresse. Il en connaissait chaque recoin à présent et ne pouvait plus s'y perdre. En croisant Alpha et son ancienne patrouille, il leur adressa un bref salut de la tête qui lui fut immédiatement retourné. Même si le calme de l'intermédiaire ne lui déplaisait pas, il était soulagé d'avoir quitté ses ordres: les disputes incessantes de Beta et Gamma – les deux autres chefs de patrouilles – avaient le don de lui irriter les nerfs. Heureusement, il avait rapidement été changé de poste. À plusieurs reprises même. Jusqu'à ce que les démons comprennent qu'il travaillait mieux seul. À partir de ce moment, il était devenu une sentinelle presque indépendante dont le rôle était de rattraper les fugitifs. Ces derniers, malgré ce que l'on pourrait croire, étaient nombreux mais avaient tous mérité leur sort.

Il passa devant de nombreuses portes ouvertes qui laissaient entrevoir les horreurs infernales sans y prêter attention, concentré sur les détails de son futur rapport – le démon avait pris beaucoup d'avance et avait cru pouvoir fuir par la forêt, il l'aurait presque plaint si son comportement n'avait pas été aussi ridicule. Finalement, l'une de ces salles attira son regard. Il ne s'arrêta pas mais tous les détails se gravirent dans son esprit. Une âme – entourée d'une aura blanche qu'il n'avait jamais vu – était escortée par deux démons jusqu'à une table de torture. Elle ne montrait pas la moindre résistance, résignée, alors qu'il n'y avait encore aucune blessure sur elle.

Victor continua sa route, pensif. Il n'avait jamais vu une telle scène – les âmes étaient toujours sombres et abîmées – et il ne la comprenait pas. Il ne pouvait, en plus, demander à personne ce qu'il se passait: la moindre question engendrait automatiquement des mensonges et des tentatives de manipulation. Si, au moins, il était certain d'obtenir une réponse...

Finalement, il aperçut le démon avec lequel il avait passé un marché – qui n'avait pas daigné lui dire son nom depuis le temps. Ce dernier avait l'air plus heureux qu'à l'accoutumé, sûrement à cause de l'âme qu'il avait vu. Il fit son rapport, expliquant la façon dont le démon avait évité toutes les patrouilles et que son absence avait été remarquée tardivement ainsi que la façon dont il l'avait pisté pour finir par trouver les quelques morceaux de lui que les créatures des bois n'avaient pas jugé utile de déchiqueter.

Le démon hocha la tête mais il ne semblait pas écouter ses paroles. Autre chose le préoccupait.

À peine Victor eut-il achevé son récit que des démons passèrent dans le couloir, encadrant une âme aussi lumineuse que celle qu'il avait vu plus tôt. Son interlocuteur leur adressa un hochement de tête approbateur avant qu'ils ne s'éloignent. Victor ne put s'empêcher de les suivre du regard.

-C'est magnifique, commenta l'autre.

Il se tourna à demi vers le démon. Lui aussi les avait observé partir. Victor prit congé et partit dans la direction opposée. Cette histoire ne lui plaisait pas, même s'il n'en comprenait pas les aboutissements. Que pouvaient faire des âmes pareilles en enfer. Elles n'avaient pas passé de pactes, il en était certain: ces âmes-là avaient des stigmates particuliers et celles-ci semblaient totalement... pures. Elles n'étaient pas à leur place ici.

-C'est donc toi la nouvelle attraction du coin? demanda une voix moqueuse.

Victor se retourna, prêt à se défendre. Une lame de ténèbres apparut dans sa main. Même s'il était toujours vivant, les lois terrestres – comme celles qui autorisaient certains humains seulement à pratiquer la magie – n'avaient plus aucune prise sur lui. Il fit face à un adolescent aux longs cheveux blancs et bleu pâle et aux yeux rubis. Ce dernier était presque seulement vêtu de blanc, avec des touches de gris et de bordeaux. Un bracelet blanc en tissus et aux motifs tribaux cerclait son poignet. La clarté de son être contrastait fortement avec l'environnement sombre. Ses bras croisés nonchalamment témoignaient de son assurance.

-Hn! Tu crois pouvoir faire quoi avec ça? s'enquit-il avec dédain.

Il n'avait pas l'air de se sentir menacé – ou alors il cachait très bien son jeu. Il esquissa un geste de la main et fit disparaître son arme. Victor ne perdit pas son sang-froid malgré la surprise qu'il ressentait.

-L'humain qui impressionne les démons... je ne t'imaginais pas aussi froid.

