Salut mes gens! Tout d'abord, merci Saiken-chan qui s'est encore une fois occupé de la correction et un autre petit merci à demonofhells qui a mit cet fic dans ses follow ^^

Bonnne lecture!


Chapitre 3

Gaëlle fixa sa sœur durant quelques instants avant de se lancer. Elle lui apprit qu'elle était au courant pour la dispute entre Sasuke et elle, qu'elle était déçue que Luce ne leur en ait pas parlé, ni à elle, ni à Itachi. Luce soupira : elle avait un peu honte d'avoir caché cela à sa sœur mais elle ne voulait pas l'embêter. Et puis, elle pouvait se débrouiller seule ! Cela avait été son choix de protéger la blonde, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait impliquer d'autres personnes dedans. Cependant, en voyant que cela attristait sa sœur et qu'elle prenait cela pour un manque de confiance ou une séparation entres elles, Luce s'en voulut.

- Désolée Gaëlle, je ne voulais pas vous déranger pour si peu. Sasuke m'a ignoré le reste de la journée, ce n'est donc pas quelque chose de grave, n'est-ce pas? Et si cela venait à le devenir, tu serais la première au courant !

Gaëlle sourit, rassurée que cela n'aille pas plus loin pour le moment du moins. Et puis, sa sœur ne s'attirerait pas les foudres de l'Uchiwa par plaisir mais seulement si ce qu'elle pensait défendre était juste à ses yeux et que cela ne lui compliquait pas trop la vie. Du moins mentalement, Luce aimait être claire dans ses pensées même si pour cela sa vie devait être plus compliquée à gérer. Dans sa tête, il était clair que l'affront qu'avait fait subir la bande de l'Uchiwa junior à Temari était mal et qu'elle ne pouvait pas ignorer ce fait, alors elle était intervenue. Quitte à ce que Sasuke lui complique sa vie, du moment que ce qu'elle pensait être bien n'avait pas était touché.

Gaëlle alla ensuite se terrer dans sa chambre jusqu'à ce que Luce la prévienne qu'il était temps de manger. Les deux adolescentes mangèrent ensemble et avant d'aller dans leurs chambres respectives. Luce commença la lecture d'un nouveau roman qu'Itachi et Pain lui avaient conseillé : La patience du diable (1). Totalement captivée par l'histoire, elle ne fit pas attention à la conversation téléphonique de sa chère grande sœur avec son petit ami, même si elle ne l'aurait pas fait sans lecture. Elle eut même un léger sursaut quand sa sœur lui hurla qu'elles sortiraient ensemble avec la bande ce week-end. Ils iraient sûrement prendre possession du parc de la ville pour y pique-niquer et passer leur samedi après-midi ensemble.


Gaëlle, dans sa chambre, parlait avec Sasori au téléphone. Le roux et elle discutaient du nouveau spectacle qui se déroulerait à Konoha, un spectacle mêlant chant, décors magnifiques, danses et qui se révélait assez intéressant. Il ne s'agissait pas d'un spectacle pour faire uniquement beau, il y avait mille et une références à des sujets divers, des sens cachés, etc. Le couple prévoyait d'y aller ensemble, et peut-être préviendrait ils la bande qu'il y avait un tel spectacle dans leur ville mais la sortie se ferait en couple, du moins pour eux.

- Pfff... Je suis crevée Sasori! se plaint la rose après une petite heure.

- Raccroche alors, s'amusa Sasori, au bout du fil.

- Maieuhhhhhhh!

Les adolescents rirent, puis Gaëlle raccrocha. Elle alla faire un tour dans la chambre de sa sœur, sœur qu'elle trouva endormie sur son bureau, un livre ouvert en tant qu'oreiller. Une fois qu'elle l'eut remise dans son lit, délicatement et surtout avec lenteur afin de ne pas la réveiller, Gaëlle éteignit la lampe et retourna dans sa chambre.

