Voilà le troisième chapitre, en temps et en heure, désolée de pas avoir posté plus tôt dans la journée, elle a été longue

Comme la dernière fois, réponses de review en fin de chapitre, bonne lecture.


Chapitre 3: De retour chez les Blacks

Trois semaines ont passé depuis mon anniversaire et je n'ai toujours aucune nouvelle de Remus ni de Kathy (à supposer qu'elle existe vraiment ce dont je commence à douter mais bon…) enfin, pour l'instant ce manque de nouvelles (pas de nouvelles, bonnes nouvelles) est la moindre de mes préoccupations : je vais enfin retrouver mes meilleurs amis et ce, dès ce midi !

Je suis en train de boucler mes bagages lorsque la sonnette retentit. J'attrape ma malle et m'empresse de descendre ouvrir pour que personne ne reste à la porte trop longtemps (les Dursley ayant l'habitude de s'enfermer en tremblant dans la cuisine) mais à ma grande surprise je ne suis pas tout à fait dans le vrai. Le temps que je descende Pétunia est déjà en train de discuter avec Tonks dans le hall. Et quelle Tonks ! On a l'habitude de la voir avec des coiffures et vêtements tous plus excentriques les uns que les autres mais là… Elle est habillée d'un tailleur sobre, les cheveux noirs attachés en un chignon sévère et un visage qui va avec ; un peu plus et j'aurais pu la prendre pour une secrétaire de mon oncle ! Cela de m'empêche pas de lui sauter dessus pour l'embrasser, je suis tellement heureux de revoir quelqu'un de « normal » que je ne peux pas m'en empêcher.

Une fois calmé, je me retourne vers ma tante pour lui dire « au revoir » car mine de rien je commençais à l'apprécier, depuis qu'elle s'est un peu ré-ouverte au monde de la magie mes vacances sont largement supportables. En passant le pas de la porte, je cris un vague « à l'année prochaine » à l'intention de mon oncle et mon cousin enfermés dans la cuisine.

Une fois la porte refermée un sentiment de plénitude m'envahit. Je n'ai plus à me soucier des réactions de ma « famille » et je vais enfin retrouver les miens ; eux au moins, même s'ils ne peuvent se mettre à ma place savent ce que j'ai traversé et sont là pour m'épauler. Je regarde Tonks pour savoir comment nous allons nous rendre à destination et elle me désigne du menton les rues voisines. J'en déduis que nous allons nous rendre chez Miss Figg pour prendre de la poudre de cheminette ; je déteste ce moyen de transport, rapide mais c'est une horreur. Enfin, d'après Ron nous allons bientôt pouvoir apprendre à transplaner, je prends donc mon mal en patience ; après tout, ce devrait être la dernière fois que j'utilise une cheminée (enfin, j'espère).

Tonks me tape sur l'épaule pour me faire redescendre sur Terre ; nous sommes arrivés devant la maison de Miss Figg :

- Elle n'est pas là mais elle nous a laissé la possibilité de rentrer pour transplaner.

J'approuve d'un signe de tête, soulagé qu'on ne prenne pas la cheminée mais c'est vrai qu'elles sont surveillées comme l'année précédente, nous ne pouvons utiliser la poudre de cheminette. Tant mieux ! Tonks me demande de me rapprocher d'elle et me donne la main. J'ai juste à me laisser faire, c'est une nouvelle sensation quoi que quelque peu étrange, un peu comme si on passait dans un tunnel et que les oreilles se bouchent. Non, en réalité c'est autre chose, un vide tout simplement, je ne sens même pas la main de Tonks dans la mienne, j'en paniquerais presque.

Puis tout d'un coup, tout s'arrête, j'ai le souffle coupé ; pas à cause du voyage mais plutôt de ce qui se trouve devant moi. Tonks a du faire une erreur, je sais pas comment mais cette maison ne peut pas être celle de Sirius, c'est impossible. Pourtant…

Je regarde Tonks, probablement avec un air perdu, ahuri ou je ne sais quoi encore. Ce qui la fait sourire, moi, je trouve pas ça vraiment ça drôle, y'a une erreur, c'est obligé.

- J'ai oublié de te préciser que tout avait quelque peu changé pendant les mois précédents...

Un peu? Non mais elle se fout de moi ; un cataclysme est passé par là oui ! Cependant Tonks ne remarque pas mon air contrarié et poursuit :

- C'est comme si… Non, laisse. La maison a oublié de nous combattre et Molly a fait des merveilles, bientôt on pourra s'y croire en vacances !

- Ça ne m'étonne pas de Mrs Weasley, lui dis-je avec un sourire triste, il ne manque plus que les palmiers mais…

Je m'arrête là, j'allais dire que l'ancienne maison sombre et en colère me correspondait d'avantage mais je n'ai pas le droit de leur miner le moral.

Tonks lève un sourcil mais ne répond rien, je pense qu'elle a compris ou tout du moins cru comprendre à quoi je pensais ; pour eux il n'y a que l'absence de Sirius qui peut me faire taire en plein milieu d'une phrase ; comme ils se trompent. C'est vrai que je me sens coupable et anéanti par la mort de Sirius, mais à ma place qui ne le serait pas ? Pourtant cela ne suffirait pas pour que je réagisse ainsi : je suis ou un futur criminel ou mort mais ça ils ne peuvent pas comprendre. Je n'en ai parlé à personne et ne dirai rien. C'est mon fardeau et je ne veux que personne s'implique davantage.

