Auteure: Maïawela.
Rating: K.
Disclaimer: Merlin et tous ses joyeux compères appartiennent à la BBC.
Note de l'auteure: Voilà la suite, toujours aussi courte, aussi peu élaborée. Un petit instant de vie ! La suite avance tranquillement, je commencerais la publication lorsque j'aurais fini de l'écrire, ainsi vous serez sûrs d'avoir la fin. Bonne lecture !
L'Angoisse
Une nouvelle course, toujours plus vite. Il doit se dépêcher, son Roi a besoin de lui. Il déteste l'idée d'être absent auprès de celui à qui est vouée sa destinée. Arthur pourrait être en danger. Il n'aime pas ça du tout.
Il jure qu'il ne s'absentera plus jamais si seulement il n'est rien arrivé de fâcheux. Il essaye d'accélérer encore, se persuadant que cette visite chez sa mère était indispensable. C'était son anniversaire après tout ! Même Arthur avait insisté pour qu'il y aille. D'ailleurs, il avait passé 3 excellents jours là-bas. Il avait pu se reposer, ayant pour seule obligation celle d'aider Hunith aux tâches quotidiennes. Il avait retrouvé avec bonheur son village natal, la vie quotidienne et simple des fermiers.
Mais à présent, il court, incapable de réfléchir sereinement. Il ne sait pas vraiment pourquoi, juste un vague sentiment, un doute. Une peur sans nom, ni consistance de rentrer à Camelot et de se rendre compte que son Roi est en danger ou pire.
Alors il court, file entre les arbres, trébuche, tombe et se relève dans un même mouvement. Le retour aurait dû lui prendre une journée. Il met deux fois moins de temps. Il émerge finalement de la forêt et déboule dans la Cité. Il ralenti à peine, seulement pour apercevoir Gwaine qui sort de la taverne, l'air passablement éméché. Il croise aussi Perceval et Elyan qui font leur ronde et qui le salue discrètement. Il ne s'arrête pas, montant les marches du château deux par deux, sans prêter attention à Sire Léon qui donne des ordres à de jeunes chevaliers. Presque, il y est presque. Ignorant l'appel de Gueneviere au détour d'un couloir, il finit par débouler dans les appartements du Roi, à bout de souffle.
Le dit Roi qui est présentement figé, un morceau de pomme entre les dents, le reste d'un plantureux repas s'étalant devant lui. Merlin reprend difficilement son souffle, soudain plus léger. Son esprit en ébullition, imaginant les pires choses, commence à ralentir. Face à lui, Arthur termine sa bouché avant de s'exclamer, moqueur :
« Et bien, Merlin, je t'ais tant manqué que cela ? »
Merlin affiche enfin un grand sourire :
« Oh que non ! Cela aurait trop fait enfler votre déjà si grosse tête ! »
Le Roi lui jette négligemment un pilon de poulet au visage pour toute réponse. Tout était définitivement à sa place.
FIN
En espérant que ça vous ait plu,
Maïawela.
