Bonjour à tous.

chapitre 3 de cette fic.

Merci à ma bêta pour ses corrections

J'espère que ce chapitre vous plaira


Chapitre 3 : Les symboles mystérieux

Il avait déjà ressenti parfois un trouble comme celui de tout à l'heure, mais pour des femmes, pour des patientes, jamais pour des patients. Jamais pour un homme. Parce qu'il ne se l'était jamais permis.

Il prit les radios de James Novak sans les regarder et les fourra dans une pochette en plastique. Il sortit de la salle, en vérifiant que le patient n'était plus dans les parages et il se rendit dans la salle se trouvant juste en face. Il sortit les radios de la pochette et les posa devant une sorte de petite armoire à pharmacie. Il alluma la lumière et s'apprêta à quitter la salle parce qu'il avait terminé la partie du job qui lui incombait, mais, mû par une étrange pulsion, il se figea et tourna la tête lentement vers les radios. Il sursauta, les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Les radios de James Novak semblaient normales à première vue, mais il était difficile de ne pas prêter attention à la bonne trentaine de symboles qui décoraient les côtes.

- Nom de Dieu…., souffla-t-il, éberlué.

Il s'approcha des radios et en scruta chaque détail, puis il éteignit la lumière, remit les radios dans la pochette et les emporta avec lui pour retourner dans la salle où il travaillait. Il prit un dossier au hasard dans le tiroir où toutes les radios de côtes sans problème particulier avaient été classées, décolla le nom indiqué sur le dossier et colla celui de James Novak dessus, puis, il repartit dans l'autre salle. Il plaça ensuite les radios qu'il avait subtilisées sur la vitrine lumineuse et partit ensuite en vérifiant que personne ne traînait dans les alentours. Il traversa le couloir et se rendit dans une salle de consultation dans le secteur des urgences. Là aussi, se trouvait tout l'équipement nécessaire pour contrôler les radios. Il mit celles de James Novak sur le tableau lumineux suspendu contre le mur – un truc appelé négatoscope pour ceux qui voulaient se la jouer savant-, sortit son portable, les prit en photo de près et de loin, et rangea à nouveau les radios dans la pochette. Il sortit en contrôlant le couloir et se dirigea en toute hâte au deuxième étage.


oo00oo

James Novak attendait, les mains sur les genoux, la tête ailleurs, que le médecin vienne le voir pour lui donner des nouvelles sur son état de santé. Il se crut victime d'une hallucination quand il vit débarquer devant lui l'homme qui lui avait fait passer les radios, vêtu d'une blouse de médecin avec ses radios dans les mains.

- Hé, vous vous souvenez de moi, hein ?

- Vous êtes médecin ?

- Moi. Ben… oui. Docteur Winchester, je voudrais vous demander quelque chose à propos de vos radios.

- J'ai une côté cassée ? s'inquiéta Jimmy en se levant brusquement.

- Non, il-il ne s'agit pas ça. J'aurais préféré… croyez-moi.

- Vous auriez préféré que j'aie une côte cassée ?

- Non, c'est pas ce que je voulais dire. Écoutez, j'ai pas des masses de temps. Vous… vous avez subi une opération au niveau du thorax ?

- Moi ? Non… pourquoi ?

- Eh bien, c'est délicat à expliquer… vous… attendez, je vais vous montrer.

Dean se dirigea vers la tablette lumineuse fixée sur le mur de la chambre pour lire les radiographies, posa les radios de monsieur Novak dessus et l'alluma. Jimmy sursauta avant de froncer les sourcils et de pencher la tête sur le côté.

- Que-qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il, hésitant.

- J'allais vous poser cette question. Sérieusement, j'avais jamais vu un truc pareil avant. C'est barge.

- Vous êtes certain que ce sont mes côtes, ça ? Vous n'avez pas dessiné dessus quelque chose ? Ou quelqu'un l'aurait fait, peut-être ?

