Parce que je suis un Malfoy !
Book : Harry Potter
Couples : Drarry, et peut-être RW/HG
Disclamer : Ils ne sont pas à moi, mais bien à J.K.Rowling. S'ils étaient à moi, Poudlard ne serait qu'un énorme bahut où tous les étudiants couchent ensemble... Finalement, il vaut mieux les laisser à J.K. XD
Chapitre 3 : Des mesures "Draconiennes"
Une désagréable secousse obligea Harry à sortir du pays des songes. Il papillonna des yeux, le temps de s'habituer à la lumière que produisaient les bougies de la pièce et se retrouva face à face avec un blond passablement irrité qui lui secouait l'épaule plutôt vivement.
"Potter ! Potter !
- mmhh... Malfoy, il fait encore nuit, pourquoi tu me réveilles si tôt ?
- Si tôt !? hurla Draco. Tu as dormit toute l'après-midi d'hier et lajournée d'aujourd'hui !! C'est le soir !
- ah ?
- Oui !
- Bon et alors ?
- Et alors j'ai enfin fini cette foutue potion qui m'a bouffée une journée de mes vacances !
- Vraiment !? s'écria Harry aussi fort que sa gorge le permettait, une lueur d'espoir dans les yeux : ça y est, il allait mettre fin à ses souffrances.
- Ouais, grogna le blond. Je te conseille d'avaler cul-sec, dit-il en lui tendant une fiole contenant un liquide violet."
Le malade saisit la fiole, tremblant, et avala rapidement, comme le Serpentard le lui avait recommandé. Le flacon vide, il sentit presque instantanément les effets de la potion.
Son teint redevint normal, ses mains ne tremblotaient plus, sa gorge ne le faisait plus souffrir et il sentit la chaleur partir. Le brun ouvrit grand ses yeux, plus le moins du monde fatigué, et tâta son visage et ses cheveux qui n'étaient plus mouillés.
Le Gryffondor n'y croyait pas. En moins de dix secondes il avait mit fin à trois jours d'horribles souffrances. Il se sentait en bonne santé, et il le devait à la peste en face de lui qui souriait victorieusement.
"Je... je suppose que je dois te dire merci, Malfoy... dit timidement Harry.
- Oh non ! Merci à toi.
- Comment ça ?
- Grâce à toi, Serpentard a gagné le match de Quiditch ! dit le blond, triomphant. Un vrai carnage ! Des tonnes de Gryffys se sont retrouvés à l'infirmerie en geignant, ils pleuraient presque ! Ils en faisaient trop, de vraies fillettes ! Ils sont ressortit une demi-heure après.
Sur le coup, le brun fut déçut d'avoir fait perdre sa maison puis il se souvint de leur pari et ouvrit de grands yeux, ce qui n'échappa pas à son ennemi qui fit un large sourire victorieux.
- Et oui, Potty. Tu as perdu le pari en même temps que les Gryffondors ont perdu leur dignité !
- Bon ça va ! fit Harry agacé. Qu'est-ce que tu veux ?
Draco s'approcha de l'oreille du Survivant, un sourire mielleux aux lèvres, et lui murmura quelque chose qui fit prendre à Harry une jolie couleur pourpre au quart de tour tandis qu'il essayait de prendre un air indigné.
"Tu veux que QUOI !?
- Allons, Potter ! Je t'ai sauvé la vie tout de même tu pourrais m'être un minimum reconnaissant !
- Mais à ce point là, ça dépasse de loin le stade de la reconnaissance !
Draco soupira. Il jaugea son vis-à-vis et sourit malsainement selon Harry qui constata que le blond s'approchait de plus en plus de son oreille.
- Tu te souviens que tu m'as retenu pour rester avec toi ?
- ...le brun s'empourpra un peu plus lorsqu'il se rappela en effet l'avoir attrapé par la manche.
- D'une certaine manière, tu m'as demandé de t'aider, non ?
- ...
- Et moi, en gentil garçon que je suis, je t'ai sauvé la vie... En revanche, en tant que Serpentard, je ne fais rien gratuitement... siffla le blond en glissant une main sous le pyjama du Gryffy, lui caressant les abdos, appréciant visiblement beaucoup la peau douce et chaude sous ses doigts. (NdMey : vive les plans à la serpentarde nyéhé)
- Ma-Malfoy... gémit Harry qui se tortillait en tentant en vain de se persuader qu'il n'aimait pas ça. Arrête...!
- Shhh... Tu te souviens de notre accord ? Tu ne dois pas broncher... murmura Draco, ne faisant que frôler les lèvres de sa Némésis.
Le brun sentit une main se glisser derrière sa nuque, pareille à la dernière fois, toujours aussi agréable, et les lèvres douces et brûlantes du blond rencontrer les siennes.
Le Serpentard s'amusa un moment avec le bout de sa langue à lécher le contour des lèvres du Gryffondor, puis, ce dernier les ouvrit timidement, accueillant l'intruse. Il sentit Draco sourire puis plonger sa langue dans la bouche offerte.
Harry leva les bras pour lespasser derrière le dos du blond, l'attirant un peu plus vers lui, faisant se rencontrer leur torse.
Un sourire, ravageur certes, mais espiègle se dessina très nettement sur le visage pâle du jeune Malfoy qui retira sa bouche, créant une sensation de manque chez son ennemi.
"Tu sais, je peux partir si tu ne veux pas...
- La ferme...!! chuchota le brun avant de laisser le blond se ré-emparer de ses lèvres."
Les deux jeunes hommes gémissaient de plaisir au contact de leurs langues qui s'entremêlaient.
Draco, pour être plus à l'aise, plaça ses jambes de part et d'autre des hanches d'Harry qu'il vint ensuite saisir, prenant bien soin de caresser tout le reste du corps en descendant ses mains, provoquant des frissons de plaisir chez le brun. Il sentit l'excitation de sa Némésis monter au fur et à mesure qu'il rapprochait son bassin du sien, et entreprit de déboutonner son chemisier-pyjama, sans quitter la bouche du brun, lorsqu'il entendit des bruits de pas dans le couloir. Sûrement Mme Pomfresh qui venait vérifier que tout allait bien... (NdA : si vous voulez la suite, n'assassinez pas l'auteur NdMey : franchement s'arrêter en si bon chemin c'est du sadisme)
Alertés, les deux garçons se décollèrent l'un de l'autre et le blond descendit du lit, se recoiffa un peu et se pomponna tandis que le Survivant refermait sa chemise et remontait la couette sur lui. C'est alors qu'il vit le Serpentard ouvrir de grands yeux. Ce dernier tourna la tête pour voir où était l'infirmière et dit précipitamment en chuchotant :
"Lève tes jambes, Potter !
- Quoi ?!"
