Bonjour à tous !
Bonne lecture ! =)
Chapitre 2 : Dur retour à la réalité.
Ce que je vis à sa place ne me plaisait guère. Un vieil homme en blouse blanche était penché sur moi et vérifiait mes pupilles de sa lumière blessante. Il marmonnait des termes qui m'étaient inconnus, certainement des termes de médecines. Je balayais de nouveau ce que je compris comme étant ma chambre d'hôpital, à la recherche de celui qui venait de disparaître sous mes yeux. A sa place, je trouvais mon super fiancé, assis dans un fauteuil près de la fenêtre, agacé. Je ne voulais pas subir ça chez moi, je le subit à l'hôpital. Il aurait bien fallu m'expliquer comment faire pour me débarrasser de lui et ses mauvaises ondes. En attendant, j'avais pris la résolution de l'ignorer complètement tant qu'il n'était pas aimable.
Mais ma super résolution ne dura pas longtemps.
Quelques minutes suffirent pour que je me tourne vers lui du mieux que je pouvais et que je l'interpelle. Il se tourna vers moi, et je compris à son regard il n'avait jusque là pas remarqué que je m'étais réveillé. Il ouvrit la bouche, un léger sourire aux lèvres. Puis la referma, pinçant ses dernières dans une grimace colérique, angoissée. Je vis le docteur lui faire un signe, et Andreas se détendit. Je lâchais un soupir. Il n'allait pas s'attaquer à moi pour l'instant. Finalement, cet accident avait peut-être du bon.
Soudain, alors que le vieux en blanc venait de sortir et qu'Andreas était reparti dans ses pensées les plus sombres, ma porte s'ouvrit en un grand fracas. Je sursauta, ce qui m'arracha un cri de douleur, mon corps me faisait si mal au moindre mouvement. J'entendis des voix s'excuser, mi-amusées mi-paniquées. Je reconnu très rapidement le timbre magnifique de mon guitariste. Mon guitariste, parce que j'étais le leader et chanteur principal d'un groupe de musique ayant une petite renommée dans ma région : Devilish. Bref, à ses cotés, le reste du groupe trainait derrière lui. On était une bande de quatre garçons. Quatre fous à vrai dire. Ils étaient venus m'apporter des fleurs et un ampli énorme.
"Bill, mon amour, tient, de quoi mettre de l'ambiance dans ce foutu hôpital" dit Jack, le guitariste en question, en me tendant un objet. Il me surnomma ainsi ignorant mon fiancé en train de bouder dans son coin, il m'exaspérait.
Je pris le cadeau de mon bras libre, grimaçant. Jack me fit un sourire compatissant. J'ouvris le paquet grâce à mes dents, et je me mit à hurler une seconde fois : les mecs venaient de m'offrir le micro de mes rêves, orné de diamants avec écrit mon prénom. J'étais aux anges, ce qui me fit oublier l'espace d'un court instant que j'étais dans un hôpital, le corps recouvert de plâtre. C'est alors qu'Andreas dut en avoir marre, parce qu'il se leva, bousculant mes amis, vint déposer un baiser sur mon front et parti à toute vitesse. Lui aussi m'exaspérait, mais pas en bon terme. Jack et les autres me questionnèrent du regard, je fermais les yeux afin de leur répondre de ne pas faire attention. C'était tout simplement mon quotidien avec lui. Entre douces paroles et ignorance totale. Je m'y étais fait... Enfin, si on ne prend pas en compte la raison de cet accident !
Jack demanda à Georg, le bassiste, de trouver une prise afin de brancher le gigantesque ampli – qui servirait certainement à rien puisqu'en plus du fait que je suis en milieu hospitalier donc que je ne peux pas faire trop de bruit, je ne pouvais me lever pour l'allumer et l'éteindre. Il brancha le micro qui, pour mon plus grand bonheur était sans fil ! J'essayais de chanter, en vain. Ma voix était cassée, rauque, torturée. Mes amis me sourirent gentiment, je fis de même.
La journée s'était finie ainsi. Le reste de mon groupe était resté jusqu'au couvre-feu voyant que mon adoré fiancé ne revenait pas me tenir compagnie. Donc, une fois la nuit tombée, je me retrouvais seul. Enfin, c'est ce que je croyais. Parce qu'en réalité, il était là.