- Non mais oh, je suis un mec sérieux malgré les apparences et j'ai fait les radios moi-même, je ne suis pas complètement abruti. Et personne d'autre ne les a touchées. Ça, c'est vous, ce qu'on voit à l'intérieur de votre corps et les symboles sur vos os, c'est pas normal. Je ne pense pas que ce soit humainement possible un truc pareil.

- Mais, est-ce que cela veut dire quelque chose ?

Dean tourna la tête vers James Novak.

- Alors, là, aucune idée. J'espérais que le sauriez, vous.

Les deux hommes se regardèrent attentivement pendant de longues minutes, puis Dean finit par se racler la gorge bruyamment.

- Vous savez quoi, faut pas que les médecins de cet hôpital voient cela. J'ai…. Je suis pas médecin, en vrai, je suis juste en première année de médecine et j'ai été mis au service des radiographies il y a quatre mois. Je m'appelle Dean Winchester, je suis de Lawrence, au Kansas. Et je… je ne sais pas ce que c'est que ce bordel, mais si vous avez vraiment ces symboles sur vos côtes, je suis certain que c'est pas bon que les médecins voient ça. Si vous voulez pas terminer en bête de foire servant de cobaye à des grosses têtes pensantes, je vous conseille de ne pas en toucher un seul mot autour de vous. J'ai remplacé ces radios par d'autres, celles d'un ancien patient. Le médecin chef ne verra pas la différence, il sera donc censé vous dire que vous pouvez sortir. S'il vous confirme que vous pouvez quitter l'hôpital, sortez et appelez-moi si vous avez envie de savoir ce que ce sont ces symboles. Je connais des gens qui pourraient nous aider.

- Pourquoi faites-vous cela ? demanda James, fronçant les sourcils.

- Aucune foutue idée… mais je sais pas, j'ai l'impression que vous êtes un genre d'énigme sur pattes et j'ai envie de découvrir laquelle. J'ai comme le sentiment que je peux vous aider. Et puis je m'emmerde tellement ici, pour une fois qu'il y a quelque chose d'un peu excitant qui arrive...

- Oh.

- Qu'est-ce que vous en dites ?

- Et bien, je ne sais pas. Il est vrai que j'aimerais savoir ce que sont ces symboles et pourquoi ils sont dessinés sur mes côtes… mais… je ne vous connais pas et…

- Ouais, je sais.

- Néanmoins, je ressens le besoin de vous faire confiance, c'est comme une intuition que j'éprouve au plus profond de moi-même, annonça James avec un joli sourire sincère.

Dean déglutit.

- O-ok. Alors… tenez, je vous donne mon numéro et… euh, quand vous serez sorti, ben… appelez-moi et je… j'habite chez un ami ici à Sioux falls, ça ne le dérangera pas de vous héberger. Il faut que je…, dit Dean en montrant la porte du doigt et James acquiesça.

Dean prit les radios, les replaça dans la pochette et partit en trombe. Jimmy s'assit sur son lit en réfléchissant. Dans quoi allait-il se lancer avec cet homme qu'il ne connaissait même pas ? Était-ce une bonne ou une mauvais décision? Il n'en savait rien, tout ce dont il était sûr, c'était qu'il avait l'intuition que Dean Winchester allait l'aider et qu'il était un homme honnête. Même s'il venait de le rencontrer, Jimmy était certain qu'il avait raison. Quelque chose en lui le lui disait clairement.


oo00oo

Le médecin en chef vint dans la chambre de Jimmy Novak une demi-heure plus tard, avec le sourire et les ''fausses'' radios de ses côtes. Il montra à son patient que tout allait parfaitement bien et il lui annonça qu'il pouvait sortir quand il le voulait. Jimmy sauta sur l'occasion pour annoncer qu'il avait trouvé un ami qui était d'accord pour le prendre chez lui quelques jours, ce qui lui permettrait de ne pas être obligé de reprendre la route tout de suite.


oo00oo

Jimmy sortit de l'hôpital de Sioux Falls deux heures plus tard. Il sortit un téléphone portable de sa poche, trouvé dans ses affaires, pas cassé et possédant encore un bon niveau de batterie, et composa le numéro que Dean lui avait donné. Jimmy reconnut sans mal la voix de l'homme.