Harry baissa la tête vers la bosse formée sous la couette que lui montrait Draco d'un signe de tête, ce qui le fit rougir violemment, puis il s'exécuta.
Les pas se faisaient de plus en plus audibles, et les deux sorciers entendirent la porte de l'infirmerie s'ouvrir sur Mme Pomfresh, anxieuse. Arrivée à la hauteur des élèves, elle demanda à Draco :
"Alors, M. Malfoy ? Où en êtes-vous avec cette potion ?
- Voyez vous-même, répondit-il en désignant l'ancien malade dans le lit.
L'infirmière se tourna vers Harry, fit un grand sourire, soulagée, et rejoignant ses mains elle hurla presque :
- Oh ! C'est merveilleux ! Il a repris des couleurs ! Il a l'air en pleine forme !
- Oui, il l'est... dit le blond un petit sourire en coin, faisant un peu plus rougir le brun.
Mme Pomfresh se retourna vers le Serpentard.
- Et tout ça c'est grâce à vous, M. Malfoy ! Je ne l'oublierai pas, je vous l'assure ! Et je pense que M. Potter ne l'oubliera pas non plus.
- Je pense aussi...
- Quel dommage que vos amis soient déjà partis en vacances, M. Potter... En tout cas, je les avertirai de votre bonne santé.
- Merci, madame, répondit Harry en lui souriant gentiment.
- Mais de rien, c'est M. Malfoy que vous devriez remercier !
- Ne vous inquiétez pas pour ça... fit Draco en faisant un sourire bien explicite au brun.
- Bon ! Laissons votre camarade se reposer un peu, et vous aussi M. Malfoy, vous avez l'air exténué.
- Oui. Au revoir, Potter, repose-toi bien..."
Draco s'éloigna en suivant Mme Pomfresh, et offrit son sourire le plus envoûtant et sexy à sa Némésis. Il s'assura que l'infirmière ne le voyait pas pour articuler entre ses lèvres "On remettra ça", faisant rougir le brun de plus belle. (NdMey : j'ai hâte de voir ça …)
Un excellent jour s'annonçait pour Draco. Il avait finit la potion pour son ennemi qui lui devait à présent la vie et il allait enfin pouvoir profiter de ses vacances. Pas question de perdre une seconde de plus de cette magnifique journée.
Le sorcier sortit de son lit d'un bond, il s'étira aussi gracieusement qu'un chat, puis entreprit de choisir ses vêtements. Pour une fois, il était pratiquement seul chez les Serpentards et cela lui rappelait le manoir…
« Mieux vaut être seul que mal accompagné. » se disait sans cesse Draco.
Ce dernier enleva le pantalon qui lui servait de pyjama et enfila un jean noir moulant son fessier mais assez large aux jambes, un pull gris délavé dont le col lui arrivait à la pomme d'Adam et enfin, une veste corbeau. Il coiffa sa magnifique chevelure blond clair, puis mit des chaussettes bleu marine avant de se chausser et d'aller petit-déjeuner.
Arrivé à la Grande Salle, plus vide que jamais, il s'assit à la table des Serpentards, seul, et se servit un croissant et un chocolat chaud. Lorsqu'il porta la boisson à ses lèvres et qu'il leva enfin les yeux, Draco aperçut Harry, à côté de Ginny.
Apparemment, ces deux là s'entendaient bien. Trop bien même. La benjamine Weasley sautait sur toutes les occasions pour toucher Harry, elle riait de bon cœur –alors que lui se forçait pour lui faire plaisir-, et elle lui apportait ses tartines directement dans la bouche, malgré les refus polis de la main que lui faisait Harry.
Draco ne pouvait définitivement pas supporter les Weasley.
Il continuait de les observer du coin de l'œil tout en déjeunant. Bien que l'attitude de la jeune fille l'exaspérait au plus haut point, le Serpentard trouvait la scène relativement distrayante.
Ginny noua ses bras autour de celui d'Harry, se frottant doucement la tête contre son épaule, trop contente d'être avec lui en bonne santé.
"Ahh… Harry, dit la jeune fille, ce que je suis heureuse que tu ailles mieux ! Tu sais que je t'ai remplacé au match deQuidditch ?
- Oui, on m'a dit.
- Je suis désolée de nous avoir fait perdre...
- Ne t'en fais pas, ce n'était pas ta faute voyons...
- Mais maintenant, ceux qui avaient parié sur nous m'en veulent et les Serpentards se moquent encore plus des Gryffondors !
- Les Serpentards sont comme ça et puis de toute façon, ils n'auraient pas dû parier. C'est stupide... murmura presque Harry en repensant aux conséquences d'avoir lui-même parié.
- On croirait entendre Hermione."
Harry paraissait mal à l'aise d'être enlacé par Ginny. Certes ils étaient bons amis, elle était jolie, gentille, attentionnée... parfaite en somme. Peut-être un peu trop...
Il leva la tête qu'il gardait baissée depuis longtemps en fixant son lait chaud et aperçu Malfoy,à la table en face, qui le regardait avec insistance, la tête reposée sur une main. Draco posa sa tasse et passa sa langue sur ses lèvres faisant un peu rougir le brun qui lui jeta un regard foudroyant. Le Serpentard lui fit un sourire mielleux en retour.
Tout à coup, Ginny tira sur le bras d'Harry pour qu'il se lève avec elle.
"Où est-ce que tu veux aller ? demanda le sorcier.
- A notre salle commune. J'aimerais écrire une lettre à Ron et Hermione et je pensais que tu voudrais aussi venir.
- Bien sûr... dit distraitement le brun en jetant un regard discret à son ennemi.
- Allez, viens ! Il faut que je félicite Hermione pour supporter mon frère pendant deux semaines.
- Comment ça ? demanda Harry soudainement intéressé.
- Eh bien oui, ils ne te l'ont pas dit ? Hermione vient dormir à la maison. Je lui prête ma chambre et en plus ça me donne une bonne raison de rester avec toi, répondit timidement Ginny.
- ...
- Enfin ! Je veux dire... Pour pas que tu restes seul ! rajouta-t-elle précipitamment.
- Oui oui, ne t'inquiètes pas j'avais compris."
Harry lui sourit gentiment, se leva et se laissa tirer par le bras, regardant une dernière fois Malfoy qui ne le quittait pas des yeux avant de franchir l'immense porte. (NdMey : que ceux qui veulent tuer Ginny disent avada kedavra !!)
Harry avait terminé sa lettre depuis un moment déjà. Il n'avait malheureusement pas la tête à écrire à ses amis, mais plutôt à penser à un certain Serpentard blond. Il continuait de se demander pourquoi il avait voulu l'embrasser la veille en gage du pari qu'il avait perdu, mais ce qui l'effrayait surtout était la dernière phrase qu'il avait mimée avant de partir.
"On remettra ça."