-C'est toi qui a amené ces âmes ici? demanda-t-il sans prendre sa remarque en compte.

À ses yeux, ces deux événements inhabituels ne pouvaient être seulement des coïncidences.

-Non.

-Alors, nous n'avons rien à nous dire, démon.

Victor lui tourna le dos pour s'éloigner mais l'autre lui barra la route avec vivacité. Une aura de pouvoir intense émanait de lui. Il semblait furieux.

-Je ne suis pas un démon, gronda-t-il. Ne t'avise pas de me traiter une nouvelle fois de la sorte. Ils sont tellement faibles et... misérables.

Il se calma aussi vite qu'il s'était emporté. Un demi-sourire charmeur s'afficha sur ses traits, faisant presque oublier sa fureur précédente.

-Ça ne fait pas longtemps que tu es là, donc je ne peux pas t'en vouloir de ne pas me connaître. Je suis Bailong, le lieutenant de la Mort. J'ai tous les côtés intéressants de son travail sans les inconvénients. Et les démons, tout comme leur roi, ne sont rien de plus que des poussières que je peux écraser entre mes doigts.

Victor était tenté de le classer dans la catégorie des vantards mais la lueur qui brillait dans les yeux rubis ainsi que l'aura de puissance qui n'avait toujours pas disparu le convainquirent que Bailong disait vrai. Quoi qu'il était, aucun démon ne pourrait lui faire de mal. Et il avait l'air trop susceptible pour cacher des informations.

-Que sont les âmes que les démons viennent d'amener?

L'autre le dévisagea avec incrédulité.

-Même si je sais déjà qui tu es, normalement, pour bien entamer une conversation avec un inconnu, on se présente.

Victor lui lança un regard qui signifiait qu'il s'en moquait éperdument, le faisant soupirer.

-Finalement, c'est moins amusant que je l'imaginais. Si je n'était pas certain que ça finirait par devenir intéressant, je serais déjà parti.

Le léger froncement de sourcils que sa phrase provoqua chez l'humain ne lui échappa guère.

-Les démons ne t'ont pas proposé de faire partie de leur équipe? Je pensais qu'ils se jetteraient sur l'occasion pourtant...

-Comment ça? murmura Victor avec méfiance.

Bailong haussa les épaules.

-Les âmes qui ne sont pas destinées à l'enfer font des démons plus puissants que les autres, surtout quand elles le deviennent de leur plein gré. Alors un humain, vivant, qui n'aurait jamais du voir l'enfer... Il aurait sûrement assez de pouvoir pour devenir le lieutenant du roi. Et il va sans dire que celui qui le convaincrait serait gracieusement récompensé.

Victor comprit entièrement le comportement des habitants de l'enfer à son égard. Pourquoi ils n'usaient pas de la force pour le transformer alors que ce serait si simple. Pourquoi les créatures de la forêt et du fleuve ne l'attaquaient pas – l'hésitation face à la nouveauté ne pouvait fonctionner qu'une fois. Ses poings se serrèrent. Il avait une raison supplémentaire de ne pas devenir comme eux.

-Et en ce qui concerne les âmes, eh bien...

Il montra le plafond du doigt.

-Je ne sais pas comment tu appelles l'autre endroit et ça ne m'intéresse pas. Là-bas aussi, ils ont des lois. Sauf qu'ils ne les appliquent pas eux-mêmes.

Il effleura son bracelet, l'air ailleurs.

-J'ai du travail. J'essaierai de revenir te voir plus tard.

Bailong se glissa élégamment près de lui et se fit absorber par les ténèbres du couloir. Victor tenta un infime instant de savoir où il était parti avant de reprendre sa route.

Au fil des heures, il croisa de plus en plus d'âmes lumineuses. Une seule d'entre elles avait tenté de s'échapper. Toutes les autres acceptaient leur sort avec une résignation terrifiante. Depuis leur arrivée, il n'avait plus rien à faire: les démons restaient bien gentiment à leur place. Elles exerçaient sur eux une telle fascination qu'ils exécutaient tous leurs ordres sans broncher, lui laissant amplement le temps de réfléchir à la situation. Si les démons parvenaient à les faire céder, ils auraient une armée plus étendue et bien plus puissante mais cela n'avait aucun intérêt s'ils ne pouvaient pas les envoyer sur Terre. Ils risquaient de chercher un passage s'ils ne l'avaient pas déjà trouvé. Il fallait qu'il trouve un moyen de les empêcher de s'approcher du portail... Mais aucune idée ne lui semblait réalisable. À l'heure actuelle, il y avait déjà trop de démons pour qu'il puisse défendre seul et il ne pouvait compter sur l'aide de personne.