- Ah, vous êtes sorti, super. Je… je vais pas venir vous chercher moi-même, je vous confie à ma petite sœur de cœur, Jo Harvelle. Elle sera devant l'hôpital dans vingt minutes.

- Très bien, je vais attendre ici, alors.

Et Jimmy rangea son portable dans sa poche, puis il attendit, debout, droit comme un 'i' devant le bâtiment. Il s'étonna quelques secondes de ne pas trouver le temps long et d'avoir une capacité à patienter dont il ne connaissait pas l'existence avant ce jour, mais c'était peut-être juste son petit tour à l'hôpital qui l'avait fatigué et avait modifié sa perception du temps. Une voiture rouge se gara juste devant l'entrée et une jeune femme blonde en sortit. Elle regarda autour d'elle puis sourit quand ses yeux se posèrent sur Jimmy.

- James Novak ? demanda-t-elle, et celui-ci hocha la tête en se dirigeant vers elle.

- C'est vraiment très gentil de votre part de vous être déplacée pour moi.

- J'avais pas le choix, c'était ça, ou Dean me mettait la tête dans la cuvette des pissotières publiques.

Jimmy se raidit et fronça les sourcils. Jo éclata de rire.

- C'était une blague, hein, il ne ferait jamais ça. Il m'adore. Bon, on y va ?

Jimmy hocha la tête lentement et prit place sur le siège passager. Jo et Jimmy n'échangèrent aucun mot pendant toute la durée du voyage et la jeune femme arrêta la voiture dans une casse automobile au bout d'une vingtaine de minutes.

- Voilà votre hôtel ! s'amusa la jeune femme, montrant du doigt une bicoque aux allures dignes d'un bidonville qui se dressait au milieu d'un terrain jonché de véhicules dans différents états de délabrement. Jimmy sortit de la voiture et Jo repartit aussitôt. L'homme se dirigea prudemment vers la bicoque et il s'apprêtait à sonner à la porte quand un homme ouvrit celle-ci et se figea face à lui, l'air bougon.

- Merci, pas de représentant chez moi, j'ai pas besoin qu'on vienne me vendre un truc inutile, annonça-t-il, acide, à Jimmy en détaillant l'homme en costard noir qui se tenait sur le seuil.

- Euh… je…, commença Jimmy, mais il fut coupé par une voix derrière le vieil homme qu'il reconnut comme étant celle de Dean Winchester.

- Bobby, où est passée ta sympathie légendaire à l'égard des vendeurs qui font du porte à porte ?

Le fameux 'Bobby' se retourna aussi sec et cria :

- Tu te fous de moi ? Je veux pas me retrouver avec une machine à laver qui bippe de partout et me parle avec une voix sexy. J'les connais ces types, moi. Ils te fourgueraient leur propre mère s'ils le pouvaient et en plus ils réussiraient à le faire ! Que des bonimenteurs ! Pire que le Diable et ses pactes !

- La voix sexy, ça m'intéresse peut-être, moi.

- Alors t'as qu'à bouger tes fesses et venir conclure l'affaire avec celui-là si tu tiens à te faire sucer le sang.

Bobby pivota et regarda encore une fois Jimmy en fronçant les sourcils, avant de hausser les épaules et de passer à côté de lui en bougonnant.

Dean se présenta à la porte avec le sourire et se figea quelques secondes.

- Oh, c'est vous. Excusez ce grincheux de Bobby, il est pas habitué à croiser des mecs en costard si c'est pas des vendeurs à la noix. Le beau monde, il connaît pas.

- Je t'ai entendu, cria la voix de Bobby, plus loin derrière des vieilles voitures alignées sur le terrain vague.

Dean fit une grimace et invita Jimmy à entrer.

- Là, je vis ici avec Bobby depuis quatre ans maintenant. C'est un peu délabré, surtout vu de l'extérieur, mais y a de la place. Vous… enfin, toi, c'est James, c'est ça ? On peut se tutoyer, hein ?

- Je préfère Jimmy. Jimmy Novak. Et oui, on peut se tutoyer.