Que voulait-il dire par là ? Bien sûr il lui devait la vie mais quand même... Il allait devoir subir à nouveau ça ?
Enfin "subir"... Harry ne s'était pas vraiment débattu. Il l'avait même attiré vers lui et embrassé de son plein gré...
Le Survivant rejetait la faute sur le fait qu'il était totalement confus et fatigué.
"Harry ? appela Ginny.
- Oui ?
- Tu as déjà fini ta lettre ?
- Je n'étais pas très inspiré...
- Je vois ça... Au fait, on a une rédaction à faire en Etude des moldus.
- Sur quoi ?
- Les chats... répondit la jeune fille en soupirant.
- Les chats ?! répéta Harry surpris. Burbage est malade ?
- Je crois que Seamus a essayé de lui jeter un sort pour qu'elle soit gentille avec lui et ne le punisse pas pour ne pas avoir fait son travail... Ca a mal tourné comme d'habitude : elle était totalement stone ! Tu as vraiment raté quelque chose, Harry. Elle a même dit à Neville qu'il avait de beaux yeux et elle titubait un peu !
Les deux Gryffondors éclatèrent de rire. Puis ils se calmèrent et un lourd silence plana entre eux, chacun plongeant son regard dans celui de l'autre en souriant.
- J'aime bien quand tu ris, Harry... murmura Ginny en lui prenant la main."
Le sorcier de répondit pas, plutôt gêné. Soudain il s'aperçu que la rousse s'approchait de lui, l'écart entre leurs deux visages se réduisait à vue d'œil et il commença à paniquer. Il n'avait pas vraiment envie d'embrasser Ginny... Elle était belle, très gentille et drôle mais jusque là, il la voyait plutôt comme sa petite sœur... Harry ne voulait pas gâcher leur amitié et encore moins lui briser le cœur mais comment faire ? La situation urgeait : la rousse avait presque atteint ses lèvres. Il détourna alors la tête et balbutia :
"Je suis désolé je... Je dois aller chercher des livres pour la rédaction, à la bibliothèque..."
Harry se leva précipitamment et s'apprêtait à partir lorsqu'il se retourna et regarda la jeune fille qui baissait la tête. Il avait été très maladroit sur ce coup... Il voulait tant la prendre dans ses bras mais elle se ferait des illusions et il n'était même pas sûr qu'elle le laisse l'approcher maintenant.
Des gouttes commencèrent à tomber sur le sol, et Ginny tremblait en reniflant un peu bruyamment.
Le brun lui posa une main sur l'épaule, et s'agenouilla à sa hauteur mais elle détourna la tête.
"Arrête ! Je ne veux pas que tu me vois comme ça !
- Ginny, je...
- Tu n'avais pas des livres à aller chercher ? Ou alors ce n'était qu'un prétexte..."
Ginny avait sa fierté de Gryffondor et ne voulait pas qu'on la voit si faible, surtout pas Harry qu'elle admirait et aimait tant.
Le cœur d'Harry se serrait de plus en plus, il avait envie de se gifler et ne comprenait même pas pourquoi son amie ne l'avait pas déjà fait. Mais elle voulait certainement être seule maintenant et il préféra partir.
Le sorcier se releva, se dirigea vers la porte puis il se retourna une dernière fois vers la rouquine en sanglot.
"Je suis vraiment désolé, Ginny..."
A la bibliothèque, Harry tentait en vain de se concentrer sur ses recherches sur les chats mais il n'arrivait pas à sortir l'image de Ginny, le cœur piétiné, de sa tête. Il s'en voulait tellement de l'avoir faite souffrir, et il espérait qu'elle trouve quelqu'un qui la mérite et qui lui fasse oublier le chagrin qu'il venait de lui causer. De plus, ça allait sûrement avoir des répercutions sur son amitié avec Ron... Pourquoi avait-il fallut qu'elle tombe amoureuse de lui ?
Soudain, une main qui glissa sous sa chemise fit sortir Harry de ses pensées et le fit sursauter. Le brun laissa tomber le livre qu'il tenait dans les mains et un frisson le parcourut. Il sentit une deuxième main se faufiler sur son torse, et des lèvres lui embrasser le cou puis remonter jusqu'à son oreille qu'un souffle chaud chatouilla avant que des dents viennent la mordiller.
Harry vira au pourpre, et ferma les paupières en poussant un soupir entre l'exaspération et l'excitation.
Il reconnaissait ces caresses pour avoir fait connaissance avec elles la veille.
"Malfoy... Arrête ça un peu..."
En guise de réponse, le Serpentard colla un peu plus son torse contre le dos d'Harry qui frissonna.
"- Ce n'est vraiment pas le moment, Malfoy...
- Pourquoi es-tu si tourmenté, Potter ? Il s'est passé quelque chose avec la fille Weasley ?
- ...
- En plein dans le mille, hein ? murmura Draco à l'oreille avec laquelle il s'était amusé.
- Comment tu sais... ?
- J'ai bien vu comment elle te tournait autour tout à l'heure, et aussi comment tu essayais de t'en dépêtrer...
- ...
- Elle va s'en remettre, il faut te détendre..."
Associant le geste à la parole, Draco descendit un peu plus la main qui caressait le ventre du Gryffondor, la passant dans son pantalon.
Harry eut un léger sursaut accompagné d'un long frisson qui lui parcouru tout le corps, chassant peu à peu toutes pensées cohérentes de son esprit.
"Dra... Malfoy...!
- Mmh ? répondit le blond tout en suçotant le cou du brun.
- A... Arrête ça...
- Pourquoi ?
- Pense à ce que diraient les autres... ton... ton père par exemple...
- ...Il serait sûrement en colère..."
Juste après ces paroles, Draco croqua un peu plus le cou d'Harry, plongea sa main plus bas dans son jean et son autre main commença à torturer ses tétons.
Le Gryffondor poussa un gémissement lorsqu'une vague de chaleur le parcourut, et sentit les lèvres de son ennemi s'étirer, appréciant apparemment cette réaction.
Harry se sentait de plus en plus étroit dans son pantalon, à la grande satisfaction de Draco qui arrêta ses caresses sur le membre et les tétons du Survivant pour laisser ses mains courir sur le torse doux et chaud de son ennemi.
Le vert-et-argent déposa un baiser humide sur la joue pourpre du brun qui tourna la tête vers lui pour le laisser embrasser sa bouche. Le blond fit se rencontrer leurs lèvres, s'amusant à frôler du bout de la langue la lèvre inférieure du brun puis à la mordiller avant que sa Némésis n'entrouvre la bouche pour le laisser pénétrer dans celle-ci, déclenchant une avalanche de sensations à chaque contact. Harry passa sa main derrière la nuque de Draco, l'attirant encore plus contre lui.