Tandis qu'il errait dans les couloirs, Alpha vint à sa rencontre pour lui dire que le démon l'attendait. Il acquiesça silencieusement et partit dans la direction indiquée sans se poser plus de questions que ça: la torpeur dans laquelle les âmes avaient plongé les démons avaient dû cesser pour l'un d'eux et il avait voulu en profiter pour s'enfuir. Rien d'inhabituel en somme. Il espérait juste qu'il soit moins stupide que l'autre et qu'il essaye un autre chemin que la forêt.

Il atteignit une salle à la décoration sinistre. Toutes les âmes y étaient rassemblées sous bonne garde. Le démon des croisement parlait à Gamma.

-...pas encore bon. Ça finira certainement par fonctionner.

Ils se turent et se tournèrent vers lui en l'entendant arriver. Leurs regards attisèrent immédiatement sa méfiance.

-Que me voulez-vous? demanda-t-il d'un ton égal.

Le démon montra négligemment les âmes.

-Débarrasse-nous d'eux.

-Pardon? fit Victor sans pouvoir cacher sa surprise.

Il poussa un soupir exaspéré.

-Tu peux aussi les abandonner dans la forêt, je m'en moque du moment que je ne les ai plus dans les pattes... J'oubliais à quel point les humains aiment se croire empathiques, finit-il dans un murmure.

Victor resta figé, ne sachant pas comment réagir à cette déclaration. Il se composa un masque de froideur. Il n'avait pas un nombre illimité de choix à disposition et rester à réfléchir devant les démons ne faisait pas partie de ceux-là. Il fit apparaître son épée obscure. Il attendit que les âmes le rejoignent pour partir. Le groupe le suivit docilement à son grand dam: si l'un d'eux essayait de fuir, il aurait plus de temps pour analyser la situation et peut-être trouver une solution.

Ils avancèrent dans les couloirs. La population entière des enfers semblait s'être rassemblée pour les observer. Ils n'avaient rien de mieux à faire, visiblement. Bien qu'il détestait être le centre de l'attention, il n'en montra rien. Des murmures incompréhensibles les suivaient.

Ils quittèrent la forteresse. Au moins, dehors, les démons ne les suivaient pas. Malgré l'intérêt qu'ils leur portaient, ils n'étaient pas prêts à risquer leurs semblants de vire pour se contenter de les observer quelques secondes supplémentaires. Au moment où il atteignait l'orée des arbres, Bailong vint à sa rencontre.

-Finalement, ce n'était pas grand chose... Qu'est-ce que c'est que ça?

Ses yeux passèrent d'une âme à une autre avant de revenir sur Victor.

-Je dois me débarrasser d'eux, apparemment, expliqua-t-il.

-Tu ne peux pas faire ça.

-Leur sort n'avait pas l'air de t'inquiéter tout à l'heure.

Comme il ne s'arrêtait pas, Bailong dut l'accompagner pour pouvoir continuer de lui parler. Il ne montra pas la moindre appréhension en franchissant la limite des bois.

-Je ne m'inquiète pas pour eux, mais pour toi. J'ai enfin trouvé un divertissement intéressant: ce serait dommage de le perdre...

-Ça n'a aucun rapport.

-Si. Tu n'auras plus aucun intérêt si tu deviens un démon. Tu ne crois quand même pas qu'il suffit de refuser de vive voix pour rester humain? Les actions aussi comptent et ça, ça te transformera directement... Tu m'écoutes?

Victor ne prit pas la peine de répondre: il avait déjà pris sa décision et il n'avait pas de temps à perdre. Les créatures rôdaient autour d'eux. D'ici peu, l'une d'entre elles tenterait une attaque et les autres suivraient. Heureusement, le fleuve était déjà en vu. Contrairement aux autres fois, le brouillard était complètement levé, comme si leur venue était prévue.

Il ne s'attarda pas sur cette pensée perturbante.

Il ne laissa paraître aucune hésitation en le franchissant. Il s'arrêta à mi-chemin pour laisser les âmes passer. Elles le firent sans qu'il ait besoin de le demander. Un sourire amusé éclaira le visage de Bailong.

-Tu te rends compte de ce que tu fais? ronronna-t-il.

Victor fixa quelques secondes le blanc avant de se diriger vers le portail. Les âmes s'étaient rassemblées, arborant des mines perdues.

-Et maintenant...?

L'adolescent se retourna et darda son regard d'ambre sur la forêt.

-Je ne peux pas y retourner après avoir désobéi. Ils risqueraient d'utiliser ça comme excuse pour se donner le droit de me transformer.