- Jimmy, répéta Dean et son interlocuteur sentit à nouveau quelque chose vibrer en lui. J'ai gardé dans ma chambre tes radios. Je sais exactement qui je pourrais appeler pour avoir de l'aide pour savoir d'où viennent les symboles sur tes côtes.

- C'est parfait. Appelons cette personne, s'enthousiasma Jimmy.

- J'aimerais… le problème, c'est que Sam ne me parle plus depuis quatre ans.

- Qui est Sam ?

- C'est mon petit frère. Sammy. Il est parti à Stanford pour étudier. Devenir avocat, tout ça. Je sais qu'il a suivi en option des cours sur les écritures du monde, les plus anciennes, les plus étranges enfin, sur toutes ces conneries, quoi, ça l'a toujours passionné. Mais comme je viens de le dire, il ne me parle plus depuis quatre ans.

- Comment allons-nous nous y prendre, alors ?

Dean se passa une main dans les cheveux et soupira.

- J'avais dans l'idée d'aller le voir avec toi, si t'es prêt à faire quelques kilomètres dans mon 'bébé'. Ma Chevrolet Impala.

- Euh… ben… je ne sais pas.

- Écoute, installe-toi ici, pour commencer et on réfléchira à ça demain. Tu dois avoir eu une journée un peu merdique et moi je te tombe dessus avec ce mystère. Je vais te montrer ta chambre.

- Et… Bobby, il est d'accord de m'héberger ?

- Ouais. Il a juste pas capté que c'était de toi dont je lui avais parlé quand tu t'es pointé. J'ai pas pensé que Jo avait fait si vite pour te ramener. Elle a roulé n'importe comment, je suppose, genre à tombeau ouvert. Je la connais.

- Elle a été très gentille en tout cas.

- T'as de la chance que c'était elle et pas sa mère, Ellen, que je t'ai envoyée. C'est pas la même chanson, niveau chaleur humaine et sympathie pour autrui . T'as vu Bobby, dis-toi qu'Ellen est pire.

Jimmy fronça les sourcils et suivit Dean qui l'amena jusqu'à une chambre qui se trouvait à l'étage supérieur de la maison. Une jolie petite pièce avec un lit, une armoire en bois et une table de nuit. Rien de plus, mais ça suffisait à Jimmy.

- C'est pas le grand luxe.

- C'est très bien. Ça me suffit amplement et puis, merci. Il est clair que je ne me serais pas vu retourner à Pontiac aujourd'hui.

- T'as un boulot, au fait ?

- Oui, je travaille comme conseiller familial. Ma patronne m'a donné congé pour une semaine, histoire que je me remette de mon accident.

- Ah, ça me fait penser, Bobby a récupéré au garage la voiture d'un certain James Novak.

- Dans quel état est-elle ?

- Elle a pas vraiment bonne mine, si tu veux tout savoir. Bon, de toute façon, je sais pas où t'as dégoté ce tas de ferraille, mais on dirait une bagnole de Mac.

- Tu n'aimes pas ma voiture ? demanda Jimmy, d'une petite voix, comme s'il se sentait fautif face à cette constatation, comme s'il se sentait coupable d'avoir déçu son interlocuteur.

Dean détourna le regard.

- Je te laisse t'installer.

Et Dean partit en coup de vent.


oo00oo

Jimmy scruta la chambre et s'assit sur le lit tout en posant un cornet en papier à côté de lui. Ses affaires étaient dedans. L'hôpital n'avait pas eu mieux à lui fournir, alors il s'était contenté de ça.


déjà la fin du chapitre

Il faut que je vous parle du fan art qui m'as inspiré cette fic.

c'est un dessin de Castiel sur un lit d'hôpital. Dean est vêtu en médecin et montre à son patient ses côtes gravées de symboles sur un écran (les symboles que Sam et Dean se sont fait gravés par Castiel dans la série).

J'ai donc tourné toute cette histoire à ma sauce parce que ça m'inspirait beaucoup.

Merci aux lecteurs pour leur rws qui font plaisir à lire.

à bientôt pour le chapitre 4

KitsuneA