Le Serpentard donna un coup de rein contre les fesses d'Harry qui se retourna d'un coup pour faire face au blond. Il encadra son visage pâle de ses mains et l'attira sauvagement contre lui. Draco saisit alors les hanches du Gryffondor et les plaqua contre les siennes tandis qu'Harry glissait sa main dans ses cheveux presque argent, les trouvant infiniment doux et soyeux.
Le blond retira sa langue et posa son front sur la cicatrice en éclair de sa Némésis, plongeant son regard gris dans les yeux émeraude à moitié clos, brillants de mille feux. Draco sourit, découvrant ses belles dents blanches et ses canines pointues au Gryffondor haletant dont le souffle chaud venait lui chatouiller la bouche.
"Tu sais quoi, Potter ?
- ...
- Je pense que cette bibliothèque n'est vraiment pas un endroit pour faire ce genre de chose...
- Qu-
- Aussi, reviens plutôt ce soir à la salle commune des Serpentard... murmura le blond en souriant sournoisement, Il n'y a personne à par Bullstrode mais elle est au dortoir des filles...
- ...
- On s'occupera de "ça", susurra Draco en plongeant encore une fois sa main dans le pantalon déformé par une bosse ce qui arracha un autre gémissement au brun.
- Espèce de s-"
Le Serpentard le coupa en embrassant chaudement une dernière fois le Gryffondor puis il se décolla de lui et se dirigea d'un pas lent vers la porte tout en se recoiffant avec ses mains alors qu'Harry le fusillait du regard et hurla :
"Pas la peine de m'attendre !! Je ne viendrai pas, Malfoy !
- Dois-je te rappeler que tu as toujours une dette envers moi ?
- Je crois l'avoir payée depuis bien longtemps !
- Je veux plus... Je suis un Malfoy, et en tant que tel, j'ai toujours ce que je veux..."
Draco tourna les talons en ricanant et franchit la porte pour aller rejoindre sa salle commune. (NdMey : encore un espoir qui tombe à l'eau … spéc' de sadique)
Après avoir dit le mot de passe à la Grosse Dame, Harry entra dans la Salle Commune des Gryffondors. Là, sur le tapis juste à ses pieds, se trouvait une valise toute simple, en vieux cuir marron avec des initiales en lettres d'or "G.W.". Le brun leva subitement la tête et aperçut Ginny, droite comme un piquet, fière, le regard froid et impassible -ce n'était pas vraiment de la haine, mais de la tristesse qu'elle essayait de cacher derrière un masque d'insensibilité.
La sorcière fixait Harry dans les yeux, et elle mourrait d'envie de lui demander pourquoi il l'avait rejetée, qu'est-ce qu'il n'aimait pas en elle ? Elle savait qu'elle était plutôt jolie et convoitée, elle était très gentille et courageuse quand il le fallait, bien qu'elle ait des moments de faiblesse parfois, comme tout le monde. Elle voulait aussi lui demander où étaient les soi-disant livres qu'il était allé chercher, mais elle craignait la réponse... Tant de questions à poser, tant de choses à dire, mais Ginny restait muette et immobile.
"Où... Où tu vas ? commença alors Harry.
- Je rentre chez moi pour les vacances, répondit froidement la sorcière.
- Mais je croyais que tu laissais ta chambre à Hermione ?
- Ma chambre est assez grande pour nous deux.
- Je... Je vois... marmonna Harry blessé par tant de froideur."
La jeune rousse laissa planer un silence entre eux. Elle espérait qu'Harry lui demande de rester, qu'il lui dise qu'elle comptait pour lui et qu'il avait réagit sous le coup de la surprise. Elle voulait lui laisser une chance... Mais rien. Le Survivant restait là, comme un idiot à fixer un point invisible aux pieds de Ginny. La sorcière ne voulait pas partir, elle voulait rester avec lui qu'elle aimait tant d'un amour sincère et profond, un amour malheureusement non-partagé, et elle savait que rester auprès d'Harry lui serait encore plus douloureux. Elle savait qu'il n'allait rien dire. Elle poussa un long soupir.
"Bon eh bien... à dans deux semaines. Bonnes vacances, dit Ginny en prenant sa valise.
- Oui, passe de bonnes vacances aussi..."
La jeune Weasley passa à côté d'Harry. Tous deux fermaient douloureusement les yeux comme pour s'empêcher de se regarder l'un l'autre, et le sorcier ne bougea pas d'un pouce, la tête toujours baissée. Il attendit d'entendre le claquement de la porte qui se refermait derrière son amie pour enfin se retourner. Il resta de longues minutes à fixer cette porte, puis alla s'effondrer sur le canapé devant le feu de la cheminée.
La Salle Commune était vide, Harry se sentait seul, triste et écœurant. Cela faisait bien longtemps que ça ne lui était pas arrivé. D'habitude, lorsqu'il commençait à déprimer, il y avait toujours un ami à ses côtés pour le réconforter, lui redonner cette force et ce courage propres aux Gryffondors. Mais il venait de voir partir la dernière amie qu'il lui restait pour ces deux prochaines semaines, de la plus cruelle des manières. Ces deux semaines allaient être longues...
Tout en fixant inlassablement le feu de bois qui crépitait dans la cheminée, Harry vit tout à coup un visage familier apparaître. Un visage aux traits fins, au regard envoûtant et aux cheveux blonds extrêmement clair.
Le sorcier secoua vivement la tête et regarda à nouveau les flammes, aussi banales qu'elles pourraient l'être. Une simple illusion.
Harry se sentait-il seul et abandonné au point de voir le visage de son pire ennemi dans un feu de cheminée ? Il était tombé bien bas...
Enfin, il devait bien se l'avouer, ces temps-ci, le brun pensait beaucoup au Serpentard. Il n'arrivait définitivement pas à le cerner : parfois il pouvait être si arrogant et insupportable, si cruel et égoïste ! Et pourtant, la seule image qu'il gardait de lui était la seule fois où il avait crut voir son vrai visage, un garçon sensible, incompris, seul... La façon dont il s'était occupé d'Hedwige l'avait attendrit et lorsqu'il lui avait dit que personne ne lui avait souhaité un bon anniversaire, Harry avait eut envie de prendre le blond dans ses bras. Il avait semblé si faible et fragile en cet instant... Et les jours qui avaient suivi cet évènement, Malfoy était resté égal à lui-même, toujours prêt à le ridiculiser -et à faire des paris stupides- !
Le Gryffondor commençait d'ailleurs à craindre pour sa virginité depuis ce pari... Malfoy savait se montrer très persuasif, et en ce moment, Harry aurait préférérecevoir des moqueries ou des remarques déplaisantes plutôt que se faire harceler de la sorte.
D'un coup, le brun revit les moments où il avait attiré le blond contre lui à l'infirmerie, et ce qu'il avait vécu il y a quelques minutes à la bibliothèque, où il s'était presque jeté au cou de son ennemi. Harry s'empourpra. Comment avait-il put être si entreprenant !? Et surtout comment avait-il put se laisser faire !?