Le sourire de Bailong s'accentua.

-C'est une déclaration de guerre.

Victor haussa les épaules et tourna le dos à la forteresse.

-Je savais que ça finirait par devenir intéressant...

-Tu n'as pas de travail à faire? demanda Victor, agacé qu'il considère sa vie comme un spectacle.

-Sûrement mais, tout de suite, j'ai plus envie de voir la suite des événements.

Il lui lança un regard noir qui n'eut pas le moindre effet. Bailong répliqua par un sourire fier avant de reporter son attention sur la forêt. Il attendait avec impatience la venue des démons qui ne manquerait pas de le divertir. L'humain se retourna vers les âmes et se déplaça parmi elles. Hormis les blessures qu'elles arboraient, elles semblaient aller bien et commencer à comprendre la situation. Il retourna ensuite près du lieutenant de la Mort qui se contenta de l'informer – avec joie – de l'arrivée imminente des démons. En effet, à peine avait-il terminé sa phrase que les concernés leur firent face, de l'autre côté du fleuve, avec celui qui l'avait damné à leur tête. Mais ils ne pouvaient faire un pas de plus sans risquer de se faire engloutir: l'eau était devenue aussi noire qu'en amont.

-Que font les âmes là? demanda-t-il d'une voix tremblante de rage. Je t'avais demandé de t'en débarrasser, il me semble. Je vais être obligé de punir ton attitude. Que dirais-tu de voir ta famille pour laquelle tu es prêt à tant sacrifié torturée ici-bas?

Son ton était devenu mielleux sur la fin.

-À cause de ma soi-disant désobéissance?

-Exact, répliqua le démon même si le « soi-disant » l'avait fait grimacé.

Il semblait d'ores et déjà persuadé de sa victoire, qu'il tomberait à genoux devant lui, les suppliant de lui laisser une autre chance.

-Sauf erreur de ma part, je suis toujours vivant. Vos lois ne me concernent pas.

L'expression du démon se décomposa totalement, prouvant ses dires et qu'il ne s'attendait pas à une telle répartie.

-L'humain a raison. Ça change.

Le démon tourna sa fureur sur Bailong.

-C'est tout ce que tu trouves à dire? cracha-t-il. Tu pourrais faire quelque chose!

L'amusement qui était jusque-là présent sur le visage du blanc s'évanouit au profit d'une colère menaçante. Cela suffit à faire tressaillir et reculer la horde.

-De quel droit tu me donnes des ordres?

Personne n'osa répondre. L'attitude des démons prouvait définitivement que ce qu'il racontait sur ses pouvoirs et le respect qui lui était du n'était pas qu'une pure vantardise.

-Ça fait longtemps que je ne suis pas venu ici. Peut-être qu'il faut que je vous rappelle mon statut...

Il leva à demi le bras et se figea, comme s'il écoutait quelque chose. Son expression s'adoucit un instant si infime que Victor doutait que quelqu'un d'autre que lui ait remarqué. Il laissa lentement son bras retomber le long de son corps, comme si ce geste d'abandon lui coûtait. Son air féroce empêcha les démons de s'en réjouir cependant.

-Ça t'arrangerait, n'est-ce pas? Je te détruis et tu n'auras plus à montrer tes échecs à ton roi. Dommage pour toi, je suis d'humeur clémente aujourd'hui. Partez.

Les démons restèrent pétrifiés un instant avant d'obéir et de s'enfuir à toute vitesse, apeurés à l'idée qu'il décide finalement de leur faire payer leur affront.

-Qu'est-ce qui a valu ce changement d'avis? demanda Victor.

Même s'il ne le connaissait que depuis très peu de temps, il n'était pas dupe de son indulgence.

-On m'a donné un conseil judicieux. Ça aurait été dommage de ne pas le suivre.

Victor était surpris d'apprendre qu'il avait de l'estime pour quelqu'un. Il semblait si fier, si sûr de lui... Tout à fait le genre de personne à suivre ses envies et à ignorer les conseils, même avisés, pour la simple raison qu'ils provenaient d'autrui.

-Tu vas faire quoi, maintenant que tu es monté en grade? ajouta le blanc. C'est une belle promotion, de passer de chevalier à roi, même d'un aussi petit royaume.

Il jeta un coup d'œil aux âmes qui s'étaient approchées en entendant les démons venir. Malgré leur soulagement évident, elles semblaient déboussolées. La charge de travail qu'il allait avoir lui sauta aux yeux.

Il se contenta d'un soupir comme réponse.

Fin du chapitre 2