Fatiguée, elle l'était mais elle ne fut pas capable de dormir immédiatement. Aussi choisit-elle d'aller dessiner un peu. Prenant un crayon de bois, elle se mit à tracer quelques traits, et après quelques secondes, un semblant de corps humain était en train d'apparaître. Quelques minutes plus tard, la silhouette d'une fille avait remplacé les traits de crayon. Une heure encore après, la fille pleurait, se noyait dans la masse de pantins qu'étaient les êtres ''humains'' composant la société. Elle était différente. Elle ne faisait pas partie de cette société, elle n'était pas son pantin, elle n'était pas son esclave, elle était son observatrice. Triste sort réservé à cette fille sans visage et sans nom, uniquement composée de traits de crayons, uniquement là pour regarder le mal. Regarder les êtres humains.

Sans faire un seul bruit, Gaëlle s'installa dans son lit, prit son portable et écouta un peu de voivod (2) pour s'endormir. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'elle y parvint, bercée par la musique.


Lorsque Gaëlle se réveilla ce matin là, elle sût que ça n'allait pas être une bonne journée. Sa sœur ne l'avait pas réveillée et il était 9 heures : elle avait donc une heure de retard. Cependant, lorsqu'elle voulut se lever, sa tête se mit à tourner. En fait, si elle ne s'était pas directement rassise, nul doute qu'elle aurait atterri par terre et pas de la plus jolie et délicate des façons. Sa sœur rentra immédiatement après cela. Elle la força à se rallonger et lui apporta ensuite de quoi petit déjeuner tout en vérifiant que sa sœur mangeait un minimum avant de reprendre le plateau et d'aller faire la vaisselle.

Quand Luce fut sortie de sa chambre, Gaëlle, assez têtue, décida de se lever elle s'habilla et descendit les escaliers. Luce faillit la tuer en la voyant ailleurs que dans son lit alors qu'elle était malade et devait mourir de chaud, puisqu'elle avait de la fièvre.

- Gaëlle, dans ta chambre, il fait frais ! Pas dans la cuisine! la gronda la plus jeune des deux sœurs.

Gaëlle répondit par un simple grognement avant de s'affaler sur une chaise et de se reposer sa tête contre la table. Soupirant, Luce lui tendit des médicaments.

- Tiens, ça devrait passer d'ici demain.

- Merci…

Gaëlle prit les cachets et grâce à un peu d'eau, les avala. Une fois cela fait, comme l'aînée refusait de monter se coucher, Luce l'installa sur le canapé alors qu'elle-même s'asseyait à terre. Ensemble, elles regardèrent un film, et bien qu'il soit très drôle, Gaëlle ne put lutter contre le sommeil et s'endormit, vers le milieu. Luce ne bougea pas de peur de réveiller sa sœur. Elle attendit donc deux petites heures avant que la rose ne se réveille à nouveau, leur prépara rapidement à manger et la força à aller se coucher. Elle en profita pour appeler son père et le prévenir qu'il devrait appeler le lycée pour justifier leurs absences. Bien qu'occupé, le père promit de faire de son mieux pour rentrer plus tôt. Elle envoya ensuite un message aux membres du groupe pour les prévenir de la raison de leur absence puis alla s'installer dans sa propre chambre pour finir son roman.

Ce fut vers dix-huit heures, dix-huit heures trente, qu'elle eut la surprise de voir quatre personnes à sa porte. Cela n'était pas trop étonnant dans le cas de Deidara et Sasori, mais par contre, voir Temari et Gaara, devant chez elle, cela l'était.

- Ils voulaient te donner tes cours et tes devoirs, on les a emportés, hun! s'exclama Deidara.

- Rentrez, et aucun bruit ! Ma sœur dort.

- Trop tard, j'suis réveillée.

Gaëlle avait encore les joues rouges, effet de la fièvre, mais elle allait mieux que ce matin et au moins sa tête ne tournait plus !

- Faites comme chez vous !