Quelque part, le Survivant s'en voulait... Il avait l'impression d'avoir trahit les Gryffondors, d'avoir fait quelque chose de vraiment mal, mais malheureusement, ça excitait son côté Serpentard. Harry n'avait jamais aimé les règles mais de là à apprécier le fait d'être touché par Malfoy... De là à frissonner de plaisir lorsqu'il l'embrasse, à gémir sous ses caresses... De là à ressentir une sensation de manque quand il part, à souhaiter qu'il revienne le surprendre...
Harry se leva du fauteuil puis prit sa Carte du Maraudeur avant de sortir de sa salle Commune.
OoOoXoOoO
Le labyrinthe des sous-sols était désert. Le Gryffondor s'enfonça de plus en plus loin dans les entrailles du château en jetant sans cesse des coups d'œil à droite et à gauche pour vérifier si personne ne l'avait vu ici. Au bout d'un quart d'heure, alors qu'il commençait à désespérer, il aperçu soudain un nouveau marqueur sur la carte : "Draco Malfoy". Apparemment ce dernier se trouvait à quelques pas, à droite au prochain croisement. Tout en ne quittant pas des yeux sa précieuse carte, le brun accéléra le pas, ne se guidant que par le marqueur "Harry Potter" qui lui indiquait où il marchait.
Tout à coup, le Survivant stoppa devant un simple mur humide. Il posa sa main dessus, cherchant un moyen de l'ouvrir. Il se souvint du coup lors de sa seconde année à Poudlard, où il avait, avec Ron, prit du Polynectar pour infiltrer la Salle Commune des Serpentards et soutirer des informations à Malfoy. Il n'avait jamais totalement put oublier ce mot de passe digne des vert-et-argent : "Sang-pur" prononça Harry.
Rien ne se passa. Le brun attendit encore, se demandant pourquoi il était venu. Il se sentait seul ? Il avait perdu la raison ?
Soudain une porte de pierre dissimulée dans le mur s'ouvrit sur un magnifique blond, au regard métallique et ensorcelant, un sourire en coin. Draco mit une main sur sa hanche et pencha un peu sa tête sur le côté.
"On a eut le temps de changer de mot de passe en 4 ans, Potter."
Le susnommé détourna le regard, un peu honteux d'être venu jusqu'ici et encore plus de s'être fait prendre, et marmonna :
"Ca coûtait rien d'essayer...
Le blond laissa s'échapper un petit rire.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Rien de spécial...
Draco haussa un sourcil puis sourit, l'air moqueur.
- Tu es venu de la salle commune des Gryffondors jusqu'à celle des Serpentards -qui sont à l'opposé- et tu as tenté d'ouvrir notre porte mais tu ne voulais "rien de spécial" ?
Effectivement, vu comme ça, Harry avait l'air idiot... Mais il avait totalement oublié la raison pour laquelle il était venu, il commençait même à se demander s'il y en avait vraiment eut une.
- Bon, tu entres ou bien tu prends racine ?
- Mais c'est la salle commune des Serpentards, je n'ai pas le droit d'y entrer.
- Et depuis quand tu te préoccupes des règles exactement ? demanda Malfoy d'un ton goguenard.
Il n'avait pas tord... Harry entra. Cette pièce n'avait pas changé depuis ces quatre ans : la salle commune des Serpentards était une longue pièce souterraine aux murs et au plafond de pierre brute. Des lampes rondes, verdâtres, étaient suspendues à des chaînes et un feu brûlait dans une cheminée au manteau gravé de figures compliquées. Draco alla s'assoir dans un sofaouvragé devant les flammes et invita le Gryffondor à faire de même.
Harry s'approcha hésitant puis s'installa non sans gêne sur le mêmecanapé que son ennemi, mais aussi éloigné qu'il le pouvait. Tandis que le Serpentard était confortablement adossé au dossier, le Gryffondor, lui, était courbé et jouait nerveusement avec ses doigts tout en observant les buches dans la cheminée se consumer.
La tension du brun était presque palpable et cela amusait assez Draco qui contemplait sa nuque sur laquelle retombait quelques mèches sombres mal coiffées, s'imaginant la croquer et imposer au Survivant sa marque personnelle. A cette idée, le blond se mordilla la lèvre inférieure et une vague de chaleur le parcouru lorsqu'il imagina ce qu'il pourrait faire avec tout le reste de ce corps d'albâtre mais il fut bien vite ramené à la réalité par la voix tremblante d'Harry qui avait enfin trouvé le courage nécessaire pour ouvrir la bouche, mais pas encore pour faire face au visage du Serpentard.
"Malfoy... Pourquoi tu fais ça ?
- Pourquoi je fais quoi ?
- Pourquoi, alors que je commençais à me dire que tu n'étais peut-être pas aussi pourri que je ne le pensais, tu fous tout en l'air ?
- Je suis égal à moi-même, soupira le blond.
Harry ne trouva rien à répondre sur le moment. Il se tut un instant, fixant le feu qui crépitait dans la cheminée lorsque le Serpentard dit sur un ton moqueur :
- On a perdu sa langue, balafré ?
- La ferme, Malfoy...
- Dis-donc, si je t'embête tant que ça tu n'as qu'à retourner avec tes amis.
Il se tut un court instant puis un sourire cruel et moqueur vint se dessiner sur ses lèvres :
- Oh mais oui c'est vrai, j'avais oublié ! La belette et la Sang-de-Bourbe t'ont abandonné pour aller baiser, ce qui dans leur cas est contre nature, et tu as fait fuir la fille Weasley en lui piétinant le cœur. D'ailleurs c'est peut-être pour ça que tu es venu ? Tu ne supportes pas la solitude, tu as trop prit l'habitude d'être entouré, Monsieur le Survivant.
Et voilà que ça recommençait, une boule de rage menaçait d'exploser dans son ventre, le brun tentait avec difficulté de garder son calme mais il ne put retenir un juron entre ses dents. Malfoy avait le don de le mettre en colère, il savait appuyer là où ça faisait mal et ne se lassait pas de remuer encore et encore le couteau dans la plaie. On aurait dit qu'il testait à chaque fois ses limites.
Draco eut un sourire satisfait lorsqu'il remarqua que les poings d'Harry se serraient. Enfin ils avaient repris leurs éternelles disputes ! Cela avait quelque peu manqué au blond pendant les trois jours durant lesquels il n'avait fait qu'observer le corps faible, fragile et presque inaniméde son ennemi. Leurs querelles étaient devenues pratiquement vitales pour les deux rivaux, ça leur permettait d'évacuer leur colère l'un sur l'autre. De plus, leurs accrochages permettaient parfois de régler des comptes entre Serpentard et Gryffondor sans que Poudlard tout entier ne devienne une boucherie. Draco était quelque part soulagé que leur antagonisme soit sauf, cependant, il lui était devenu de moins en moins "vital" de s'attaquer à sa Némésis. Et là, il devait reconnaître qu'il y était allé un peu fort...