Je me dirige vers les couloirs, à travers tout ce que j'ai pu voir de la maison, il n'y a que couleurs vives et photos des différents membres de l'ordre à la place des tableaux de la famille Black et la couleur sombre des murs. Même Mrs Black a disparue ! Puis je pense à mes amis et les appels :

- Ron ! Hermione ! … Vous êtes là ?

Seul le silence me répond jusqu'à ce qu'un vase ou un autre objet se brise (signe que Nymphadora est toujours là) et la voix de Tonks s'élève.

- Ils ne sont pas là Harry, ils voulaient te laisser découvrir la maison seul ; je crois qu'ils sont sur le chemin de Traverse.

Je fais un signe de tête comme quoi j'ai bien entendu mais je suis déçu ; je voulais les voir le plus tôt possible. J'ai décidément l'impression qu'ils ne comprennent rien à rien : c'est eux que je voulais revoir et non les fantômes que je redécouvre dans chaque pièce que je traverse. Tonks interrompt de nouveau le flot de mes pensées :

- Bon, Harry, je dois y aller. Molly a laissé un encas dans la cuisine au cas où et la maison ne représente plus aucun danger, tu peux être tranquille.

- D'accord, à plus tard alors.

- Oui, je te reverrai le jour de la rentrée, c'est moi qui vous accompagne au Poudlard Express.

Sur ces derniers mots, elle transplane et je me retrouve totalement seul, démuni face à cette maison que je ne reconnais pas.

Je décide d'aller m'installer dans ma chambre. Même ici tout est différent, à part le tableau de Phineas qui n'a bien sûr pas été détruit : seul vestige d'une maison opposée à notre arrivée. Néanmoins ici le changement me paraît bénéfique et me donne quelque peut l'impression de revivre mais rien ne me paraît réel. Les murs représentent un paysage de campagne et quelques oiseaux passent d'un arbre à un autre et bien sûr, du côté de Ron un nombre impressionnant de posters des Canons de Chudley recouvrent tout un pan du mur.

Bien que la rentrée ait lieu dans à peine une semaine, je décide de déballer ma valise, autant profiter de ce temps seul pour m'installer. J'ouvre la malle pour en sortir la valise mais j'y découvre des yeux emplis de reproche, je crois que Cornedrue n'a pas apprécié ce petit voyage, il va falloir que je trouve un autre moyen de le transporter, mais comment ?

- Je suis désolé, Cornedrue, me regarde pas comme ça s'il te plaît, et je ne vois pas comment j'aurais pu faire autrement !

- Prends moi dans ta poche, pardi !

Je fais un bond phénoménal, il n'avait jamais parlé jusque là, je ne savais même pas qu'il pouvait parler !! C'est maintenant à mon tour de lui lancer un regard bizarre, ce qui semble bien l'amuser.

- Tu aurais pu me le dire plus tôt ! Je devine comment moi ? Et ça m'étonnerais que tu passes dans ma poche.

Pour toute réponse, il saute effectivement dans la poche avant de mon jean. Je suppose qu'il doit arriver l'utiliser de la même façon que les sorciers fabriquent leurs tentes pour camper.

- Tu pourrais répondre au moins.

Silence.

- Bon d'accord.

Je repose le cerf sur le lit et entreprend de ranger toutes mes affaires. Une heure plus tard tout me semble impeccable, les vêtements sont dans la commode, j'ai aménagé le tiroir de ma table de chevet pour Cornedrue et la cage d'Hedwige est près de la fenêtre. Je ferais bien une visite complète de la maison, mais rien que d'y penser, ça me démoralise. Je finis par m'allonger sur mon lit et m'y assoupir.


Voilà, petit chapitre, je sais, c'est court, je vous rassure, ça s'allonge au fur et à mesure, doucement, mais surement. Merci de m'avoir lue, j'espère que ça vous a plu, à vos review

Réponses aux review :

naruto194 : pour ce qui a pu effrayer les Dursley, il y a un petit indice dans le chapitre. Mais vous remarquerez que les hommes de la famille ont moins changés que Petunia, la réponse au pourquoi se trouve, si ma mémoire est bonne dans le prochain chapitre ;-) Pour ce qui est de Kathy, il n'y a rien ici qui pourrait faire supposer qu'elle est annimagus, je ne sais pas ce qui a pu te faire croire ça.

delseroasn : et oui, le chic des auteurs, je te rassure, tu n'as rien raté, Harry n'a rien vu, il n'avait plus qu'à aller se coucher et cogiter, tout comme le lecteur :D Non, les Dursley ne sont pas sous imperius, la maison étant protégée, il est impossible à tout sorcier de leur mettre la main dessus pour leur lancer un mauvais sort. En ce qui concerne Pat, il s'agit bien d'une chouette normale, un cadeau que Kathy a reçut. C'est une très jolie chouette très bien dressée, mais probablement pas aussi intelligente que notre bonne vieille Hedwidge.

Tohran : oui, un bien joli prénom, malheureusement, ce n'est pas le mien. En ce qui concerne "l'erreur" je dirais plutôt que c'est une légère différence de langage, Harry n'est encore qu'un ado, c'est juste un peu familier, rien de bien méchant. Merci quand même de l'avoir signalée.

Merci également à tous les autres : Oui, vous qui lisez sans rien dire, mais ajoutez la fic dans vos alertes, je vous ai vu ! J'espère que cette fic ne vous décevera pas. Si vous avez le temps laissez une petite review ;-)

Sur ce, bonne fin de journée à tous, vous pouvez éteindre votre PC et reprendre une activité normale