- Malfoy... Tu n'es qu'un gamin égoïste et tu es définitivement le garçon le plus pourri que je n'ai jamais connu ! dit le brun en montant peu à peu le ton.
Ledit "gamin égoïste" resta coi. Cette fois, il sentait que s'il renchérissait il allait se prendre un poing de Survivant dans la figure.
- Tu ne tiens donc jamais compte des sentiments des autres !? hurla Harry en se retournant vivement vers le Serpentard. Tu craches ton sale venin et tu te sens fort ! Mais tu ne sais pas que ça peut faire mal ? Ou bien tu t'en fous !? Tu me dégoûtes...
Le Survivant se leva d'un bond, se tourna une dernière fois vers le blond, bouche bée, et le dévisagea l'air écœuré.
- Tu es pathétique, Malfoy...
Harry s'apprêtait à partir, furibond, mais il fut retenu par une poigne puissante qui lui serrait le bras. Draco se leva et le brun fut violemment plaqué contre un des murs humides, en poussant un geignement de douleur. L'emprise du vert-et-argent sur ses poignets lui faisait mal, et il se demandait depuis quand il était devenu si fort.
Draco avait planté son regard froid et cruel dans celui angoissé de son ennemi. Le blond, en cet instant, intimidait Harry. Il l'avait immobilisé, et ses yeux faisaient penser à ceux d'un animal enragé. Le souffle irrégulier de chacun venait chatouiller le nez de l'autre.
Le Serpentard prit le visage d'Harry entre ses doigts, fermement, pendant qu'il affichait unsourire carnassier. Le brun tenta de détourner la tête mais son vis-à-vis l'en empêchait. Laboule de rage avait éclaté dans le ventre d'Harry qui regardait à présent le blond aussi sévèrement que lui le fixait.
- Tu crois me faire peur, Malfoy ?
- J'en suis persuadé, Potter."
Aucun d'eux ne quittait les yeux de l'autre. Harry voyait dans les orbes grises qui le fixaient toutes ces années d'indifférence, de haine, de disputes, de rivalité et d'affrontement. Un antagonisme sans fin, rien qu'entre eux deux, les Princes de Poudlard. Toutes ces années à se détester sans vraie raison, juste parce qu'une espèce de force mystérieuse les poussait à se sauter à la gorge. Pourtant, la proximité de leurs visages, la chaleur du corps de l'autre, leur affrontement visuel, et même cette colère avaient quelque chose d'attractif. Sans qu'aucun d'eux ne s'en aperçoive, leurs visages se rapprochaient, et au fur et à mesure que le souffle chaud de l'autre se faisait de plus en plus proche, la rage se dissipait, leurs paupières se fermaient peu à peu et leurs lèvres se touchèrent, comme attirées par un aimant invisible. Un aimant qui jusque là les avait toujours retournés l'un contre l'autre, mais qui cette fois forçait leurs corps à se rapprocher. Draco relâcha sa prise sur les poignets et le visage du brun pour doucement saisir ses hanches et les ramener contre les siennes tandis qu'Harry nouait timidement ses bras autour de son cou. Peu à peu leur baiser s'approfondit et devint plus charnel.
Le brun attira le Serpentard encore plus près de lui, en ondulant du bassin sous lui, lui arrachant quelques soupirs. Leurs langues se rencontrant encore et encore entraînaient chacun des deux protagonistes dans un tourbillon de plaisir, plus rien autour d'eux n'existait, plus aucun son, juste celui de leurs gémissements et de leurs soupirs. Harry collait de plus en plus sa virilité contre celle de Draco, lui faisant savoir ce qu'il voulait. Le blond mit fin au baiser pour reprendre son souffle, puis posa son front contre celui du Gryffondor, plongeant son regard métal en fusion dans celui émeraude luisant, esquissant un sourire coquin et sensuel avant de se ré-emparer desbrûlantes lèvres tentatrices. Draco attrapa les hanches du brun pour le soulever pendant qu'Harry entourait de ses cuisses la taille du blond qui passa ses mains sous ses fesses, en profitant pour les masser.
Draco porta le brun jusqu'à sa chambre, le collant par moment à un mur pour s'emparer fougueusement de sa bouche en lui retirant petit à petit ses vêtements et chaussures sans que le Gryffondor ne s'en rende compte, si bien qu'une fois dans la chambre, il se retrouva avec un Survivant presque nu, ne portant plus qu'un boxer noir déformé par une bosse. Le Serpentard allongea Harry sur son lit drapé de vert et se mit à quatre pattes au-dessus de lui, pour mieux profiter de la vision que lui offrait le brun. Le Gryffondor tentait de cacher son visage écarlate et ses yeux luisant déjà de désir en croisant ses poignets sur son front, mais sa virilité fièrement dressée à travers son boxer le trahissait et Draco eut un sourire carnassier en l'apercevant. Le blond écarta doucement les bras d'Harry de son front et lui retira délicatement ses lunettes rondes pour les poser sur sa table de chevet.
"Non, Potter... Je veux voir ton visage lorsque tu jouiras, tu te souviens de notre accord...?" murmura le Serpentard avant de se ré-emparer de ses lèvres brûlantes qui semblaient vouloir le séduire.
Le brun ouvrit de grands yeux un peu inquiets mais il noua à nouveau ses bras autour de son cou en poussant quelques gémissements lorsqu'il sentit les mains de Draco courir sur son torse avant de venir torturer ses tétons, les faisant se dresser de plaisir. Le blond quitta la bouche ardente d'Harry pour descendre jusqu'à son cou, le croquant, le suçotant pour marquer le Survivant de son sceau personnel en lui imposant une trace violacée. Puis il fit parcourir sa langue le long de sa pomme d'Adam, descendre le long de son torse imberbe pour enfin arriver à son boxer noir dans lequel le rouge-et-or se sentait beaucoup trop à l'étroit. Draco se passa lalangue sur les lèvres, il descendit le sous-vêtement et découvrit le sexe gonflé et tendu de désir de sa Némésis. Il leva les yeux vers cette dernière qui se mordait la lèvre inférieure en plongeant son regard émeraude dans celui métal du blond.
Harry frémit lorsqu'il sentit le souffle chaud du Serpentard sur sa verge et laissa sa tête tomber en arrière en soupirant, puis il se redressa d'un coup en poussant un petit cri quand il sentit une cavité chaude et humide se refermer sur son membre avant de se reculer et grignoter le gland. Le brun poussait des gémissements sans même pouvoir les contrôler, jamais il n'avait connu autant de plaisir et les sensations que créait la bouche experte du blond sur sa virilité le faisaient trembler de tout son corps. Le Serpentard se mit à lécher doucement la veine sous la verge d'Harry, dessinant du bout de la langue un serpent ondulant. Le Gryffondor agrippa fermement les draps sous ses doigts et un autre gémissement plus fort retentit dans la pièce lorsque Draco reprit le membre en bouche, le léchant doucement, le caressant des lèvres puis il accéléra le mouvement, arrachant des gémissements de plus en plus puissants à Harry, et enfin, dans un hurlement, le dos du brun s'arqua sur le lit et il serra encore plus fermement le drap entre ses doigts tandis qu'il jouissait dans la bouche du Serpentard qui leva à nouveau les yeux vers son visage crispé au comble de la jouissance.
Harry, haletant, tentait de reprendre son souffle, les yeux clos, lorsqu'il entendit le bruit d'une ceinture que l'on défait. Il ouvrit péniblement les paupières et vit Draco en train de se déshabiller assez précipitamment, un filet de sperme coulant encore au coin de sa bouche. Le brun observait comme fasciné chaque parcelle du corps pâle que le blond découvrait, il n'avait jamais remarqué les muscles finement dessinés que celui-ci devait auQuidditch, ni même à quel point cette peau blanche associée à cette sublime chevelure blonde pouvait lui faire penser à un ange.
Draco leva enfin la tête en essuyant d'un revers de main le liquide blanchâtre au coin de sa bouche et il eut un petit sourire lorsqu'il s'aperçu que le brun le dévorait du regard. Il approcha alors à quatre pattes sur le matelas. Harry avait de plus en plus l'impression que l'ange qu'il avait crut voir s'était transformé en fauve, prêt à lui sauter dessus. Le blond s'empara à nouveau des lèvres de sa Némésis, plongeant ses mains dans sa chevelure sombre et toujours en pétard qu'il trouva en réalité vraiment douce. Harry fit parcourir ses mains sur le torse du Serpentard avant de les faire doucement remonter jusqu'à ses épaules et il caressa timidement ses cheveux presque argent. Draco se recula du visage écarlatedu Gryffondor et plongea à nouveau son regard dans le sien tandis qu'il apportait deux de ses doigts à ses lèvres, les caressant doucement avant de les prendre en bouche tandis que le brun, hypnotisé, les observait s'humidifier l'air rêveur, redonnant vie à son membre.
Harry ouvrit doucement la bouche à son tour et s'approcha du blond qui les lui présenta alors, avant que le brun ne commence à les lécher doucement, sensuellement, puisil les prit entièrement en bouche, continuant de faire jouer sa langue avec eux, exécutant de petits mouvements de va-et-vient qui excitèrent encore plus Draco. Celui-ci retira ses doigts, faisant grogner de mécontentement le brun, puis en passa un devant l'intimité d'Harry. Le blond leva son regard gris vers les deux orbes émeraudes qui le fixaient avec désir, puisl'avança, lepénétrant doucement. Un gémissement de douleur mêlé au plaisir échappa au brun tandis qu'il sentait le doigt du Serpentard commencer un doux mouvement de va-et-vient, détendant ses muscles puis peu à peu, il ajouta son majeur dans le corps d'Harry qui frémit, geignit sous cette sensation plus intense. Draco accéléra petit à petit le rythme de ses doigts dans l'intimité du rouge-et-or, étant de plus en plus excité par les petits cris que ce dernier tentait d'étouffer. Le blond mordilla le lobe d'oreille de son partenaire tandis qu'il lui murmurait "Détends-toi" -définitivement plus facile à dire qu'à faire.
Draco retira doucement ses doigts, créant une sensation de manque chez le brun. Il se plaça devant l'intimité d'Harry, en lui caressant doucement la taille et en le couvrant de petits baisers dans le cou pour essayer de le décontracter. Mais la première pénétration fut douloureuse et le brun ne put retenir un gémissement de douleur. Le Serpentard stoppa un instant pour que le Gryffondor puisse s'habituer, puis continua sa lente pénétration, espaçant les avancées de longues minutes, embrassant le cou, les joues, léchant la bouche gonflée et rougie avant de sceller leurs lèvres, sentant les bras tremblants d'Harry se nouer autour de son torse, l'attirant un peu plus contre lui. Peu à peu, le brun se détendit, ne pensant plus à la douleur que lui apportait ce membre inconnu dans cet endroit si intime, et préférant se concentrer sur les frémissements que lui procurait la langue chaude et douce du blond en lui caressant le palais avant de venir chercher sa consœur dans sa propre bouche. Puis, au bout d'un long moment, le Serpentard entra entièrement en Harry, la respiration douloureuse, sa vue devenait floue, mais même si tous ses muscles lui disaient de bouger, il restait immobile en attendant un signe du brun.
"Tu peux bouger..." murmura le Gryffondor entre deux baisers langoureux.
Draco n'eut pas à se le faire demander une seconde fois, il se recula, provoquant un sentiment de vide chez le brun, avant de revenir en lui, commençant un doux mouvement de va-et-vient sans heurt, arrachant de petits gémissements de plus en plus fort au brun, cherchant ce point en Harry qui le ferait hurler de plaisir, s'abandonner tout à lui, ce point qui lui ferait atteindre le septième ciel en perdant tous ses repères. Le brun serrait fortement Draco contre lui, ses ongles plantés inconsciemment dans son dos, son corps remuant sous les coups de reins du blond, ses cheveux collés sur son front par la sueur. Tout en gardant un rythme étourdissant, Draco vint soulever Harry et le plaqua contre la tête du lit en donnant un cou de hanche encore plus puissant arrachant un hurlement de plaisir au Gryffondor lorsqu'il atteignitla prostate. Le blond voyait les pupilles du brun se dilater, ses paupières papillonner et il sentait ses soupirs brûlants mêlés à de petits cris lui chatouiller la bouche. Draco couvrit le cou, puis l'épaule du rouge-et-or de petits baisers tandis qu'il reprenait un rythme avec un peu moins de heurt.
"Dr...Draco..." souffla Harry tandis qu'il frottait sa joue contre la chevelure blonde.
Ledit Draco eut un hoquet. Puis, comme prit d'un nouvel élan, il précipita à nouveau le rythme faisant hurler à chaque mouvement le brun. Les râles et les gémissements résonnèrent de plus en plus dans la chambre du Serpentard avant que dans un hurlement commun, les deux protagonistes ne se libèrenten même temps, se raidissant sous le plaisir, pendant qu'ils sentaient contre leur ventre le liquide chaud d'Harry se répandre tandis que ce dernier était prit de spasmes en sentant la semence du blond se deverseren lui, le réchauffant de tout son être. Draco poussa un dernier soupir en détendant ses muscles avant de se retirer du corps du Survivant et de se coucher près de lui. Tout en reprenant leur souffle, ils tournèrent chacun la tête vers l'autre. Le blond remarqua les larmes qui avaient coulées sur les joues rougies du brun. Il tendit la main vers lui et essuya les gouttes salées d'un pouce avant de sourire brièvement au Survivant et de croiser les bras derrière sa nuque en fermant les yeux. Draco était exténué et il s'apprêtait à rejoindre les bras de Morphée quand il sentit une touffe de cheveux humides se coller contre son torse. Le Serpentard ouvrit les yeux et vit que Harry s'était endormit sur lui, sa respiration était devenue régulière. Le blond fronça légèrement les sourcils, perplexe... Finalement, la fatigue eut raison de lui et il s'endormit.
Quelques heures plus tard, Draco fut réveillé en sursaut par un cauchemar horrible. La sueur coulait sur son front, il haletait fortement et son cœur tambourinait dans sa poitrine. Le blond poussa délicatement Harry sans le réveiller, il se leva puisplaça une serviette posée sur son fauteuil autour de sa taille avant de se diriger vers la salle de bain. Il prit soin de fermer la porte à clé derrière lui et laissanégligemment tomber sa serviette. Il s'observa un moment devant le miroir, inspectant chaque parcelle de son corps, il se retourna et vit les marques d'ongles rouges qu'Harry lui avait infligées. Il les caressa doucement en soupirant "Et merde..." avant de rentrer dans la douche.
L'eau chaude sur son visage et son corps lui faisait beaucoup de bien mais le blond n'arrivait toujours pas à oublier son cauchemar. Il revoyait encore ce cimetière lugubre infesté de Mangemorts, par une nuit brumeuse. Des nuages sombres et épais cachaient la pleine lune, créant une atmosphère encore plus effrayante. Les fidèles du Mage Noir encerclaient Draco quand soudain, Voldemort apparut en face de lui. Le Serpentard se souvenait parfaitement de cette voix lente et cruelle sifflant :
"Eh bien, Lucius... On dirait que ton rejeton nous a trahit. Pauvre fou... Sais-tu seulement ce qu'il en coûte de trahir ma confiance ?
- M... Maître... avait bégayé Draco en s'inclinant à ses pieds, Je ne voulais en aucun cas vous trahir ! Je-
- Qui t'as autorisé à parler, misérable traître ! avait crié Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom pour reprendre sur un ton plus doux, Je vais m'assurer que tu retiennes bien la leçon et que tu ne recommences plus... jamais..."
Voldemort était sur le point d'abaisser sa baguette en prononçant "Doloris" lorsque le blond s'était réveillé. Ce rêve avait semblé si réel que rien que d'y repenser donner la chair de poule à Draco. Une chose était sûre : il avait commit une grave erreur et Potter n'allait lui causer que des problèmes...
XoOxOoX
Harry ouvrit lentement les paupières, il lui fallut un temps d'adaptation à la lumière puis il put vaguement apercevoir la silhouette de Draco, dos à lui, devant son miroir en train de se coiffer. Le Gryffondor se redressa et s'assit, le dos voûté, en se frottant les yeux. Il chercha à tâtons ses lunettes sur la table de chevet en bois sombre, et une celles-ci fois mises, il s'aperçut que le blond avait récupéré son expression froide et indifférente de d'habitude.
Le brun ne savait pas trop quoi dire. La situation était relativement gênante mais il fallait bien éclaircir les choses, en tout cas, Harry en avait besoin, il se sentait totalement perdu.
"Il...Il est quelle heure... ? demanda timidement le Survivant.
- 1 heure de l'après-midi, répondit froidement Draco. Tu ferais bien de t'habiller, à en juger le bruit que fait ton estomac depuis tout à l'heure, tu dois mourir de faim et je suppose que tu ne comptes pas aller dansla Grande Salle complètement nu. Tes vêtements sont sur le fauteuil.
Harry tourna la tête vers ledit fauteuil et constata que ses habits avaient été jetés dessus. Malfoy devait être en colère mais pourquoi ?
- M-Merci...
Le brun se leva et commença à enfiler son boxer sans se rendre compte que Draco l'observait du coin de l'œil. Le blond regardait tous les suçons qu'il lui avait fait, il ressentait encore la douceur de sa peau rien qu'en la contemplant, la fermeté de ses fesses, la chaleur de son corps... Mais il se força à détourner le regard et à se concentrer sur ses cheveux.
Quand Harry eut enfin finit de se rhabiller, il se tourna vers Draco, espérant qu'il lui dise quelque chose, ne serait-ce que parler du beau temps pour briser cette atmosphère plus que pesante mais le blond resta muet. Le brun dansait d'un pied sur l'autre en se frottant la tête puis il tenta d'engager une conversation.
- Tu ne viens pas manger ?
- Plus tard.
- Tu passes toujours autant de temps devant ta glace ?
- Tu parles toujours autant ? dit Malfoy agacé.
- Pourquoi tu t'énerves comme ça ? Je t'ai rien fait !
Il y eut un long silence puis Draco reprit :
- Pourquoi est-ce que tu es venu ici ce matin ? Tu avais besoin de compagnie ?
- Quoi !? C'est toi qui dis ça alors que tu as essayé de me sauter dessus deux fois !
- Bon écoute, Potter, on s'est bien amusé, tu as remboursé ta dette, je ne te force pas à rester ici, répondit calmement le Serpentard sans prêter plus d'attention à son vis-à-vis.
Cette phrase fit à Harry l'effet d'une douche froide. Il était à la fois fou de rage et blessé. Il sortit de la chambre furibond et claqua violemment la porte derrière lui.
Draco attendit d'entendre l'entrée secrète de sa Salle Commune se refermer puis il jeta d'un geste las son peigne sur son lit en soupirant.
A suivre...
Voilà un troisième chapitre qui se termine ! n.n Mon premier lemon !! -saute sur place en tapant des mains-
Dites moi ce que vous en pensez (mais restez indulgentes XD) !
Désolée pour la lenteur avec laquelle je poste mais j'ai eut un petit blocage au niveau du lemon que j'ai dut recommencer trois fois entièrement...
Bien sûr il y aura une suite, vous croyez quoi ? je suis une fan des happy end (MAIS avec des emmerdes avant n.n -qui a dit "sadique" ?-) Le problème c'est que les idées se bousculent dans ma tête, il faut que je fasse le tri et la chronologie des évènements.
Encore un graaaand merci à ma bêta unique et préférée, Mey-sama (qui pour mon plus grand plaisir a laissé des notes au cours de sa relecture ! n.n -vous trouvez que je suis sadique vous aussi ?-)
Et merci à vous aussi de lire ma fic ! Bisoux à toutes (tous ?) !!
